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 Catherine II impératrice de Russie (Elsa)

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MessageSujet: Catherine II impératrice de Russie (Elsa)   Ven 16 Juin 2006, 4:24 pm

La grande Catherine II impératrice de Russie, la Sémiramis du nord..



Impératrice de Russie.
née en Allemagne à Stettin (aujourd'hui Szczecin) en 1729
décédée à Starskoïe Selo (aujourd(hui Pouchkine) en 1796.

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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MessageSujet: Re: Catherine II impératrice de Russie (Elsa)   Ven 16 Juin 2006, 4:25 pm

La Grande Catherine

Citation :
Sophie d'Anhalt-Zerbst, princesse allemande, fille du comte d'Anhalt-Zerbst, convertie à l'orthodoxie, épouse Pierre III (1745), qu'elle détrône (1762) avec la complicité d'officiers de la garde.

Elle se fait alors acclamer par la garde et par le peuple, et elle est sacrée impératrice à Notre-Dame de Kazan. Presque aussitôt, Pierre III meurt, probablement assassiné sur l'ordre de sa femme. Pour détourner les soupçons, elle rend public un texte dans lequel elle évoque la maladie de l'ex-tsar, et les soins qu'elle lui a fait prodiguer, en vain, dans sa retraite (une prison). Elle régna seule et illégalement sous le nom de Catherine II, à partir de 1762.

Celle qui fut appelée l'«Étoile» ou la «Sémiramis du Nord», mais aussi «la grosse et vieille Cateau», et à qui on connut vingt et un favoris, dont Potemkine et Platon Zoubov, était une femme intelligente et cultivée, qui lisait Tacite, Machiavel, Montesquieu, et entretenait des relations avec Voltaire, Diderot – qu'elle accueillit en 1773 et auquel elle acheta sa bibliothèque en lui en laissant la jouissance –, Grimm, d'Alembert, Helvétius.

Elle-même écrivit une réfutation du Voyage en Sibérie de l'abbé Chappe (Antidote, 1769-1771) et laissa des Mémoires (parus en 1859). Mais sa sympathie pour les philosophes disparaît avec la Révolution de 1789 et elle ne voit plus dans la France qu'un «repaire de brigands».


Les réformes

Catherine II procède à des réformes: création de ministères, d'un conseil d'Empire de 9 membres (1768), colonisation par les Allemands d'espaces vides en Russie du Sud, sécularisation des biens du clergé, convocation d'une grande commission mixte consultative, formée de représentants élus. Si elle prend quelques mesures en faveur des serfs, elle se distingue surtout par une grande sévérité à l'égard de ceux-ci: interdiction de porter plainte contre leurs maîtres (1767), droit pour ces derniers de les déporter en Sibérie (1765), extension du servage à l'Ukraine (1765).

À partir de 1775, elle s'appuie ouvertement sur la noblesse. Elle divise la Russie en gouvernements (50, chacun ayant environ 400 000 habitants), eux-mêmes divisés en provinces, centres et districts, décentralise l'Administration en accroissant les pouvoirs des gouverneurs (1775), codifie les privilèges de la noblesse, crée une charte des villes, leur donnant une représentation municipale (1785), tente d'organiser l'enseignement primaire.

Elle protège l'Académie des sciences et s'intéresse tout particulièrement au théâtre – elle composa elle-même une vingtaine de comédies qui font la satire des comportements de la vieille société, mais exige de le contrôler. Elle réprime atrocement le soulèvement de Pougatchev (1773-1774): ce Cosaque du Don prétend être le tsar Pierre III et son armée de 26 000 hommes (paysans, ouvriers, cosaques) dévaste la Petite-Russie, tenant en échec ses généraux. Livré par ses compagnons à Souvorov, il est exécuté à la hache à Moscou en 1775.


Une politique étrangère expansionniste

En politique extérieure, Catherine fera la guerre à la Suède, à la Pologne, à la Turquie. Sa première intervention en Pologne (pour faire régner Poniatowski), en 1768, suscite une alliance polono-turque et la première guerre contre la Turquie. Le premier partage de la Pologne (1772) lui donne une grande partie de la Livonie polonaise et la Biélorussie; le traité de Kutchuk-Kaïnardji (1774) lui accorde la vassalité de la Crimée, la libre navigation sur la mer Noire, le libre passage dans les Dardanelles et le Bosphore, la protection des chrétiens des Balkans.

En janvier 1787, la Grande Catherine quitte en grande pompe Saint-Pétersbourg pour s'embarquer sur le Dniepr et descend triomphalement le fleuve en compagnie du roi de Pologne Poniatowski, son favori, et de nombreux invités de marque. Potemkine a tout préparé: des villages sont sortis de terre, d'immenses troupeaux pâturent le long du fleuve, des villes ont été construites.

