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 L'époque contemporaine

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MessageSujet: L'époque contemporaine   Dim 11 Juin 2006, 4:17 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89poque_contemporaine

Citation :
La période ou époque contemporaine est la dernière grande période de l'Histoire.
Son nom indique qu'elle traite du monde actuel – au sens où les événements qu'elle couvre ont des conséquences directes sur le monde actuel, bien que ces événements aient pu se produire voici plusieurs siècles.

Elle couvre les XIXe siècle, XXe siècle et le début du XXIe siècle.
L'« Histoire contemporaine » est l'étude de cette période.

Fin de l'Ancien Régime, empires coloniaux et industrialisation

La période contemporaine débute sur le plan politique et pour la France avec les conséquences de la Révolution française ou, selon les Historiens, avec le premier Empire français.
Elle est marquée par la fin de l'Ancien Régime : aux monarchies absolues vont succéder les tentatives impériales et la tentative de monarchie constitutionnelle (la Restauration).

Néanmoins, la révolution de 1848 et l'éphémère Commune de Paris montrent l'aspiration du peuple à un régime différent.
C'est vers la fin du XIXe siècle, avec la troisième République née de la défaite de Sedan et de la perte de l'Alsace et de la Lorraine, mais aussi de la répression à l'encontre des communards, déportés au bagne, que la République s'installe durablement dans les consciences.

Mais, sur le plan socio-économique, l'époque contemporaine est avant tout fille de la deuxième Révolution industrielle :
la domination sans partage de l'Empire britannique sur le monde, favorisée au début de la période par la disparition précoce du rival français avec le premier Empire, résulte elle-même de cette révolution et achève le processus de compétition engagé entre les deux puissances au XVIIe siècle.

Ainsi, en 1880, la Grande Bretagne assure à elle seule les deux tiers de la production industrielle mondiale.
Elle est bientôt rejointe par les autres nations européennes :
c'est la naissance des sociétés industrielles modernes.

Néanmoins, la rivalité entre ces nations n'est pas finie :
concernant la France et l'Angleterre, elle se poursuit à travers l'aventure coloniale.
Celle-ci amène les Français à s'emparer de la majeure partie de l'Afrique occidentale et du Maghreb, principalement après le premier tiers du XIXe siècle, alors que les Anglais sont maîtres de la majeure partie de l'Asie, notamment de l'Inde, et du proche Orient.

C'est à cette période que le monde entier s'« européanise », contre son gré, pour près d'un siècle : ainsi en va-t-il de la Côte d'Ivoire, achetée quelques barils de poudre et dizaines de fusils sous Louis-Philippe.

Les empires non-européens, tels l'Empire ottoman ou plus tard la Chine (l'Empire du Milieu), sont incapables de s'adapter et disparaissent durant la première moitié du XXe siècle.
Quel contraste alors avec le Japon, qui s'ouvre au monde occidental dès 1868 et devient une puissance importante, victorieux sur mer contre la Russie tsariste en 1905.

États modernes, sociétés industrielles et idéologies

L'Europe, elle, est marquée au XIXe siècle par la naissance des « États modernes » (à ne pas confondre avec les États de l'époque moderne), naissance qui traduit les mutations techniques, économiques et sociales importantes de la deuxième révolution industrielle.
L'unité de l'Italie (1861), puis de l'Allemagne (1871) sont suivies, plus tard en raison des résistances du pouvoir à la modernité, par la révolution d'Octobre en Russie (1917).

Aux inégalités de l'Ancien Régime succèdent de nouvelles, fondées sur le capital.
Les changements économiques, surtout, ont amené des couches sociales urbaines prospères à vouloir participer au pouvoir. Mais à côté d'elles, un prolétariat ouvrier qui est lui aussi – fait nouveau – urbain, se développe.

L'action sociale est d'abord le fait de certains patrons, soucieux du bien-être de leurs ouvriers :
ce sont les racines de la « démocratie chrétienne » européenne. Dans l'ensemble, le progrès social est important mais en deçà des espérances du peuple.
C'est surtout l'essor du syndicalisme qui permet à ce dernier d'atténuer les difficultés de l'existence.

L'ouverture politique vers le peuple est quant à elle longue à venir :
c'est, en France, l'histoire de la conquête du suffrage universel.
En France, également, naît l'idée de la séparation de l'Église et de l'État, consommée au début du XXe siècle et celle d'une société laïque, qui libèreraient l'individu d'une partie du poids de la société.

De nouvelles idées, également, portent les espoirs ou les frustrations des populations.
Alors que les grandes idéologies du XXe siècle – Capitalisme, Marxisme, Anarchisme même – sont définies et constituent des mouvements, tels l'Internationale, les frontières des États européens se déplacent pour trouver leur forme actuelle.
Ceci implique le plus souvent la guerre, justifiée par les nationalismes et plus meurtrière qu'elle ne l'avait jamais été : cette tendance trouve son aboutissement avec les guerres mondiales au XXe siècle.GrM

Guerres mondiales et totalitarismes

Les progrès techniques nourissent les conflits et s'accélèrent avec eux : l'armement moderne s'appuie sur les chars et bientôt, sur la domination du ciel.
Les premières armes chimiques, employées par les États majors français et allemand en 1914-1918 sont les gaz.

Au XXe siècle, à cette Première Guerre mondiale, déclenchée par l'Autriche-Hongrie à la suite de l'attentat de Sarajevo, succède rapidement la Seconde Guerre mondiale, née des conséquences de la crise économique de 1929 en Allemagne et de l'amertume suscitée par les exigences du traité de Versailles.

