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 Article à envoyer pour défendre l'usage du français

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VINCENT
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MessageSujet: Article à envoyer pour défendre l'usage du français   Mar 17 Oct 2006, 9:55 am

Dans le cadre de la défense du français, Albert SALON, ancien ambassadeur et président du FFI-France, propose que les militants envoient aux journaux locaux et régionaux auxquels ils peuvent avoir accès, l'article ci-après, rédigé à cet effet :

Citation :
Je remercie notre bon journal de publier ce que j’ai à dire sur nos «élites-zélotes » qui massacrent notre langue française et veulent nous faire parler, manger, agir et réagir en Gallo-Ricains. Car j’en ai gros sur le cœur. Sur la « patate ». Comme disent les Acadiens. Vous savez, ces Français du Canada qui ont subi de la part des Anglais une déportation massive, une véritable épuration ethnique au 18ème siècle : on a appelé cela pudiquement « le Grand Dérangement ». Les descendants de ceux qui en réchappèrent, exilés en Louisiane ou revenus plus tard au Nouveau Brunswick ou en Nouvelle Ecosse, disent toujours : « lâche pas la patate ! ». Nous en sommes à dire, et faire, comme eux, et aussi comme les Québécois !

C’est tout un empire anglo-américain qui veut nous réduire, avec une énorme cinquième colonne chez nous, conduite par des Trichet, des Seillière (vous connaissez : un patron de patrons que Chirac a dû planter là, en mars, parce qu’il se mettait à parler la « langue du maître » devant des chefs d’Etat réunis à Bruxelles), des Pascal Lamy, des Giscard. Colonne flattée par d’innombrables « responsables-non-coupables » de tous bords, hormis les extrêmes…L’Union européenne, loin de ses belles idées des débuts, maintenant complètement déformées, est devenue une dictature de fonctionnaires. Elle veut nous faire tenir dans son lit de Procuste. En coupant ce qui dépasse : de préférence notre tête plutôt que nos pieds ! Nos politiciens en sont largement responsables en leur abandonnant des pouvoirs. Et cette « Union » est un relais-valet de l’empire. Les preuves : elle favorise les Etats alliés de Washington, elle cherche à casser les Etats résistants et concurrents, surtout la France, par exemple en encourageant fortement les régionalismes, et elle impose l’anglais partout !

Nos intellos et bobos snobinards, fascinés par l’Amérique-fric, donnent à fond dans ce panneau. Vous voulez des exemples ? On ne vous fait même plus la grâce de traduire en français les affiches des films américains que le « vingt-heures » de vos « chaînes » de télé vous pousse vigoureusement à aller voir. Ces chaînes vous ligotent de « star’ac » et d’émissions de type américain, aux titres en anglais, et vous gavent du rebut de la culture Uncle Ben-Oncle Sam jusqu’à l’obésité. Foin de la loi Toubon et du principe de précaution : encouragés par Bruxelles et ses idéologues du grand marché, les marchands vous traduisent de moins en moins les notices et modes d’emploi en anglais de leurs produits. Les universitaires et chercheurs français payés et équipés sur les deniers publics rechignent à vous donner votre dû : la traduction des travaux qu’ils publient en anglais. Non seulement le Mammouth de l’ « Educ » tend à décerveler et dénationaliser vos enfants. Pour mieux les formater à leur destin de consommateurs dociles, on vous persuade qu’ils doivent apprendre l’anglais – seule langue étrangère de fait – dès le plus jeune âge. Si l’on suivait les conseils avisés du gourou Minc, les Françaises devraient dès leur grossesse habituer leurs futurs bébés aux sons harmonieux de l’américain. Cela risquerait d’ailleurs de ne pas suffire, car, dans les entreprises françaises « mondialisées », où les cadres français doivent de plus en plus travailler en anglais, les patrons s’aperçoivent qu’il vaut mieux recruter carrément des employés de langue maternelle anglaise. A la rigueur des Hollandais ou Scandinaves : ils parlent toujours mieux l’anglais que nos Français…Avez-vous déjà entendu Trichet, Giscard, Seillière, et les plus snobs de nos chercheurs, parler l’anglais ? Leur accent fait rire beaucoup de gens. Pas moi. C’est nos emplois qui filent à l’anglaise. Et cette servilité, liée à l’absence de vergogne en prononciation, j’en ai honte car ils font cela chez nous. Pas vous ?