La réalité est moins brillante: cette démonstration d'opulence a ruiné plusieurs provinces, et les populations entières qui ont été déplacées devront ensuite quitter leurs résidences factices et regagner leurs taudis misérables.

La seconde guerre turque, qui devait rétablir l'Empire grec pour son petit-fils, apporte à Catherine II, avec l'aide de l'Autriche, par le traité de Jassy, la Crimée et le pays situé entre le Boug et le Dniestr, et confirme le traité de Kaïnardji; Gustave III avait essayé en vain de lui reprendre la Finlande, mais la paix avait été conclue à Verela en 1790. Catherine trouvant maigres les gains obtenus par le traité de Jassy, et poussée par la Prusse, obtient d'autres territoires polonais: Vilnius, Kiev, Minsk, la Volhynie, la Podolie. Elle profite ensuite de la révolte de Ko6ciuszko et des patriotes polonais (1794) pour s'emparer de la Lituanie et de la Courlande.

En 1796, elle laisse Zoubov entreprendre une expédition malheureuse contre la Perse.
Elle meurt d'apoplexie le 17 novembre de la même année.

Sous son règne, la Russie était devenue le premier producteur mondial de fer, de fonte et de cuivre. Elle comptait plus de 200 usines, ateliers, manufactures. La production industrielle avait doublé; la valeur du commerce intérieur et extérieur, triplé. Les États occidentaux étaient désormais contraints à accueillir la Russie dans le «concert européen».

Données encyclopédiques, copyright © 2001 Hachette Multimédia / Hachette Livre, Copyright © 2001 Yahoo! France.

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MessageSujet: Re: Catherine II impératrice de Russie (Elsa)   Ven 16 Juin 2006, 4:26 pm

Citation :
AUTRE BIOGRAPHIE


Catherine II la Grande, impératrice de Russie.
Elle épouse Charles-Frédéric, duc de Holstein-Gottorp, désigné comme successeur par l'impératrice Elisabeth de Russie.
Lorsque son époux monte sur le trône en 1762 sous le nom de Pierre III, Catherine participe à une conjuration qui le renverse.

Il est étranglé en prison et l'empire échoit à Catherine. En montrant une grande dévotion et en usant de largesses envers les troupes, elle accroît sa popularité et parvient à faire oublier comment elle est arrivée au pouvoir (d'ailleurs, l'usurpation violente et l'assassinat n'étaient pas une nouveauté dans l'histoire de la succession à l'empire en Russie).

Catherine se fait sacrer à Moscou en 1762 avec la plus grande solennité. Princesse allemande devenue russe (et l'on a pu dire que jamais la Russie n'a possédé un souverain aussi complètement russe que cette allemande), elle poursuivra la politique traditionnelle des tsars : l'expansion vers la mer Noire, la Baltique et l'Europe centrale, au détriment de la Pologne et de l'empire ottoman.

En 1773, par un premier partage de la Pologne avec l'Autriche et la Prusse, Catherine acquiert deux millions de sujets. Inquiète des menaces russes vers la mer Noire, la Porte déclare la guerre à la Russie en 1769, mais ses troupes, malgré leur nombre, ne font pas le poids face aux armées russes.

Après une suite de revers, la Porte se voit forcée de demander la paix. Par le traité de ___ 1774, Catherine obtient les places d'Azow et de Tangarok, la libre navigation de la mer Noire, et l'indépendance de la Crimée.
L'impératrice surveille de près la gestion de son vaste empire, et ne laisse à ses ministres que le soin des détails.

Afin de peupler son Empire, elle y attire grand nombre d'étrangers, essentiellement des Allemands et des Moraves. Elle s'occupe aussi de promulguer un code législatif qui faisait défaut ; elle envoie des expéditions scientifiques explorer les confins de son vaste empire, afin d'y étudier les productions et les ressources. Elle protège et encourage les arts, la littérature et le commerce.

Elle fait l'admiration des philosophes qu'elle accueille et protège ou avec qui elle correspond (Voltaire, Grimm, Diderot, d'Alembert), malgré sa conduite assez libre, voire scandaleuse : elle fait de ses amants (qui sont difficiles à dénombrer) des ministres, des généraux, des ambassadeurs et des princes.

Poursuivant son rêve de chasser les Turcs d'Europe, de reconquérir Constantinople et de s'y faire couronner impératrice d'Orient, Catherine s'accorde avec l'empereur Joseph II pour se partager les dépouilles de l'empire ottoman.

En 1783, elle s'empare de la Crimée. En 1787, la Porte déclare la guerre à la Russie. Le déclenchement de la Révolution française et la guerre européenne qui s'annonce mettent obstacle à l'achèvement des plans de la tsarine. Suite à l'intervention des autres puissances, la paix est signée à Jassy en 1792.

