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 Les Samaritains

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MessageSujet: Les Samaritains   Les Samaritains EmptyJeu 22 Juin 2006, 9:23 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Samaritains

Citation :
Les Samaritains sont un petit peuple apparenté aux Juifs et vivant en Israël et en Palestine. On appelle parfois leur religion le samaritanisme.

Histoire

Les Israélites des environs de l'an 1000 avant l'ère commune vivaient semble-t-il sur les hautes terres de l'ouest du territoire de la Palestine mandataire (frontières définies en 1923), et un peu au-delà, sur le territoire de l'actuelle Jordanie. D'après la Bible (qu'on pense avoir été rédigée quelques siècles plus tard, et qui n'est peut-être pas historiquement très précise), ils auraient été divisés en 12 tribus plus ou moins rivales.

Toujours d'après la Bible, ils auraient été unifiés vers l'an 1000 avant Jésus-Christ par le roi Saül, puis par le roi David, auquel aurait succédé son fils Salomon. Après la mort de Salomon, vers 930 avant Jésus-Christ, les 10 tribus du nord auraient fait sécession, et formé le Royaume d'Israël, aussi appelé royaume de Samarie.

Pour certains historiens, le royaume unifié de Saül, David et Salomon n'est qu'un mythe. Il aurait toujours existé 2 royaumes, apparus vers le Xe siècle avant notre ère.

L'un dans le nord : le Royaume d'Israël (plus tard appelé royaume de Samarie du nom de sa capitale).
L'autre dans le sud : le royaume de Juda, autour de Jérusalem.
C'est en particulier la thèse de Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, dans leur livre "La Bible dévoilée, les nouvelles révélations de l'archéologie" Bayard, 2002. Cette thèse suscite toujours de vives controverses chez les spécialistes.

Mais l'existence d'un royaume de Samarie à partir du Xe siècle avant notre ère, affirmée par la Bible, est par contre acceptée par tous.

Les deux royaumes israélites

Le royaume de Samarie et le royaume de Juda se sont définis de façon ambigüe l'un par rapport à l'autre. Ils faisaient partie d'une même communauté religieuse israélite, mais ils étaient aussi en concurrence territoriale, politique et au final religieuse (centralité de leurs temples respectifs).

Dans un contexte où religion et politique ne sont pas séparées, le contrôle de la religion est un aspect important du contrôle du pouvoir.

À ce titre, tant le royaume de Samarie que le royaume de Juda ont mis en place un temple et une centralisation religieuse, l'un à Samarie, l'autre à Jérusalem.

La Bible (dont la forme aurait été finalisée dans le royaume de Juda, mais en intégrant certaines sources nordistes) accuse le temple de Samarie d'avoir été ouvert aux rites païens, et de n'être donc pas un vrai temple israélite. Il est impossible de savoir si cette accusation est fondée, mais elle montre une hostilité envers le centre religieux du royaume du nord avant même la destruction de celui-ci.

Dans les premiers siècles, cette dualité des temples n'a cependant pas semblé poser trop de problèmes, et n'a en tout cas pas entrainé de schisme officiel. Il faut rappeler que, jusqu'aux alentours de l'an mille avant Jésus-Christ, il n'y avait pas de lieux de culte permanents et fixes.

La dualité des temples n'a donc sans doute pas choqué au début : c'était la traduction d'une abscence de centralisation historique remontant à l'existence de tribus séparées.

Avec la structuration en royaumes, la concurrence a commencé à se faire sentir, et chaque lieu de culte a été progressivement mis en avant par le royaume qui le gérait.

Le royaume de Samarie a été envahi et détruit par l'Assyrie en 722 avant l'ère commune, qui en a fait une de ses provinces. Le royaume de Juda a par contre survécu, jusqu'à sa destruction par les Babyloniens et la déportation de sa population en 586-587 avant l'ère commune.

L'origine des Samaritains : la thèse juive orthodoxe

D'après la Bible (Deuxième livre des Rois), la population du royaume de Samarie aurait été déportée vers d'autres régions de l'empire assyrien. Elle aurait ensuite mystérieusement disparu. Ce seraient les "10 tribus perdues d'Israël".

