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 Définition de l'économie

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MessageSujet: Définition de l'économie   Ven 02 Juin 2006, 9:13 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie

Citation :
Selon la définition la plus couramment employée, l'économie est une science sociale dont le but est d'étudier la manière dont la société emploie des ressources rares à des fins de production, en réponse aux besoins et aux désirs de chacun et la façon dont elle redistribue les résultats de cette production.

Très générale, cette définition polarise l'attention sur le problème de l'allocation des ressources et s'applique à des domaines extrêmement divers qui débordent le cadre qu'on octroie traditionnellement à l'économie.

De plus, elle est fréquemment contestée par les économistes hétérodoxes.
Il est donc préférable de présenter l'économie en rappellant que le terme économique vient du grec oïkos (maison) et nomos (administrer) qui signifie l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'un particulier ou de l'État.

Mais cette définition ne permet pas de préciser les contours de la discipline qui fluctuent en fonction des auteurs.
On peut le voir à travers trois définitions de l'économie.

« L’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs, pour produire divers biens de la consommation présente ou future des différents individus et groupes qui constituent la société. »,
Paul Samuelson

« L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations. »,
Edmond Malinvaud

« Étude des mécanismes de production, de consommation et d'échange dans une structure sociale donnée et des interdépendances entre cette structure et ces mécanismes »,
Jacques Attali

Un des premiers traités historiques traitant de l'économie est dû à Aristote.
Remarquons que celui-ci distinguait alors l'économie de la chrématistique (de khréma-atos) qui est l'art de s'enrichir, si bien que selon lui, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie était une activité contre nature qui déshumanise ceux qui s'y livrent (voir Les économiques et l'Éthique à Nicomaque)


LA PLACE DE L'ECONOMIE DANS LA SOCIETE

L'économie, et la façon dont elle est gérée par les gouvernements, est intimement liée à la philosophie politique. Elle a aussi un enjeu social, en particulier en ce qui concerne la répartition des richesses dans la société.
Depuis la fin du XXe siècle, l'économie a aussi un enjeu écologique.

En effet, l'impact des activités économiques sur les ressources naturelles (déforestation, énergies fossiles, minerais) et sur l'équilibre de la planète (climat, biodiversité...) posent la question du développement durable.
Réciproquement, l'écologie devient un enjeu économique, par l'activité qu'elle génère (recyclage, dépollution, etc).

Le rôle des économistes est d'une part d'analyser comment la société humaine produit ses richesses et les répartit, et d'autre part de proposer des explications et des possibilités d'amélioration à certains dysfonctionnements.

Ils peuvent aussi réaliser des études pour estimer les effets d'une loi ou d'un projet de loi.
Les résultats de ces études (qui peuvent être contradictoires d'un modèle à l'autre) sont parfois utilisés par les gouvernement pour réguler l'activité économique.


FONDEMENTS DE L'ECONOMIE ORTHODOXE

L'économie orthodoxe, ou économie néoclassique part du principe fondamental suivant : les ressources sont en quantités limitées, et il faut donc choisir comment les employer au mieux.
En situation de rareté, le choix d'une alternative implique en effet le renoncement aux autres alternatives possibles ;
c'est ce que les économistes nomment le coût d'opportunité.

De plus, des ressources limitées ne peuvent, à un moment donné et dans un contexte technologique donné, conduire qu'à une production limitée, ce qui pose le problème de la redistribution des produits.

En fonction de ce principe, il existe deux possibilités pour évaluer l'utilisation des ressources.
Dans la tradition classique, l'économiste mesure l'utilité cardinale d'une ressource.
La consommation d'un bien dispense un certain niveau de satisfaction selon une certaine fonction d'utilité prédonnée, et l'agent choisit de consommer la ressource ou le niveau de ressources, qui lui donne le plus haut niveau de satisfaction.

