FORUM FRANCOPHONE ©

FORUM FRANCOPHONE ©

Forum généraliste et politique francophone
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mayotte

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16069
Age : 65
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

MessageSujet: Mayotte   Lun 27 Nov 2006, 9:15 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte

Citation :
Mayotte est une collectivité départementale d'outre-mer française située dans l'archipel des Comores au nord-ouest de Madagascar. Elle est constituée principalement de deux îles, Grande Terre et Petite Terre. Elle se situe dans le canal de Mozambique, dans l'océan Indien. Elle a la plus forte densité des DOM-TOM avec 538 hab./km². 90% de la population est musulmane

Histoire

En 1500, un sultanat est établi sur l'île de Mayotte. Plus tard, en 1503, l'île est découverte par des navigateurs portugais qui la noteront sur les cartes.

En 1832, l'île est conquise par Andriantsoly, ancien roi Sakalava du Boina à Madagascar. Suite à la prise de Nosy Be (Madagascar) en 1840, les Français prennent connaissance de la présence d'un roi Sakalava à Mayotte. Mayotte devient colonie française le 25 avril 1841, alors que la rivalité franco-britannique pour le contrôle des autres îles allait tourner à l'avantage de la France. En 1886, suite la Grande Comore, Moheli et Anjouan deviennent protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte 1886. Mayotte, quant-à-elle, garde un statut de colonie. A partir de 1908, l'ensemble des Comores est intégré sous l'autorité du gouvernement général de Madagascar et dépendances. En 1946, les Comores sont séparées de Madagascar et deviennent territoire d'outre-mer. Suite au refus en 1958 tant de l'indépendance que de la départementalisation, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi n°1412) un statut d'autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi n°6804); le député Said Mohamed Cheikh devient président du conseil de gouvernement, jusqu'à sa mort le 16 mars 1970. La capitale Dzaoudzi (Mayotte)est transférée à Moroni en 1966, huit ans après la décision du transfert. [1]

Le 25 août 1972, le Comité spécial de décolonisation de l'Organisation des Nations unies inscrit l'archipel des Comores. En 1974, la France organise aux Comores un référendum sur l'indépendance. Mayotte sera la seule île de l'archipel à voter pour le maintien de ses liens avec la France. Elle confirmera ce choix lors d'un second referendum en 1976[2].

Depuis 1975, l'île est toujours revendiquée par l'Union des Comores et l'Union africaine reconnaît ce territoire comme occupé par une puissance étrangère.

L'assemblée générale de l'Organisation des Nations unies a de nombreuses fois condamné la présence française à Mayotte, après que l'Organisation des Nations unies, par son conseil de sécurité n'ait pas adopté de résolution condamnant la France. Depuis 1995, la question de Mayotte n'a plus été inscrite à l'ordre du jour de l’assemblée générale de l'Organisation des Nations unies.

L'Union européenne quand à elle reconnait ce territoire comme français avec le statut de PTOM (pays et territoires d'outre-mer).

Géographie

Mayotte est composée de plusieurs îles et îlots, les deux plus grandes sont Grande Terre et Pamanzi (ou Petite Terre) entourées par un lagon de 1 100 km² (un des plus grands du monde) formé par un récif de corail de 160 km de long, qui entoure la quasi totalité de l'île à l'exception d'une passe à l'Est appelée "Passe en S" et du côté Nord-Ouest. Le lagon est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens dont certains comme Mtsamboro sont de toute beauté.

Les îles qui forment Mayotte sont géologiquement les plus anciennes des Comores. Le récif procure un abri aux bateaux et à la faune océanique.

L'activité volcanique passée des îles rend le sol particulièrement fertile.

Le climat est tropical, les températures moyennes oscillent entre 23 et 30°C.

Grande Terre, 363 km², mesure 39 kilomètres de long par 22 kilomètres de large. Ses points culminants sont : Mont Bénara (660 m), Mont Choungui (594 m), Mont Mtsapéré (572 m) et Mont Combani (477). Elle abrite Mamoudzou, qui est le chef lieu et la capitale économique de Mayotte.
Petite Terre (ou île Pamanzi), abrite Dzaoudzi-Labattoir, Pamandzi (et l'aéroport). Elle fait 11 km².
L'îlot Buzi

Villes

À Mayotte, les communes et les cantons sont identiques, sauf pour Mamoudzou qui en regroupe trois. Chacune des 17 communes regroupe le plus souvent plusieurs villages.

Les communes les plus peuplées sont celles de Mamoudzou, Koungou et Dzaoudzi.

Politique

La loi du 11 juillet 2001 applicable à Mayotte prévoit l'application progressive du droit commun français à Mayotte, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer (DOM). Mayotte est ainsi une collectivité départementale, dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004. Il faut noter que le statut de DOM est incompatible avec le maintien du statut personnel (voir plus bas), mais permettrait l'attribution du revenu minimum d'insertion, ce qui explique le lobbying d'une grande partie de la classe politique en ce sens.