La Bible affirme que des populations étrangères auraient été déplacées pour les remplacer sur leur territoire. Ces étrangers se seraient mélangés aux quelques Israélites restés sur place, et auraient créé une religion mélangeant influences israélite et païennes, donnant ainsi naissance à une population mélangée, tant d'un point de vue ethnique que religieux : les Samaritains.


L'origine des Samaritains : la thèse alternative

Les faits

Les archéologues ont exhumé une bonne partie des archives de l'empire assyrien, qui sont une mine d'informations. Les chroniques assyriennes de Sargon II, le roi qui a vaincu le royaume de Samarie, indiquent : "les habitants de Samarie, qui tombèrent d'accord et qui complotèrent avec un roi ennemi parce qu'ils ne voulaient plus supporter le joug de la servitude et verser le tribut à Assur et qui me livrèrent bataille, je les ai combattus avec le pouvoir des grands dieux, mes seigneurs. Comme butin, j'ai dénombré 27.280 personnes, ensemble avec leurs chars et leurs dieux, dans lesquels ils avaient placé leur confiance. Avec 200 de leurs chars, j'ai formé un bataillon pour mon armée royale. J'ai déporté les autres au milieu de l'Assyrie. J'ai repeuplé Samarie d'avantage qu'auparavant. J'y ai installé des populations de pays conquis par mes soins."

On note que le texte ne précise pas si Sargon II parle de la ville de Samarie ou du royaume de Samarie.

Il y a des points communs avec les Livres des Rois : la déportation des Israélites a bien eu lieu, ainsi que l'implantation de colons étrangers. Mais il y a aussi une différence importante : le nombre des déportés. Pour le Second Livre des Rois, c'est toute la population ou presque qui a été déportée. Pour Sargon II, c'est une minorité. Les archéologues estiment en effet la population du royaume de Samarie à 200.000 personnes, d'après les villes et villages retrouvés. Il y avait bien eu une première déportation 10 ans plus tôt, quand le roi assyrien Téglat-Phalassar III avait conquis la Galilée. Mais elle aussi a été chiffrée par les textes assyriens. Le total des deux déportations atteint environs 40.000 personnes, soit 20% seulement du total des habitants. Sans doute essentiellement l’élite.

On a retrouvé, à Guézér et dans les environs, des textes cunéiformes du VIIe siècle avant J.C. contenant des noms babyloniens. La déportation de populations allogènes en Samarie (au moins dans certaines zones), affirmée par Sargon II et le Livre des Rois, est donc bien confirmée.

L'archéologie indique par contre que ce repeuplement est loi d'être massif. Les poteries, inscriptions, villages, etc. montrent une grande continuité avec la période antérieure.

Le livre de Jérémie (Jr 41,5) rapporte que 150 ans après la chute du royaume du Nord, des Israélites du Nord (des villes de Sichem, Silo et Samarie) se sont présentés avec des offrandes pour le temple de Jérusalem.

Dernier fait en contradiction avec la Bible : la religion actuelle des Samaritains, strictement basée sur le Pentateuque, ne présente pas de trace de paganisme. Toutefois, il est admis que la religion samaritaine connut des schismes et des influences extérieures.

Il faut enfin rappeler que les "Livres des Rois" ont été finalisés dans l'ancien royaume de Juda entre 200 et 300 ans après la destruction du royaume de Samarie. Les faits rapportés sont donc anciens et peut-être mal connus à l'époque de leur rédaction.

L'interprétation des faits

La thèse dominante chez les historiens est donc plutôt que 80% des habitants de l'ancien royaume de Samarie sont restés sur place, et sont devenus les Samaritains (au sens religieux du terme) cités par le livre des rois.

Dans cette optique, les 10 tribus d'Israël mystérieusement disparues ne seraient qu'un mythe inventé pour justifier l'exclusion des Samaritains de la communauté israélite : on ne rompait pas avec d'autres Israélites, on constatait leur disparition mystérieuse et leur remplacement par des étrangers.

