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 La Bataille de Verdun

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MessageSujet: La Bataille de Verdun   La Bataille de Verdun EmptyMer 12 Juil 2006, 9:29 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Verdun

Citation :
La bataille de Verdun fut une bataille de la Première Guerre mondiale, du 21 février au 19 décembre 1916 près de Verdun en France. Elle fit plus de 220 000 morts, moitié environ dans chaque camp (France et alliés d'un côté et Allemagne de l'autre côté). Les Poilus (soit par rotation, 70% de l'armée française) sous le commandement du général Pétain parvinrent à tenir le front et le ratio de pertes ne fut pas de 1 à 2 comme l'avait planifié l'attaquant.

Verdun est le lieu d’une des batailles les plus inhumaines à laquelle l’homme se soit livré. Durant l’année 1916, le genre humain semble s'enliser dans la boue et le sang, au cours d’une bataille qui durera dix mois.

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Contexte au début de l’année 1916

Joffre nomme le général Pétain. Pour tous les belligérants, les hostilités commencées en 1914 devaient être de courte durée. Mais, les Allemands sont arrêtés sur la Marne. Alors une course à la mer s’engage. Finalement, le front se stabilise sur une ligne faisant 750 km, de la mer du Nord à la Suisse. Les armées s’enterrent. La guerre de mouvement est terminée. Le conflit s’annonce plus long que prévu.

Durant l’année 1915, les Français tentent de percer en Artois et en Champagne. Ces offensives sont de sanglants échecs faisant environ trois cent cinquante mille morts dans les rangs français. Non seulement ce sera une guerre longue, mais elle sera aussi meurtrière.

En cette fin d’année 1915, les effets de la guerre deviennent difficilement supportables pour l’ensemble des belligérants. L’ensemble des couches de la société est touché. Il devient urgent d’emporter la décision. Cela fait un an et demi que la guerre a commencé.

Stratégies pour débloquer la situation

Pour le commandement français, dirigé par le généralissime Joffre, la guerre de mouvement reste d’actualité. Le chef des armées prête toute son attention à la préparation d’une offensive importante sur la Somme. Il faut percer, reprendre la guerre de mouvement et en finir.

Pour le commandement allemand, en la personne du général von Falkenhayn, chef de l’état major impérial, ce n’est pas tout à fait la même façon d’aborder le problème. Effectivement, il faut en finir avec ce conflit, mais pour cela il faut détruire les forces françaises : « les forces de la France seront saignées à mort…que nous atteignions notre objectif ou non ». Le caractère extrémiste de cette pensée laisse augurer de la sauvagerie des combats à venir.

Le site de Verdun est choisi pour de multiples raisons.

C’est une position stratégique importante car elle se trouve à proximité immédiate des usines d’obus de Briey-Thionville et du complexe ferroviaire de Metz.
C’est un symbole populaire qui ne peut être abandonné à l’ennemi. De ce fait les troupes françaises préfèreront mourir sur place plutôt que de reculer.
Il est clair aussi que les Allemands mirent en œuvre leur plan d'attaque plus rapidement que les Français. Sinon, la confrontation aurait très certainement eu lieu sur la Somme.

L'importance de Verdun

C’est un saillant des lignes françaises, cerné de plusieurs côtés, la Meuse compliquant la défense du secteur. Dans le saillant, se trouvent plusieurs forts dont ceux de Douaumont et de Vaux. Mais depuis la destruction des fortifications de Liège, Namur et Maubeuge par les obusiers allemands, le commandement français ne croit plus aux places fortes. Les canons des forts de Verdun sont retirés par décret du 5 août 1915, diminuant ainsi très fortement leur capacité opérationnelle. Joffre a besoin de ces canons pour l’offensive qu’il projette. De même, les garnisons occupant les forts sont réduites bien souvent à quelques dizaines de combattants.

Le système de défense est lui aussi parfois ramené à une tranchée au lieu de trois. Les barbelés sont en mauvais état. Les effectifs sont réduits et moins organisés.

Le calme relatif dont a bénéficié le secteur au cours de ces derniers mois pourrait expliquer le peu d’intérêt porté par le commandement français pour cette section du front.

Pour ravitailler le secteur, il ne reste plus qu’une voie de chemin de fer reliant Bar-le-Duc à Verdun. Véritable tortillard, il est impropre au transport de matériel lourd. Parallèlement au chemin de fer se trouve une route départementale que Maurice Barrès appellera « la voie sacrée ». Ce manque de voies de communication avec l’arrière rend encore plus fragile cette partie du front.

L’attaque fut-elle une surprise ?