Savez-vous que nos ministères, à Paris, travaillent en anglais ? En effet, la colique de directives qui coule de Bruxelles occupe plus de la moitié de leurs activités de plus en plus en anglais. Nous avons eu beau demander à nos Premiers Ministres successifs qu’ils donnent l’ordre de renvoyer tout cela à l’expéditeur et d’exiger des documents de travail en français. Nous avons eu beau invoquer les propres règles de Bruxelles qu’elle piétine avec entrain, personne n’ose jouer les trouble-fête. Comme si la « constitution européenne » n’avait pas été rejetée par les peuples français et hollandais ! Où est le Général, pour botter le train de ces particuliers?

Ce n’est pas tout. Tenez-vous bien : vous avez entendu parler de la Francophonie. Cette organisation volontaire, ouverte, communauté de 63 membres qui « ont le français en partage », existe bel et bien. Il y a très longtemps que ce n’est plus « la France et ses colonies ». On cherche plus à y entrer (peut-être trop ?...) qu’à en sortir. A la différence des ensembles de langue espagnole ou portugaise, et même du Commonwealth, elle ne comprend que moins de la moitié de ses membres qui furent colonisés par la France.
Ces pays attendent beaucoup de la France. Qu’elle se retrouve ! Qu’elle soit elle-même, celle dont on aime encore partout la belle image humaine. Qu’elle montre une autre voie dans la mondialisation que celle de l’hégémonie du coca-cola ou des ayatollahs de tous poils, pas seulement musulmans... Une voie humaine. Pas seulement de l’aide. Bien sûr, je vous vois venir : beaucoup de ces pays attendent de l’aide à leur développement !...Normal ! Vous avez une peur : que la coopération soit une aide gaspillée à des « rois nègres » parasites et corrompus et à leurs comparses français dans nos entreprises et partis politiques.
Répondons à cette crainte justifiée : à nous d’abord de veiller à éviter les détournements.
Les gens de ces pays attendent aussi l’accueil en France de leurs migrants. Voilà votre deuxième peur : que la Francophonie soit associée à l’ouverture de nos frontières, à une immigration incontrôlée de noirs, de jaunes, d’arabes, de musulmans… Crainte justifiée. Sauf que ce n’est pas la Francophonie qui renforce aujourd’hui les flux d’immigrants, mais à la fois la persistance d’une demande par nos entreprises de main d’œuvre à bon marché d’où qu’elle vienne, l’indulgence – la complaisance - des autorités, derrière leurs discours trompeurs, à l’égard des importateurs et passeurs, et l’inadaptation – pour la France – des contrôles « Schengen ». Ainsi l’entrée de « roms » qui ne parlent pas français n’a rien à voir avec l’appartenance officielle de la Roumanie à la Francophonie. Les Sri-Lankais, Turcs, Chinois, Kurdes, Ghanéen(ne)s, Ukrainien(ne)s…qui entrent nombreux ne viennent pas de pays adhérents. Francophonie ou non, cela continuera. En fonction seulement du degré de notre incapacité à maîtriser les flux d’entrée, et à favoriser l’intégration et l’assimilation fondée sur un meilleur « dialogue », dans une laïcité véritable de la part des autorités, d’abord dans les banlieues. La connaissance de la langue française ne suffit pas, mais elle aide au dialogue et à la compréhension, à l’intégration-assimilation…Beaucoup de Français ne se sentent-ils pas plus proches, dans leurs relations personnelles, de Tunisiens, de Marocains, de Mauriciens, de Sénégalais ou de Vietnamiens francophones, sans parler des Wallons, des Suisses romands et des Québécois, que de Finlandais qui ne parlent pas français, ou de ceux des Anglais qui ne veulent pas l’apprendre ? Voyez ces Godons qui s’installent en Aquitaine, en Bretagne, en Normandie, dans le grand Sud-Est, dans nos stations de sports d’hiver les plus cotées. Ils seraient plus que bienvenus, s’ils se contentaient de retaper des bicoques et s’ils cherchaient vraiment à s’intégrer. Mais que nenni ! Il sont nombreux – pas tous, je le concède – à constituer des isolats, de petites colonies, dans leur solide mépris des « indigènes » français, et à exiger d’être servis dans leur langue. Ils font même venir leurs compatriotes en travail saisonnier, aux conditions sociales de chez eux, qui font concurrence à nos travailleurs. Le comble est que l’on trouve des préfectures, conseils généraux et municipaux pour considérer que c’est aux indigènes de s’adapter, auxquels ils offrent, aux frais des con-tribuables que vous êtes, des formations en anglais ! On marche sur la tête !

