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 L'adverbe (Elsa)

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MessageSujet: L'adverbe (Elsa)   Sam 03 Juin 2006, 11:08 pm

DEFINITION

Citation :
En grammaire, on appelle adverbe un mot ou un segment (locution adverbiale) qui s'adjoint à un verbe, à un adjectif ou à un autre adverbe pour en modifier ou en préciser le sens. Exemple: rapidement.

On inclut également dans la catégorie des adverbes des segments qui ne répondent pas à cette définition, comme oui, non, peut-être (adverbes modalisateurs), voici, etc.

Généralement invariable, l'adverbe constitue le noyau du syntagme adverbial :
Conformément à sa promesse, il est arrivé à l'heure.

Le syntagme adverbial Conformément à sa promesse (qui complète le verbe est arrivé) a pour noyau l'adverbe Conformément.

L'adverbe est une catégorie lexicale (un mot plein) au même titre que le nom, l'adjectif ou le verbe.
Mais par le fait qu'il est invariable et par sa faculté à se combiner aux mots-outils pour former diverses locutions, il se trouve à la frontière du mot plein et du mot de liaison.

Il peut souvent être assimilé à un complément circonstanciel :
Il travaille avec courage. / Il travaille courageusement.

Le syntagme nominal avec courage est complément circonstanciel de manière du verbe travaille.
L'adverbe de manière courageusement complète le verbe travaille (ou encore : complément circonstanciel de manière de ce même verbe).

Certains adverbes peuvent être des représentants référentiels ou des représentants textuels, au même titre que les pronoms.

C'est le cas par exemple, de certains adverbes de lieu (ici, là, ailleurs…) et de certains adverbes de temps (aujourd'hui, demain, hier…) :
Comme j'étais malade, je suis resté dedans.
L'adverbe dedans renvoie à « dans ma maison », « chez moi » [valeur référentielle].

Christophe est né à Montréal. Là-bas, les hivers sont plus rigoureux qu'en France.
L'adverbe là-bas représente Montréal [valeur textuelle].
On peut imaginer que l'énonciateur se trouve loin de cette ville au moment de l'énonciation.

SOURCE : WIKIPEDIA

MORPHOLOGIE DE L'ADVERBE

PRINCIPALES SOUS-CATEGORIES DE L'ADVERBE

Traditionnellement, les adverbes sont répartis en trois grandes sous-catégories : celle concernant le lieu et le temps; celle concernant la manière, la quantité, l'affirmation, le doute ou la négation; celle concernant la relation logique.

À ces trois groupes il conviendra d'ajouter les adverbes de liaison, les adverbes employés comme mots interrogatifs ou exclamatifs, enfin, les adverbes modaux.

Notons au préalable que certains adverbes peuvent appartenir à des sous-catégories différentes.

Adverbes de lieu

Ce type d'adverbe apporte une indication de lieu au mot dont il est le satellite.

Ailleurs, alentour, autour, dedans, dehors, derrière, dessous, devant, ici, là, loin, où, partout, y, etc.

Adverbes de temps

Ce type d'adverbe apporte une indication de temps (durée ou chronologie) au mot dont il est le satellite.

Alors, après, aujourd'hui, auparavant, aussitôt, autrefois, avant, bientôt, cependant, déjà, demain, depuis, désormais, enfin, ensuite, hier, jadis, jamais, maintenant, parfois, puis, quand, quelquefois, soudain, souvent, sur ces entrefaites, toujours, tard, tôt, tout à coup, tout de suite, etc.

Adverbes de manière

Ce type d'adverbe apporte une indication de manière au mot dont il est le satellite.

A bras-le-corps, à califourchon, à la légère, à la va-comme-je-te-pousse, à la va-vite, à l'aveuglette, à loisir, à nouveau, à tire-d'aile, à tire-larigot, à tort, à tue-tête, admirablement, ainsi, aussi, bel et bien, bien, bon marché, comme, comment, d'arrache-pied, de guingois, debout, également, ensemble, exprès, mal, mieux, n'importe comment, pis, pis, plutôt, plutôt, pour de bon, presque, tant bien que mal, vite, vite, volontiers, etc.

