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 Le christianisme évangélique (Elsa)

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MessageSujet: Le christianisme évangélique (Elsa)   Le christianisme évangélique (Elsa) EmptyMer 14 Juin 2006, 3:15 pm

Le christianisme évangélique

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_%C3%A9vang%C3%A9lique

Citation :
UNE SIGNIFICATION DIFFICILE A SAISIR

Termes à éviter : · Évangélisme · Évangéliste(s)

Souvent au pluriel.

Sens souvent évoqué dans les expressions «christianisme évangélique» ou «(les) évangéliques».

Au cours des deux derniers siècles ce substantif a pris des significations souvent confuses, puisqu’il est un homonyme (à la fois un homophone et un homographe) de l’adjectif.
L’anglais fait la distinction entre les adjectifs evangelical ( «évangélique», «de l’Évangile» ou «des évangiles» ) ;
mais signifie parfois également en tant que substantif « adhérent au christianisme évangélique») et evangelistic ( «lié à la promotion de la prédication et de le dissémination de l’Évangile chrétien» ).

En français, d'un point de vue européen, le terme est lexicalement plus proche de l'allemand evangelisch (adj.) ou Evangelisch(en) (subst.) qui en Allemagne désigne de façon générique les protestants (luthériens et réformés).

« Évangélique » est en réalité un terme générique.
Désignant aujourd’hui dans les régions à prédominance de langues germaniques (Allemagne, Europe nordique, Angleterre (à relativiser), États-Unis, Canada, Afrique du Sud, Australie) la forme dominante du christianisme issu de la Réforme (XVe et XVIe siècles), il ne se caractérise pas par une prise de position singulièrement particulière dans le christianisme réformé (ou « protestant »).

C’est à un tel point qu’ailleurs dans le monde le terme « évangélique » est simplement pris comme synonyme de « protestant ».
Par exemple, en Belgique on parle volontiers du culte protestant-évangélique ;
dans beaucoup de pays francophones en Afrique, l'Église évangélique désigne l'ensemble des églises chétiennes non catholiques reconnues.

La difficulté de la compréhension du christianisme évangélique en tant que phénomène uniforme est due à ce manque de distinction, résultant aussi du fait qu'il n'a pas d'événement précis marquant sa naisannce, un manque de distinction qui ne permet pas de « définir » le christianisme évangélique si ce n'est par des caractéristiques générales de cette mouvance chrétienne plurielle.

L'« Église » évangélique (si tant est que l'expression convient) se rapporte à un sous-ensemble du protestantisme.
La foi évangélique se veut conforme aux évangiles.

En tant que telle, la naissance des églises évangéliques se situe à partir du XVIIIe siècle et est issue des églises protestantes traditionnelles (anglicane, réformée, luthérienne). On ne peut pas attribuer leur naissance à un seul évènement en particulier.

On peut citer comme noms importants John Wesley, Charles Spurgeon, Smith Wigglesworth qui sont considérés comme des fondateurs de la foi évangélique.

L'ensemble des Églises évangéliques toutes confondues représente aujourd'hui près de 500 millions de personnes dans le monde, les plaçant au deuxième rang parmi les religions issues du Christianisme, après le Catholicisme.

PROFESSION DE FOI, HERITAGE CONSEQUENT ET PRECIEUX

Étant donné que le christianisme évangélique n’est pas constitué en Église et n’a pas de hiérarchie statuant sur la doctrine, on ne peut lui reconnaître de profession de foi qui serait officiellement représentative.
Néanmoins, on observe parmi les divers courants et dénominations évangéliques une unité quasi infaillible sur les points suivants ;

mais il est extrêmement important de saisir que, dans la visée protestante et évangélique, ceux-ci sont constitués avec une volonté déclarée d’être fidèle aux écrits bibliques, ce qui explique que ces points de profession de foi sont très souvent soutenus par des passages bibliques et en général par une interprétation transversale de ce que la Bible déclare sur un de ces points de profession de foi :

Autorité de la Bible

La Bible est considérée comme étant «inspirée» par Dieu Lui-même à l’homme (au sens étymologique du terme, c.-à-d. « insufflée » (par l’Esprit Saint) – à la suite de 2Timothée 3:16 et des propos de Jésus dans divers passages de l’Évangile) ;
autrement dit il est considéré que Dieu a "supervisé" la rédaction de chaque ligne de la Bible afin qu'elle contienne un message dans un langage humain envoyé par Dieu utilisant l’intellect, les styles d'écriture et le talent rédactionnel humains.

Souvent appelée « la Parole de Dieu » ou « l’Écriture » (langage biblique), elle est considérée comme infaillible et sans erreur.
Ceci lui vaut parfois d’être interprétée d’une manière très littérale, dans certains courants, et notamment les plus conservateurs en matière religieuse (courants ultraconservateurs et fondamentalistes).

Selon l’un des piliers du protestantisme, la Sola Sciptura, on considère que la Bible détient l’autorité suprême en matière de foi et de direction de la vie du croyant.
Celui-ci ne peut d’ailleurs avoir la certitude de saisir l’«Écriture» avec justesse que s’il remet sa lecture à l’Esprit Saint.

