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 SARKOZY et les parrainages

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MessageSujet: SARKOZY et les parrainages   Jeu 08 Mar 2007, 6:50 am

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20070306.OBS5531/sarkozy_et_les_parrainages_les_reactions.html

Elysée 2007

Sarkozy et les parrainages : les réactions

Citation :
Voici les principales réactions après que Nicolas Sarkozy eut déclaré qu'il fallait que Jean-Marie Le Pen et Olivier Besancenot puissent se présenter à la présidentielle :

A gauche

Corinne Lepage, candidate écologiste à l'Elysée : "J'ai recueilli 530 promesses. Je disposais hier de plus de 200 parrainages. Je ne suis pas sereine, même si je reste optimiste. J'ai besoin de tout ce qui m'a été promis". "Je dénonce en particulier l'attitude de Nicolas Sarkozy qui s'arroge le droit de donner des instructions, avec on ne sait quelle casquette, à des maires indépendants pour parrainer M. Le Pen et M. Besancenot. C'est une honte sur le plan de la démocratie". "Nicolas Sarkozy s'arroge le droit de choisir les candidats qui l'arrangent, Le Pen parce qu'il en a besoin, et Besancenot parce qu'il grappille des voix à Royal".
(Déclaration, mercredi 7 mars)

Olivier Besancenot, candidat de la LCR à la présidentielle : "J'espère que cela inspirera l'ensemble des partis institutionnels et notamment le PS". "Ce type de déclarations pourrait aider au pluralisme".

"On n'est pas dupes : il s'agit pour Sarkozy de trouver une caution de gauche pour donner des signatures à Le Pen, qui est le seul à en bénéficier". "On n'a toujours pas nos signatures. On est à 455" sur les 500 nécessaires.
"Pour l'instant, le PS soit est aux abonnés absents, soit exerce des pressions auprès d'élus de gauche non encartés socialiste que nous avons démarchés et qui disent craindre pour les subventions des conseils généraux". "Il y a aujourd'hui la possibilité d'aller vers une grave crise politique avec 40% du corps électoral qui risquerait de ne pas être représenté". (Déclaration à la presse, mardi 6 mars)

Vincent Peillon (PS), porte-parole de Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy est "pris d'une certaine fébrilité" en raison de la montée de François Bayrou dans les sondages, "ce qui le conduit à nous faire d'abord des déclarations sur l'immigration, puis à affirmer qu'il est nécessaire de donner des signatures à Jean-Marie Le Pen". "C'est quand même d'abord le constat d'un échec incroyable, puisqu'il s'était lui-même présenté en 2002 comme celui qui allait faire reculer le FN".
Par ailleurs, "depuis cinq ans, s'il pensait que la loi électorale n'était pas bonne, il avait tout loisir de proposer son changement. Le sentiment est qu'il ne fait pas ça au nom d'un impératif démocratique qui aurait pu l'animer depuis cinq ans, mais avec des arrière-pensées bien inquiétantes pour la suite du scrutin".
"Quelle alliance recherche Nicolas Sarkozy ? Il semble une fois de plus - c'est sa marque de fabrique - prêt à tout". (Déclaration à la presse, mardi 6 mars)

Bertrand Delanoë (PS), maire de Paris : Les règles qui fixent les conditions d'une candidature à l'Elysée doivent être "appliquées", notamment les 500 parrainages. "Si ces règles ne vont pas, pourquoi la majorité qui dirige depuis cinq ans n'a-t-elle pas proposé de les modifier?"
Nicolas Sarkozy tente "un coup tactique à un mois du premier tour" et cherche à tirer "avantage" d'une candidature Le Pen. Qu'est-ce que cela "prépare sur le plan des idées et du 2e tour de la présidentielle" ? (Déclaration sur i-Télé, mardi 6 mars)

Jack Lang, conseiller de Ségolène Royal : "Sans doute, du côté de notre principal concurrent, une certaine inquiétude perce". Le nom d'Olivier Besancenot (LCR) n'a été mentionné par le candidat de l'UMP que "pour faire bonne mesure". "Pourquoi M. Le Pen bénéficie de cette attention particulière de M. Sarkozy?". "Pourquoi si tard, pourquoi maintenant?"
"A chaque élection présidentielle, M. Le Pen fait le même cinéma, annonçant qu'il n'a pas les signatures requises pour se présenter alors qu'il les a".


