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 L'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique

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MessageSujet: L'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique   Ven 07 Juil 2006, 2:51 pm

Source : http://www.notrefamille.com/v2/editorial-dossiers/independance-usa.asp



Citation :
Le 4 juillet est aux États-Unis jour de fête nationale. Pourquoi le 4 ? L’indépendance effective des Etats-Unis d’Amérique avait été votée le 2 juillet. John Adams s’était même exclamé : « Le 2 juillet restera comme la date la plus mémorable de l’Amérique. Je suis porté à croire qu’on la célèbrera dans les générations à venir comme la grande fête de l’année ». Près d’un an plus tôt le 6 juillet 1775, avait été proclamée la « Déclaration sur la raison de prendre les armes », à l’origine de l’Indépendance. Alors ? Pourquoi fêter le 4 plutôt que le 2 ou le 6 juillet ?

Le 6 juillet 1775 : une future nation en guerre

« J’ai toujours considéré que les colonies étaient de grandes fermes publiques et que les colons étaient nos locataires, écrit un journaliste anglais en janvier 1775 (London Packet, repris par Bernard Cottret in La Révolution américaine, Perrin). Il est temps de regarder autour de nous pour leur rappeler quels sont les termes de leur bail ». Évidemment, ce genre de propos ne contribue pas à améliorer les relations entre l’Angleterre et ses colonies d’Amérique...
Dans les futurs Etats-Unis, des milices se constituent, les armureries sont pillées. Le 23 mars, la seconde convention révolutionnaire de Virginie réclame « la liberté ou la mort ». C’est la guerre.
En juin, George Washington est nommé commandant en chef de l’armée des rebelles. Le 6 juillet 1775, une déclaration officielle, dite « Déclaration sur les raisons de prendre les armes » est proclamée. Elle dénonce « l’agression britannique » et légitime la réponse armée qui est faite : « Notre cause est juste, notre union parfaite, nos ressources immenses. […] Nous sommes résolus à mourir en hommes libres plutôt qu’à vivre en esclaves ».


Le 2 juillet 1776 : le jour de l’Indépendance

Le 2 juillet, l’indépendance est votée par douze des treize « colonies ». Seuls les représentants de l’État de New York se sont abstenus de prendre part au vote, malgré leur désir, car leur congrès provincial refusait l’idée d’indépendance. Ils approuvent néanmoins tous la décision qui découle du vote, rédigée en ces termes : « Il est résolu que ces colonies unies sont et doivent être de droit des États libres et indépendants, et qu’elles sont déliées de toute allégeance envers la Couronne britannique. Tout lien politique entre elles et l’État de Grande-Bretagne est et doit être complètement dissous ».

Le 4 juillet 1776 : la Déclaration d’Indépendance

Si, finalement la date du 4 juillet est devenue jour de fête, c’est parce que ce jour-là est adoptée la « Déclaration d’Indépendance ». Un texte fondateur essentiel, à la fois parce qu’il affirme la création d’une nouvelle nation indépendante, parce qu’il est écrit, manifestant sa rupture avec un passé, caractéristique de l’Ancien Régime, où le droit est souvent oral, et parce qu’il apporte un regard neuf sur ce qui constitue les principes mêmes de cohésion d’un pays. De façon totalement révolutionnaire, cette Déclaration proclame le « droit au bonheur ». Jamais une telle idée n’a fait l’objet d’une affirmation nationale ou d’une constitution de quelque État que ce soit.
Le préambule de la Déclaration d’Indépendance affirme bien des éléments totalement nouveaux : « Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la quête du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés ». On est loin ici d’un pouvoir émanant d’un droit divin. Loin aussi d’une société inégalitaire d’ordres ou de castes.
Bien sûr, la réalité ne s’ajuste pas immédiatement à ce beau texte. Si chacun est déclaré libre d’agir et de vivre, il faut près d’un siècle pour que cela s’applique aussi à la population noire. Si la quête du bonheur est affirmée comme un droit, elle est peut-être encore trop liée à un « bonheur économique » et à la course à la consommation…
Néanmoins, cette Déclaration demeure un chant d’espérance. Elle n’a pas pris une ride en 130 ans.