À cette série, il convient d'ajouter la plupart des adverbes terminés en -ment.

Adverbes d'affirmation

Ce type d'adverbe apporte une indication d'affirmation (ou de doute) au mot dont il est le satellite.

Assurément, certainement, certes, oui, peut-être, précisément, probablement, sans doute, volontiers, vraiment, etc.

A l'heure actuelle, l'adverbe oui est plutôt employé comme une interjection.

Adverbes de négation

Ce type d'adverbe apporte une indication de négation au mot dont il est le satellite. Un adverbe de négation forme le plus souvent une locution adverbiale :

Ne […] guère, ne […] jamais, ne […] pas, ne […] plus, ne […] point, ne […] rien, non, etc.

Adverbes de quantité

Ce type d'adverbe (appelé également adverbe de degré) apporte une indication de quantité au mot dont il est le satellite. Il est utilisé dans le domaine des comparatifs et des superlatifs.

Ainsi, assez, aussi, autant, beaucoup, combien, davantage, encore, environ, fort, guère, même, moins, peu, plus, presque, quelque, si, tant; tellement, tout, très, trop, un peu, etc.

L'adverbe de quantité peut se combiner avec la préposition de pour former un quantificateur :

Beaucoup de bruit pour rien.

Le quantificateur (ou locution déterminative) formé de l'adverbe beaucoup et de la préposition de, actualise le nom bruit.

Adverbes de relation logique

Les adverbes de relation logique expriment l'opposition, la concession, la cause ou la conséquence.

Aussi, cependant, donc, en revanche, encore, même, par ailleurs, par conséquent, par suite, pourtant, quand même, seulement, tout de même, etc.

Adverbes de liaison

Les adverbes de liaison (parfois appelés connecteurs, ou encore, adverbes de phrases) sont des adverbes (souvent, des adverbes de relation logique) qui ne modifient plus exactement un verbe, mais tout une proposition, voire toute une phrase.

Ils ont pour rôle d'introduire celles-ci au même titre qu'une conjonction de coordination (dans de tels emplois, ces adverbes deviennent donc des mots-outils).
Cette catégorie se confond partiellement avec la catégorie précédente.

Ainsi, alors, aussi, certes, donc, en effet, ensuite, enfin, pourtant, puis, tantôt, par contre, etc.

Il mangea une pomme puis alla immédiatement se coucher.

Adverbes interrogatifs et exclamatifs

Ce sont des adverbes de quantité, de manière, de lieu, de cause, de temps… utilisés dans des phrases (ou des propositions) interrogatives ou exclamatives, directes ou indirectes. À l'instar des précédents, ils perdent leur qualité de mot lexicaux pour devenir de véritables mots-outils.

Combien, combien de, comme, comment, où, pourquoi, quand.
Comment est-il allé à Paris ? / J'aimerais savoir comment il est allé à Paris.

Adverbes modaux

Les adverbes modaux (ou adverbes modalisateurs) ont pour particularité, non pas de se rapporter à un noyau de la phrase, mais de nous informer sur les émotions du locuteur, de l'énonciateur : ils indiquent l'attitude, la position de l'énonciateur par rapport à son propre discours. On considère que de tels adverbes commentent plus l'énonciation que l'énoncé.

Hélas, heureusement, malheureusement, par bonheur, etc

Hier, j'ai capturé un faisan vivant. Je comptais le manger aujourd'hui. Or, cette nuit, il s'est malheureusement échappé du poulailler où je l'avais mis.

On peut considérer que d'un point de vue strictement syntaxique, l'adverbe malheureusement complète le verbe est échappé, mais, d'un point de vue sémantique, il difficilement concevable que le faisan en question ait pu être « malheureux » d'échapper ainsi à la casserole !
On considérera donc que l'énonciateur applique cet adverbe à lui-même.

De tels adverbes constituent des modalisateurs du discours. Etant situés sur un autre plan que l'énoncé qui les englobe, ils sont fréquemment autonomes par rapport à la syntaxe, et se rapprochent ainsi des interjections ou des incices.