Les raisons de la rupture définitive, qui serait survenue au Ve siècle avant Jésus-Christ seraient surtout :

La question de la centralité du temple de Samarie ou de celui de Jérusalem dans le culte.
La place de la Torah orale (plus tard compilée dans la Mishna) chez les Judéens, et refusée par les Samaritains.

L'origine des Samaritains : la thèse des Samaritains
Les Samaritains se considèrent comme les descendants des 10 tribus vivant dans le royaume de Samarie avant sa destruction en -722. Cette vision est donc assez proche de celle de la majorité des historiens.

L'origine des Samaritains : conclusions

On ne sait pas exactement de quand date la divergence définitive entre Juifs et Samaritains. Au plus tôt elle se produit vers -536 ou -537, lors du retour en terre sainte de certains des exilés juifs à Babylone. Au plus tard, elle est attestée vers -330.

Quelles que soient les raisons de la rupture entre les communautés, et sa date exacte, les Samaritains et les Judéens (qui donneront les Juifs) ne se considèrent plus comme un seul peuple, alors même qu'ils se réclament tous deux de la descendance des Hébreux et qu'ils suivent le Pentateuque.

Après la séparation

Les Samaritains semblent être restés une population assez nombreuse (au moins quelques centaines de milliers de personnes) dans le nord de l'actuel territoire israélo-palestinien jusqu'à la fin de l'empire byzantin, au VIe siècle. Mais ils n'ont jamais plus été un peuple indépendant.

Comme les Juifs, ils sont passés sous le contrôle des empires qui ont succédé à l'empire assyrien, puis sous la souveraineté du royaume juif des hasmonéens, puis de l'empire romain, de l'empire byzantin et de l'empire arabe.

Relations avec les Juifs dans l'antiquité

Les relations avec les Juifs sont restées mauvaises pendant toute l'antiquité.

D'après le livre des Maccabées, des troupes samaritaines se seraient jointent en -166 à l'armée séleucide pour combattre Israël lors de la révolte des frères Maccabées : « Apollonius rassembla une troupe importante de Samarie pour faire la guerre à Israël. » (1 M 3,10).

Après le succès de la révolte juive, le nouveau royame juif des hasmonéens, alors dirigé par Jean Hyrcan Ier conquiert Sichem et détruit, vers -108 av. J.-C., le temple samaritain sur le Mont Garizim, puis la ville de Samarie.

Les Samaritains deviennent des sujets d'un État qui ne les considére pas comme juifs et semblent les avoir traités avec mépris. 150 ans après la conquête, l'Évangile selon saint Jean témoigne des mauvaises relations entre Samaritains et Juifs : le dialogue entre Jésus et la Samaritaine rappelle que les Juifs n'ont pas de relations avec les Samaritains (Jean 4,9). Des Juifs utilisent ausi l'accusation de "Samaritain" contre Jésus : « N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ? » (Jean 8,48).

Après la conquête par les Romains (protectorat dès -63 avant Jésus-Christ), les Samaritains ne sont plus soumis aux Juifs. La Samarie et les villes de la côte sont en effet rattachées à la province romaine de Syrie, et donc détachées de la Judée.

L'empire romain est tolérant avec les religions des peuples conquis, et la situation des Samaritains s'en est donc sans doute trouvé améliorée. Mais l'empire devient chrétien au IVe siècle, et cette tolérance prend fin.

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MessageSujet: Les Samaritains (suite)   Les Samaritains EmptyJeu 22 Juin 2006, 9:24 pm

Citation :
Les relations avec l'empire byzantin

L'empire romain se scinde définitivement en 395 de l'ère chrétienne. Il y a désormais un empire romain d'Occident, qui disparaît en 476, et un empire romain d'Orient, qu'on appelle aujourd'hui "empire byzantin" (du nom de sa capitale, Byzance, devenue par la suite Constantinople puis Istanbul).

L'empire byzantin a tenté de convertir de force les minorités (Chrétiens hétérodoxes ou non-Chrétiens) à sa version du christianisme.

Ainsi, l'empereur Zénon Ier (né en 427 - règne de 474 à sa mort en 491) s'en prend aux Juifs et aux Samaritains. Sous son règne, le temple samaritain est une nouvelle fois détruit.