Texte : Marie-Odile Mergnac


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MessageSujet: Le Marquis de la Fayette, ami des Etats-Unis d'Amérique   Ven 07 Juil 2006, 3:09 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fayette

La Fayette

Citation :
Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de la Fayette (aussi connu sous le nom de Marquis de La Fayette) (6 septembre 1757 - 20 mai 1834),

Né au château de Chavaniac, en Auvergne, Marie-Joseph Paul du Motier est issu d'une famille noble. Son père meurt à Minden (Allemagne) en 1759, et sa mère, ainsi que son grand-père, décèdent en 1770. À l'âge de 13 ans, il se retouve orphelin et fortuné. À 16 ans, il se marie avec Marie Adrienne Francoise de Noailles († 1807), fille du duc d'Ayen et petite-fille du duc de Noailles, une des familles les plus influentes du royaume. La Fayette choisit alors de suivre une carrière militaire comme son père.





La guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique

Il entre à la maison militaire du roi en 1772. Le jeune capitaine des dragons a 19 ans lorsque les colonies britanniques d'Amérique déclarent leur indépendance. Déjà sensibilisé à cette cause par son amitié pour Benjamin Franklin, à l'annonce de cette nouvelle, son cœur s'enflamme. En avril 1777, bravant l'interdiction du roi, il s'embarque pour l'Amérique. Après un voyage de deux mois, il accoste à Philadelphie, siège du gouvernement des colonies. Il offre ses services au Congrès en déclarant : C'est à l'heure du danger que je souhaite partager votre fortune. Il est incorporé non sans difficulté dans l'armée des États-Unis avec le grade de major général. Son rôle militaire est interrompu par une période de 6 mois où George Washington le missionne pour convaincre le roi de France d'envoyer un véritable corps expéditionnaire.

Le 7 juin 1777, il envoie une lettre à sa femme qui déclare : défenseur de cette liberté que j'idolâtre, libre moi-même plus que personne, en venant comme ami offrir mes services à cette république (des États-Unis) si intéressante, je n'y porte nul intérêt personnel. Le bonheur de l'Amérique est intimement lié au bonheur de toute l'humanité ; elle va devenir le respectable et sûr asile de la vertu, de l'honnêteté, de la tolérance, de l'égalité et d'une tranquille liberté.
Accueilli chaleureusement, il reçoit le titre de colonel de cavalerie. De retour aux États-Unis en 1780 à bord de l'Hermione, il reçoit sur demande de Washington, avec lequel il entretiendra une amitié durable, le commandement des troupes de Virginie. Il participe en 1780 à la bataille décisive de Yorktown, qui conduit à la capitulation de Cornwallis.

Il rentre au pays en 1782, où il est promu maréchal de camp.

Retour en France : la Révolution française



Porte-parole de l'aristocratie libérale, député de la noblesse d'Auvergne aux États généraux, membre de la société des Amis des Noirs et franc-maçon, il rêve d'apparaître, lui, le « héros de la liberté des deux mondes », comme un Washington français. D'abord favorable à la Révolution, il présente un projet de Déclaration des Droits de l'Homme à l'Assemblée constituante. Il est nommé commandant de la Garde nationale en juillet 1789. Son rôle à ce poste pendant la Révolution reste énigmatique. Lors de la Journées des 5 et 6 octobre 1789, où les Parisiens montent à Versailles pour demander du pain à Louis XVI, la Garde nationale est en retard, laissant dans un premier temps le roi face au peuple. Chargé de la sécurité du château, il se montrera incapable d'empêcher son invasion meurtrière. De même, le 20 juin 1792, lors d'une autre Journée révolutionnaire, au Louvre, la Garde nationale, toujours dirigée par La Fayette, est absente, laissant le peuple aborder le roi en tête à tête (c'est lors de cette journée que Louis XVI but une bouteille de vin rouge proposée par un manifestant, et marcha dans une bouse de vache pour montrer qu'il était « comme le peuple »). Marie-Antoinette, qui ne pouvait plus le souffrir, dira de lui : « Je sais bien que M. de La Fayette nous protège. Mais qui nous protègera de M. de La Fayette ? »)

En décembre 1791, trois armées sont constituées sur le front est pour repousser les Autrichiens, et La Fayette est placé à la tête de l'armée du Centre puis de l'armée du Nord. Mais voyant que la vie du couple royal était, chaque jour, de plus en plus menacée, il s'oppose au parti Jacobin, avec l'intention d'utiliser son armée pour rétablir une monarchie constitutionnelle. Le 19 août 1792, il est déclaré traître à la nation. Obligé de se réfugier à Liège, il est capturé par les Prussiens puis les Autrichiens, en dépit des interventions de sa femme et des États-Unis. Sa libération est obtenue par Napoléon au traité de Campo-Formio en 1797. Le Directoire lui interdit cependant de rentrer en France. La Fayette se réfugie alors aux Pays-Bas. Il finit par rentrer en novembre 1799.