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Morphologie_de_l%27adverbe

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MessageSujet: Re: L'adverbe (Elsa)   Sam 03 Juin 2006, 11:13 pm

Citation :
FORMATION DES ADVERBES EN -MENT

De très nombreux adverbes terminés en -ment (adverbes de manière, pour la plupart), sont dérivés d'un adjectif (qualificatif le plus souvent) :

Admirable - admirablement
aisé - aisément
docile - docilement
éperdu - éperdument
gentil - gentiment
hardi - hardiment
premier - premièrement
profond - profondément…

Toutefois, ce procédé ne fonctionne pas avec n'importe quel adjectif.

Les adjectifs suivants, par exemple, ne possèdent pas leurs correspondants adverbiaux :

Acharné / blanc / content / fâché / mobile / tremblant / vexé, etc.


1) Les adverbes de manière terminés en -ment sont souvent dérivés de l'adjectif qualificatif au féminin :

Beau - belle - bellement
Certain - certaine - certainement
Egal - égale - également
Lent - lente - lentement
Parfait - parfaite - parfaitement
Petit - petite - petitement
Tel - telle - tellement
Vif - vive - vivement…


2) Certaines adverbes présentent la terminaison -ément au lieu de -ement (il s'agit souvent d'adverbes dérivés d'adjectifs invariables au féminin) :

Aveugle - aveuglément
Conforme - conformément
Enorme - énormément
Immense - immensément

Mais :
Précis - précise - précisément
Profond - profonde - profondément…


3) Lorsque l'adjectif est terminé au masculin par -ai, -é, -i ou -u, le suffixe -ment est ajouté à cette forme :

Aisé - aisément
Eperdu - éperdument
Poli - poliment
Vrai - vraiment…

Quelques exceptions :

Assidu - assidue - assidûment (ou assidument)
Gai - gaiement(ou gaîment, ou gaiment)
Gentil - gentille -gentiment
Goulu - goulue -goulûment (ou goulument)
Indu - indue -indûment (ou indument)…


4) Le suffixe s'écrit -amment lorsque ces adverbes sont dérivés d'un adjectif terminé par -ant (il s'agit souvent d'un adjectif verbal) :

Brillant - brillamment
Courant - couramment
Méchant - méchamment
Puissant - puissamment
Suffisant - suffisamment…


5) Le suffixe s'écrit -emment lorsque ces adverbes sont dérivés d'un adjectif terminé par -ent :

Evident - évidemment
Insolent - insolemment
Négligent - négligemment
Prudent - prudemment
Violent - violemment…

Quelques exceptions :
Lent - lente - lentement
Présent - présente - présentement…

CAS PARTICULIERS DES ADVERBES VARIABLES :

On sait qu'un adverbe est invariable par nature.
Cependant, un nombre restreint d'adverbes peuvent subir certaines modifications morphologiques.
C'est surtout le cas de l'adverbe tout (dans le sens de tout à fait, ou d'entièrement).
Ce type exception s'explique uniquement pour des raisons euphoniques.

C'est ainsi que, placé devant un adjectif féminin (singulier ou pluriel) commençant par une consonne ou un H aspiré, l'adverbe tout devient toute (au singulier) et toutes (au pluriel).

Il est tout petit. Ils sont tout petits. [invariable au masculin]
Elle est toute petite. Elles sont toutes petites. [variable au féminin]


Placé devant un adjectif commençant par une voyelle ou un H muet, ce même adverbe reste invariable, quel que soit le genre ou le nombre de l'adjectif qu'il modifie.

Elle est tout heureuse d'aller à l'école.
Elles sont tout émues d'aller à l'école.


Il conviendra donc de ne pas confondre cet adverbe avec le pronom indéfini de même forme :
Elles sont toutes petites.

Si toutes est adverbe, la phrase signifie : « Elles sont tout à fait petites ». Si au contraire toutes est pronom indéfini, la phrase signifie alors : « Toutes sont petites ».