La difficulté est toutefois de mesurer ce niveau de satisfaction, c'est pourquoi les économistes néo-classiques ont rejeté cette hypothèse et supposent désormais que le consommateur a seulement la possibilité de classer les différents biens en fonction de ses préférences. S

uivant la structure des préférences de l'agent économique, ils en déduisent alors une fonction d'utilité.
Dans les modèles d'inspiration walrasienne, on cherche alors l'allocation des ressources, ou les allocations, telles que aucun individu ne peut accroître sa satisfaction sans détériorer celle d'au moins un autre.

On dit alors qu'il s'agit d'allocations paréto-optimales.
Le raisonnement est le suivant : dans un état donné de l'économie, si il est possible de trouver une allocation qui acroît le niveau d'utilité d'un autre acteur sans diminuer celui d'un autre, alors l'économie n'est pas dans une situation paréto-optimale.
En revanche, si une telle allocation n'est pas réalisable, l’allocation est paréto-optimale.

Il faut alors remarquer qu'une allocation paréto-optimale n'implique aucunement une distribution égalitaire des ressources.
Une partie du rôle des économistes orthodoxes est donc de déterminer quelles sont les mesures à prendre pour que l'économie soit dans une situation paréto-optimale, sans tenir compte de critères éthiques de redistribution qui relèvent du choix politique.

En général, en fonction de la nature des préférences individuelles et en fonction de la nature des biens (public, privé), ils préconisent une décentralisation des décisions et de l'échange, et une indexation des biens par un système de prix.

Une partie des recherches porte également sur la façon dont les situations oligopolistiques et monopolistiques écartent une économie de son état paréto-optimal, et comment il est possible de rétablir l'efficience.
Ces modèles suffisent donc aux économistes néoclassiques pour tirer des conclusions sur les mesures économiques à prendre.

On voit cependant que les recommandations dépendent amplement des hypothèses utilisées pour construire le modèle. Et très souvent, il s'agit d'hypothèses fortes :
convexité, transitivité, continuité des préférences individuelles, maximisation des fonctions de production, marché pur et parfait, etc.

Ces hypothèses sont jugées par beaucoup d'économistes hétérodoxes, et par des scientifiques de diverses tendances, tout à fait irréalistes.
Il est vrai en effet, qu'elles n'ont jamais donné lieu à des confirmations empiriques robustes. Comme le faisait d'ailleurs remarquer Karl Popper :

« Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique »,
Karl Popper


ETUDE

Méthodologie

Comme la plupart des sciences humaines, l'économie peut aborder son objet de deux points de vue complémentaires :
elle est dite positive lorsqu'elle s'attache à expliquer les conséquences des différents choix et à décrire la réalité de son objet, et normative lorsqu'elle prescrit une action, ou une route à suivre.

On trouve d'autres part différentes méthodes utilisées par certains économistes pour tester ou construire leurs théories. Les plus significatifs sont sans doute :
- l'économétrie, qui applique les techniques mathématiques, statistiques et probabilistes à l'étude des données économiques.
- l'économie expérimentale qui au contraire étudie les motivations économiques « en laboratoire », auprès de petits groupe et rejoint ainsi l'économie comportementale .

Contrairement à la plupart des sciences sociales, l'économie fait depuis longtemps (depuis les physiocrates) un large usage de modèles mathématiques.
Cette utilisation des modèles est rendue nécessaire par le grand nombre de données à traiter et la volonté d'en tirer des lois générales dont le choix est justifiable.
Les économistes pensent ainsi que les méthodes mathématiques encouragent les chercheurs à se concentrer sur l'essentiel, et rendent l'exposition moins sujette aux ambiguïtés.

Néanmoins, si l'on constate parfois l'utilisation de mathématiques supérieures, telles que le calcul différentiel ou intégral, la plupart du temps on n'utilise que de l'algèbre relativement simple.
Les bases de l'économie peuvent donc être enseignées avec de l'arithmétique élémentaire et de simples graphes, sans nécessairement devoir connaître les théories mathématiques sous-jacentes.