Ces conflits bouleversent le monde entier et achèvent d'épuiser l'Europe qui perd sa domination au profit des États-Unis d'Amérique.
La période est aussi marquée par les grands totalitarismes de tout bord : le fascisme italien des années 1930, le franquisme en Espagne, le stalinisme en Union soviétique, ou encore le maoïsme des années 1950-années 1960.

Paroxysme des régimes « inhumanisés », le National-socialisme qui triomphe en Allemagne avec l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en 1933 élabore et met en pratique la première doctrine d'élimination systématique de populations avec la Shoah.
Celle-ci a comme conséquences directes l'exode des juifs hors d'Europe et, après-guerre, la création de l'État d'Israël.

La bombe nucléaire, rendue possible par la théorie de la relativité » d'Albert Einstein, constitue la première arme de destruction massive à même de rendre toute vie impossible sur la planète.

Guerre froide, doctrine des blocs et naissance de l'Europe

Dans le même temps que prend fin la domination européenne sur le monde, les États-Unis d'Amérique et l'Union soviétique se trouvent face à face, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, à Potsdam (1945).
Bientôt, ils sont figés par les conséquences probables d'un conflit dans la guerre froide :
la dissuasion nucléaire prévaut. Á ce moment se mettent en place l'Orgagisation du Traité de l'Atlantique Nord et le pacte de Varsovie.

Avec ces puissances naît un impérialisme d'un type nouveau : évitant l'affrontement direct, les belligérants participent activement à la fin de la décolonisation et offrent leur protection aux autres États de la planète.
Une résistance existe, avec ce « troisième bloc » qui regroupe les pays non-alignés, mais elle est marginale.

Les antagonistes usent de moyens indirects :
des pressions économiques, l'action de leurs services secrets et de leurs forces militaires concourent pour soutenir tel ou tel régime post-colonial.
Ainsi, ils utilisent les nationalismes des anciens colonisés ou encore les dictatures qui ont succédé aux guerres d'indépendance pour se constituer et pour contrôler des blocs d'influence.

Les conflits majeurs de la période, à savoir la guerre du Vietnam et la guerre d'Afghanistan montrent les limites de cette politique à travers l'incapacité de l'un et de l'autre à prendre le dessus, tandis que les peuples pris dans le conflit le payent durement.
La guerre froide prend fin avec la détente (Glastnost), puis avec la Perestroïka entreprise à la fin des années 1980 par Mikhaïl Gorbatchev.

Parallèlement, l'Europe occidentale, alors sous la protection des Américains, innove avec la première tentative politique de rapprochement entre des États rivaux pour asseoir la paix.
C'est la naissance de l'Europe, qui est le fait de la France, de l'Italie et de l'Allemagne avec la CECA, à l'initiative de démocrates chrétiens.

La tour Gehry de Hanovre illustre l'architecture contemporaine.

Fin des équilibres, globalisation et résistances
Avec la chute du mur de Berlin (1989), puis avec la disparition de l'Union soviétique (1991), l'équilibre « en armes » de la guerre froide se rompt.
Mais l'espoir de paix est vite déçu. La guerre du Koweit, 1990-1991 (voir guerres du Golfe) est une démonstration de force du nouveau maître du monde.

Les difficultés économiques ont aggravé les déséquilibres entre les pays industrialisés et les autres, puis au sein des pays industrialisés eux-mêmes.
La globalisation économique et culturelle suscite des résistances et a ses laissés pour compte. L'idéologie du Néolibéralisme, seule après la chute du bloc de l'Est et la « libéralisation » économique de la Chine laisse le champ libre aux firmes multinationales dans les années 1990.
L'Amérique latine entre dans leur dépendance, alors que l'Afrique paye le prix de ne pas y être.
Á la fin du XXe siècle, ce néolibéralisme est contesté comme totalitaire par le mouvement des altermondialistes, d'abord taxés d'être « antimondialistes ».

En Europe et sur le plan national, la désaffection des pouvoirs politiques dans les démocraties occidentales provoque un recul des partis traditionnels du centre-gauche ou du centre-droit au profit des extrêmes ou des gouvernements populistes.
En France, les première et deuxième cohabitation montrent l'incapacité de l'exécutif à satisfaire les électeurs.
Sur le plan économique, le chômage est endémique et touche aux alentours de dix pour cents de la population active.

Sur le plan international, tandis que la doctrine qui prône l'interventionnisme au nom des Droits de l'Homme, portée un temps par l'Organisation des Nations unies, échoue à résoudre les derniers conflits européens en Bosnie, puis au Kosovo, les États-Unis élargissent les missions de l'O.T.A.N. (1997) et agissent seuls en « gendarmes du monde ».

Dans le monde arabo-musulman, pour lequel le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) indique en 2002 que moins d'ouvrages y sont imprimés en langue arabe en un an que dans la seule Espagne, la religion avait d'abord été instrumentalisée au service de la résistance au colonialisme à travers le nationalisme pan-arabe.

Le développement de l'intégrisme religieux, comme facteur de repli identitaire, puis comme force politique contestataire à l'égard de régimes affaiblis par la corruption et par une faible ouverture démocratique, se traduit notamment par la guerre civile en Algérie (1992-2001).

Mais les réseaux créés qui prônent l'application stricte de la Charia, c'est-à-dire d'une loi inspirée d'un Islam rigoriste au Moyen Âge et appliquée notamment en Arabie saoudite, sont aussi transnationaux.
Ils font du terrorisme international une nouvelle force pour exporter leurs ambitions politiques.
Après la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan, dans l'indifférence générale (1997), l'organisation Al-Qaida frappe les États-Unis le 11 septembre 2001 en causant la destruction du World Trade Center.
L'Histoire immédiate naît entre la première guerre du Golfe (1991) et le 11 septembre 2001.

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Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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