Remarquons qu'à l'instar de tout, d'autres adverbes peuvent s'accorder pour les mêmes raisons (et aussi parce que leur origine adjectivale est fortement ressentie).

C'est notamment le cas des adverbes : droit, premier, dernier, large, frais et grand, etc. (avec de nombreuses hésitations dans l'application de la règle : doit-il y avoir accord ou pas ? ) :

Des fleurs fraîches cueillies.
Pour « des fleurs fraîchement cueillies ».

Des portes grandes ouvertes.
Pour « des portes tout à fait ouvertes ».

Couper les cheveux court / Couper les cheveux courts.
Julie, tiens-toi droit ! / Julie, tiens-toi droite !
Des enfants mort-nés // les enfants premiers-nés / les enfants derniers-nés
Des fenêtres large ouvertes / Des fenêtres larges ouvertes
Des nouveau-nés / Des nouveaux-nés, etc.

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Morphologie_de_l%27adverbe


SYNTAXE DE L'ADVERBE


FONCTION DE L'ADVERBE

Cas général

Comme son nom l'indique, l'adverbe a pour fonction de compléter (ou modifier) un verbe :
Je parle trop.
L'adverbe trop complète le verbe parle (ou encore : complément circonstanciel de quantité du verbe parle)

Il peut également compléter un adjectif, ou encore, un autre adverbe :
Je suis trop fatigué pour sortir.
L'adverbe trop complète l'adjectif qualificatif fatigué.
Je marche trop lentement.
L'adverbe trop complète l'adverbe lentement.

Dans certains cas, on pourrait presque dire que l'adverbe modifie un groupe nominal complément circonstanciel :
Il travaille sérieusement. / Il travaille tout à fait sérieusement.
L'adverbe sérieusement est CC de manière du verbe travaille. L'adverbe de quantité tout à fait (locution adverbiale) modifie l'adverbe sérieusement.
Il travaille avec sérieux. Il travaille tout à fait avec sérieux.

Le groupe nominal avec sérieux est CC de manière du verbe travaille, tout comme l'adverbe sérieusement dans l'exemple précédent.
L'adverbe de quantité tout à fait (locution adverbiale) modifie le groupe nominal avec sérieux. Une autre analyse consiste à dire que l'adverbe tout à fait et la préposition avec forment une combinaison (cf. ci-après).

Adverbe et mot de liaison

Il arrive que l'adverbe complète un mot-outil (une préposition, une conjonction, etc.) :
Bien avant la nuit. Aujourd'hui, ou même demain. Presque sur la place.
L'adverbe bien renforce la préposition avant. L'adverbe même renforce la conjonction de coordination ou. L'adverbe presque renforce la préposition sur.
Il faudra soigneusement éviter dans ce cas, de parler de « syntagme prépositionnel » (Voir à ce propos).

Souvent, l'adverbe se combine avec la conjonction de subordination que, pour former une locution conjonctive de subordination discontinue (on parle dans ce cas de corrélation) :
Il a tant travaillé qu'il est épuisé

Adverbe ayant valeur de nom ou d'adjectif

Souvent l'adverbe est employé avec une valeur adjectivale. Dans ce cas, il devient satellite d'un nom ou d'un pronom, dont il est épithète ou attribut, tout en restant invariable :
Des gens bien. Des personnes debout. La page ci-après.

On notera qu'inversement, un adjectif peut être employé comme adverbe. Selon le cas et selon le sens, il peut ou non s'accorder :
Cette soupe est servie chaude. Des fleurs qui sentent bon. Dire sa pensée tout net.

De même, l'adverbe peut à l'occasion être nominalisé :
Demain est un autre jour. Trop, c'est trop !

Adverbe explétif

Certains adverbes sont dits explétifs, c'est-à-dire qu'ils ne modifient pas le contenu du message, et qu'ils ne servent qu'à atténuer ou renforcer l'expression :
Voulez-vous bien vous taire ! Prenez donc une chaise.
Qu'est-ce que tu me dis là ? Je crains qu'il ne pleuve demain. Regarde un peu ce que j'ai fait !

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syntaxe_de_l%27adverbe

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MessageSujet: Re: L'adverbe (Elsa)   Sam 03 Juin 2006, 11:13 pm

Citation :
PLACE DE L'ADVERBE

La place de l'adverbe peut varier en fonction du type d'adverbe, du noyau dont il dépend, de sa longueur (les adverbes longs sont plus mobiles que les adverbes courts).

Place de l'adverbe complétant un verbe

Lorsqu'il est le satellite d'un verbe, l'adverbe se place normalement après ce verbe, ou, en cas de temps composé, après l'auxiliaire :
Je mange bien. J'ai bien mangé.

Cependant, si l'adverbe est long, on préfère le placer après le verbe, même s'il s'agit d'un temps composé :
Je mange goulûment. J'ai mangé goulûment.

Une locution adverbiale discontinue, c'est-à-dire, pouvant être interrompue par un autre mot (ne pas, par exemple), encadre généralement le verbe, ou, en cas de temps composé, l'auxiliaire :
Je ne mange pas. Je n'ai pas mangé.

Lorsque le verbe est à l'infinitif, la locution redevient continue et se place avant le verbe :
Ne pas manger. Ne pas avoir mangé.

Dans ce cas, il peut y avoir concurrence de place avec les pronoms personnels compléments conjoints :
Pour le bien passer / Pour bien le passer. (Pour passer le Rhône - Chanson populaire)

Si le verbe est au participe, présent ou passé, voir ci-après.


Place de l'adverbe complétant un adjectif, un participe ou autre adverbe

Habituellement, l'adverbe satellite d'un adjectif, d'un participe ou d'autre adverbe, se place avant son noyau :
Un paysage très beau. / Une personne très fatiguée. / Il m'a accueilli très gentiment.

Mais il existe plusieurs cas particuliers qui dépendent de l'adverbe en question et du choix du locuteur :
Il m'a répondu presque agressivement. / Il m'a presque répondu agressivement. / Il m'a répondu agressivement, presque.

Les adverbes interrogatifs et exclamatifs se placent normalement au début de la phrase (ou de la proposition) qu'ils introduisent :
Quand viendras-tu ? Comme tu es belle ! Je me demande combien ça coûte.

EMPLOI PARTICULIER DE L'ADVERBE DE NEGATION

La locution adverbiale de négation (ne pas, par exemple) ne peut compléter qu'un verbe. Lorsqu'elle complète un adjectif ou une forme verbale ayant la valeur de cette catégorie, elle devient non :
Les électeurs non inscrits sont invités à se présenter au secrétariat.
L'alphabet Braille est destiné aux non voyants.

La locution adverbiale de négation contient un élément atone (ne) et un élément tonique (pas, jamais, rien, etc.). L'élément atone est souvent omis dans le registre familier; l'élément pas est parfois omis dans le registre soutenu :
Je ne peux le dire. (registre soutenu)
Je ne peux pas le dire. (registre courant)
Je peux pas le dire. (registre familier)

La locution adverbiale de négation peut être employée de manière continue ou discontinue (avec l'infinitif, notamment) :
Ne pas parler est souvent difficile ! Ne parlez pas !

Lorsque la locution adverbiale de négation se combine avec un indéfini (adjectif ou pronom) à valeur négative (aucun, nul, personne, etc.), l'élément tonique est obligatoirement supprimé, faute de quoi, on aurait une double négation :
Personne n'est venu.
Et non pas : « Personne n'est pas venu » qui signifierait plutôt le contraire.

