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 La résistance en France durant la Seconde Guerre mondiale

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MessageSujet: La résistance en France durant la Seconde Guerre mondiale   La résistance en France durant la Seconde Guerre mondiale EmptyVen 09 Juin 2006, 8:46 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_%28politique%29

La résistance en France durant la Seconde Guerre mondiale 300px-Memorial_Mur_Resistance

Reconstitution d'un mur en France
pendant la Seconde Guerre mondiale


Généralités

Le terme Résistance désigne tout mouvement qui lutte contre un occupant, un gouvernement sous la dépendance de l'occupant (ou, par extension, un régime autoritaire), par des moyens légaux ou illégaux.

Elle peut donc être une partie d'une guerre interétatique, d'une guerre civile, d'une guerre de décolonisation ou d'une révolution.
Cela peut se faire de manière armée, violente, mais aussi par des stratagèmes pacifiques.

Ceux qui luttent ainsi contre le pouvoir ennemi ou collaborateur sont souvent appelés résistants par la population qui les soutient, et terroristes par ceux contre lesquels ils luttent.

Toutefois le mot de résistant est plus volontiers employé envers ceux qui visent des cibles militaires ou des biens servant aux troupes d'occupation, et celui de terroriste à ceux qui visent des civils, non parties prenantes dans le conflit.

Le mot de « résistance » sert essentiellement à désigner les différents mouvements ayant lutté contre l'occupant nazi, sous la Seconde guerre mondiale, dans les divers pays européens:


En France durant la Commune

En 1870, Paris et un certain nombre d'autres villes françaises se soulèvent face à l'échec du gouvernement de défense nationale qui s'apprête à négocier un armistice avec l'envahisseur prussien.

À paris en particulier, cette résistance prend une forme révolutionnaire qui donne lieu à la seconde commune.
Le gouvernement français d'Adolphe Thiers, démocratiquement élu, met fin à celle-ci et met en place une répression impitoyable, appelée Semaine sanglante et qui fait environ 15 000 morts, fusillés pour la plus part, après que les troupes versaillaises ont réussi à investir la capitale.


La résistance aux Allemands et à la Milice en France occupée

La Résistance est un mouvement qui se met en place durant la Seconde Guerre mondiale pour lutter, en France, contre le Gouvernement de Vichy et contre l'invasion nazie.
Le premier résistant fusillé est le polytechnicien et officier des Forces Navales Françaises Libres, Honoré d'Estienne d'Orves le 29 août 1940.

Quelques groupes d'hommes et de femmes au début, puis quelques milliers par la suite, prennent les armes et s'ingénient à saboter ponts, lignes de chemins de fer et autres, à lutter contre la Gestapo, à préparer des évasions de prisonniers.

Avec l'appui de l'extérieur de De Gaulle après son appel du 18 Juin qui, à Londres, a formé les Forces françaises libres (FFL), la Résistance intérieure se structure dans le pays à partir de 1941 sous l'égide du préfet Jean Moulin.

En 1943, l'« Organisation » se consolide, tous les réseaux sont politiquement unifiés dans le cadre du Conseil National de la Résistance (CNR) ; elle demeure clandestine, repliée dans les maquis (maquis du Vercors principalement).

La Résistance doit affronter non seulement les Allemands, mais aussi leurs collaborateurs, comme la Milice de Darnand qui se spécialise, entre autre, dans la lutte contre les Maquis.

À la Libération, en 1944, nombre de Français se déclarent Résistants alors qu'on estime que la proportion de résistants avant 1944 était du même ordre que celles des collaborateurs, à savoir moins d'une personne sur vingt.

La Résistance est ensuite instrumentalisée par la République retrouvée et la sphère politique pour opérer une certaine « réunification nationale » après les traumatismes de la guerre et la lâcheté du Gouvernement de Vichy.
Des films sont tournés pour y aider, tels que La Bataille du rail ou Le Père tranquille.


La Résistance aux autorités de Vichy en métropole

La collaboration des autorités de Vichy avec l'occupant préconisée officiellement, à la radio, le 30 octobre 1940, par le Maréchal Pétain lui-même, est un fait avéré.