La Francophonie n’est pas seulement un atout pour la France. Parce que les grandes cultures et religions du monde, y compris bouddhiste, confucianiste, orthodoxe, musulmane…, y sont représentées. Et qu’autour de la langue et des valeurs véhiculées, une autre forme de coexistence mondiale peut s’y élaborer.
Depuis des années, nos divers gouvernements, « de gauche » comme « de droite » vous font croire qu’ils s’intéressent de près à cette Francophonie. En fait, ils font surtout du théâtre d’ombres, des Sommets de Chefs, des discours. Ils ne donnent à l’Organisation francophone que des sommes dérisoires, et ne font de gestes que de la main gauche. Tenez : ils ont décrété 2006 « année Senghor et de la Francophonie ». Mais que font-ils ? Des « Francofffolies », avec expositions et colloques, pour éviter les actions efficaces…

Or, sans entrer dans trop de détails de la politique francophone que la France devrait mener, il suffirait de quelques gestes marquants. Chaque fois que l’on met le drapeau européen à côté du drapeau français, mettons aussi le drapeau de la Francophonie. Il existe, officiel, mais personne ne le dresse. Il donnerait enfin le sentiment que la France veut continuer à marcher sur les deux jambes : la jambe « Europe » et la jambe « grand large », comme le font les Anglais. Inscrivons aussi dans notre Constitution nationale, à côté de l’Europe, la participation de la République à la communauté francophone. Et renvoyons à Bruxelles tous les documents de travail qu’elle impose uniquement en anglais à nos administrations centrales. !
Trois gestes forts parmi d’autres. Hautement symboliques. Pour le contribuable, ils ne coûteraient rien. Au gouvernement : un peu de volonté politique…Ce ne serait tout de même pas une révolution. La France y retrouverait de la dignité et les Français de la fierté. Les autres francophones : une respiration et un espoir.

Nous sommes tous acadiens et québécois. Halte à l’actuelle folie, au vidage du pays ! Cela suffit ! Il faut un sursaut des Français, dans ce domaine vital comme dans d’autres. Faisons, dans la campagne présidentielle, parler de cet « enjeu majeur », comme on dit dans le jargon d’aujourd’hui. A vous de l’imposer.

Tout cela est proposé par des associations qui veulent défendre et illustrer sérieusement notre langue et ce qu’on appelle la francophonie. Si vous êtes d’accord, n’hésitez pas : adhérez aussi. Surtout qu’elles travaillent toutes ensemble. Elles protestent, publient, manifestent, agissent en commun. En adhérant, par exemple, à « Avenir de la langue française », dynamique, vous les avez toutes. 32 euros, 48 pour un couple, à envoyer avec vos coordonnées 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris, tel 01 43 40 16 51. Il faut s’y mettre tous !

Il me semble que cette suggestion est judicieuse !
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Stans
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MessageSujet: Re: Article à envoyer pour défendre l'usage du français   Mar 17 Oct 2006, 1:56 pm

En effet, on devrait ne pas se limiter aux medias écrits ! docteur

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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