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syntaxe_de_l%27adverbe

La locution adverbiale de négation peut se combiner avec la conjonction que, pour former une expression restrictive. Ici encore, la présence ou l'absence de l'élément tonique (pas) pourra produire une signification ou bien la signification contraire :
Il n'a que des qualités.
C'est-à-dire : « Je ne lui connais aucun défaut ».
Il n'a pas que des qualités.
C'est-à-dire : « Il a des qualités, mais je lui connais aussi de gros défauts. »

Toute phrase (quel que soit son type) peut revêtir la voix affirmative ou la voix négative :
Tu es courageux. / Tu n'es pas courageux. (Type déclaratif)
Es-tu courageux ? / N'es-tu pas courageux ? (Type interrogatif)
Que tu es courageux ! / Que tu n'es pas courageux ! (Type exclamatif)
Sois courageux ! / Ne sois pas courageux ! (Type impératif)

SATELLITES DU GROUPE ADVERBIAL

Habituellement, seul un adverbe peut compléter un autre adverbe. Un adverbe ne peut donc avoir comme satellites, que d'autres adverbes :
Il m'a parlé très gentiment.
Dans le syntagme adverbial très gentiment, l'adverbe très complète l'adverbe noyau gentiment.

Parfois cependant, un syntagme nominal peut être le satellite d'un adverbe :
Parallèlement à cette étude, il a appris le sanscrit.
Dans le syntagme adverbial parallèlement à cette étude, le syntagme satellite à cette étude est complément de l'adverbe noyau parallèlement.
Contrairement à ses promesses, il n'est pas venu. Conformément à la loi…

De même, une proposition subordonnée peut être satellite d'un adverbe :
Il est trop poli pour être honnête.

Dans le syntagme adverbial trop [...] pour être honnête, le syntagme infinitif pour être honnête est complément de l'adverbe noyau trop.
Il est plus courageux que je n'aurais cru.

Dans le syntagme adverbial plus [...] que je n'aurais cru, le syntagme verbal que je n'aurais cru (proposition subordonnée conjonctive) est complément de l'adverbe noyau plus.

COMPARATIFS

Un comparatif est un adverbe (ou plus exactement une locution adverbiale) permettant d'exprimer une comparaison entre deux termes.

Il existe trois types de comparatifs. Lorsque le premier terme est :

Supérieur au second, on a affaire à un comparatif de supériorité (généralement plus… que) :
Pierre est plus grand que Paul.

Inférieur au second, on a affaire à un comparatif d'infériorité (généralement moins… que) :
Pierre est moins grand que Paul.

Egal au second, on a affaire à un comparatif d'égalité (généralement aussi… que) :
Pierre est aussi grand que Paul.

Le mot que, servant à introduire le deuxième terme, est en réalité la conjonction de subordination annonçant une proposition subordonnée (conjonctive circonstancielle corrélative), généralement sous-entendue. Notre premier exemple peut donc être analysé comme une ellipse de :
Pierre est plus grand que Paul est grand.

On notera en outre que le deuxième terme de la comparaison (introduit par que) peut être totalement sous-entendu. C'est ainsi que notre premier exemple pourra être simplifié en :
Pierre est plus grand.

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syntaxe_de_l%27adverbe

L'adverbe comparatif peut se rapporter à un verbe, à un adjectif (le plus souvent, un adjectif qualificatif) ou encore, à un autre adverbe. Lorsqu'il s'agit d'un adjectif ou d'un autre adverbe, la locution comparative encadre cet adjectif ou cet adverbe :

Travailler plus que […]. Plus prudent que […]. Plus prudemment que […].

Comparatif se rapportant à un adjectif

On notera au préalable que certains adjectifs se contractent (on parle de comparatifs synthétiques) avec le comparatif de supériorité plus. Il s'agit principalement des adjectifs bon (plus + bon = meilleur), mauvais (plus + mauvais = pire) et petit (plus + petit = moindre).

La comparaison peut porter sur divers éléments :

Sur l'adjectif encadré par le comparatif :
Ta voiture est aussi rapide que confortable.

Sur le nom (ou le pronom) auquel se rapporte cet adjectif :
Ta voiture est aussi rapide que la mienne.

Sur les deux éléments :
Ta voiture est aussi rapide que la mienne est confortable.

Sur d'autres éléments tels que complément circonstanciel (ou adverbe) de temps, de lieu, etc. Dans ce dernier cas, on remarquera que l'un des éléments peut être sous-entendu :
Aujourd'hui, le ciel est aussi bleu qu'hier.
Aujourd'hui, le ciel est aussi bleu.
Le ciel est aussi bleu qu'hier.


