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 Madame ROLAND (Elsa)

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MessageSujet: Madame ROLAND (Elsa)   Ven 16 Juin 2006, 9:51 am

Madame ROLAND



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_Roland

Citation :
Jeanne Marie ou Manon Philipon, devenue par mariage vicomtesse Roland de la Platière, mais communément appelée Madame Roland, née le 17 mars 1754 à Paris, morte le 8 novembre 1793 à Paris, fut une grande figure de la Révolution française.

Elle est la fille de Gratien Philipon (que l'on peut aussi écrire Philippon), un graveur parisien.

Dès son plus jeune âge, elle montre de grandes aptitudes pour les études et un esprit vif et enthousiaste.

Elle fut en grande partie autodidacte ; et son amour de la lecture lui fait connaître Plutarque – une passion pour cet auteur qui perdure tout au long de sa vie – puis avec Bossuet, Massillon, et des auteurs de la même veine, et finalement avec Montesquieu, Voltaire et Rousseau.

Avec la maturation de son esprit, elle abandonne l'idée d'entrer au couvent, et adhère à l'enthousiasme de la république qui l'a imprégné depuis le début de ses études.
Elle est inspirée par ses lectures avec cynisme et audace.

En 1780, elle épouse le vicomte Jean Marie Roland de la Platiere, de vingt ans son aîné, son égal tant au niveau intellectuel qu'à celui du caractére.

À travers lui et avec lui, elle a une influence étrangement puissante sur la destinée de la France depuis l'explosion de la Révolution française jusqu'à sa mort sur l'échafaud.

Dans les premiers temps de leur mariage, Madame Roland écrit des articles politiques pour le Courrier de Lyon.
Quand le couple gagne Paris, elle commence à prendre un role encore plus actif.

Son salon dans la rue Guénégaud à Paris devient le rendez-vous de Brissot, Pétion, Robespierre et d'autres élites du mouvement populaire, et spécialement Buzot, avec qui elle entretient un amour platonique.

Madame Roland est connue pour être une femme attirante sans être belle ; ses idées sont claires et recherchées, ses manières calmes, et ses observations sont particuliérement perspicaces. C'est presque inévitable qu'elle se trouve elle même au centre d'inspirations politiques et de présider un groupe des plus talentueux hommes de progrès.

La rupture entre le parti des Girondins et la section toujours plus extrême, celle des Montagnards, n'a pas encore eu lieu. Pour un temps, la gauche entière est unie pour pousser les ministres à la démission.

Cependant, les Roland s'étant élevés contre les pires excès de la Révolution, le couple devint très impopulaire.
Une fois, Madame Roland apparait personnellement à l'Assemblée pour repousser les faussetés d'une accusation, son aisance et sa dignité et contraint à l'acquittement.

Néammoins, les accusations continuent.
Au matin du 1er juin 1793, elle est arrêtée et incarcérée dans la prison de l'Abbaye.
Son mari s'échappe vers Rouen.
Relâché pendant une heure de l'Abbaye, elle est de nouveau arrêtée et placé à Sainte-Pélagie.

Finalement, elle est transférée à la Conciergerie. En prison, elle est respectée par les gardiens et certains privilèges lui sont accordés.
Ainsi, elle peut avoir du matériel pour écrire et peut recevoir des visites occasionnelles de ses amis dévoués.

Là-bas, elle écrit son Appel à l'impartiale postérité, ses mémoires oú elle montre une étrange alternance entre louanges personnelles et patriotisme, entre l'insignifiant et le sublime. Elle est accusée de sympathies royalistes.
En fait, elle doit être effacée par la purge de Robespierre contre l'opposition girondine.

Elle est jugée le 8 novembre 1793.
Le procès se déroule entre 9 h et 14 h 30.
La sentence est mise à exécution le soir même, sur la place de la Révolution (rebaptisée depuis place de la Concorde).
Passant devant la statue de la Liberté (installée afin de commémorer les journées du 10 août 1792), elle se serait exclamée, peu avant que le couperet de la guillotine ne retombe :

« Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »

Informé de la mort tragique de sa femme, Jean Marie Roland se suicida le 10 novembre 1793.

_________________
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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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