La décentralisation rencontre des écueils similaires à ceux connus en 1982 en métropole, aggravés par la faiblesse de la pratique démocratique qui est à la fois récente et plaquée sur la culture ancestrale et cosmopolite des habitants de l'île. Le clientélisme est très développé

Santé

Mamoudzou est l'unique ville où se trouve un hôpital, dont une annexe est ouverte a Dzaoudzi, sur Petite-Terre. Des maternités dites intercommunales sont en cours de construction ou en projet sur plusieurs site de la Grande-Terre : Kahani, dans le centre et Chirongui dans le sud.

Depuis le 1er avril 2005, les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé. Depuis 2005, une maternité très moderne a vu le jour à Mramadoudou. Mais la grande majorité des naissances à lieu à Mamoudzou.

Culture

Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.

Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire même écrivent) le shimaore (ou mahorais) et le malgache (ou shibushi), les deux langues principales de Mayotte. Cependant le mahorais a largement été modifié, notamment du fait des métropolitains. L'illettrisme en français toucherait 35% des hommes et 40% des femmes, mais serait beaucoup moindre concernant l'arabe (enseigné dans les écoles coraniques).

Le moringue, analogue à la capoeira brésilienne, était pratiqué, jusque en fin des années 80, entre villages rivaux. Il a, actuellement, presque disparu. On peut encore avoir l'occasion d'assister au (moringue mahorais) durant le mois de ramadan : "Au coucher du soleil, après avoir bien mangé, les gens se regroupent sur la place publique, tapent sur les tam-tam et pratiquent le (moringue). La seule différence avec la capoiera est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie. Mais le "moringue" est considéré, par les mahorais (habitants de Mayotte) comme un jeu. C'est aussi un moment de convivialité. Les lutteurs deviennent très souvent des amis après la lutte.

Statut juridique

Les Mahorais peuvent choisir entre le statut de droit commun, identique à la métropole (notaires, administrations, tribunaux...), et un statut personnel dérogatoire au code civil et à la laïcité réservé aux musulmans originaires de Mayotte (ou éventuellement d'autres îles des Comores ou du nord-ouest de Madagascar) auxquels ils peuvent renconcer pour le premier. Dans le statut personnel, la justice est rendue par des cadis[3]. Les régles de l'islam mahorais gèrent donc le statut de la femme (droit de répudiation, polygamie qui concerne un Mahorais sur dix...), droit des successions (discriminations selon la religion des héritiers), droit foncier, etc[4]. Toutefois, la polygamie et la répudiation unilatérale ont été abolies pour les personnes qui accèdent à l'âge du mariage à partir de 2005[5]. Depuis, le décret du 1er juin 1939, la lapidation des femmes y est interdite. Il existe de nombreuses écoles coraniques.

Économie

Mayotte est une île pauvre où la majorité de la population pratique une agriculture d'autosubsistance. Le produit national brut par habitant n'était que de 1000 $ par habitant en 1993. Le taux de chômage s'élevait à 38% en 1995 et aurait depuis passé la barre des 50%. Le revenu minimum d'insertion ne s'applique pas à Mayotte. [6]

Les productions agricoles sont principalement l'ylang-ylang (utilisé dans la parfumerie), la vanille et la girofle, plus les cultures vivrières et notamment la banane.

Le port en eau profonde est un port d'escale mineur dans le canal de Mozambique.

Le tourisme reste peu développé.

Cette île offre moins de plages de sable blond que ses voisines (les Seychelles, l'île Maurice, Madagascar) mais elle est un vrai paradis pour naturalistes et sportifs.

Dans le lagon on peut croiser des baleines et leurs baleineaux, des dauphins par centaines, et les tortues vertes viennent pondre sur les plages désertes à la nuit tombée.

Autres activités :

Randonnée au volcan éteint de Petite Terre, le Dziani Dzaha
Randonnée au Mont Combani
Observation des lémuriens Makis de l'îlot Bouzy
Plongée parmi les poissons tropicaux
Baignade aux plages de sable blanc des îlots
Le tourisme reste une activité peu développée dans l'île. Les capacités hôtelières de l'île sont d'ailleurs très faibles (150 dont 80 de confort convenable selon le CES en 1997), quoique l'objectif soit de les développer. Selon une étude de l'INSEE[7], 9300 touristes auraient fréquenté Mayotte au premier semestre 1999, dont 44% de la Réunion et 42% de la métropole. 42% du total correspond à des visites familiales. Le séjour moyen était de 9,6 jours pour une dépense de moyenne de 50€ par ménage de 1,5 personne. L'aéroport ne permet de liaison directe avec la métropole.

_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
 
Mayotte
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L’IGPN à Mayotte sur une affaire d’interception de drogue.(2015).
» [Campagnes] MAYOTTE
» I.J.A.T. MAYOTTE
» MAYOTTE
» prochaine relève escadron à MAYOTTE

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FORUM FRANCOPHONE © :: Politique :: La France métropolitaine et ultramarine-
Sauter vers: