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 La Polynésie française

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MessageSujet: La Polynésie française   Mar 18 Juil 2006, 9:18 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyn%C3%A9sie_fran%C3%A7aise

Citation :
La Polynésie française est un ensemble d’archipels dépendant de la France, situé dans l’Océan Pacifique, environ 6.000 km à l’est de l’Australie.





Histoire

C’est un ensemble d’îles polynésiennes qui furent annexées par la France durant le XIXe siècle. Elle eut pour nom jusqu’en 1958 celui des « Établissements français de l’Océanie ».

Statut

La Polynésie française, collectivité d’outre-mer, est en outre depuis 2004 la première dotée du statut de pays d’outre-mer, offrant une large autonomie politique et judiciaire, ainsi que la reconnaissance (comme en Nouvelle-Calédonie) des autorités coutumières dans de nombreux domaines, y compris en matière de justice et d’éducation.

Néanmoins il ne s’agit pas d’une libre association d’États comme peuvent l’être les anciennes dépendances néo-zélandaises. En tant que collectivité d’outre-mer française, la défense et le maintien de l’ordre sont gérés par les forces françaises (Armée de terre, Marine, Armée de l’air) et la Gendarmerie, et la langue française reste obligatoire dans l’enseignement et la justice (l’enseignement des langues natives polynésiennes est organisé et les lois et les arrêts de justice peuvent être rendus dans ces langues avec cependant une traduction française).

Politique

En septembre 1995, la France déclencha un grand nombre de protestations dans le monde en recommençant ses essais nucléaires sur l’atoll de Moruroa (appelé souvent à tort Mururoa), après un moratoire de trois ans. Les essais furent interrompus en janvier 1996.

Subdivisions

La Polynésie Française est composée de 5 subdivisions administratives (listées ici du Nord-Est au Sud-Ouest) :

- La subdivision des îles Marquises au Nord-Est de la Polynésie Française (les plus proches au Sud d’Hawaii et à l’Est de Kiribati), composé de deux groupes d’îles distincts :
- le groupe Nord, autour de l’île de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplée des Marquises, et la troisième plus grande île de la Polynésie Française après Tahiti, qui est le siège de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l’île de Ua Pou ;
- le groupe Sud, autour de l’île de Hiva Oa.
- La subdivision des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composée en fait de deux archipels :
- l’archipel des Tuamotu , aussi appelé Paumotu ou îles Dangeureuses, aux 84 îles, récifs et atolls de faible profondeur s’étendant du Nord-Ouest (près de Kiribati) au centre et à l’Est de la Polynésie française. L’archipel, immense et faiblement peuplé, se compose de plusieurs groupes d’atolls (certains presque totalement immergés en faible profondeur) et îlots :
- les îles du Roi Georges au Nord-Ouest des Tuamotu (dont les atolls de Ahe, Manihi, Takaroa, Takapoto),
- les îles Palliser au Sud des précédentes, composées de larges atolls (dont l’atoll de Rangiroa, l’île principale des Tuamotu, le plus grand atoll de Polynésie et l’un des plus grands atolls du monde, et les atolls de Mataiva, Tikehau, Arutua, Apataki, Kaukura, Toau, Aratika, Kauehi),
- les îles Raéffsky, au centre des Tuamotu (dont l’atoll de Fakarava, le second plus grand atoll de Polynésie française, les atolls voisins de Raraka, Faaite, Tahanea, Motutunga, Katiu, Makemo, Marutea Nord, Raroia, Takume, et l’île d’Anaa plus au Sud),
- les îles du Désappointement, au Nord-Est des Tuamotu (dont les petits atolls de Tepoto, Napuka, et Puka-Puka),
- un groupe d’atolls et d’îlots épars au centre des Tuamotu (dont les atolls de Marokau-Ravahere, Hao, Amanu, et l’île de Vahitahi et ses voisines), et au plus au Nord-Est un chapelet d’îles (Fangatau, Fakahina, Tatakoto, Pukarua, Reao, ces dernières étant parfois comptées parmi les îles du Désappointement),
- les îles du Duc de Gloucester, de petite taille et quasiment inhabitées, au Sud-Sud-Ouest des Tuamotu (dont l’île d’Hereheretue), administrées depuis Hao.
- un groupe d’îlots et d’atolls au Sud-Est des Tuamotu (dont les atolls de Moruroa et Fangataufa en cours de rétrocession par l’État français à l’administration civile polynésienne, ainsi que les atolls de Marutea Sud et les îles du groupe Actéon), administrés depuis les îles Gambiers ;
- les îles Gambier au Sud-Est (les plus proches des îles Pitcairn britanniques), dont la plus grande île est Mangareva (qui est le siège de la commune de Rikitea, le chef-lieu des Tuamotu-Gambier), les trois autres grandes îles étant Aukena, Akamaru et Taravai, toutes cernées par le même récif corallien d’où émergent une dizaine d’îlots.
- L’archipel de la Société, à l’Ouest de la Polynésie française, est le plus peuplé et divisé administrativement en deux :
La subdivision des îles sous le Vent, la partie Ouest-Nord-Ouest de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
- Bora-Bora et Maupiti au Nord, les plus proches des îles Cook néo-zélandaises ;
- Huahine, aussi appelée « l’île aux femmes » ;
mais le chef-lieu est la commune de Uturoa, sur l’île bien plus grande de Raiatea, aussi appelée « l’île vanille », située sur le même lagon que l’île de Tahaa ;
- les atolls Motu One, Maupihaa, Manuae et Tupai.
- La subdivision des îles du Vent, la partie Est-Sud-Est de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
- Tahiti, la plus grande île et la plus peuplée de toute la Polynésie française, formée par deux volcans reliés par un bras de terre : le Mont Orohena culmine sur la partie Nord-Ouest Tahiti Nui, « la grande Tahiti », qui est le siège de la commune de Papeete, chef-lieu des îles du Vent et capitale de la Polynésie française (la partie Sud-Est de l’île est Tahiti Iti, « la petite Tahiti ») ;
- l’île proche de Moorea, aussi appelée « l’île sœur », formée par le volcan du Mont Toheia et cernée d’une barrière de corail ;
mais aussi les îlots de Maiao, Mehetia et Tetiaroa.
- La subdivision des îles Australes , dans le tiers Sud de la Polynésie française, composées en fait de deux archipels :
- les îles Tubuaï format au Sud-Ouest (du nom de sa plus grande île Tubuaï et de sa commune chef-lieu Mataura comprenant aussi les communes associées de Taahueia et Mahu, et formant un chapelet s’étendant de l’île Maria à l’île Raivavae via les îles de Rimatara et Rurutu), à l’Est de la partie principale (australe) des îles Cook néo-zélandaises ;
- les îles de Bass, dont fait partie l’ile de Rapa ou Rapa Iti « petite Rapa » (à ne pas confondre avec l’île de Pâques aussi appelée Rapa Nui « grande Rapa » très isolée et située bien plus loin à l’Est vers le Chili, mais qui aurait été colonisée depuis les Gambier) et les îles Marotiri (les plus au méridionales de toutes les îles de la Polynésie française, et les plus isolées).


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MessageSujet: La Polynésie française   Mar 18 Juil 2006, 9:19 am

Citation :
En raison de la faible population de nombreuses îles ou villages, dissiminés sur un territoire marin souvent immense, ceux-ci sont gérés administrativement comme communes associées, et une commune polynésienne regroupe souvent plusieurs communes associées et un ensemble d’îles, parfois sur un territoire très étendu. La superficie moyenne des communes polynésiennes est donc très nettement supérieure à celle des communes de métropoles, même si leur superficie terrestre reste finalement très modeste, même en comptant les îles inahabitées. L’originalité est donc dans les communes associées centrées sur un village avec chacun leur chefferie coutumière, l’un d’eux habritant le chef-lieu de la commune et les principaux services publics (administratifs et postaux).