Elle ne s'exerce pas seulement par une aide directe à l'ennemi, comme la livraison, par les services de Weygand, de plus d'un millier de véhicules de l'armée d'armistice à l'Afrika Korps de Rommel, ou comme la transmission par le 2e bureau de la Marine française à la Kriegsmarine allemande des renseignements obtenus sur les forces alliées.

Cette collaboration se traduit aussi par une chasse très active aux opposants et aux résistants menée par toutes les forces de l'ordre françaises, et notamment par le 2e Bureau de la Marine et celui de l'Armée de Terre.

Cette chasse aboutit aussi à de lourdes condamnations de la part des tribunaux militaires, notamment celui d'Oran, qui condamne à mort pour désertion et fait exécuter des marins qui cherchaient à rejoindre Gibraltar pour continuer à se battre.

Des camps de concentration sont établis dans le sud algérien et marocain, où sont internés des détenus condamnés pour activités patriotiques.
Par conséquent, il était naturel que cette collaboration suscite une résistance de la part des Français qui veulent soutenir la cause alliée.


La résistance aux autorités de Vichy en Afrique du Nord

L'une des actions les plus significatives de la Résistance française, par ses circonstances et par ses effets, a lieu le 8 novembre 1942 à Alger, permettant le succès de l'Opération Torch, le débarquement allié en Afrique du Nord :

Selon les accords passés secrètement à Cherchell entre la Résistance algéroise et le commandement allié, le 23 octobre 1942, 400 résistants mal armés, dont les deux tiers était juifs, neutralisent à eux seuls les batteries côtières de Cherchell et le XIXe corps d'armée d'Alger pendant une quinzaine d'heures.

Ils occupent pour cela, pendant la nuit du 7 au 8 novembre, presque tous les points stratégiques, et réussissent à arrêter le général Juin, commandant en chef, ainsi que l'Amiral Darlan, inopinément présent à Alger cette nuit là.

Grâce à ces patriotes français, qui empêchent la garnison vichyste de se mobiliser, les forces alliées peuvent débarquer sans opposition, encercler Alger et en obtenir la reddition le jour même. (voir l'article intitulé La réussite de l'opération Torch.)

En revanche, à Oran et au Maroc, où la Résistance échoue, les forces de Vichy livrent un combat sanglant aux Anglo-américains, et les tiennent en échec pendant trois jours.
Elles ne cessent le feu que le 10 novembre, sur l'ordre de leurs supérieurs Darlan et Juin, prisonniers des alliés, qui, après avoir refusé d'en donner l'ordre, finissent par obtempérer aux injonctions du général américain Clark.

Comme, à l'heure où les généraux de Vichy tirent sur les alliés à Oran et au Maroc, ils livrent la Tunisie aux Allemands sans un coup de feu, force est de constater que leur attitude n'est pas dictée par leur respect des conventions d'armistice, mais par un réflexe collaborationniste.

Si donc la Résistance n'avait pas réussi à Alger son putsch du 8 novembre 1942, le débarquement allié y aurait échoué, et les Allemands au lieu de se contenter d'occuper la Tunisie, auraient pu accourir au Maroc et occuper toute l'Afrique du Nord.
Quant à l'armée d'Afrique elle serait bien rentrée en guerre, mais dans le mauvais camp.

Rarement un acte de Résistance aura eu un tel impact. Pourtant cet événement a été largement occulté, car il était douloureux pour les généraux de Vichy et leurs admirateurs d'après-guerre d'admettre que l'une des grandes victoires de la guerre a été gagnée par des civils qui arrêtèrent des généraux au bon moment et au bon endroit.


