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 Saint-Pierre et Miquelon

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MessageSujet: Saint-Pierre et Miquelon   Lun 17 Juil 2006, 11:30 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Pierre-et-Miquelon

Citation :
Saint-Pierre-et-Miquelon est depuis 1985, une collectivité territoriale à statut particulier, au sein de la République française et de l'Union européenne.

Ce minuscule archipel est situé à l’Est du Canada, à 25 km au sud de l’île et de la province de Terre-Neuve.

Avec la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique, c'est l'une des quatre possessions françaises en Amérique et la seule en Amérique du Nord, dernière parcelle de l’ancienne Nouvelle-France.

Nommé Isle Sainct Pierre par Jacques Cartier lors de son passage en juin 1536, Saint-Pierre et Miquelon avait d'abord reçu le doux nom d' archipel des onze mille vierges par José Álvarez Faguendes, navigateur portugais débarqué en 1520, le jour de la Sainte Ursule.





Histoire

Qui a découvert l'archipel et quand ? On cite souvent la date du 21 octobre 1520 et le navigateur portugais Faguendes (Fagundes), mais cet événement pourrait être antérieur, puisqu'il est parfois attribué à d'autres explorateurs, comme Jean Cabot en 1497, ou Verrazano en 1524.

Quoi qu'il en soit, il semble avéré que les îles servaient de base aux pêcheurs Bretons et Basques au XVIe siècle et l'on date de 1604 les premières installations permanentes de ces derniers. Cette origine se retrouve sur le drapeau de l'archipel.

Au XVIIIe siècle, les îles furent toutefois abandonnées lors de la ratification du traité d'Utrecht pour ensuite être récupérées officiellement par la France lors du traité de Paris de 1763. Après une défaite infligée par les troupes américaines et françaises, les forces britanniques présentes en Nouvelle-Écosse attaquèrent les îles en 1778 et déportèrent la population y compris des réfugiés de la Déportation des Acadiens de 1755.

Lors de la Révolution française, la communauté acadienne quitta subitement l'île de Miquelon pour se réfugier aux îles-de-la-Madeleine, alors que l'exercice républicain à Saint-Pierre connut un terme brutal lors de la nouvelle attaque britannique de 1793.

Il fallut attendre la restauration de Louis XVIII pour que la dernière rétrocession des îles Saint-Pierre-et-Miquelon soit définitive. Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon connut un essor économique important grâce à la pêche à la morue.

L'archipel eut un certain rôle lors de la prohibition des États-Unis d'Amérique puisque d'après la légende Al Capone y fit une visite en 1927. L'île connut une certaine prospérité avec le trafic d'alcools et de vins français acheminés clandestinement sur les côtes canadiennes et américaines par des vedettes rapides affrétées par des Saint-Pierrais.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouverneur vichyste Gilbert de Bournat dut négocier avec les autorités de Washington afin d'obtenir quelques subsides financées par les réserves d'or françaises. À cette même époque, le Canada voisin avait préparé, avec l'aval de Washington, un projet de débarquement pour prendre possession de Saint-Pierre-et-Miquelon. Plusieurs prétextes furent avancés, parmi lesquels des émissions radio qui se faisaient l'écho de la propagande de Vichy. Certains avancèrent même, sans preuve, que cette station radio aidait les U-Boots allemands présents sur les bancs de Terre-Neuve. La prudence excessive du premier ministre canadien William Lyon Mackenzie King ne permit pas à ces plans d'être exécutés.

Sous les ordres de Charles de Gaulle, l'amiral Émile Muselier orchestra la libération de Saint-Pierre-et-Miquelon à l'insu et contre l'avis des autorités américaines et canadiennes. L'affaire du 24 décembre 1941 fit couler beaucoup d'encre, et cristallisa la méfiance entre Franklin Roosevelt et Charles de Gaulle. Ce dernier avait fait organiser un plébiscite qui lui fut favorable. Saint-Pierre-et-Miquelon fut ainsi l'une des premières terres françaises ralliées à la France Libre. Le général de Gaulle lui marqua sa reconnaissance par une visite en 1967. L'une des trois seules visites d'un chef d'État (également François Mitterrand en 1987 et Jacques Chirac en 1999). D'autres voyageurs illustres l'avaient précédé, dont Châteaubriand, en 1791, qui immortalisera l'archipel dans les Mémoires d'Outre-Tombe.

L'archipel devint territoire d'outre-mer (TOM) en 1946, puis département d'outre-mer (DOM) en 1976, avant d'acquérir son statut actuel de par la loi n° 85-595 du 11 juin 1985, complétée des dispositions de la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 qui créé la catégorie générique des collectivités d'outre-mer (COM) qui englobe Saint-Pierre-et-Miquelon.

