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 Marcel DÉAT

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Marcel DÉAT Empty
MessageSujet: Marcel DÉAT   Marcel DÉAT EmptyJeu 08 Juin 2006, 9:37 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_D%C3%A9at

Citation :
Marcel Déat (Guérigny, 1894 - San Vito près de Turin, 1955), est un homme politique français, député SFIO de 1926 à 1928 et de 1932 à 1936, ministre de l’air en 1936, dans le cabinet Sarraut, député "rassemblement anticommuniste" en 1939, ministre de la guerre et de la solidarité nationale sous le régime de Vichy. Il est également le fondateur en 1941 du Rassemblement National Populaire, un parti collaborationniste, socialiste et Européen.

Il est issu d’un milieu modeste, républicain et patriote. Il fait des études brillantes, et entre en 1914 à l’école Normale après avoir été l’élève de Alain, professeur actif dans le milieu des radicaux. La même année, il adhère la SFIO, plus par « idéalisme philosophique que par matérialisme ».

Il est mobilisé au front pour la guerre, qu’il terminera avec le grade de capitaine. Sous le pseudonyme de Taëd, il publie cadavres et maximes, philosophie d’un revenant, où il exprime son horreur de la guerre, des tranchées, qui explique un pacifisme viscéral qui sera déterminant pour ses choix dans sa carrière. Il est aussi fasciné par la discipline collective et pour la camaraderie au front.

En 1918, il reprend ses études et passe l’agrégation de philosophie avant de s’orienter vers la sociologie, sous la tutelle de Célestin Bouglé, sociologue radical et ami d’Alain. Bouglé place Déat au secrétariat du centre de documentation de la rue d’Ulm.

À la scission socialiste de Tours, il se situa à droite de la SFIO, dans le groupe de la Vie socialiste, aux côtés de Renaudel.

En 1925, il est élu conseiller municipal de Reims, où il enseigne. À la faveur d’une élection partielle, en 1926, il est élu à la chambre des députés, mais sera battu en 1928. À cette époque, Léon Blum cherchait à favoriser quelques jeunes car la montée dans la hiérarchie du parti était difficile. Il nomme Déat, considéré comme son dauphin, secrétaire du groupe parlementaire de la SFIO. Il fonde un centre documentaire pour ces parlementaires.

En 1931, Déat publie Perspectives socialistes, un ouvrage théorique de réflexion sur la doctrine socialiste. Il pense qu’il faut s’adapter à l’évolution de la société capitaliste qui ne paraît pas s’autodétruire, contrairement à l'affirmation Marxiste. L’État doit avoir un rôle privilégié dans la gestion de la propriété qui doit être individuelle. Il est contre la collectivisation, contre la révolution, car le chaos est le credo des fascistes, et en ces points, il s’oppose farouchement aux marxistes, mais se rapproche des planistes. Déat pense qu’il faut passer par un régime intermédiaire, et non pas attendre le vide politique pour que le socialisme s'installe.

En 1932, il est élu député du XXe arrondissement de Paris, aux dépens de Jacques Duclos, qui avait lui-même battu Léon Blum en 1928.

En 1933, Déat appartient au groupe des néo-socialistes (avec entre autres Adrien Marquet et Pierre Renaudel) qui font scission avec la SFIO, pour créer le Parti socialiste de France (PSDF). Leur devise est « ordre, autorité, nation ». Ce mouvement qui veut « renforcer l’État contre la crise économique » s’ouvre aux classes moyennes et participe aux gouvernements non socialistes (Déat est ministre de l’air en 1936, dans le cabinet Sarraut). En outre, Il veut défendre la nation à tout prix en évitant la guerre. Déat ne rentrera pas dans le front populaire, car il était anticommuniste.

En 1939, il est élu député à Angoulême, pour le « rassemblement anticommuniste », après avoir perdu son ancien mandat au profit d’un communiste. Cette année-là, il affirme sa position Munichoise et son pacifisme dans Mourir pour Dantzig ?, article parut dans l'Œuvre, journal dont Déat prit la direction en 1940. Il tente de faire un parti unique avant l’armistice de 1940.

En 1941, il fonde le Rassemblement National Populaire, parti socialiste et Européen, destiné à « protéger la race » et à collaborer avec l’Allemagne nazie. Son ambition personnelle le mènera au collaborationnisme. En 1944, il entre à Vichy comme ministre de la guerre et de la solidarité nationale de Pierre Laval, et appuie les revendications de l’Allemagne. En 1944, il s’enfuit en Allemagne et reste dans la Commission gouvernementale à Sigmaringen. En avril 1945, il quitte l’Allemagne pour l’Italie où il finira ses jours en exil à cause de sa condamnation à mort par contumace à la Libération.

Bibliographie

Déat Marcel, Mémoires politiques, introd. et notes de Laurent Theis, épilogue par Hélène Déat, Paris, Denoël, 1989, 990 pages-[16] pages de pl. (Index)
Montagnon, Barthélémy, Marquet Adrien, Bonnafous Max, Déat Marcel, Néo-socialisme ? Ordre, autorité, nation, préface et commentaire de Max Bonnafous, Paris, B. Grasset, 1933, in-16, 140 pages (Discours prononcés au Congrès socialiste de juillet 1933).
Cointet Jean-Paul, Marcel Déat : du socialisme au national-socialisme, Paris, Perrin, 1998, 418 pages-[8] pages de pl. (Bibliogr. et index)
Déat Marcel, Le Parti unique, Paris, Aux Armes de France, 1943, in-16, 183 pages, (Articles parus dans ″l'Oeuvre″, 18 juillet-4 septembre 1942)
Déat Marcel, Discours, articles et témoignages, Coulommiers, Éd. Déterna, « Documents pour l'histoire », 1999, 149 pages.
Déat Marcel, De la fausse collaboration à la vraie révolution, décembre 1941-janvier 1942, Paris, Rassemblement national populaire, 1942, 47 pages (Recueil d'articles extraits de «l'Oeuvre», 30 décembre 1941 - 13 janvier 1942, et d'un exposé prononcé à Radio-Paris, le 5 janvier 1942.)
Sordet, Dominique et Déat Marcel, Dominique Sordet, Le Coup du 13 décembre, Suivi de Il faut les chasser par Marcel Déat, Paris, impr. de Guillemot et de Lamothe, 1943. In-16 (190 x 140), 47 pages.
Le Plan français : doctrine et plan d'action, Comité du Plan, préface de Marcel Déat, Paris, Fasquelle, 1936, 199 pages.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_D%C3%A9at »

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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