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 1830 à Paris : les "Trois Glorieuses"

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MessageSujet: 1830 à Paris : les "Trois Glorieuses"   Mer 07 Juin 2006, 1:40 pm

1830 à Paris : les "Trois Glorieuses"

Citation :
Source : http://www.herodote.net/histoire07261.htm

Le 26 juillet 1830 - Maudites ordonnances


Citation :Le 26 juillet 1830, le «Moniteur», journal officiel du gouvernement français, publie quatre ordonnances du roi Charles X qui mettent en émoi l'opinion publique, c'est-à-dire les 60.000 bourgeois habilités à voter.

Il s'ensuit trois journées d'émeutes que les auteurs romantiques qualifient de «Trois Glorieuses», au terme desquelles l'héritier des Bourbons devra s'enfuir et laisser le trône à son cousin, le duc d'Orléans, futur Louis-Philippe 1er.

Royales maladresses

Charles X doit principalement sa chute à lui-même. Le 8 août 1829, il nomme aux Affaires étrangères un ami d'enfance résolu, fidèle mais tout à fait incompétent, le prince Jules de Polignac. En novembre, le prince accède à la présidence du Conseil des ministres.

Les 221 députés de l'opposition parlementaire ayant protesté par une adresse solennelle le 18 mars 1830, le roi dissout la Chambre. Contre toute attente, les nouvelles élections portent à 274 le nombre d'opposants.

Considérant abusivement que le pays est en péril, le roi s'autorise à publier le 26 juillet les quatre ordonnances fatales comme la Charte constitutionnelle de 1814 lui en donne le droit lorsqu'il y va de «la sûreté de l'État».

La première ordonnance suspend la liberté de la presse et rétablit la censure et l'autorisation préalable de publication. La deuxième dissout la Chambre qui vient d'être élue.

La troisième réduit le corps électoral déjà très limité en ôtant la patente et l'impôt sur les portes et fenêtres du montant du cens électoral indispensable pour bénéficier du droit de vote; cela revient à exclure les commerçants du corps électoral et à limiter celui-ci à une poignée de gros propriétaires fonciers. La quatrième enfin convoque les électeurs pour le mois de septembre.

Dans les bureaux du «National», le journaliste Adolphe Thiers rédige aussitôt une protestation solennelle. Dès le lendemain, à Paris, les commerçants ferment boutique cependant que plusieurs journaux enfreignent l'interdiction de paraître et que les étudiants se rassemblent en cortège.

Le roi confie la répression des émeutes au maréchal Auguste de Marmont, un soldat brillant qui endure depuis 1814 l'injuste accusation d'avoir trahi Napoléon.

Au prix de 200 tués chez les soldats et près d'un millier chez les insurgés, ces derniers l'emportent malgré tout... Polignac ayant refusé avec une stupide obstination de retirer les ordonnances, Charles X doit prendre la route de l'exil.

Le roi est en fuite, vive le roi !

A force d'intrigues, une poignée d'hommes, dont le vieux Talleyrand, le jeune Thiers ou encore le banquier Laffitte, écartent les républicains et portent sur le trône le duc d'Orléans.

Ils croient réitérer en France la «Glorieuse Révolution» qui a permis aux Anglais, en 1688, par le changement de monarque, d'installer une monarchie parlementaire durable. Ils n'aboutiront en fait qu'à un répit de 18 ans avant une nouvelle révolution.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_glorieuses

Les Trois glorieuses -ou « Révolution de Juillet »- sont les trois journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830 pendant lesquelles les Parisiens se sont soulevés contre le roi Charles X, dressant des barricades dans les rues et affrontant les forces armées commandées par le maréchal Auguste de Marmont.

Après 200 tués chez les soldats et près de 800 chez les insurgés Charles X part en exil et est remplacé par la monarchie de juillet de Louis-Philippe Ier.

Origine

Lors des élection de 1827, les libéraux deviennent majoritaires à l'assemblée, et Charles X consent, sans en être obligé, à nommer un premier ministre à mi-chemin entre ses opinions ultra et celles de la nouvelle chambre.

Il nomme donc Martignac premier ministre afin de former un ministère semi-libéral, semi-autoritaire.
Continuant sur sa lancée, l'opposition libérale grandit et les députés libéraux sont de plus en plus critiques envers l'organisation et l'État de l'époque.

Constatant l'échec de cette tentative de compromis, le Roi raffermit sa politique et choisit Jules de Polignac (ultra) comme président du Conseil des ministres.
Mais l'opposition parlementaire s'agite d'autant plus, nourrie par les maladresses du Prince de Polignac et du camp ultra.
Lors de l'ouverture de la session parlementaire de 1830, 221 députés libéraux signent l'Adresse des 221, poli, mais très critique envers le roi et son gouvernement.

Charles X réagit en annonçant la dissolution du 16 mai 1830 espérant une victoire ultra, mais les élections augmentent le nombre de députés opposants, et le roi se décide finalement au coup de force des 4 Ordonnances de Saint-Cloud fixant des limites rigoureuses pour les nouvelles élections après une nouvelle dissolution de la chambre (le parlement) en restreignant la liberté de la presse, la base des électeurs censitaires et en éliminant surtout les commerçants.

27, 28 et 29 Juillet 1830

Le 26 juillet, la publication des quatre Ordonnances de Saint-Cloud donne le signal de la désobéissance au roi.
Ces quatre ordonnances constituent pour l'opinion publique (bourgeoise) un véritable coup d'état.
Les députés libéraux sont scandalisés, mais redoutent la répression du gouvernement.
Cependant, 44 journalistes emmenés par Adolphe Thiers rédigent une protestation dans les journaux Le National, Le Globe et Le Temps le 27 juillet.
La police démonte alors les presses des journaux incriminés.

Dans l'après-midi se dressent les premières barricades par les étudiants et les ouvriers.
Les premiers coups de feu éclatent.
Les députés rédigent une protestation.

Le 28, les chefs du Parti Républicain alors oppressé, Cavaignac, Bastide et Guinard poussent le peuple à se révolter. 10 000 insurgés pillent les armureries au son de La Marseillaise.
Ils s'emparent de l'Hôtel de Ville, on demande le retrait des ordonnances. Charles X, réfugié à Saint-Cloud refuse cette solution pacifique.

Le 29, prise des Tuileries, du Louvre, du Palais-Bourbon. Face aux Républicains qui attisent la révolte, les députés libéraux passent à l'action, pour empécher une future République.
Ils nomment La Fayette chef de la Garde Nationale, en souvenir de 1789.
Laffite et Casimir Périer s'installent à l'Hôtel de Ville.
Charles X a alors perdu le pouvoir à Paris.

Conséquences

Après quelques jours d'hésitation entre république et solution Orléaniste, la Monarchie de Juillet est finalement instituée.

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