Sous la conduite d'un leader charismatique et messianique, nommé Julianus ben Sabar (ou ben Sahir), les Samaritains se soulèvent en 529. Avec l'aide des Arabes Ghassanides (des Chrétiens), l'empereur Justinien écrase la révolte.

Des dizaines de milliers de Samaritains sont tués ou vendus comme esclaves. D'autres se convertissent, sans doute pour échapper à la répression.

D'une population d'au moins quelques centaines de milliers de personnes, on passe rapidement à une petite population résiduelle. L'empire byzantin est le principal responsable du passage des Samaritains du statut de population occupant un territoire qui lui est propre au statut de petite minorité sur sa propre terre d'origine.

L'intolérance byzantine, la christianisation puis l'islamisation des populations vivant en Palestine les ont touchés comme elles ont touché les Juifs. Mais, alors que les Juifs ont pu survivre en diaspora, les Samaritains, restés essentiellement sur le territoire de la Palestine historique, n'ont pu trouver de solutions alternatives.

Les relations avec les empires musulmans

L'arrivée des conquérants musulmans au VIIe siècle a sans doute été vécue comme une libération. Les communautés chrétiennes "hérétiques" (du point de vue byzantin) l'ont en tout cas souvent vécue ainsi : les conquérants étaient sensiblement plus tolérants pour ces groupes religieux, auxquels le statut de dhimmi donnait enfin un statut officiel.

Bonnes au départ, les relations entre les Samaritains et les pouvoirs en place n'ont cependant pas toujours été parfaites. Des sources parlent de destructions de lieux de culte juifs et samaritains au IXe siècle. Les Mamelouks auraient détruit des lieux de culte samaritains au XIVe siècle. Les relations avec les Ottomans auraient été assez mauvaises, du moins au début de leur règne.

En 1841, des oulémas musulmans de Naplouse lancent l'accusation selon laquelle les Samaritains sont païens. Du point de vue musulman, les païens peuvent être convertis de force. Le grand Rabbin de la Palestine de l'époque émet alors un document attestant qu'ils sont une branche des fils d'Israël, ce qui met fin à la crise.

Déjà très affaiblis par les Byzantins, les communautés samaritaines ont donc continué à décroître lentement, sans doute du fait d'un certain nombre de conversions au cours des siècles à la religion musulmane. Ce phénomène de conversion a touché l'ensemble des populations du moyen-orient et n'est donc pas spécifique aux Samaritains. On trouve d'ailleurs, à Naplouse mais aussi dans le reste de la Cisjordanie, des Musulmans dont les noms de familles sont manifestement d'origines samaritaines.

Les communautés samaritaines connues

Les Samaritains ont créé, peu après la conquête arabe, des communautés hors de Palestine, comme les Juifs, mais beaucoup moins importantes et aujourd'hui disparues.

Communautés samaritaines attestées à différentes époques :

Palestine : Naplouse, Gaza, Holon, Ashkelon, Jérusalem, Césarée, Tibériade, Bethléem
Égypte : Alexandrie, Le Caire, El Fayoum, Hermopolis, Éléphantine
Syrie : Damas, Alep
Liban : Beyrouth, Tyr, Tripoli, Sidon
Perse
Macédoine
Rome

L'époque moderne

Un groupe de Samaritains, vers 1900Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Samaritains ne sont plus qu'environ 120, puis 146 en 1917. Leur avenir semble menacé par la consanguinité (il y a un nombre anormalement élevé de handicaps héréditaires au sein de la communauté), la pauvreté et les conversions.

Après la fondation en 1920 du "foyer national juif" en Palestine, les relations avec les sionistes sont bonnes. Ces derniers, largements laïcs, ne s'intéressent pas aux disputes religieuses, et reconnaissent sans grande difficulté les Samaritains comme juifs.

Sous l'influence d'Itzhak Ben-Zvi (futur président d'Israël de 1952 à 1963), et grand ami des Samaritains, une école moderne financée par les Juifs est établie pour les Samaritains.

Ben-Zvi convainc aussi les Samaritains d'accepter de conclure certains mariages avec des juives (sous réserve de conversion).