Trinité

Point que l’on retrouve dans tous les courants principaux du christianisme, selon lequel le Dieu unique, éternel et personnel est éternellement présent et révélé dans trois Personnes divines, à savoir, le Père (Dieu Tout-puissant), le Fils (ou « Fils unique » – littér. μονογενης, monogénès, « unique engendré » ; Jésus-Christ) ; et l’Esprit Saint (ou « Souffle Saint »). L’ancrage insistant des évangéliques dans les écrits bibliques les font certes différer du catholicisme en ce qu’ils ne tiennent à justifier ce credo que sur base de passages ou concepts bibliques et non sur la Tradition ou les conciles (sachant que la naissance de ce dogme est souvent rattachée au concile de Nicée qui eut lieu au début du IVe siècle). Cette conception trinitaire de Dieu porte à diverses conséquences dans la foi chrétienne évangélique :

- Dieu le Père

est pour l’être humain le Tout-puissant Créateur du ciel et de la terre (comprenez « de l’univers dans son entièreté »). Par conséquent, un chrétien ne saurait qu’être créationniste (ceci n’excluant que pour certaines tendances évangéliques la possibilité de l’évolution des espèces). De plus, Dieu est pour l’humain un Père aimant, et la relation de l’humain avec Dieu doit nécessairement (bien que pas exclusivement) être celle d’un enfant vis-à-vis de son père).

Jésus est considéré comme parfaitement homme et parfaitement Dieu. Cette composante de la Trinité, outre le fait qu’elle ne se saisit pas facilement, mérite qu’on s’y attarde, notamment parce que les caractéristiques du monde protestant et évangélique entraînent notamment que ce point de vue prend une résonance et des conséquences toutes particulières.

Jésus-Christ est, primo, considéré comme « Fils unique » de Dieu ou du Père (Jean 3:16), ou encore unique engendré, sans aucune connotation biologique (croyance en sa naissance miraculeuse), mais au sens biblique du terme, qui selon l’interprétation évangélique détient un statut filial symbolique et spirituel à Dieu, rapproché de manière transversale à Isaac, fils d’Abraham (livre de la Genèse).

En effet, Isaac était aussi appelé « fils unique » de son père, alors que la Bible présente pertinemment qu’il avait un demi-frère, Ismaël. L’unicité d’Isaac en tant que fils d’Abraham serait donc symbolique et d'ordre spirituel ; les interprétations rabbinique (juive) et protestante considèrent en effet qu’Isaac était le « fils unique » car il était le seul à réaliser la promesse de Dieu. À côté de cela, l’épisode du sacrifice d’Isaac par son père est vu comme un appui à cette compréhension, comme « pointant vers » Jésus, ou, pour reprendre le langage biblique, ce sacrifice n’était que « l’ombre des choses à venir » (Colossiens 2:16-17), à savoir, Jésus offert comme sacrifice.

- Jésus-Christ

est, secundo, considéré comme « Dieu fait homme » – pour le dire grossièrement. C’est un objet de foi ferme que Jésus-Christ n’est qu’une manifestation charnelle de Dieu, et qu’il a existé de toute éternité (surtout év. selon Jean, 1:1-3).

En effet, il est considéré comme la Parole (ou Verbe, ou encore Logos) de Dieu faite chair, rapproché selon l’exégèse protestante et évangélique de la Sagesse de Dieu décrite surtout par le roi Salomon dans l’Ancien Testament (notamment et surtout livre des Proverbes 9:1) et les écrits deutérocanoniques en tant qu’émanation ou rayonnement de la Sagesse de Dieu (bien que considérés comme apocryphes par les protestants, ceux-ci utilisent ces écrits pour appuyer le fait que l’hypostase de Jésus en tant que quasi-personnification d’un attribut de Dieu était présente dans la pensée juive et les Écrits canoniques ou non). (Holding, J. P., Jesus: God's Wisdom)

L’existence éternelle de Jésus est également supportée dans la Bible, aux dires des évangéliques, par les christophanies (manifestations du Messie en forme humaine avant la naissance de Jésus – voir surtout le grand prêtre Melchisédech dans la Genèse ; peut-être sous-entendu dans l’évangile selon Jean, chap. 1 v. 10), et les propos et faits de Jésus (entre autres nombreuses choses, le fait que Jésus se décrive de la même manière que le Dieu d’Israël, YHWH (Jéhovah) s’est révélé à Moïse – Jean 8:58 en parrallèle avec Exode 3:14).

Par-dessus tout, le fait que l’exégèse évangélique considère comme acquis le fait que Jésus ait été condamné pour une accusation de blasphème par les Juifs, parce qu’il avait prétendu être Dieu, constitue probablement l’un des premiers objets d’attestation de la divinité de Jésus.