Le général allemand Falkenhayn choisit donc Verdun pour sa vulnérabilité et aussi du fait qu’il n’aura pas à déplacer beaucoup de troupes. Comptant sur la supériorité allemande en artillerie lourde, il va employer la méthode du Trommelfeuer : une préparation d’artillerie en « roulement de tambour » qui devrait permettre de niveler le terrain à conquérir.

Les Allemands amassent face à Verdun quelques 1 225 pièces d’artillerie de tout calibre dont 542 obusiers lourds. En moyenne, on peut compter un mortier rapide de 210 mm tous les 150 m. Ils déploient 13 obusiers Krupp de 420 mm, 17 obusiers Skoda de 305 mm (Skoda deviendra plus tard tchécoslovaque), 2 pièces de marine de 380 mm et les munitions en conséquence, environ 2.500.000 obus.

Ils massent 72 bataillons d’infanterie dans des abris enterrés ( stollen ).

Tous ces préparatifs ne peuvent échapper à l’attention des défenseurs de Verdun qui ne manquent pas de rapporter le renseignement aux plus hautes instances militaires.

Ainsi le lieutenant-colonel Driant, commandant des 56e et 59e bataillons de chasseurs, profite de sa qualité de parlementaire, membre de la commission de la défense Nationale, pour attirer l’attention du commandement sur le secteur.

Joffre envoie un détachement du génie, mais il est bien tard. Le général Herr, chef de la région fortifiée de Verdun, dit lui-même « chaque fois que je demande des renforts d’artillerie, le GQG riposte en me retirant deux batteries ! »

Depuis la mi-janvier, les préparatifs allemands sont confirmés par les services de renseignements français (2e bureau), par la reconnaissance aérienne qui prend des photographies inquiétantes et par des déserteurs alsaciens et lorrains. Joffre reste sourd à ces renseignements.

L’apocalypse sur la rive droite de la Meuse

Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus de marine explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le début d’une bataille inhumaine — opération baptisée Gericht ( tribunal ) par les Allemands — qui va durer dix mois.

Un déluge de fer et de feu s’abat sur un front de quelques kilomètres. Deux millions d’obus — un obus lourd toutes les trois secondes — tombent sur les positions françaises en deux jours.

À 16h00, ce 21 février, 60 000 soldats allemands passent à l’attaque sur un front de six kilomètres, au bois des Caures. L’infanterie allemande effectue une progression limitée, aménage immédiatement le terrain afin de mettre l’artillerie de campagne en batterie. La portée ainsi augmentée, les canons allemands menacent directement les liaisons françaises entre l’arrière et le front. Les forces françaises sont écrasées par cette pluie d’acier. Le lieutenant-colonel Driant trouve la mort le 22 février dans le bois des Caures. Avec lui, mille deux cents hommes tombent. Il n’y aura que cent dix rescapés. Sur le reste du secteur, les défenses sont broyées, disloquées, écrasées. En quelques heures, les massifs forestiers disparaissent, remplacés par un décor lunaire. Les massifs de Haumont, de Herbebois et des Caures sont déchiquetés, hachés, nivelés. Derrière le feu roulant, le 7e corps rhénan, le 18e hessois et le 3e brandbourgeois avancent lentement.

Le fort de Douaumont, qui n’est défendu que par une soixantaine de territoriaux, est enlevé le 25 février par le 24e régiment brandbourgeois. Ce succès fut immense pour la propagande allemande et une consternation pour les Français.

Malgré tout, la progression allemande est très fortement ralentie. En effet, la préparation d’artillerie présente des inconvénients pour l’attaquant. Le sol, labouré, devient contraignant, instable, dangereux. Bien souvent, la progression des troupes, doit se faire en colonne, en évitant les obstacles.

Contre toute attente, les Allemands trouvent une opposition à leur progression. Chose incroyable, dans des positions françaises disparues, des survivants surgissent. Une poignée d’hommes, souvent sans officiers, s’arment et ripostent, à l’endroit où ils se trouvent. Une mitrailleuse suffit à bloquer une colonne ou la tête d’un régiment. Les combattants français, dans un piteux état, résistent avec acharnement et parviennent à ralentir ou à bloquer l’avance des troupes allemandes.

Un semblant de front est reconstitué. Les 270 pièces d’artillerie françaises tentent de rendre coups pour coups. Deux divisions françaises sont envoyées rapidement en renfort, le 24 février, sur ce qui reste du front.

Avec les survivants du bombardement ils arrêtent la progression des troupes allemandes.