Ses relations avec Napoléon sont complexes. Ainsi il lui exprime par écrit sa gratitude pour sa libération et il le félicite aussi lors de son retour d'Égypte[1]. Mais Napoléon, sans jamais l'avoir rencontré, lui est hostile et lui interdit de s'installer à Paris. Il s'installe à La Grange, en Seine et Marne dans une propriété de sa femme. Finalement les deux hommes se rencontrent, par l'intermédiare de Lebrun, peu après la bataille de Marengo. La Fayette se lie d'amitié avec Joseph Bonaparte et dans un premier temps se voit accorder quelques faveurs. Il est rayé de la liste des émigrés, reçoit une retraite de 6 000 francs tandis que son fils, Georges-Washington devient officier dans un régiments de hussards. Cela n'empêche pas Napoléon de se méfier de celui qui, 10 ans plut tôt, était le véritable héros de la Révolution [2]. Ainsi il interdit que le nom de La Fayette soit cité lors de l'éloge funèbre de George Washington aux Invalides le 8 février 1800. Quand à La Fayettre il refuse, à plusieurs reprises, d'entrer au Sénat et ne cache pas son hostilité au régime.

La rupture intervient en 1802 car La Fayette s'oppose au titre de consul à vie de Napoléon dans une lettre écrite le 20 mai. En 1804, il vote contre le titre d'Empereur. A partir de cet instant La Fayette se tient à l'écart de la vie publique et s'adonne à l'agriculture et l'élevage dans son domaine briard.

Il se rallie aux Bourbons en 1814. Avec Fouché, il participe à la déchéance de l'Empereur.

La fin du Premier Empire l'incite à revenir sur le devant de la scène politique ; élu député de Seine-et-Marne lors des Cent-Jours, il demande l'abdication de Napoléon 1er. Député de la Sarthe en octobre 1818, puis à nouveau de Seine et Marne en septembre 1819, il s'oppose résolument à la Restauration et adhère à la Charbonnerie en 1821. Réélu député en novembre 1822, à Meaux, il est battu aux élections de 1823.

Il retourne en Amérique pour une tournée triomphale dans 182 villes de juillet 1824 à septembre 1825. Il reçoit du peuple américain 200 000 dollars et 12 000 ha en Floride.

Rentré en France, il est réélu député de Meaux en juin 1827 et en juillet 1830.

Les Trois Glorieuses



Lors de la révolution dite des Trois Glorieuses, en 1830, retrouvant sa popularité de l'année 1789, il a ses propres partisans qui le poussent à jouer un rôle de premier plan. Mais, peut-être du fait de ses 73 ans, il se rallie lui-même à la cause orléaniste et soutient Louis-Philippe, à qui il donne la cocarde tricolore. Lafayette retrouve le commandement de la Garde nationale pour quelques mois.

La Fayette meurt à Paris le 20 mai 1834. Il est enterré au cimetière de Picpus, à Paris.

Hommages et événements

Le rôle du marquis de La Fayette dans l'histoire de l'indépendance américaine est consacré de longue date à Washington par un square à son nom, avec au centre sa statue équestre, devant la Maison Blanche.

De plus, le 8 août 2002, il a été élevé à titre posthume citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique, un privilège rare n'ayant été accordé auparavant qu'à cinq reprises dans l'histoire américaine.

Il est avec Churchill l'étranger le plus populaire et le plus reconnu par les États-Unis .

Anecdote

Lors de leur débarquement en France en 1917, le général Pershing, général en chef des armées américaines se serait exclamé : « Lafayette nous voilà ! ». Cette citation a en fait été inventée par Gaston Leroux, qui n'avait pu assister au discours et l'avait donc inventée pour son article.

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