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 Marie STUART (Elsa)

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MessageSujet: Marie STUART (Elsa)   Lun 19 Juin 2006, 11:58 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Stuart



Marie Ière d'Écosse (Marie Stuart) (8 décembre 1542 - 8 février 1587), aussi connue comme Marie, reine des Écossais, fut reine d'Écosse du 14 décembre 1542 au 24 juillet 1567. Elle est probablement la mieux connue des souverains écossais, en partie à cause de la tragédie de sa vie. Elle est quelquefois confondue avec sa cousine Marie Ière d'Angleterre qui vécu approximativement à la même période.


Jeunesse

Elle est née au palais de Linlithgow, Lothian ouest, Écosse, du roi Jacques V d'Écosse et son épouse française Marie de Guise.
Son père mourut à l'âge de trente ans, probablement du choléra. Marie devint reine alors qu'elle avait six jours. James Hamilton, 2e comte d'Arran, le deuxième en ligne pour le trône agissant comme régent (jusqu'à 1554 quand il fut remplacé par la reine mère jusqu'à sa mort en 1560).

Six mois après sa naissance, en juillet 1543, les traités de Greenwich promirent Marie comme épouse au fils d'Henri VIII d'Angleterre, Édouard, et à leurs héritiers les royaumes d'Angleterre et d'Écosse. Deux mois plus tard, Marie et sa mère, qui s'opposait fortement à cette proposition de mariage, se cachèrent au château Stirling où elle eut un petit sacre le 9 septembre 1543.

Cependant les fiançailles ne convenaient pas aux Écossais non plus, en particulier depuis qu'Henri avec méfiance essaya de changer leur accord pour posséder Marie des années avant le mariage. Il voulait aussi qu'ils cassent leur alliance traditionelle avec la France. Redoutant une émeute parmi le peuple, le parlement écossais cassa le traité à la fin de l'année.

Cela ne convenait pas à Henri VIII cependant, et il commença sa cour brutale destinée à imposer le mariage de son fils à Marie. Cela consista en une série de raids en territoire écossais et d'autres actions du même genre jusqu'en juin 1551, coutant plus d'un demi million de livres et de nombreuses vies.

En mai de 1544 le comte anglais d'Hertford arriva au Firth de Forth espérant capturer Édimbourg et prendre la reine enfant, mais sa mère la cacha dans les chambres secrètes du château Stirling.
Les Français, respectant leur alliance, vinrent à l'aide des Écossais.

La bataille de Pinkie (ou le samedi noir) convainquit les Écossais d'envoyer Marie en France où le roi Henri II avait offert de la protéger et de l'éduquer. Cependant lui aussi avait un projet de mariage avec l'un de ses fils. Suivant un accord formel en 1548 prometant Marie en mariage avec le dauphin français, une flotte fit une opération de sauvetage de Marie alors âgée de cinq ans à Dumbarton, l'emmenant en France.

Vie en France

Vive, jolie (suivant l’avis des contemporains) et intelligente Marie était une enfant prometteuse. Elle était accompagnée par deux seigneurs, deux demi-frères et les quatre Marie; quatre petites filles de son âge des plus nobles familles d’Écosse: Beaton, Seaton, Fleming, et Livingston.)

À la cour de France elle était populaire. Elle reçut la meilleure éducation possible et à la fin elle maitrisait quatre langues, deux instruments de musique, la prose, la promenade à cheval, la chasse au faucon et les travaux d’aiguille.

Le 24 avril 1558, elle épousa le dauphin François et, à la mort d'Henri II le 10 juillet 1559, elle devint reine « consort » ; son mari devint François II. Selon les règles ordinaires de succession, Marie était aussi la suivante en ligne pour le trône d'Angleterre après sa cousine Élisabeth, qui n'avait pas d'enfant.

Cependant suivant la religion catholique Élisabeth était illégitime, faisant de Marie la véritable reine. Bien que l'accord anti-catholique de compromis n'allait advenir qu'en 1701, la volonté d’Henri VIII exclut les Stuarts de la succession au trône anglais.

Les troubles de Marie augmentaient avec le soulèvement huguenot en France appelé le tumulte d'Amboise (6-17 mars 1560) rendant impossible pour les Français de secourir les partisans de Marie en Écosse. La question de la succession se posait donc.

François II mourut le 5 décembre 1560 et la belle-mère de Marie, Catherine de Médicis, devint régente pour son frère Charles IX. Selon les termes du traité d'Édimbourg signé par les représentants de Marie le 6 juillet 1560, suivant la mort de Marie de Guise, la France décida de retirer ses troupes d'Écosse et de reconnaître les droits d'Élisabeth sur l'Angleterre. Marie avait dix-huit ans, résidait en France, et refusa de ratifier ce traité.


Retour en Écosse

La jeune veuve retourna en Écosse l'année suivante.
Malgré son éducation elle n'était pas préparée aux intrigues de la cour d'Écosse de cette époque. La religion divisait le peuple et le frère illégitime de Marie, Jacques Steward, comte de Moray était le meneur de la faction protestante. Marie, en catholique fervente, était vue avec soupçon par une grande partie de ses sujets.
Son goût pour la danse et les robes sophistiquées était dénoncé par des réformateurs protestants comme John Knox.

Au désapointement du parti catholique Marie ne se fit pas leur champion. Elle tolérait les protestants et gardait Jacques Stewart, son demi-frère protestant comme son conseiller le plus proche.
En cela elle pouvait avoir reconnu son manque de pouvoir militaire face aux seigneurs protestants. Cependant elle réduisit ses options en se joignant à Jacques dans la destruction du magnat catholique le seigneur Huntly en 1562.