Comparatif se rapportant à un adverbe

On notera au préalable que certains adverbes se contractent (ici encore, on parle de comparatifs synthétiques) avec le comparatif de supériorité plus. Il s'agit principalement des adverbes bien (plus + bien = mieux) et mal (plus + mal = pis; mais on dit plus souvent plus mal, plutôt que pis).

La comparaison peut porter sur divers éléments.

Sur l'adverbe encadré par le comparatif :
Il travaille aussi rapidement que proprement.

Sur le sujet du verbe auquel se rapporte cet adverbe :
Il travaille aussi rapidement que moi.

Sur les deux éléments :
Il travaille aussi rapidement que je travaille proprement.

Sur d'autres éléments tels que complément circonstanciel (ou adverbe) de temps, de lieu, etc. Dans ce dernier cas, on remarquera que l'un des éléments peut être sous-entendu :
A l'école, il travaille aussi rapidement qu'à la maison.
A l'école, il travaille aussi rapidement.
Il travaille aussi rapidement qu'à la maison.


Comparatif se rapportant à un verbe

Il convient au préalable de noter deux particularités. D'abord, la locution comparative n'encadre pas le verbe, mais suit celui-ci. Ensuite, qu'en ce qui concerne le comparatif d'égalité, la locution employée n'est plus aussi… que mais autant… que.

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syntaxe_de_l%27adverbe

La comparaison peut porter sur divers éléments.

Sur le verbe auquel se rapporte le comparatif :
Christophe dépense autant que ce qu'il gagne.

Sur le sujet de ce verbe :
Christophe dépense autant que moi.

Sur les deux éléments :
Christophe dépense autant que ce que je gagne.

Sur d'autres éléments tels que complément circonstanciel (ou adverbe) de temps, de lieu, etc. Dans ce dernier cas, on remarquera que l'un des éléments peut être sous-entendu :
Christophe dépense plus chez le boucher que chez le crémier.
Christophe dépense plus chez le boucher.
Christophe dépense plus que chez le crémier.

Superlatifs

Un superlatif est un adverbe de quantité (très, extrêmement, le plus, le moins…) pouvant modifier un adjectif, un verbe ou un autre adverbe, qui souligne l'importance de la qualité exprimée par cet adjectif, ce verbe ou cet adverbe. Il peut être relatif ou absolu.


Superlatif relatif (de supériorité ou d'infériorité)

Le superlatif relatif peut être superlatif de supériorité (le plus) ou superlatif d'infériorité (le moins). Il s'apparente aux comparatifs de supériorité ou d'infériorité. Cependant, il compare, non pas deux éléments, mais un élément aux autres éléments d'un même ensemble :
C'est le meilleur de mes élèves. C'est mon meilleur élève. C'est le meilleur.

Le deuxième élément de la comparaison (introduit pas la préposition de) peut-être présent ou sous-entendu :
Le guépard est l'animal le plus rapide de la savane. Le guépard est le plus rapide.

Superlatif absolu

Contrairement au précédent, et comme son nom l'indique, le superlatif absolu quantifie sans indiquer ni sous-entendre un quelconque élément de comparaison (Absolument, beaucoup, drôlement, extrêmement, fort, merveilleusement, super, tellement, très, trop, etc.) :
Un très beau pays. J'aime beaucoup les pâtisseries. Un produit fort cher. Les ultras-royalistes. Un service extra-rapide. Un résultat archi-faux…

En ce qui concerne un certain nombre d'adjectifs, on peut obtenir un résultat analogue avec le suffixe -issime (mais dans ce cas, bien sûr, il ne s'agit plus d'un adverbe) :
Un objet rarissime. Un homme richissime. Un travail urgentissime.
Une maladie gravissime. Un personnage illustrissime…
Pour : « Un objet très rare. Un homme très riche. Un travail très urgent. Une maladie très grave. Un personnage très illustre… »

SOURCE : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syntaxe_de_l%27adverbe

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