Mais même aujourd'hui, ces mariages posent problème, tant du point de vue des Juifs (le rabbinat israélien a le monopole sur le mariage de tout Juif en Israël, et il s'oppose aux mariages avec les Samaritains) que du point de vue des Samaritains, qui craignent la dissolution dans un ensemble juif bien plus important. Ces mariages sont donc peu nombreux, mais sont une des solutions au problème de la consanguinité.

La religion des Samaritains

Il est à noter que, comme pour le judaïsme, les Samaritains ont eu des schismes et des disputes religieuses, mais qui sont mal connus. Il n'existe aujoud'hui plus qu'un seul courant religieux.

Relations avec le judaïsme

Les Samaritains n'acceptent que l'autorité du Pentateuque. Ils refusent les autres livres de la Bible juive et refusent la tradition orale (telle qu'exprimée dans la Mishna, puis la Gémara et le Talmud). Ils ont par contre leur propre corpus de traditions et de livres saints pour interpréter le Pentateuque.

Ils ne reconnaissent pas la centralité du temple de Jérusalem, et ont leur propre lieu saint, près de l'actuelle Naplouse, sur le mont Garizim.

Il y a aussi des divergences sur le calendrier religieux.

Ils ont leur propre version de l'hébreu (langue), qu'on appelle hébreu samaritain.

Contrairement aux Juifs qui l'ont abandonné, les Samaritains ont conservé le sacrifice de l'agneau pascal.

Les Samaritains ne sont pas reconnus comme juifs par les Juifs orthodoxes en général et par le rabbinat israélien en particulier.

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MessageSujet: Les Samaritains (suite)   Les Samaritains EmptyJeu 22 Juin 2006, 9:24 pm

Citation :
Relations avec le christianisme

L'influence religieuse du samaritanisme sur le christianisme ou l'inverse semble faible, voir nulle. On note cependant, dans le Nouveau Testament, l'histoire du bon Samaritain.

Relations avec l'islam

Les Samaritains sont reconnus comme gens du livre par l'islam, avec un statut (plus ou moins appliqué selon les époques) de dhimmi.

Les Samaritains aujourd'hui

En 2005, les Samaritains sont environ 700, vivant pour la moitié d'entre eux en Israël, et pour l'autre moitié dans les territoires palestiniens occupés, près de Naplouse.

D'un point de vue religieux, ils sont dirigés par un grand-prêtre résidant à Naplouse. Après la guerre de 1967, les deux communautés, celle de Naplouse et celle de Holon, ont créé chacune un conseil élu de 7 membres. Ces deux conseils s'occupent des affaires civiles de la communauté, et de l'interface sur ces sujets avec les autorités officielles, palestiniennes et israéliennes.

Les Samaritains sont reconnus comme juifs par l'État d'Israël, qui leur ouvre le bénéfice de la loi du retour (attribution automatique de la nationalité aux Juifs et à leurs familles). Ils ne sont cependant pas reconnus comme juifs par le rabbinat orthodoxe israélien.

Les relations sont d'ailleurs mauvaises avec les Juifs ultra-orthodoxes qui les rejettent absolument. En 1992, il a même été envisagé de leur retirer le bénéfice de la loi du retour, sous la pression du Shass, un parti religieux ultra-orthodoxe. Mais la Cour suprême israélienne a confirmé en 1994 leur statut officiel de Juifs, donc bénéficiants de la loi du retour.

Il est à noter que les Samaritains eux-mêmes ne se considèrent pas exactement comme juifs (descendants des Israélites habitant le royaume de Judée), mais plutôt comme des Israélites (ou des Hébreux), descendants des habitants du royaume de Samarie. Ils reconnaissent les Juifs comme l'autre branche du peuple israélite.

Malgré les affrontements réccurents avec les religieux juifs ultra-orthodoxes, les Samaritains d'Israël sont progressivement devenus des Israéliens presque comme les autres.

