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 La Nouvelle-Calédonie

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MessageSujet: La Nouvelle-Calédonie   Mar 18 Juil 2006, 9:52 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Cal%C3%A9donie

Citation :
La Nouvelle-Calédonie est un des archipels de la Mélanésie - une des trois parties de l'Océanie - situé à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne. C'est un pays d'outre-mer rattaché à la France, dont il est distant de près de 20.000 kilomètres. Sa superficie est d'environ 19.100 km². Il est situé dans l'océan Pacifique à 1500 km à l'est de l'Australie et à 2.000 km au nord de la Nouvelle-Zélande.

Depuis la signature des accords de Nouméa, la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier, provisoire de « collectivité spécifique » en attendant la décision d'un référendum local prévu en 2014 portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française.



Toponymie



Le terme Calédonie dérive du nom donné par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'archipel en souvenir de son île natale.

La Nouvelle-Calédonie est aussi dénommée familièrement par les descendants de colons français et les zoreilles « le Caillou », tandis que le terme « Kanaky » a une connotation indépendantiste et identitaire en référence au terme kanak, terme d'origine hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens.

La toponymie et l'onomastique (nom des terres, îles, tribus et personnes…) en Nouvelle-Calédonie sont des questions liées à des problèmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, débattus sur un plan politique depuis de nombreuses années. Les accords de Nouméa prévoient ainsi : "Les noms kanak des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrées selon la tradition Kanak seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques." (Article 1.3 alinéa 1)

Langues

Le français est la langue officielle, mais il existe 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes) dont quatre ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue régionale » : deux sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié, l'ajië, dans la région de Houailou), et deux dans les Îles Loyauté (le nengone, dans l'Île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou, auquel s'ajoute depuis peu le xârâcùù région de Canala et de Thio).

Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le bichelamar, le wallisien, le futunien, le tahitien le vietnamien et l'indonésien.

Histoire

Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie - en provenance d'Asie du Sud-Est - auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3.000 ans. On appelle Lapita la période de 1.300 à 200 av J-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (hommes en langage polynésien) maîtrisent l'art de la pierre polie, et basent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.

Le 5 septembre 1774, le navigateur anglais James Cook découvre la Calédonie. Il la baptise « New Caledonia » en l'honneur de l'Écosse car l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne ; Cook étant en effet d'origine écossaise.

Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte Ouest à bord de l'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de la Nouvelle-Calédonie, reconnaît la Côte Ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fût le premier à les situer précisément sur une carte.

Géographie

La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'Océan Pacifique sud, situé autour des coordonnées 21°30′Sud 165°30′Est, à environ 1.200 km à l'est de l'Australie et 1.500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est.

La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone.

La Grande Terre est nettement plus grande que toutes les autres îles. Les îles Loyauté, Lifou, Maré, Ouvéa, Tiga, sont situées à une centaine de kilomètres au large. Lifou est plus étendue que la Martinique.

Sur une superficie de 16.372 km², la Grande Terre s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié, s'élève à 1 628 mètres (5 341 pieds) d'altitude.

La lagon calédonien a une surface totale de 24.000 km², ce qui en fait l'un des plus grands lagons du monde (et que l'on présente également généralement comme « le plus beau lagon du monde ») ; il est ceinturé par une barrière de corail d'une longeur de 1.600 km, située entre 10 et 50 km des terres. La température des eaux varie entre 21 et 28°.

Le territoire jouit d'un climat tropical océanique . La température annuelle moyenne est de 22,5°. On partage l'année en deux saisons : la saison chaude, ou été austral, de mi-novembre à mi-avril, avec des températures de 25 à 27° (mais pouvant aisément dépasser les 30°), commence avec une période de forte sécheresse mais finit avec de forts taux d'humidité. Elle comprend également la saison des cyclones qui peut s'étirer de fin-décembre à mai. La saison fraîche, ou hiver austral, est plus sèche, avec en moyenne des températures de 20 à 23°.

La côte Est, humide, présente des paysages tropicaux (palmiers…) tandis que la côte ouest, plus sèche, offre un paysage de brousse.

La capitale du pays, Nouméa, en est aussi la principale ville. Elle compte 91.386 habitants au dernier recensement de 2004. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont Dore) compte 146.000 habitants.

Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Population

230.789 lors du recensement 2004. Avec un solde migratoire apparent de seulement 7 000 personnes entre 1996 et 2004. De 1996 à 2004, la population calédonienne s’est accrue d’environ 34.000 personnes, dont 27.000 au titre du solde naturel (naissances moins décès) et 7.000 au titre du solde migratoire. Sur 230.789 habitants, 22.080 (9,5 %) vivent aux Iles, 44.474 (19,3 %) dans le Nord et 164.235 (71,2%) dans le Sud, qui regroupe ainsi entre deux tiers et trois quarts de la population calédonienne. La capitale, avec 91.386 habitants, rassemble 40 % des habitants du territoire et le Grand Nouméa pèse 146 000 personnes, soit 63 % de la population.