C’est la fin de la première phase de la bataille de Verdun. Manifestement, les objectifs de Falkenhayn ne sont pas atteints. Un front trop limité, un terrain impraticable et la hargne du soldat français semblent avoir eu raison du plan de l’Allemand.

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MessageSujet: Re: La Bataille de Verdun   La Bataille de Verdun EmptyMer 12 Juil 2006, 9:29 pm

Citation :
Le commandement français réagit

Joffre nomme le général Pétain à la tête de la IIe armée et commandant en chef du secteur de Verdun.

Pétain est un homme qui ne croit ni à Dieu ni au Diable.
Devant l'informer de sa nomination, son ordonnance le trouve dans un hôtel avec une maîtresse. C’est un fantassin de formation qui a le respect du feu. Ne répète-t-il pas sans cesse « le feu tue » ? Pour lui la progression du fantassin doit se faire avec l’appui de l’artillerie. L’année précédente, la justesse de sa tactique a été démontrée. Il est économe des efforts de ses hommes. Il veillera à adoucir au maximum la dureté des épreuves pour ses troupes.

Dans un premier temps, le général Pétain réorganise la défense. Elle s’articule sur les deux rives de la Meuse. Une artillerie renforcée dans la mesure des disponibilités couvre les unités en ligne. Les forts sont réarmés.



Pour ménager ses troupes, il impose « le tourniquet ». Les troupes se relaient pour la défense de Verdun. En juillet, 70 des 95 divisions françaises auront participé à la bataille.

Dans un second temps, il réorganise la logistique. La seule voie de ravitaillement possible consiste en une voie ferrée sinueuse doublée d’une route départementale. La route ne fait que sept mètres de large et se transforme en bourbier dès les premières pluies. Sur ces cinquante six kilomètres de piste, va circuler une succession ininterrompue de camions roulants jour et nuit.

Cette artère vitale pour le front de Verdun sera appelée « La Voie Sacrée » par Maurice Barrès. Il y circulera plus de 3 000 camions, un toutes les quinze secondes.
90 000 hommes et 50 000 tonnes de munitions seront transportés chaque semaine. Des carrières sont ouvertes dans le calcaire avoisinant. Des territoriaux et des civils empierrent en permanence la route. Des milliers de tonnes de pierres sont jetées sous les roues des camions qui montent et descendent du front. Les deux files font office de rouleau compresseur et dament les pierres.

Un règlement draconien régit l’utilisation de cette route. Il est interdit de stationner. Le roulage se fait parechoc contre parechoc, de jour comme de nuit. Le flot ne doit s’interrompre sous aucun prétexte. Enfin, il réorganise l’artillerie. L’artillerie lourde restante est récupérée. Une formation autonome est créée directement sous les ordres du général Pétain. Cela permet de concentrer les feux sur les points les plus menacés. Ces changements apportés à cette partie du front font remonter le moral de la troupe qui sent en Pétain un véritable chef qui les soutient dans l’effort et la souffrance. Les Allemands sont arrêtés à quatre kilomètres de leurs positions de départ.

Les combats se livrent sur les deux rives de la Meuse

Le Kronprinz supplie Falkenhayn d’attaquer le rive gauche pour faire taire les canons français. Les Allemands attaquent autour du Mort-hommes, du côté de la rive gauche, du bois des Bourrus, du bois de Cumière et du bois des Corbeaux. Puis ils attaquent sur la rive droite autour du fort de Vaux, de la cote du Poivre et d’Avocourt. Ce sont à chaque fois des boucheries, pour les deux camps. En ces lieux, ces hommes ont fait preuve tout à la fois de courage, de désespoir, de sacrifice, et d’abnégation.

Sur ces positions, l’armée française est impitoyablement usée et saignée à blanc. Nombreuses sont les unités qui doivent être entièrement reconstituées plusieurs fois de suite ou qui disparaissent. Le 6 mars, les Allemands pilonnent et attaquent le Mort-homme sur la rive gauche. Mais le feu français les arrête. Cette "bataille dans la bataille" va durer jusqu’au 15 mars. Au cours de ces dix jours, le site est transformé en désert. Les combattants des deux bords y connaissent toutes les souffrances. Simultanément, le 7 mars, les Allemands lancent une offensive sur la rive droite, à partir de Douaumont. On se massacre dans les ruines de Douaumont qui est pris et repris 13 fois. Le saillant de Verdun se transforme en une innommable boucherie où la sauvagerie l’emporte sur toute sorte de compassion.

Le fer, le feu, la boue forment la triade infernale composant la vie du « poilu », mais aussi celle du « troufion » allemand.