Dès la première heure, Catherine II se montre une ennemie acharnée de la Révolution française, et veut rétablir la monarchie absolue en France, sans oublier pour autant ses intérêts immédiats, puisqu'elle préside encore au dépècement de la Pologne. Ce dernier forfait accompli (1795), elle se décide à joindre ses forces à celles de la coalition contre la France mais, le 17 novembre 1796, elle succombe à une attaque d'apoplexie.

Son fils Paul Ier lui succède.

Représentant le type accompli du despote éclairé, elle a laissé la Russie transformée et agrandie.

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MessageSujet: Re: Catherine II impératrice de Russie (Elsa)   Ven 16 Juin 2006, 4:27 pm

Citation :
AVENEMENT DE CATHERINE II

Le 9 juillet 1762, trois régiments de la garde du tsar Pierre III se détournent de leur maître et prêtent serment de fidélité à son épouse, Catherine, «pour la défense de la foi orthodoxe et pour la gloire de la Russie».

Leur révolte est animée par le propre amant de la reine, Grégoire Orlov.

Le tsar, honni de la noblesse pour ses sentiments germanophiles, abdique dès le lendemain. Il meurt une semaine plus tard dans sa retraite, sans doute assassiné par l'un des frères Orlov.

Ainsi débute le règne immense de Catherine II la Grande.


Un grand «homme d'État»

La nouvelle impératrice est née à Stettin, en Prusse, le 2 mai 1729, sous le nom de Sophie Augusta d'Anhalt-Zerbst. Princesse allemande d'extraction modeste, elle s'est vue fiancée au grand-duc Pierre de Holstein-Gottorp, neveu de la tsarine Élisabeth et petit-fils de Pierre le Grand.

Elle acquiert une culture d'autodidacte très étendue et se révélera plus tard étonnamment préparée à ses responsabilités. Elle lit Tacite, Machiavel, Montesquieu dans le texte et n'hésitera pas à racheter en viager la bibliothèque de Diderot.

Bien que de culture allemande, Catherine s'assimile remarquablement à sa nouvelle patrie.

Convertie à la religion orthodoxe, elle prend le nom de Catherine et se fait apprécier des Russes, au contraire de son mari, inculte et admirateur éperdu du roi de Prusse Frédéric II.

Pierre monte sur le trône à la mort de la tsarine Élisabeth, le 5 janvier 1762, et prend le nom de Pierre III.

Il n'a rien de plus pressé que de se retirer de l'alliance avec la France et l'Autriche contre la Prusse, sauvant son héros, Frédéric II, d'une situation désespérée. Il restitue à la Prusse la Poméranie et la Prusse-orientale. Le bruit court enfin que le nouveau tsar se prépare à abolir le servage.

C'est à ce moment-là que Catherine, profitant du mécontentement nobiliaire, s'empare du pouvoir.

Cette prise de pouvoir suscite des mécontentements. Un Cosaque du Don du nom de Pougatchev prétend être le tsar Pierre III. Avec une armée de 26.000 hommes composée de paysans, ouvriers et de Cosaques, il dévaste la Petite-Russie, tenant en échec le nouveau pouvoir. Livré par ses compagnons au général Souvorov, Pougatchev est décapité à Moscou en 1775.

Quelques mois après sa prise de pouvoir, l'impératrice intervient en Pologne où elle fait élire comme roi son favori, Stanislas Poniatowski !

Pour le soutenir contre ses ennemis, regroupés dans la confédération de Bar, elle envahit le pays en 1770. Et le 25 juillet 1772, par le traité de Saint-Pétersbourg, elle s'entend avec le roi de Prusse Frédéric II et l'archiduchesse d'Autriche Marie-Thérèse pour enlever à la Pologne tiers de son territoire.


Les guerres de conquête

Les trois larrons - Russie, Prusse, Autriche - s'allient non seulement contre la Pologne mais aussi contre la Turquie. C'est ainsi qu'en 1774, le nouveau favori de la tsarine, Grégoire (Grigori) Potemkine (35 ans) conquiert d'immenses territoires au dépens du sultan.

Par le traité de Kütçük-Kaynarca, le sultan garantit aux navires russes la liberté de navigation dans la Mer Noire et le libre passage vers la Méditerranée à travers les détroits du Bosphore et des Dardanelles. Il confère à la tsarine un droit de regard sur le sort des chrétiens orthodoxes des possessions ottomanes des Balkans.