La poursuite de la lutte contre le totalitarisme en Afrique libérée

Si le putsch du 8 novembre 1942 a, comme conséquences militaires immédiates, le succès du débarquement allié et la rentrée en guerre de l'armée d'Afrique, ses conséquences politiques se font attendre :

Le régime de Vichy, avec ses lois d'exclusion et ses détenus politiques, persiste en Afrique du Nord, sous l'autorité de Darlan, puis de Giraud.
Aussi l'opposition patriotique se poursuit-elle sous diverses formes (voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43)) :

L'organisation « Combat » de Capitant, sortie de l'ombre, augmente le tirage de son journal, auparavant clandestin, tandis que les « Jeunes de Combat » lancent sur les murs d'Alger et dans les lycées, une bataille de graffitis, puis de tracts gaullistes.

De jeunes volontaires du Corps Franc d'Afrique, à l'entraînement au Cap Matifou, viennent eux aussi la nuit à Alger, couvrir les façades de slogans anti-vichystes, tels que « L'amiral à la flotte ».

Bientôt un jeune volontaire du Corps Franc d'Afrique, Fernand Bonnier de La Chapelle, ne se contente plus de slogans, et, le 24 décembre 1942, il abat Darlan.
Celui-ci est aussitôt remplacé par le général Giraud, qui refuse la grâce de Bonnier et le fait exécuter hâtivement, le 26 décembre à 7h40 du matin.
Après quoi, Giraud fait arrêter 27 résistants du 8 novembre.

La lutte contre la persistance du régime de Vichy se manifeste enfin par le passage aux Forces françaises libres de soldats et de marins de Giraud (peu portés à se battre sous les ordres d'officiers qui ont tiré sur les alliés).
Ce mouvement ne cesse qu'après la fusion des autorités de Londres et d'Alger dans le Comité français de la Libération nationale.

Recrutement de la Résistance en France

Les ralliements à la Résistance ont plusieurs causes successives.
Dans les premiers mois après l'armistice, peu de personnes se lancent dans la Résistance, qui semble vaine.
Le parti communiste ne bouge pas, en raison du pacte germano-soviétique signé entre Staline et Hitler le 23 août 1939.
Les seuls à vouloir continuer le combat sont des militaires, quelques nobles, des nationalistes ardents, et des républicains convaincus.

Parmi ces derniers, nombre d'étrangers, réfugiés en France car persécutés dans leur pays : Républicains espagnols, Juifs d'Europe centrale et orientale, Arméniens, qui par amour de la liberté et de la France s'engagent dans la Résistance.

L'occupant les stigmatise dans la fameuse Affiche rouge.
Tous sont idéalistes.
On retrouve donc des résistants de la première heure dans toutes les classes sociales et dans toutes les régions ;
les communistes entrent en lutte à partir du 22 juin 1941, moment de la rupture du pacte germano-soviétique, Hitler ayant envahi l'URSS.

La Résistance voit à ce moment ses effectifs augmenter en masse. Cet afflux est de plus facile à gérer, car le PCF est déjà bien organisé et fortement structuré, avec ses organes de presse, ses réseaux, un trésor de guerre.

Une autre source de volontaires sont les réfractaires au STO. D'autres, tout jeunes, furent raflés et contraints d'y partir, comme Georges Brassens, François Cavanna, ou Georges Marchais.
Le mouvement de Résistance s'est développé un peu partout et selon des modalités différentes en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.

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MessageSujet: Re: La résistance en France durant la Seconde Guerre mondiale   La résistance en France durant la Seconde Guerre mondiale EmptyVen 09 Juin 2006, 9:18 am

Citation :
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Le Front National (résistance) (mouvement communiste)
Le réseau Gloria
Le groupe du musée de l'Homme
Le Mouvement de Libération nationale (MLN) (mouvement)
Mouvements unis de la Résistance (MUR) : fusion des principaux mouvements. Ils deviendront Le Mouvement de Libération Nationale (MLN)
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L'Organisation Spéciale (OS), du Parti Communiste Français qui deviendra Francs-Tireurs et Partisans (FTP)
L' Armée Secrète (AS), organisation très présente dans la région Rhône-Alpes (Vercors, Lyon, Massif Central).
Résistance-Fer (SNCF)

EN SAVOIR PLUS

http://partisans.ifrance.com/partisans/resindx.htm

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