Domaines d'étude de l'économie

Certains aspects de l'économie requièrent une attention particulière :
le commerce, l'allocation des ressources, la concurrence et la monnaie.

Plus généralement, l'économie est souvent divisée en deux grandes catégories :
- la micro-économie,
qui traite des comportements et des interactions entre les agents économiques (ménages, entreprises, administration, associations) ;
- la macroéconomie,
qui examine une économie comme un ensemble, en tentant de comprendre les interactions entre les différents agrégats que sont le revenu, l'emploi, l'investissement, l'épargne, etc.

Les tentatives de réunion de ces deux branches ont été l'un des principaux moteurs de la pensée économique contemporaine, durant les années 1970 et le début des années 1980.
Aujourd'hui, un consensus semble s'être formé chez les économistes orthodoxes autour de l'idée que la micro-économie constitue le fondement de la macroéconomie.

Cette idée est cependant très contestée.
En effet, un certain nombre de chercheurs épistémologues de l'économie comme Claude Mouchot par exemple, réfutent cette idée de façon catégorique.
Au sein de ces grandes divisions, on trouve des zones d'étude plus spécialisées, qui tentent de répondre aux questions du point de vue — plus large — de l'activité humaine.

Peu à peu, les théories économiques ont trouvé des applications dans des contextes beaucoup plus vastes.
En effet, on peut considérer que dans tout domaine où les individus sont confrontés à des choix — l'éducation, le mariage, la vie publique, etc. —, on peut trouver un aspect économique.

La théorie du choix public (public choice theory) étudie comment une analyse économique peut s'appliquer à des domaines traditionnellement considérés comme étrangers à ce domaine.
Et, de fait, les domaines d'investigation de l'économie chevauchent ceux d'autres sciences sociales, telles que la psychologie sociale, la politique, ou la sociologie.

Ainsi, un aspect important de l'économie est l'étude de la manière dont des stimulants (les conséquences de différentes actions) peuvent affecter le comportement d'un individu ou d'un groupe.
Les économistes pensent que les stimulants et les goûts personnels jouent un rôle important dans la préparation de la prise de décision.
Ainsi, la psychologie rejoint l'économie et lui sert de matière à réflexion.

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Dernière édition par le Mer 08 Aoû 2007, 6:52 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Définition de l'économie   Ven 02 Juin 2006, 9:14 pm

Citation :
Les grandes questions auxquelles les théories économiques s'efforcent de répondre

Qu'est-ce que la richesse ? Comment est-elle répartie ? Pourquoi ?
Comment faire évoluer cette répartition ?
Comment augmenter les richesses ?
Quelle est la valeur des choses ? La valeur du travail ?
Comment mesure-t-on la production ? La consommation ?
Qui produit ? Comment ?
Qu'est-ce qu'une ressource ?
Comment assurer la continuité de production avec des ressources limitées ?
Quel est la nature et l'origine de la monnaie?
Quel est le statut de la propriété?
Est-ce un droit naturel ? Une forme de vol ? Un phénomène contingent ou conventionnel ?


DEVELOPPEMENT DE LA PENSEE ECONOMIQUE

Les origines (XVIe- XVIIe siècle)

On considère souvent que la pensée économique moderne a débuté avec le mercantilisme.
Cette doctrine économique prône le développement économique par l'enrichissement des nations et de l'État, ou de son souverain en particulier, au moyen du commerce extérieur (le mot vient de l'italien « mercante » qui signifie « marchand ») mais aussi de l'industrialisation.

Elle se situe historiquement à la fin du Moyen Âge et marque aussi la fin de la prééminence des doctrines de l'Église dans l'organisation sociale.
Elle repose sur la croyance — fausse — que la richesse repose sur l'accumulation des métaux précieux ;
elle préconise donc de développer l'activité industrielle et l'exportation pour obtenir l'or et l'argent qui représentent la richesse d'un pays.