Traditionnellement, Saint-Pierre-et-Miquelon représentait un intérêt économique important en raison des droits de pêche attachés à la zone économique exclusive de 200 milles marins. L'interprétation divergente de la France et du Canada sur l'application de cette règle internationale donna lieu dans les années 1990 à la guerre de la morue.

Suite à l'arbitrage sans appel de 1992, la zone maritime attribuée depuis à l'archipel se limite à la zone économique exclusive de 12 milles marins à l'est, 24 milles marins à l'ouest, et un corridor de 200 milles de long par 10 milles de large orienté nord/sud.

Administration et institutions

Saint-Pierre, le chef-lieu, est à la fois l'une des deux communes de l'archipel (avec Miquelon), dont le maire est Karine Claireaux (PS), ainsi que le siège du conseil général sous la présidence de Stéphane Artano (Archipel demain) et celui d'une préfecture à la tête de laquelle se trouve le préfet Albert Dupuy.

Le conseil général comprend 19 membres élus, représentant deux circonscriptions qui correspondent aux deux communes : Saint-Pierre (15 conseillers) et Miquelon-Langlade (4 conseillers). Il a des compétences élargies à la matière fiscale, douanière, urbanisme, logement et partiellement, de nature régionale. Il est assisté par un Comité économique et social.

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MessageSujet: Saint-Pierre et Miquelon   Lun 17 Juil 2006, 11:30 am

Citation :
Représentation nationale : un député Gérard Grignon (UMP), un sénateur Denis Detcheverry (maire de Miquelon - div. droite) et un conseiller au Conseil économique et social, Jacqueline André.

Education : un inspecteur d'Académie, Marc Fouquet, dépendant du Rectorat de Caen

Justice : un Tribunal supérieur d'Appel, un tribunal de Première Instance et un Tribunal administratif

Données géographiques

Démographie

La population, en progression lente depuis la première guerre mondiale, comptait 6 316 habitants au recensement de 1999, dont 5.618 sur la plus petite île portuaire de Saint-Pierre et 698 sur les îles de Miquelon-Langlade. Le français parlé ressemble au français parlé en Normandie (comme au Québec d'ailleurs.)

Géographie physique

C'est un petit archipel de huit îles, totalisant 242 km², bas et érodé (240 m au Morne de la grande Montagne et 210 m à Saint-Pierre), d'origine glaciaire (Appalaches datant du précambrien), à l'aspect rude, sauvage et échancré. Il est constitué essentiellement de la petite île de Saint-Pierre (26 km² avec les îlots contigus et 8 km du sud-ouest au nord-est) et de la plus grande île de Miquelon (216 km² et 80 km du nord au sud), elle-même formée de deux îles, Miquelon (110 km²), au sud de laquelle se trouve la lagune du Grand Barachois et Langlade (91 km²), aussi appelées Grande et Petite Miquelon et reliées depuis 1783 par un isthme sableux. L'intérieur est occupé principalement par des tourbières et de rares espaces boisés. Peu de plages. D'autres petites îles ou îlots inhabités autour du port de Saint-Pierre au sud-est : l’île aux marins (ou île aux chiens), l’île aux pigeons, l’île aux vainqueurs et Grand Colombier, l'île verte, un îlot à la limite des eaux territoriales, entre Saint-Pierre et Terre-Neuve à la souveraineté incertaine entre la France et le Canada.

Climat

Le climat des îles suit les évolutions de Terre-Neuve, c'est un climat océanique froid et humide (1.500 mm/an - Taux d'humidité > 80%) avec une forte modération maritime. Balayées rapidement par les dépressions atlantiques naissantes, la position de Saint-Pierre et Miquelon en fait un lieu d'affrontement entre les poussées d'air froid arctique et les masses d'air maritime plus douces. C'est également le lieu de rencontre du courant océanique chaud du Gulf Stream et celui froid du Labrador. Ainsi, il est rare de voir des températures inférieures à -10°C l'hiver, la moyenne hivernale n'étant que de -3°C, avec de fréquentes chutes de neige. La température moyenne l'été est de 16°, avec certains jours un brouillard très dense (les fameux bancs de brume de Terre Neuve) sur juin et juillet. Le facteur éolien ou refroidissement éolien est important.

Economie, société et culture

Socio-économie

Le tiers des actifs sont des agents de l'État, la fonction publique étant ici disproportionnée. En outre, c'est la commande publique qui soutient la principale activité actuelle du secteur privé, le bâtiment. Par ailleurs, la répartition locale de cette manne financière provenant en fait des subsides de la métropole donne lieu à de vives polémiques locales. Ainsi existe-t-il un conflit de classe latent entre fonctionnaires métropolitains (majoritaires dans les cadres de la fonction publique) et la part mal lotie de la population d'origine locale (sinistre de la pêche). Ce "conflit latent" est peut être l'un des facteurs qui contribuèrent à de brèves et inacoutumées flambées de violence (1995, 2001).