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MessageSujet: La Nouvelle-Calédonie   Mar 18 Juil 2006, 9:53 am

Citation :
Groupes principaux

La Nouvelle-Calédonie est peuplée de différents groupes ethniques :

- les mélanésiens autochtones (les Kanaks ou canaques)
- les descendants d'européens historiques souvent métissés (les Caldoches, principalement d'origine française, notamment alsaciens-lorrains ayant quitté leur région après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne après 1870),
- les autres Polynésiens du sud (dont les Wallisiens et Futuniens),
- les Européens issus d'une immigration plus récente datant de la deuxième moitié du XXe siècle, et principalement d'origine française (ces derniers en particulier, sont nommés les Métros, ou Zoreils ou encore Zors, ce dernier terme revêtant une tonalité insultante).
divers groupes asiatiques historiques (notamment indonésiens et vietnamiens).
- il existe également en Nouvelle-Calédonie des descendants des déportés musulmans de la révolte d'Abd El Kader (Algérie), parfois dénommés les "Kabyles du Pacifique" et d'engagés indiens d'origine réunionnaise venus sous l'impulsion de Gabriel Le Coat de Kerveguen, grand propriétaire cannier réunionnais désireux de faire cultiver la canne à sucre en Nouvelle Calédonie (région de la Naïna).
La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État français d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables à l'autonomie ou l'indépendance. Il est difficile de dire si ce soupçon reste fondé puisque, par exemple, le recrutement local des fonctionnaires est favorisé aux dépens des mutations nationales.

D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un programme de développement spécifique à Wallis-et-Futuna, et de façon moins importante à la Polynésie française). Aujourd'hui les wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les mélanésiens autochtones.

Politique

Institutions

Pour en savoir plus voir la loi no 99-209 du 19 mars 1999 organique relative à la Nouvelle-Calédonie (1) J.O n° 68 du 21 mars 1999 page 4197 [1]

Subdivisions

La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités qu'on appelle provinces. Chaque province regroupe plusieurs communes. On dénombre 33 communes actuellement.

Les provinces sont :

- Province Sud
- Province Nord
- Province des îles Loyauté
Les représentants des Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus à la proportionnelle, chaque parti devant rassembler 5% des inscrits de la province pour pouvoir être représenté.

Des élections provinciales ont eu lieu le 9 mai 2004. Ces élections ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs).

Le Congrès

Lors du même scrutin que pour les élections provinciales sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au Congrès de la Nouvelle-Calédonie (Assemblée territoriale). Le congrès est l'assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie ; il comprend cinquante-quatre membres dont sept membres de l'assemblée de la province des îles Loyauté, quinze de l'assemblée de la province Nord et trente-deux de l'assemblée de la province Sud. (article 62)

Le Congrès élit à la proportionnelle les membres du gouvernement puis le président du gouvernement.

C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.

Le gouvernement

L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est le gouvernement. Il est élu par le congrès et responsable devant lui. (Article 108)

Le 29 juin 2004, Marie-Noëlle Thémereau est élue à la présidence du cinquième gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu des Accords de Nouméa.

Le sénat coutumier

Le sénat coutumier est composé de seize membres désignés par chaque conseil coutumier, selon les usages reconnus par la coutume, à raison de deux représentants par aire coutumière de la Nouvelle-Calédonie. (article 137)

Les conseils coutumiers

Un conseil coutumier est institué dans chaque aire coutumière. La composition de ce conseil est fixée selon les usages propres à celle-ci.(Article 149) Ces aires coutumières sont au nombre de huit, ( carte des aires coutumières)

Le Conseil économique et social

Le conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie comprend trente-neuf membres (Article 153)

Le conseil économique et social est consulté sur les projets et propositions de loi du pays et de délibération du congrès à caractère économique ou social. A cet effet, il est saisi pour les projets par le président du gouvernement, et pour les propositions, par le président du congrès.(Article 155)

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MessageSujet: La Nouvelle-Calédonie   Mar 18 Juil 2006, 9:54 am

Citation :
Représentation nationale

La Nouvelle-Calédonie est également représentée en France par deux députés, qui sont actuellement Jacques Lafleur (RPCR) et Pierre Frogier (RPCR) tous deux membres du groupe UMP et un sénateur Simon Loueckhote (RPCR)