L'État doit donner l'exemple en créant de grandes activités, par exemple des manufactures.
Notamment la France qui fait preuve d'un important interventionnisme étatique (contrôle de la production pour assurer la qualité des produits) dans le but d'exporter de nombreux produits de luxe.

L'Espagne qui possède à l'époque une grande quantité d'or, contribue donc à l'enrichissement de la France.
Le mercantilisme français est représenté par des hommes tels que Jean Bodin (1530-1596), Antoine de Montchrestien (1575-1621) ou Jean-Baptiste Colbert (1619-1683).


Préclassiques et classiques (XVIIIe - XIXe siècle)

Le courant des physiocrates ne constitua qu'une brève étape de la pensée économique.
Les physiocrates soutiennent qu'il existe un ordre naturel gouverné par des lois. Le rôle des économistes est de comprendre et de révéler les lois de la nature telles qu'elles opèrent dans la société et dans l'économie afin de montrer comment ces lois opèrent dans la formation et dans la distribution des richesses. Fondée elle aussi sur une croyance erronée — seules la terre et l'agriculture seraient créatrices de richesse — la physiocratie aura une existence assez brève (moins de 20 ans).

Le courant physiocrate apparaît en effet en 1758, avec la parution du Tableau Économique et s'efface devant l'Économie Politique Classique en 1776, date de la parution de la « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations » d'Adam Smith.

Le Tableau Économique aura cependant une large postérité, car pour la première fois l'économie est présentée sous forme de flux de biens et de services.
Cette représentation sera reprise et détaillée par tous les mouvements économiques postérieurs.

Au XVIIIe siècle se développa surtout la pensée classique, autour tout d'abord de Daniel Bernoulli (créateur dès 1738 du concept fondamental d'utilité), puis de deux Britanniques, Adam Smith et David Ricardo.

Les classiques anglais cherchent à comprendre la dynamique de la croissance dans le contexte de la révolution industrielle naissante :
ils insistent à la fois sur le rôle du travail dans la création de la richesse (notion de « valeur travail ») tout en soulignant leur attachement au libéralisme économique et leur croyance dans la nécessité d'une forte accumulation du capital et d'une répartition des revenus judicieuse pour soutenir la croissance économique.

Au XIXe siècle, la pensée économique s'est notamment développé avec l'apport de Karl Marx.
L'économie moderne est en fait avant tout un affinement de la pensée économique néo-classique (voir Histoire de la pensée économique pour un aperçu des précurseurs d'Adam Smith, ainsi que des différentes écoles qui lui ont succédé).


Diversification de la pensée (XXe siècle - XXIe siècle)

John Maynard Keynes donna naissance à la macroéconomie dans les années 1930.
De nombreux économistes utilisent un mélange de micro-économie néoclassique et de macroéconomie keynésienne.
Cette combinaison, appelée parfois synthèse néoclassique, fut populaire dans l'enseignement et fut surtout largement appliquée en politique économique dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à la fin des années 1970.

De même, de nombreux auteurs se réclament de la pensée de Karl Marx en réfutant être marxistes, au sens politique ou économique le plus courant. Cependant les théories keynésiennes présentent l'inconvénient d'être source d'inflation, en effet celle-ci tend à favoriser la demande.

De nos jours, on note une grande diversification des courants économiques, notamment par l'application de nouvelles approches techniques :
- l'économie quantitative, l'un des supports de l'économétrie, utilisant des techniques de modélisation dérivés des sciences physiques,
- l'économie expérimentale appliquée notamment à la micro-économie,
- l'économie comportementale, née notamment de l'étude des anomalies des marchés financiers et des facteurs psychosociologiques qui les causent.
- Dans le même ordre d'idées, la socioéconomie et la neuroéconomie, nées de croisments entre l'économie et la sociologie et les sciences cognitives.