Les Samaritains de Naplouse ont obtenu la nationalité israélienne plus tardivement, à la fin des années 1990, mais continuent aussi à se considérer comme Palestiniens. Leur rapport à Israël et aux Palestiniens est donc parfois ambigu, et peut varier d'une personne à une autre :

D'un côté, des jeunes servent dans l'armée israélienne.
D'un autre côté, le grand prêtre Saloum Imran Ishak (Shalom ben Amram en hébreu), chef spirituel de la communauté des Samaritains d'Israël et des territoires palestiniens, vivant lui-même près de Naplouse, et décédé à 83 ans en 2004, était membre du Conseil national palestinien (CNP, Parlement) depuis 1996.
Cas extrême, la police israélienne a annoncé en 2004 avoir arrêté Nadar Tsedaka, un Samaritain de Cisjordanie entré dans les rangs du FPLP, une faction palestinienne armée. De fait, les groupes palestiniens, y compris le Hamas, les reconnaissent comme palestiniens, même si en pratique, la prise de la nationalité israélienne par les Samaritains de Naplouse a tendu la situation.
Aujourd'hui, les problèmes de consanguinités sont tels que la plupart des naissances sont précédées par des examens génétiques a l'hôpital Tel HaShomer, en Israël.

Les Samaritains à Kiryat Luza (Palestine)

Les Samaritains vivaient, il y a une centaine d'années, dans un quartier de Naplouse.

Le roi Hussein de Jordanie acheta des terres qu'il remit à la communauté samaritaine. Celle-ci y construisit un village du nom de Kiryat Luza.

Kiryat Luza se trouve près de la ville de Naplouse (l'ancienne Shechem), en Cisjordanie. On y compte plusieurs maisons, un centre communautaire, une synagogue...

Le mont Garizim, le principal lieu saint des Samaritains, se trouve à proximité. La zone est donc non seulement la zone d'habitation de la moitié des Samaritains actuels, mais elle est aussi le centre de la vie spirituelle de toute la communauté. À ce titre, le grand-prêtre y réside.

Les Samaritains de Cisjordanie parlent arabe dans la vie quotidienne, et utilisent une forme particulière d'hébreu pour la liturgie religieuse : l'hébreu samaritain.

Les Samaritains à Holon (Israël)

En 1955, sept ans après la création de l'État d'Israël, plusieurs familles à la recherche de travail ont obtenu de pouvoir s'installer à Holon, au sud de Tel-Aviv, et ont pris la nationalité israélienne. Elles ont rejoint quelques familles installées dans la zone côtière de la Palestine depuis 1905.

Progressivement, leur petit groupe a augmenté, et ils comptent environ 350 membres en 2005. Ils vivent autour de leur synagogue, rue Ben Amram (du nom du père de Moïse), dans un pâté de maisons qui se trouve le long de l'artère principale de la ville.

Liste des grands-prêtres samaritains (depuis 1613)

Lignée d'Eleazar:

1613-1624 Shelemiah ben Pinhas

Lignée d'Itamar:

Yaacov ben Aaharon ben Shalma vers 19001624-1650 Tsedaka ben Tabia Ha'abta'ai
1650-1694 Yitzhaq ben Tsedaka
1694-1732 Abraham ben Yitzhaq
1732-1752 Tabia ben Yiszhaq ben Avraham
1752-1787 Levi ben Avraham
1787-1855 Shalma ben Tabia
1855-1874 Amram ben Shalma
1874-1916 Yaacov ben Aaharon ben Shalma
1916-1932 Yitzhaq ben Amram ben Shalma ben Tabia
1933-1943 Matzliach ben Phinhas ben Yitzhaq ben Shalma
1943-1961 Abrisha ben Phinhas ben Yittzhaq ben Shalma
1961-1980 Amram ben Yitzhaq ben Amram ben Shalma
1980-1982 Asher ben Matzliach ben Phinhas
1982-1984 Phinhas ben Matzliach ben Phinhas
1984-1987 Yaacov ben Ezzi ben Yaacov ben Aaharon
1987-1998 Yosseph ben Ab-Hisda ben Yaacov ben Aaharon
1998- 2001 Levi ben Abisha ben Phinhas ben Yitzhaq
2001- 2004 Shalom ben Amram ben Yitzhaq (Saum Is'haq al-Samiri)
depuis 2004 Eleazar ben Tsedaka (il est le 131e grand-prêtre samaritain)

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