L'agriculture et l'élevage insulaires, limités par les 70 ha de terres arables et le climat ne permettent qu'une production d'appoint. Le ravitaillement en vivres est presque intégralement importé, celui en carburants (centrales électriques, chauffage des habitations, vehicules et embarcations) l'est en totalité. Cette activité de ravitaillement martime de l'archipel, indispensable, est sujette à des crises épisodiques. Les importations proviennent du Canada (surtout) et de la France. Environ 400 entreprises se répartissent entre la pêche et ses dérivés, le bâtiment, les services, le commerce et l'artisanat.

L'archipel, qui ne survit qu'avec les subventions directes et indirectes de la métropole, est économiquement sinistré depuis la crise de l'activité de pêche. 12,8 % de chômage (recensement de 1999). Les prises de pêche seraient tombées à 150 tonnes/an (dont 50 % de morues). L'avitaillement des navires reste une activité notable bien que fortement réduite depuis lors. De nombreuses pistes sont explorées afin de relancer l'activité de pêche (conditionnement surgelés, farines, pisciculture, etc). Mais il semble que l'archipel doive opérer une reconversion accélérée et douloureuse d'une activité primaire en perte de vitesse vers un secteur tertiaire à explorer. Rendu possible par la présence d'un aéroport et le caractère typique des îles, le tourisme est une piste de développement. Il s'oriente vers un tourisme culturel valorisant l'histoire de l'archipel et de la région : musées, thème des Terre-Neuvas, Ile-aux-Marins (île-musée ). Il semble que l'exploitation de gisements pétroliers et de gaz au large de l'archipel puisse être une ressource future.

Enseignement

Il est assuré jusqu'au baccalauréat dans les principales filières. On notera le paradoxe, vu la faible population, de la présence d'un collège catholique en plus du lycée public. La poursuite d'études se fait en métropole, en diverses académies. Il existe un souhait assez fort de « retour au pays » des étudiants originaires de l'archipel. Ce souhait fait parfois apparaître un conflit de « préférence locale » ambigu.

Sports

Saint-Pierre possède un équipement sportif assez complet au regard de sa population : patinoire, piscine, terrains de football, etc. Le hockey est le sport roi, l'archipel ayant déja fourni des joueurs à l'Equipe de France. On joue également à la pelote basque. Il y a deux frontons l'un à Saint-Pierre, l'autre à Miquelon, héritage des pêcheurs basques.

Cultes

Un diocèse catholique, avec à sa tête Mgr Lucien Fischer, évêque, Vicaire apostolique de Saint-Pierre-et-Miquelon, le régime concordataire serait toujours en vigueur dans l'archipel, sans impact notable toutefois. Présence d'un mouvement Pentecôtiste : Église Evangélique de pentecôte soutenue par l'action missionnaire de France (UNADF) membre de la ceefee, le pasteur (Francis Novert depuis été 2005) est aussi aumonier de la prison

Manifestations

Nombreuses toute l'année et pour tous les goûts : fête du cheval, des fruits de mer, des marins ou de la mer, semi-marathon de 25km. Coté musique, outre la fête de la musique en juin on signalera le Festival de musique « des Déferlantes Atlantiques ». A noter la « Fête basque », avec ses danses traditionnelles et la pelote (en août).

Cinéma : l'exécution de Joseph Néel
Plus d'un siècle après, un tragique fait divers local a inspiré le scénario du film la Veuve de Saint-Pierre, réalisé par Patrice Leconte. Il s'agit de l'exécution de Joseph Néel. Ce dernier, en compagnie de Louis Ollivier, avait assassiné M. Coupard à l’île aux Chiens le 30 décembre 1888. Néel a été guillotiné à Saint-Pierre le 24 août 1889. Il dut attendre plusieurs semaines la livraison de la guillotine venue spécialement de la Martinique.

Conflit potentiel avec le Canada

Le nouveau droit de la mer, tel que défini par les lois UNLCOS des Nations unies, permet désormais aux états d'étendre leur zone économique au delà des 200 milles nautiques et d'inclure le plateau continental avoisinant.

Sous l'initiative de l'ex-président du conseil général de Saint-Pierre et Miquelon, Marc Plantegenest, l'idée de réclamer une extension discontinue de la zone économique exclusive de l'archipel est née. Depuis le député de l'archipel, Gérard Grignon, défend ce dossier au niveau parlementaire.

La position du Canada reste sans ambiguïté : elle refuse de reconnaître toute extension des eaux territoriales des îles Saint-Pierre et Miquelon.

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