Par ailleurs, l'essor des sciences de gestion (management, marketing, théorie des organisations, gestion des resources humaines, technologies de l'information) a percolé en économie, aboutissant en particulier à l'économie de la connaissance, qui reconnaît le savoir, la compétence et l'information comme facteurs essentiels de production et de développement, en plus des trois facteurs « classiques » : ressources naturelles, travail et capital.

Notons aussi, à titre plus anecdotique, la contribution de Howard Rheingold (auteur du livre Smart Mobs).
Cet auteur pense comme Marx que les systèmes économiques sont la conséquences des conditions technologiques et sociales d'une époque (« modes de production », en terminologie marxiste), mais en tire des conclusions très différentes :

si les marchés ont créé la notion de capitalisme et la société industrielle du XIXe siècle, maintenant les conditions nouvelles de production créées par l'Internet (entre autres le partage de fichiers) changent la donne économique et préludent à l'apparition de nouveaux systèmes économiques coexistants avec le capitalisme et le socialisme, parfois en concurrence avec eux.

Des mouvements comme celui de l'Open source avec le GNU et Linux, ainsi que les escarmouches qui se multiplient au sujet des échanges de fichiers MP3 et DivX en seraient selon lui les signes avant-coureurs.


Épistémologie

Comme Léon Walras, de nombreux économistes ont eu l'ambition de trouver une définition commune à tous les modèles économiques, et de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir l'ensemble des comportements des acteurs économiques.
Cependant, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel :

la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire.
Par exemple les banques centrales, depuis quelques décennies, ont appris à limiter l'impact des crises financières en intervenant rapidement sur les marchés financiers.
Les investisseurs, mis en confiance, intègrent progressivement cette nouvelle donnée en prenant des risques supplémentaires, ce qui aboutit ainsi à une nouvelle instabilité financière.

--Message edité par Elsa le 2005-08-07 15:43:28--

Elsa
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Messages postés : 25493 Posté le 07/08/2005 15:45:00


.
HISTOIRE DE L'ECONOMIE

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27%C3%A9conomie

Avant 1990

Milieu du XIXe siècle : la Révolution industrielle en Europe et en Amérique du Nord

1873 : crise économique

1917 : Révolution russe, mise en place progressive d'un système d'économie planifiée (plans quinquénaux établis par le Gosplan)

1922 : mise en place par Lénine de la Nouvelle politique économique (NEP) en URSS

1929 :
- krach à New York (Black thursday). Voir la grande dépression
- juin : collectivisation forcée des terres par Staline en URSS

1933 : accession d'Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne, en partie en conséquence de la grande dépression ; mise en place d'une économie de guerre

1934 : création de la Banque centrale du Canada

1944 : accords de Bretton Woods pour préparer la fin de la Seconde Guerre mondiale

1973 : premier choc pétrolier

1979 : deuxième choc pétrolier

1987 (19 octobre) : lundi noir (krach)

1989 : éclatement de la bulle au Japon


Années 1990

1991 : instauration de la parité peso/dollar en Argentine

1994 : dévaluation du peso au Mexique suivi d'une crise économique dans ce pays

1997 : crise économique dans le Sud-Est asiatique


L'an 2000 et après

2000
- y2k (bogue de l'an 2000) : les problèmes informatiques et les désorganisations tellement craints ne survinrent pas.
- L'euro devient monnaie officielle, mais n'entre pas encore en circulation.

- mars-avril 2000 : effondrement du Nasdaq

11 septembre 2001 : attaque terroriste à New York. De nombreuses compagnies aériennes vont subir de graves difficultés financières en 2001 et 2002

2002
- Passage à l'euro. Les autres monnaies de la zone Euro disparaissent.
- Scandales financiers : Enron, Worldcom
- Élections prévues au Brésil qui perturbent le cours du real. Celui-ci subit l'impact négatif de la crise Argentine

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