Jésus-Christ est, tertio, considéré dans sa divinité, comme partie prenante au jugement des vivants et des morts qui aura lieu à la fin des temps. Ressucité, élevé au ciel (Ascencion), toujours vivant et "siégeant à la droite de Dieu" (Marc 16:19 et passages similaires ; Actes 2:33 et passages similaires), il est le seul digne intercesseur auprès de Dieu (inspiré de la théologie paulinienne) pour défendre la cause des croyants convertis"à Christ".

En tant que manifestation de Dieu, le christianisme évangélique insite énormément sur la personne de Jésus-Christ. À ses dires, en conséquence, la chrétienneté n'est pas une religion, mais une relation, mais consiste essentiellement en une relation d'engagement avec Jésus-Christ, considéré comme seul chemin vers Dieu. En ce, Jésus-Christ est le digne et le seul chef de l'Église (rupture classique du protestantisme vis-à-vis du catholicisme), Église qui est aussi appellée corps du Christ (imagerie paulienienne).

- L’Esprit Saint (ou Saint(-)Esprit, ou encore « Esprit »),

qui est l’Esprit de Dieu ou Dieu en tant qu’Esprit, est considéré comme étant pleinement Dieu, mais il s’agit de la manifestation éternelle de Dieu dans la dimension humaine. C’est la présence de l’Esprit que Jésus a promise dans l'Évangile à ceux qui se convertiraient, attestée par les premiers trémoins du Christ (surtout livre des Actes des Apôtres) Esprit que tous les courants évangéliques considèrent comme présent et œuvrant dans les histoires personnelles de chaque croyant, ainsi que dans le devenir de l’Église universelle (voir plus bas).

Partie prenante de la conversion de l’individu, il est aussi considéré comme à l’origine divers dons, qui varient beaucoup si l’on se base sur les écrits néotestamentaires, mais il est courant que les dénominations mettent l’accent sur tel ou tel don prodigués par l’Esprit. On peut citer : les dons créatifs (écriture et arts), les dons pastoraux (encadrement et guidance des communautés), les dons apostoliques (prédication, enseignement…), les dons prophétiques (prophétie dans ses diverses formes), les dons prodigieux (prodiges et miracles).

Le christianisme évangélique revient depuis grosso modo un siècle sur une emphase sur l’Esprit et son action dans les vies humaines et dans l’Église (comprenez la communauté des croyants). Ainsi, l'on considère que passée l'acceptation de Jésus dans sa vie (comprenez « la conversion »), le chrétien n'est plus censé vivre selon la chair mais selon l'Esprit (théologie paulinienne).

Résurrection

Il y a plusieurs façons de ressusciter (voir l’article Wikipédia concernant cet item). De celles-ci, le christianisme évangélique met sans doute plus l’emphase sur la re-naissance qui se déroule à la conversion du croyant, considérée comme véritable passage de la mort spirituelle à la vie spirituelle (basé sur Jean 3:3, Jean 10:10).

Cette emphase, souvent très forte dans certaines dénominations, a valu à plusieurs groupes de chrétiens évangéliques le quolibet de chrétiens nés de nouveau, plus fameux sous l’équivalent anglo-saxon de born-again Christians (voir 2Corinthiens 5:17 and Galates 6:15).

C’est pourtant, il faut le dire, l’une des manières les plus justes de désigner les chrétiens d’obédience évangélique sous l’angle de la conversion personnelle. La croyance en une résurrection finale de tous les morts à la fin des temps fait également partie de la profession de foi des évangéliques.

Jugement dernier

C’est une croyance dans le christianisme en général et dans d’autres religions monothéistes qu’à la fin des temps les humains seront jugés par Dieu. Jésus-Christ, alors, à la suite des écrits bibliques (y compris l'Ancien Testament), reviendra personnellement, corporelllement et de manière visible.

Alors que ces autres religions et branches du christianisme conçoivent qu’ils seront jugés sur base de leurs actions (ou "œuvres"), un point important du protestantisme en général, et du christianisme évangélique en particulier, est de croire que les humains seront jugés sur leur foi, à savoir, sur leur acceptation ou non de Jésus-Christ en tant que Sauveur et Seigneur lorsqu’ils entendirent l’évangile chrétien au cours de leur vie. Voir aussi l’article sur l’eschatologie chrétienne.

UNE MOUVANCE CHRETIENNE PLURIELLE

Le christianisme évangélique (parfois, mais rarement appelé évangélicalisme) est une catégorie générale regroupant divers mouvements d’obédience protestante.
La diversité de ces mouvements est à attribuer à une caractéristique même d’un des piliers du protestantisme, la Sola scrïptura (« l’Écriture seule »), établissant la Bible comme l’autorité suprême en matière de foi (à l’exclusion de la Tradition, en rupture avec le catholicisme romain) et l’ultime fondement de celle-ci, associé à un choix délibéré pour le libre examen :
le croyant est appelé à lire la Bible pour lui-même et forger son avis sur base de sa propre critique et des éclairages des spécialistes.

C’est donc à partir d’interprétations divergentes de certains points particuliers des écrits bibliques (du canon protestant), ou alors d’emphase sur certains points non doctrinaux qui peuvent être ou ne pas être disputés, que des écoles différentes se sont constituées en Églises, appelées dénominations.

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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