La répartition de la population polynésienne est très inégale, concentrée sur un nombre limité d’îles disposant de ressources suffisantes (notamment en eau, rare et précieuse en Polynésie, aussi bien pour l’eau potable que l’agriculture). Deux des subdivisions de la Polynésie française n’atteignent à peine, dans la totalité des communes qui les composent, la population de nombre de communes de métropole (ainsi les Marquises en entier ne totalisent que la population d’une petite ville métropolitaine). Á l’inverse, l’archipel de la Société concentre l’essentiel de la population sur un territoire terrestre exigu et aux ressources limitées.

Les difficultés de la Polynésie résident essentiellement dans les distances immenses sur le territoire, et l’infrastructure de transport nécessaire pour les administrer efficacement (c’est pourquoi les communes comptent finalement peu d’habitants, en comparaison de la métropole).

Il faut ajouter que l’île inhabitée et désertique de Clipperton, possession disputée de la République française au large du Mexique, et très éloignée de la Polynésie française n’en fait pas partie administrativement ni politiquement. Cette île est seulement administrée depuis la Polynésie française par le Haut-Commissaire de la République représentant l’État français dans la zone Pacifique.

Géographie



Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti. La Polynésie française est située dans une région où règne une intense activité sismique.

Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de "points chauds" situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le "point chaud" restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaitre de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corralien, dont la croissance continue compense l’affaisement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune - Tahiti - située au sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora-Bora - situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.

La faiblesse des terres émergées fait que nombre des atolls sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.

Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrières de corail), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux coraliens, qui abritent à une faune marine très riche. Sur les parties émergées par contre, le manque ou parfois l’absence parfois totale d’eau douce donne une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés sont habités de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.

À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coraliens. Les côtes, protégées par les massifs coraliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et présentent à de longues plages. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la lune est quasiment nul (aussi les seules faibles marées sont alignées sur le cycle solaire quotidien).

Ce fait unique donne des des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficles d’accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grace à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.

Aux Marquises par contre, dont la formation géologique est plus récente, les volcans sont faiblement érodés et offrent un paysage montagneux abrupt, traversés de vallées étroites, des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.

Le paysage des Marquises offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant semée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l’antiquité, et les Marquises recellent de sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes les plus anciennes.

Économie

La Polynésie française possède une économie moyennement développée, dépendante de l’importation de biens, du tourisme et d’une assistance financière de la part de la France. Les complexes touristiques sont très présents et souvent plus qu’à moitié vide sur les îles les plus importantes.

La culture des perles pour la bijouterie est également très développée.

Particularités

Le 5 mars, les Polynésiens fêtent la "Fête des Missionnaires", commémorant l'arrivée des premiers missionnaires protestants en Polynésie française (le 5 mars 1797) et "La Fête de l'Autonomie" les 29 juin. Pour le reste, les Polynésiens ont les mêmes jours fériés qu'en France.

Transports

Article de fond : Transports en Polynésie française
L’aéroport principal de la Polynésie française est l’aéroport international Tahiti Faa’a.
La compagnie aérienne de Polynésie française est Air Tahiti Nui.
Le port de Papeete est le plus important des ports de Polynésie française.

Divers

La Polynésie française possède l’un des taux de criminalité les plus bas de la France et de ses départements et territoires d’outre-mer. Toutefois, de petits larcins tels que le vol à la tire et le vol de sacs à main surviennent.

La couverture médicale est généralement bonne sur les îles les plus importantes, mais limitée dans les régions plus lointaines ou moins peuplées. Les personnes ayant besoin de soins urgents ou souffrant de maladies graves sont souvent transférées à Tahiti pour y être soignées. À Papeete, la capitale de Tahiti, deux hôpitaux et plusieurs cliniques privées fournissent des soins médicaux pour les soins des non résidents.

Bien que les routes les plus importantes soient goudronnées et bien entretenues, beaucoup de routes secondaires n’ont pas ces avantages. Le trafic routier est dense, et véhicules et piétons doivent lutter pour passer dans les rues étroites. Les trottoirs sont délimités et la loi impose que tout véhicule motorisé doit laisser passer les piétons, mais ceci n’est pas toujours respecté. Les touristes doivent donc faire attention lorsqu’ils se déplacent en voiture, en particulier la nuit.

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