Courants politiques

Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanaks indépendantistes et socialistes » contre les courants « caldoches loyalistes et de droite ». Ce clivage ethnique, quoiqu'initié par les revendications identitaires des années 70, est principalement issu des Événements politiques qui ont marqués les années 80 (1984-1988). Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l'enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion. Il est à noter que la grande majorité des populations non-européennes et non-mélanésiennes (polynésiens, asiatiques ou autres) sont anti-indépendantistes. Il existe cependant une très faible minorité de caldoches indépendantistes (François Burck, auparavant Maurice Lenormand) ; tout comme il existe un certain nombre, mais minoritaire, de Kanaks anti-indépendantistes (Simon Loueckhote, Dick Ukeiwé, Hilarion Vendégou).

Économie

Monnaie

La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en terme usuel, ou XPF en terme bancaire) dont la parité est fixe par rapport à l'euro :

1.000 XPF = 8,38 € (décret n° 98-1152 du 16 décembre 1998 publié au JORF du 18 décembre 1998 page 19123, et arrêté du 31 décembre 1998 publié au JORF du 3 janvier 1999 page 00154)
Jusqu'à fin 1998, 100 XPF = 5,50 FRF
L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Nouméa, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna).

Les trois collectivités d'outre-mer sont appelées à se prononcer sur l'opportunité d'adopter la monnaie unique européenne, afin de faciliter les échanges et favoriser le développement économique de la région. Cependant, les autonomistes et indépendantistes y voient un moyen de lier indirectement l'avenir de la région à la politique européenne de la France, mais ils redoutent également les conséquences (notamment pour le développement touristique et les exportations de nickel) si le franc CFP était dévalué par la perte de garantie française.

Aussi ils préfèrent une solution basée sur une plus grande autonomie politique et financière de l'IEOM de la Banque de France, par un accord contractuel ne liant pas la politique monétaire de la zone. Cependant cette solution se heurte aux exigences de stabilité des prix et de limitation des déficits publics exigés par la BCE, et la volonté de la France à couvrir les déficits extérieur de la zone Pacifique.

La Nouvelle-Calédonie étant le principal acteur économique de la zone, et son évolution économique étant fortement liée au cours du nickel, le franc CFP reste dans une situation potentiellement fragile (et encore plus si la Nouvelle-Calédonie devait devenir indépendante du fait de la perte de nombreuses subventions de fonctionnement non compensées par un programme d'aide de la France), mais peut encore répondre aux besoins d'une politique économique locaux, indépendamment des exigences liées à l'euro. L'introduction de l'euro ne serait alors possible qu'après une diversification de l'activité économique locale plus en phase avec l'économie mondiale.

Une autre solution serait de diversifier les monnaies des fonds de réserve afin de faire du franc CFP une "monnaie-pannier". Dans un tel cas, la convertibilité avec l'euro serait supprimée au profit de taux de changes plus favorables avec les autres pays de la région ou les principaux pays clients et fournisseurs du territoire disposant de monnaies plus liquides (notamment le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande), ou encore de fonder une nouvelle union monétaire avec d'autres pays de la région, sous une nouvelle dénomination.

Industrie

Le nickel, (découvert par Jules Garnier au XIXe siècle) 30 % des réserves mondiales et 6 % de la production mondiale, est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise. Il représente 90 % des exportations du territoire.

Dans une moindre mesure, on trouve aussi du chrome, du cobalt, du fer, du cuivre et même de l'or (qui n'a été exploité en très faible quantité qu'au XIXe siècle).

Le développement et la construction de fonderies devrait augmenter la valeur ajoutée des exportations, et mieux diversifier les sources de revenu du territoire, actuellement fortement basée sur l'exportation de minerai brut.

Cependant le développement de ces activités se heurte (surtout dans la province sud) à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kanaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif corallien du monde, et certains partis autochtones cherchent à faire classer ce récif au patrimoine mondial de l'humanité pour le préserver.

Au contraire le gouvernement coutumier de la province nord est l'initiateur de projets industriels similaires destinés à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la province Sud.

Activités primaires

L'agriculture et la pêche sont peu développées, et essentiellement vivrières. Si elles représentent 6 % du produit intérieur du territoire, elles emploient 30 % de la population active, et contribuent à limiter l'exode rural vers la province Sud.

Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.

Services

Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombreuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif corallien (pêche sous-marine). Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande.

La province nord développe des projets immobiliers et hôteliers destinés à mieux accueillir les visiteurs.

Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales.

Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté.

Culture

Centre Culturel Tjibaou.
Musée de la Nouvelle-Calédonie.
Musée de la ville de Nouméa.
Musée du bagne.
Musée de la mer.
Musée de la ville de Bourail.

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