Pétain réclame des renforts à Joffre. Mais ce dernier privilégie sa future offensive sur la Somme. Cela fait dire à Pétain « le GQG me donne plus de mal que les boches ».

La 11e division bavaroise investit, le 20 mars, la côte 304 qui couvrait de son feu le Mort-hommes. Malgré ces succès, l’offensive générale allemande sur les deux rives de la Meuse est arrêtée par les Français. « Les assauts furieux des armées du Kronprinz ont partout été brisées. Courage… on les aura » dira Pétain. Au début de la bataille les forces françaises sont de 150 000 hommes. En avril, les effectifs atteignent les 525 000 hommes. La concentration humaine sur une si faible surface pourrait expliquer dans une certaine mesure le bain de sang que constitue Verdun. Cependant, les Allemands étant arrêtés, Joffre veut quelqu’un de plus offensif. Il nomme Pétain chef du groupe d’armée centre et Nivelle à Verdun.

Ce dernier charge le général Mangin de reprendre le fort de Douaumont. La bataille s’engage par six jours de pilonnage du fort par les Français. L’infanterie prend pieds sur le fort le 22 mai, mais en est chassée le 24.

Durant ce temps, 10.000 français tombent pour garder la côte 304 où les Allemands sont accrochés sur les pentes. L’artillerie, pièce maîtresse de ce champ de bataille, est toujours en faveur du côté allemand, 2 200 pièces à ce moment là pour 1 800 pièces côté français. On dirait que Verdun agit comme catalyseur. Les belligérants ne semblent plus pouvoir renoncer et sont condamnés à investir de plus en plus de forces sur ce champ de bataille qui a déjà tant coûté.

Falkenhayn reprend l’offensive sur la rive droite de la Meuse. Sur un front de 6 km, les Allemands sont à 4 contre 1. Ils mettent les moyens pour emporter la décision qui tarde depuis si longtemps. À 3 km au sud-est de Douaumont se trouve le fort de Vaux. Il est défendu par une garnison de 600 hommes. L’eau, les vivres et l’artillerie sont en quantité insuffisantes. Après une intense préparation d’artillerie, le 1er juin, l’infanterie allemande se lance à l’attaque du fort. Le 2 juin, ils pénètrent dans l’enceinte. Toutefois, il faut encore « nettoyer » la place. Les combats se livrent couloir par couloir. Il faut gazer la garnison pour la réduire. Une expédition de secours est anéantie le 6 juin. Finalement, le commandant Reynal, chef de la place, capitule. Les honneurs sont rendus par l’ennemi aux défenseurs de la place.

Les Allemands sont tout proche de Verdun dont ils peuvent voir le clocher. Falkenhayn croit la victoire à sa portée. Le 18 juin il fait bombarder le secteur avec des obus au phosgène. Mais, les 70 000 Allemands doivent attendre, l’arme à la bretelle, que le gaz se dissipe pour attaquer. Ce temps précieux est mis à profit par les forces françaises pour renforcer la position. Lorsque l’assaut a lieu le 23 juin, les Allemands sont contenus.

Le sort de la bataille bascule

En effet, les alliés ont attaqué sur la Somme. Les Russes avancent sur le front oriental. Les Italiens font reculer les Autrichiens. Des troupes et de l’artillerie ont été ponctionnées sur le front de Verdun. Ces conditions rendent difficile la situation du commandement allemand vis-à-vis de la poursuite des opérations à Verdun.

Le 11 juillet, Falkenhayn lance l’offensive de la dernière chance. Elle bute sur le fort de Souville, à 3 km de la ville de Verdun. À ce moment, les Allemands perdent l’initiative.

Du 21 au 24 octobre les français pilonnent les lignes ennemies. Écrasés et gazés par des obus de 420, les Allemands évacuent Douaumont le 23 octobre. Les batteries ennemies repérées sont détruites par l’artillerie française.

Puis, le 24 octobre, trois divisions françaises passent à l’attaque sur un front de 7 km. Douaumont est repris et 6 000 Allemands sont capturés. Le 2 novembre, le fort de Vaux est évacué par les Allemands. À la mi-décembre, les troupes allemandes sont reconduites sur leurs positions de départ. Après dix mois la bataille est terminée.

Une victoire amère

Le gain en territoire conquis est nul. Après dix mois d’atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 377 000 hommes (tués et blessés) aux Français, 327 000 aux Allemands, 22 millions d’obus aux Allemands et 15 millions d’obus aux Français. Les hommes ont fait preuve de la pire des sauvageries durant dix longs mois. Ils ont subi la pluie, le froid, la neige, le feu et le fer. Seuls devant la mort, ils ont été ravalés à l’état de bêtes. Tout cela pour rien ? Tout cela pour quelques kilomètres carrés d'une terre devenue morte et sans vie.