En 1561 Marie avait de nouvelles idées à propos de sa relation avec Élisabeth et essaya de s’en rapprocher en l'invitant en Écosse. Élisabeth refusa et le désaccord entre elles continua.
Parlement - mariage avec Robert Dudley

Le 29 juillet 1565 Marie épousa sans préavis Henri Stuart, seigneur Darnley, un descendant du roi Henri VII d'Angleterre et son premier cousin. Ce mariage avec un meneur catholique précipita son demi-frère Jacques dans le parti protestant en rebellion. Ils furent mis en déroute dans ce qui est connu comme le raid Chaseabout.

Avant longtemps Marie tomba enceinte mais Darnley devint aussi arrogant insistant que son titre de roi lui donnait du pouvoir. Il était jaloux de l'amitié de Marie avec son secrétaire privé David Rizzio et en mars 1566 Darnley entra dans une conspiration secrète avec les nobles qui s'étaient rebellés précedemment.

Le 9 mars, un groupe de seigneurs accompagné par Darnley assassina Rizzio pendant qu'il était en conférence avec la reine dans le palais de f Holyroodhouse. Cette action fut le catalyseur pour la cassure de leur mariage. Darnley bientôt changea de camp et trahit les seigneurs. Mais dans une autre occasion il attaqua Marie et sans succès essaya de la faire avorter.

En juin 1566 Marie commença une liaison avec Jacques Hepburn, 4e comte de Bothwell, un aventurier qui devint son troisième époux. Un complot fut mis en place pour élimer Darnley qui était déjà malade (peut-être de la syphilis).

Il récupérait dans une maison à Edimbourg où Marie lui rendait régulièrement visite, ce qui pouvait laisser à penser qu’une réconciliation était possible. En février 1567, une explosion intervint dans la maison et Darnley fut retrouvé mort dans le jardin, apparement étranglé.

Cet événement qui aurait du sauver Marie ne fit qu'abimer sa réputation. Bothwell était généralement considérer comme coupable mais un tribunal de complaisance l'acquitta. Peu après il abusa de Marie ; la nouvelle qu’elle l'avait épousé scella son destin.

Arrêtée par une confédération de nobles écossais, Marie fut emprisonnée au château Loch Leven en juin 1567. Le château est sur une île au milieu du Loch Leven. Entre les 18 et 24 juillet 1567 Marie avorta de jumeaux. Le 24 juillet elle dut aussi abdiquer le trône d’Écosse en faveur de son fils Jacques, âgé d'un an.


Evasion en Angleterre

Le 2 mai 1568 elle s'évada et à nouveau leva une petite armée. Après sa défaite à la bataille de Langside le 13 mai, elle s'enfuit en Angleterre trois jours plus tard où elle fut emprisonnée par les officiers d'Élisabeth à Carlisle le 19 mai. Elle dit cette phrase célèbre « En ma Fin gît mon Commencement » et la broda sur sa robe.

Après quelques hésitations sur l'accusation à propos du meurtre de Darnley, Élisabeth ordonna une enquête plutôt qu'un procès. Marie fut détenue d'octobre 1568 à janvier 1569 à York. L'enquête était sous influence politique - Élisabeth ne souhaitait pas la condamner pour meurtre et Marie refusait de reconnaître l'autorité de quelque cour que ce soit.
Il suffisait de la garder hors d'Écosse et ses partisans sous contrôle.

Le cas tenait dans les huit lettres du coffret qui auraient été écrites par Marie à Bothwell découverte par le comte de Morton. Marie ne fut pas autorisée à les voir ni à parler pour sa défense.
Elle refusa d'offrir une défense écrite à moins qu'un verdict de non culpabilité lui soit assuré, ce que refusa Élisabeth.

Bien qu'une analyse graphologique attribuât ces lettres à Marie le tribunal ne put conclure à la culpabilité. Ces lettres furent perdues en 1584 et les copies ne forment pas une totalité.

Comme Élisabeth considérait les demandes de Marie au trône comme un complot, elle l'assigna à résidence pendant dix-huit ans sous la garde de Georges Talbot, 6e comte de Shrewsbury et sa redoutable épouse Bess de Hardwick, dont la fille épousa le frère du deuxième époux de Marie et eut un enfant, Arabella Stuart. Bothwell fut emprisonné au Danemark, devint fou et mourut en 1578 encore en prison.


Exécution

Marie éventuellement devint une charge qu'Élisabeth ne pouvait plus tolérer à cause de nombreux rapports de complots (desquels certains historiens suspectent qu'ils étaient fabriqués par les ennemis de Marie) de tuer Élisabeth. Marie Stuart fut exécutée au château Fotheringhay le 8 février 1587 comme suspecte dans la participation du complot Babington.

Elle choisit de porter une robe rouge se déclarant elle-même une martyre catholique. Le bourreau était saoul et eut besoin de trois coups de hache. Après le premier Marie dut l'encourager pour achever la besogne. Il y aussi des histoires étranges comme celles où Marie avait un petit chien caché qui s'enfuit en panique.

Marie fut enterrée d’abord à la cathédrale de Peterborough mais son corps fut exhumé en 1612 quand son fils alors roi ordonna qu'il soit placé à l'Abbaye de Westminster où il repose depuis à dix mètres de celui de sa cousine Élisabeth.

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MessageSujet: Re: Marie STUART (Elsa)   Lun 19 Juin 2006, 12:00 pm

EN SAVOIR PLUS

http://www.publius-historicus.com/marie_st.htm

QUELQUES PORTRAITS

http://images.google.fr/images?q=marie%20stuart&hl=fr&lr=&sa=N&tab=wi

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