Il cède surtout à la Russie les territoires qui s'étendent de la mer Noire à l'Ukraine et dont Potemkine devient le gouverneur général en remerciement des services rendus. Le favori développe activement ces territoires, les repeuplant avec des immigrants de toute la Russie et même d'Allemagne. Il annexe au passage le khanât de Crimée et fonde sur la péninsule le port de guerre de Sébastopol.

En janvier 1787, Potemkine, devenu ministre de la Guerre, invite la tsarine à visiter les nouvelles provinces. Catherine II quitte en grande pompe Saint-Pétersbourg pour s'embarquer sur le Dniepr. Elle descend triomphalement le fleuve en compagnie du roi de Pologne Stanislas II, de l'empereur d'Allemagne Joseph II, du prince de Ligne et de l'ambassadeur de France, le comte de Ségur.


«Villages Potemkine»

Adolf Helbig, biographe de Potemkine, a lancé la légende selon laquelle le ministre aurait implanté des villages factices en carton-pâte tout le long du parcours de la tsarine dans ses nouvelles provinces. Il aurait ainsi voulu la flatter et la rassurer sur l'état de sa paysannerie !

Depuis lors, l'expression «village Potemkine» désigne - à tort - des opérations de propagande visant à tromper les dirigeants d'un pays et son opinion publique.

En 1792, la Crimée et d'immenses étendues d'Asie centrale sont définitivement annexées par le traité de Jassy. Quelques possessions suédoises en Finlande sont acquises en 1790 par le traité de Verela. Deux partages ultérieurs de la Pologne, en 1792 et 1795, ne laissent enfin plus rien d'un pays vieux de huit siècles. Une tentative d'expédition contre la Perse n'a pas de suite.


Les affaires intérieures

Catherine poursuit l'aménagement de Saint-Pétersbourg, la capitale baroque inaugurée par Pierre 1er le Grand à l'embouchure de la Néva, sur la mer Baltique.

Elle y attire des architectes et des artistes occidentaux. C'est ainsi que le sculpteur Falconet érige la statue de Pierre le Grand sur la place du Sénat en 1782.

Les idées sociales de Catherine ne sont pas précisément celles des philosophes des Lumières. Mais par opportunisme politique, elle vénère ces hommes influents dans ses salons et sur son écritoire.

Elle correspond avec d'Alembert, Diderot, Voltaire, Grimm, Helvétius et Kant qui la tiennent pour un «despote éclairé», à l'égal de ses contemporains Frédéric II, roi de Prusse, et Joseph II, archiduc d'Autriche... Despote, elle l'est sans aucun doute, éclairé, cela se discute !

Voltaire, flatteur, l'appelle la «Sémiramis du Nord» (Sémiramis est une reine légendaire de Babylone).

Les terres d'église sont nationalisées en 1764, ce qui donne à l'impératrice l'occasion de généreuses distributions de terres à ses protégés, y compris aux paysans qui n'en conservent pas moins leur condition servile. Sous l'impulsion de Potemkine, des villes nouvelles voient le jour dans les marches d'Ukraine (Odessa, Kherson, Nikolaïev, Taganrog, Mariupol - aujourd'hui Pavlovsk).

Pour encourager la noblesse à s'intéresser à ses propriétés souvent négligées, la tsarine ne craint pas de limiter les quelques droits qu'ont encore les serfs en édictant la Charte de la noblesse de 1785.

La souveraine souhaite s'appuyer sur une aristocratie éclairée et une bureaucratie décentralisée sur le modèle de l'Occident. Elle délègue de larges pouvoirs aux gouverneurs de province et offre aux pionniers allemands des terres sur la Volga (persécutés et déportés à l'époque de Staline, ces colons reflueront en masse en Allemagne à la fin du XXe siècle).


Un bilan imposant

Sous le règne de Catherine II, la surface de la Russie s'agrandit d'un tiers et le pays, jusque-là très marqué par son caractère slave et orthodoxe, absorbe des populations très diverses, y compris des musulmans qui parlent turc ou mongol.

La tsarine meurt après 34 ans de pouvoir absolu, en 1796, non sans s'inquiéter de la Révolution française où elle voit «un repaire de brigands».

Son fils Paul Ier lui succède. Le jeune homme a une personnalité fantasque et sa mère a tenté plus d'une fois de le priver du trône. Il se révèle impétueux et se fait rapidement beaucoup d'ennemis. Alors qu'il vient de fonder la Ligue des Neutres avec les Scandinaves pour contrer l'influence maritime britannique, il est opportunément étranglé !


par Gabriel Vital-Durand

LA RUSSIE DE CATHERINE II

http://perso.wanadoo.fr/j-b-histoire/histoire-moderne/russiecii.html

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MessageSujet: Re: Catherine II impératrice de Russie (Elsa)   Ven 16 Juin 2006, 4:30 pm


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