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 Le massacre de Thiaroye 44 : une honte pour la France !

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MessageSujet: Le massacre de Thiaroye 44 : une honte pour la France !   Le massacre de Thiaroye 44 : une honte pour la France ! EmptyVen 09 Juin 2006, 9:09 am

Source : http://www.adfnjaboot.africa-web.org/pages/les%20massacres.htm

Le massacre de Thiaroye 1944

Citation :
1er Decembre 1944, 1er Decembre 2004 voilà 60 ans qu'une trentaine de tirailleurs sénégalais sont tombés au champ d'horreur. Tués par les balles de leurs propres officiers. Les 37 combattants morts et 30 blessés réclamaient leurs primes de démobilisation et indemnités de détention. Ces primes s'élevaient entre 200 et 500 F CFA de l'époque. Le massacre de Thiaroye 44 a eu lieu à la fin de la seconde guerre mondiale 1939 - 1945.

Après la débâcle de l'Allemagne nazie battue par les Alliés, plusieurs tirailleurs sénégalais étaient accueillis au Camp Faidherbe de Thiaroye. Ils avaient contribué et participé vaillamment à la victoire des Alliés. Avant de rejoindre leurs familles, ces combattants originaires de plusieurs pays d'Afrique colonisés et qui existaient leurs dus auprès de l'administration française, ont été abattus le 1 er décembre 44 par le colonisateur. Selon de nombreux historiens : « en 1944, étant donné qu'ils ont payé au prix fort la libération de la métropole occupée, ils ont pensé qu'ils avaient droit à ce qu'on pouvait appeler la prime de sang. Malheureusement les colons ne l'entendaient pas de cette oreille. Par peur peut être d'une manifestation incontrôlable pouvant menacer l'autorité, les colons tirèrent sans sommation dans le tas . Ces victimes sont aujourd'hui considérées dans la mémoire collective comme des martyrs. Ils incarnent l'innocence bafouée par la brutale injustice du colon ».

Le massacre de Thiaroye 44 reste vivace dans les esprits. Les historiens qui évoquent des chiffres officiels de 37 décès et 30 blessés parmi les tirailleurs font endosser la lourde responsabilité historique à la France, les pays des droits de l'homme.

Quel homme ??????????????

Les cimetières
Le cimetière des tirailleurs sénégalais à Thiaroye sur mer dans la banlieue de Dakar, vit une seconde jeunesse. Depuis l'institutionnalisation de la journée du tirailleur africain le 23 août dernier, ce sanctuaire colonial est devenu plus accessible au public. Tous les obstacles qui étaient à la devanture de ce cimetière enlevés. Permettant aussi à tout les passagers sur la route de Rufisque. D'apercevoir à coté de l'usine SENCHIM de Thiaroye sur mer. En outre les 160 tombes ont été réhabilitées, une stèle a été édifiée par la Ville de Pikine. Cependant, il faut souligner que les tombes ne mentionnent pas les noms des tirailleurs encore moins leurs pays d'origine. Ce qui oblige les visiteurs à faire un bref passage, juste le temps de prier pour les tirailleurs. A l'intérieur du Camp militaire où a lieu le massacre, se trouve d'autres tombes qui sont très peu entretenues. A ce sujet il existe d'ailleurs une querelle d'école entre l'historiens Les uns soutiennent qu'il y a une fosse commune à l'intérieur du camps les autres avancent que toutes les victimes du massacre ont été inhumées à Thiaroye sur mer.

Les origines des Tirailleurs
En 1857, sous l'impulsion de Faidherbe, Napoléon crée le corps des Tirailleurs Sénégalais. De nombreux esclaves, tout juste affanchis, s'y enrôlent. Très vite, ces troupes participent à la conquête de l'Empire, aux côtés de l'armée française.
De 1857 à 1905, les régiments de tirailleurs sont constitués d'esclaves affranchis rachetés par les Français à leurs maitres africains. Ces effectifs furent progressivement renforcés d'apports de prisonniers de guerre et de volontaires. Vers la fin du XIXe siècle, des membres des classes dirigeantes traditionnelles africaines intégrèrent le corps comme sous-officiers. Les tirailleurs étaient loins d'être tous sénégalais. Ils venaient de l'ensemble des colonies françaises d'Afrique. Les ethnies Bambara et Toucouleur étaient très bien représentées.
Après 1905, les Tirailleurs prirent une importance plus grande avec le besoin de forces de police efficace sur l'immense territoire africain sous administration française, des problèmes d'insécurité liés à des révoltes sporadiques (en Mauritanie, au Maroc), le déploiement des Tirailleurs en dehors d'Afrique et après le déclenchement de la 1ère Guerre Mondiale, le besoin de renforcer les troupes engagées sur le front lorrain

Les Tirailleurs pendant les deux Guerres Mondiales
En 1914, on comptait 14.000 Tirailleurs sénégalais en Afrique de l'Ouest et 15.000 à l'extérieur, principalement au Maroc.
Beaucoup d'officiers généraux français de la 1ère Guerre Mondiale ont commencé leur carrière comme officier dans les Tirailleurs, à commencer par les Maréchaux Joffre, Gallieni ou encore le Général Mangin. Ce dernier en avait d'ailleurs tiré un ouvrage intitulé La Force Noire , dans lequelle il faisait l'apologie des troupes africaines avec toutefois des arguments qui sentait bon le racisme (il défendait entre autre l'idée que les Africains avait un système nerveux moins développé et donc moins sensible à la douleur). Le Général Mangin rêve de transformer l'Afrique en réservoir humain destiné aux Guerres.
Son rêve sera concrétisé entre 1914 et 1918 : près de 30.000 soldats africains participent aux combats. Six bataillons furent immédiatement dépéchés en France à la mobilisation. Les Tirailleurs furent engagés sur le Front dès le début des combats.
En Octobre 1915, près de 30.000 nouveaux conscrits et volontaires avaient renforcé les troupes déployées en France. Un décret du 9 octobre 1915 ordonnait la mobilisation des Africains de plus de 18 ans et un bonus de 200 francs pour les volontaires. 51.000 Africains supplémentaires furent ainsi recrutés jusqu'en 1916. En 1917, 17 bataillons de Tirailleurs étaient engagés à la Bataille de la Somme. 120.000 Africains servaient alors dans les forces françaises.
Manquant cruellement de réserves, la France fit un effort désespéré pour recruter 50.000 hommes supplémentaires. Dégouté, le Gouverneur Général à Dakar préféra démissionner, craignant une révolte des Africains. Blaise Daigne, un Sénégalais élu député à l'Assemblée Nationale Française, vit dans cette situation une opportunité pour les Africains de s'émanciper et mit tout son prestige dans la balance pour inciter les Africains à s'engager : ce que firent 60.000 d'entre eux. Il fut aidé dans sa croisade par un décret français accordant réductions d'impôts, travail garanti pour les vétérans et citoyenneté française sous certaines conditions.
La Guerre transforma le corps des Tirailleurs, d'une unité de mercenaires à une unité d'engagés, qui furent démobilisés en 1919, même si certains d'entre eux servirent en Allemagne ou dans des garnisons coloniales.
En 1940, lors de la Seconde Guerre Mondiale, le Sénégal participe de nouveau à l'effort de guerre : 80.000 Tirailleurs africains, dont un grand nombre de Sénégalais, sont envoyés au front. Ils s'illustreront particulièrement lors des campagnes d'Italie et de France.
Mythe et réalité
Alors que les Français louèrent la bravoure des Tirailleurs au feu, les propagandistes allemands les présentèrent comme des canibales et les officiers anglais comme des troupes indisciplinées et peu courageuses. De fait, on a eu connaissance de certaines situations au cours desquelles, des unités furent prises de panique, il est également indiscutable que l'on fit combattre ces troupes dans des zones où les troupes métropolitaines refusaient de servir (en particulier au cours de l'offensive manque de Général Neville en 1917). On critiqua également la résistance au froid d'hommes habitués à des températures plus clémentes. Là encore, sans éléments réellement probants.
Finalement, les troupes africaines françaises ne furent ni mieux ni moins bien que les autres unités combattante sur le front de l'Est. Leurs performances dans la bataille dépendant plus de problèmes de leadership, motivation ou d'entrainement que de la race.
Des 212.000 Africains français qui servirent pendant la 1ère Guerre Mondiale, 163.000 furent engagés en France. 30.000 y moururent. Le taux de mortalité des Tirailleurs était de 185 pour mille.
Dans une large mesure, les Français tinrent leur promesse à la démobilisation. Les Vétérans bénéficièrent de conditions particulières et furent largement recyclés dans l'administration coloniale.
1er décembre 1945 : le massacre du Camp de Thiaroye, au Sénégal
Des tirailleurs sont libérés des camps de prisonniers de guerre allemands et démobilisés. Débarqués le 21 novembre à Dakar, ils sont rassemblés au camp de Thiaroye à quelques kilomètres de la capitale. Mais ils attendent de recevoir les arriérés de leur solde et de pouvoir échanger leurs marks. En France, malgré leurs réclamations, on le leur avait refusé sous divers prétextes, et on leur avait promis que tout se ferait au Sénégal. Mais ici rien non plus ne se faisait, on leur proposait l'échange de leur argent à la moitié de sa valeur, ils recevaient un nouvel ordre de départ... C'en était trop. Les tirailleurs protestèrent, manifestèrent sans doute. Ils séquestrèrent un général qui leur donna satisfaction pour être relâché... La nuit suivante, le 1er décembre 1944, l'armée française intervenait en bombardant et mitraillant le camp. Les tirailleurs n'avaient pas d'armes. Combien de morts? 25, 38, 60 ou plus? Quelques uns de ceux qui n'avaient pas été tués passèrent en jugement et furent emprisonnés jusqu'à ce qu'une grâce présidentielle leur soit accordée en avril 47, lors du voyage de Vincent Auriol en AOF. En France on ignore tout. Senghor en parle dans un numéro d' Esprit de juillet 45 et Lamine Gueye rapporte ces faits en mars 46 à la Première Constituante.

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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