A elle seule cette bataille pourrait symboliser toute l'absurdité de cette guerre, toute l'absurdité et le gâchis de toutes les guerres.

Verdun devenu un mythe ?

Du côté Français, Verdun sera vénéré à l’égal d’une terre sainte. Sur cette terre, un mythe héroïque est partagé par les soldats qui y participèrent, presque toute l’armée française. C’est toute une génération. À ces lieux seront associés les valeurs fédératrices de gloire, honneur, sacrifice et souffrance. Cet épisode malheureux, auquel personne ne s’attendait, fait prendre en horreur par les français de pareille épreuve du feu.

Sites importants

Le fort de Douaumont ;
le fort de Vaux ;
le fort de Souville ;
Fleury-devant-Douaumont (village détruit) ,
la butte de Montfaucon ;
les Eparges ;
la Côte 304 (en attente d'information)
le Mort-Homme.
le Tunnel de Tavannes.
le Bois des Caures

A visiter

L'ossuaire de Douaumont ;
le mémorial de Verdun ;
Montfaucon ;
les forts de Vaux et de Douaumont, visitables en été ;
la citadelle souterraine ;
le centre mondial de la paix ;
la voie sacrée, reliant le front à Bar-le-Duc ;
la Tranchée des Baïonnettes ;
l'abri des Quatre Cheminées ;
l'ouvrage de Froideterre.

Ils se sont battus à Verdun

Un certain nombre d'acteurs célèbres de la Seconde Guerre Mondiale ont servi à Verdun, et les témoignages et les récits allemands sur la Seconde Guerre Mondiale sur le front de l'Est se réfèrent fréquemment aux souvenirs et à l'expérience de la campagne de Verdun.

Dès 1916 certains officiers allemands notent ainsi que l'armée rouge est capable de réunir des concentrations d'artillerie (comme on n'en à plus vu depuis la bataille de Douaumont). Futurs experts du Blitzkrieg, Guderian et von Manstein ont l'un et l'autre servi à Verdun, le premier à l'état-major de la 5è armée, ou il était officier de renseignement adjoint, le second au sein de l'état-major de von Gallwitz.

Vingt-deux ans avant de présider au destin tragique de la 6è armée allemande à Stalingrad, ce Verdun de la Volga, Friedrich von Paulus a vécu la véritable bataille, en 1916, il était Oberleutnant au 2è régiment de chasseurs prussiens, et il a participé à la bataille de Fleury au mois de juin. Gouverneur de Paris en 1942, le général Karl-Heinrich von Stülpnagel commandait un bataillon à Verdun. Membre de la conspiration qui tenta de tuer Hitler en juillet 1944, il tenta de se suicider près du Mort-Homme, mais ne parvint qu'à s'éborgner. Il fut pendu quelques semaines plus tard.

L'un des meilleurs généraux de Hitler, le général Hans von Kluge, qui commandait le groupe d'armée B, et participa lui aussi au complot, avait été artilleur à Verdun en 1917. Il parvint à se suicider avant que les SS ne l'arrêtent.

Le chef d'état-major de Hitler, le Generaloberst Wilhelm Keitel, servait à l'état-major du 10è corps de réserve, sur la rive droite de la Meuse, pendant l'été 1916. Le Generaloberst Heinrich von Brauchitsch, commandant en chef de la Wehrmacht de 1913 à 1941, fut lui officier d'artillerie à Verdun. Citons encore, parmi les autres participants allemands à la bataille, le chef de la SA, Ernst Röhm, et son adjoint, Rudolf Hess.

Outre le Maréchal Pétain lui-même, on relève parmi les noms des vétérans français celui de son futur protégé, puis adversaire, Charles de Gaulle. Le futur président fut blessé à la fesse et capturé début mars 1916, lorsque sa compagnie dut se rendre.

L'amiral Darlan, commandant de la flotte française et vice-président du Conseil du gouvernement de Vichy, était quand à lui, lieutenant en 1916, il servait au sein d'une batterie d'artillerie navale déployée à Verdun.

Le général Raoul Salan, qui devait mener le putsch des généraux à Alger, passa également par Verdun en 1918. Enfin le plus célèbre maréchal de la Seconde Guerre Mondiale, Jean de Lattre de Tassigny, participa lui aussi à la bataille. C'est lui qui arrêta l'ancien Kromprinz, en 1945.

Liens externes

http://www.ville-verdun.fr/
http://www.verdun.fissiaux.net/
http://www.docsources.org/

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