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 L'affaire du collier de la Reine Marie-Antoinette (Elsa)

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MessageSujet: L'affaire du collier de la Reine Marie-Antoinette (Elsa)   Lun 19 Juin 2006, 1:56 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_collier_de_la_reine

Citation :


L’affaire du collier de la reine est une escroquerie qui eut pour victime, en 1785, le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, et qui éclaboussa la reine Marie-Antoinette.

L’instigatrice en est Jeanne de Valois, prétendue comtesse de la Motte, intrigante de la suite de Cagliostro et de la marquise de Boulainvilliers. Lors de la visite du tsarévitch Paul, en 1782, elle avait déjà convaincu le cardinal à lui donner de l’argent.

Profitant de ce que Versailles est largement accessible au public, elle tente de se mêler à la cour. Elle parvient à convaincre le cardinal qu’elle a rencontré la reine, Marie-Antoinette et en est devenue une amie intime. Un complice, Marc Rétaux de la Villette, lui a réalisé de fausse lettres signées Marie-Antoinette de France alors qu’elle ne signait que Marie-Antoinette.

Comme la reine était en froid envers le cardinal, la comtesse de La Motte fait espérer au cardinal un retour en grâce auprès de la souveraine. Dans un premier temps elle lui soutire 60 000 livres.
Les fausses lettres font soupçonner un début de sentiment tout en repoussant infiniment les rendez-vous successifs.
Or à cette époque les rendez-vous galants, sous le couvert de voilettes et de capes, dans les bosquets de Versailles, font fureur.

Le comte de la Motte a découvert une prostituée, Nicole Leguay, du Palais Royal, ressemblant à la reine. L’intrigante contacte cette dernière et la convainc qu’elle représente la reine voulant jouer un tour à un ami. Le 11 août 1785, le cardinal se voit enfin confirmer un rendez-vous au bosquet de Vénus. Là, Nicole Leguay l’accueille avec une rose et un « Vous savez ce que cela signifie ».

Immédiatement Mme de La Motte apparaît, signalant un danger imaginaire et s’enfuit avec sa complice. Le lendemain le cardinal reçoit une lettre de la « reine » regrettant la brièveté de la rencontre. Jouant sur la passion de la reine pour les bijoux, la Valois va réussir à escroquer le cardinal de la somme fabuleuse de 1,6 million de livres.

Le joaillier Charles Boehmer a en effet conçu une extraordinaire parure de 540 diamants, destinée à l’origine à la comtesse Du Barry. La mort de Louis XV a contrarié le projet, et aucune cour européenne ne veut d’un bijou si coûteux, déjà présenté à Marie-Antoinette en 1782, mais Louis XVI ayant refusé de l’acquérir.

Le bijoutier, ne trouvant aucune autre clientèle pour cette pièce, risque d’être ruiné. Le 28 décembre 1784, Mme de La Motte a contacté ce dernier au sujet du collier. La « reine » contacte le cardinal pour une prétendue négociation secrète.

Prétendant ne pas pouvoir se permettre d’acquérir ouvertement le bijou, elle fait demander au cardinal par Mme de la Motte de lui servir d’entremetteur, s’engageant à le rembourser en versements étalés dans le temps – quatre versements de 400 000 livres – et lui remettant une lettre lui octroyant pleins pouvoirs dans cette affaire.

Avec la complicité opportune de Joseph Balsamo, dit Cagliostro, la prétendue comtesse parvient à convaincre le prélat d’un oracle confirmant l’affaire. Le 1er février 1785, le cardinal achète le bijou et va le livrer à la Mme de La Motte qui le transmet à un prétendu valet de pied de la reine – son complice le faussaire. Pour avoir favorisé cette négociation, l’intrigante bénéficiera même de cadeaux du joaillier.

Pendant que le cardinal attend d’être remboursé, les escrocs ont démonté la pièce et commencé à revendre les pierres. Cependant leur qualité est telle que La Villette est dénoncé par des diamantaires juifs et incarcéré. Mais aucun vol de bijou de cette valeur n’étant connu, il est libéré. Les dernières pierres seront échangées à Londres.

Mme de La Motte convainc le prélat et le bijoutier inquiets que si la reine ne porte pas la parure, c’est qu’elle a dû la vendre à la favorite du sultan.

Cependant la prétendue comtesse demande au cardinal de trouver des prêteurs pour aider la reine à le rembourser. L’un d’entre eux, banquier, découvre les dessous de l’affaire en demandant des garanties. En effet il fait contacter la reine qui découvre, surprise, cette dette. L’affaire est transmise au secrétaire de la Maison du roi, le baron de Breteuil, un adversaire personnel du cardinal.
Celui-ci monte ainsi un dossier brûlant sur un ancien concurrent.

La prétendue comtesse, sentant les soupçons, s’arrange pour procurer au cardinal un premier versement de 30.000 livres.
Le roi est prévenu le 14. Le 15 août, alors que le cardinal – qui est également aumônier du roi – s'apprêtait à fêter en grande pompe l’Assomption, se voit sommer d’expliquer le dossier constitué contre lui.

Le cardinal est arrêté en public et emprisonné à la Bastille.
La prétendue comtesse est arrêtée, son mari, encore libre, s’enfuit à Londres avec les derniers diamants – la Villette étant déjà en Suisse. Les souverains laissent choisir le cardinal entre la justice du roi ou devant le parlement. Il choisit ce dernier.

Le 22 mai 1786, le procès s’ouvre devant le Parlement de Paris. Nicole Leguay, Cagliostro et le cardinal sont acquités, la Villette est banni, La Motte est condamnée aux galères à perpétuité par contumace et la prétendue comtesse, à la prison à perpétuité à la Salpêtrière.

Furieuse, Marie-Antoinette obtient du roi qu’il demande au cardinal de Rohan la démission de son office d’aumônier du roi, et l’exil à la Chaise-Dieu, l’une des abbayes en commende du cardinal.
Ce n’est qu’au bout de trois ans, le 17 mars 1788, que le roi l’autorisera à retrouver son diocèse.

Cette affaire inspira le roman L'Affaire du collier de la reine à Alexandre Dumas et donna lieu à un film

EN SAVOIR PLUS

http://www.herodote.net/histoire01252.htm

http://membres.multimania.fr/histoiredefrance/articles/evenementstextes/CollierReine.htm

http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/Victor%20Hugo/Notes/Collier.htm

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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