Le candidat de l'UMP est "prêt à tout sur le Front national", alors qu'après le 21 avril 2002 "il avait fait le serment de faire reculer le Front national". (Déclaration lors du point de presse quotidien de campagne, mardi 6 mars)

A droite

Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense : "Les maires sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire, c'est à chacun de se déterminer: il n'est pas question pour moi de dire 'on doit influencer les maires dans tel sens ou dans tel autre'. Que l'on dise: il peut y avoir un problème de fonctionnement démocratique quand certains candidats qui représentent des opinions, qui sont loin d'être les miennes, mais n'ont pas la possibilité de s'exprimer dans une campagne, c'est une considération générale qui n'implique rien et aucune recommandation particulière sur tel ou tel maire". (LCI, mercredi 7 mars)

Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale : Il y a "des arrière-pensées" dans le souci manifesté par l'UMP pour que Jean-Marie Le Pen ou Olivier Besancenot puissent être candidats.
L'attitude de l'UMP qui encourage les maires non encartés à apporter leur parrainage à ceux qui en manquent est "simplement une affaire pragmatique". "On sait depuis longtemps, depuis des semaines que l'UMP veut que Le Pen soit candidat". L'UMP a fait "des simulations" et craint "de mauvais reports de voix" au second tour sur Nicolas Sarkozy des électeurs du FN si leur candidat ne pouvait pas être présent au premier tour. (Déclaration sur i-Télé, mardi 6 mars)

Philippe de Villiers, candidat MPF à la présidentielle : "Il est curieux, paradoxal et significatif que M. Le Pen qui a toujours été l'homme du hors système soit ainsi sauvé par le système".

"Les accords secrets entre les uns et les autres, qui sont d'ailleurs assez cocasses à observer, très peu pour moi". "Les élus qui me parrainent sont libres et indépendants".

"Tout le monde trouve qu'il faut sauver Le Pen et Besancenot, personne ne parle de moi. Personnellement j'essaie de me battre pour sauver le candidat Villiers" (auquel il manquerait "60 parrainages", NDLR) (Déclaration à la presse au Salon de l'Agriculture à Paris, mardi 6 mars)

Jean-Marie Le Pen, candidat FN à la présidentielle : "Je ne demande pas l'opinion politique des maires qui signent pour moi. Toute signature est bonne à prendre, quelle qu'elle soit, celle d'un maire de grande ville ou d'une petite commune, d'un communiste, d'un extrême-droite ou d'un UMP".
"S'il y a des accointances, elles sont évidemment entre M. de Villiers et M. Sarkozy".

Les déclarations de Nicolas Sarkozy "soulignent quand même l'absurdité du système" des parrainages. "Tout le monde critique ce système", mais "il y a quand même quelqu'un qui aurait pu le changer, c'est Dominique de Villepin". (Déclaration à la presse au Salon de l'Agriculture à Paris, mardi 6 mars)

Marine Le Pen, directrice de campagne de Jean-Marie Le Pen : "Je me félicite de cette déclaration qui me paraît normale. Ce qui a été anormal, c'est qu'on laisse persister un système de parrainages dont on sait qu'il est à la base de toutes les manipulations et de toutes les pressions sur les maires".
Mais le FN ne se sent aucune "obligation de remercier" le président de l'UMP. "Je me félicite qu'il revienne sur la voie de la démocratie mais je n'oublie pas qu'il a participé à un gouvernement qui pouvait changer le système et a refusé de le faire".
"Il arrive que le diable porte pierre", "je ne veux pas sonder le coeur et les reins" de Nicolas Sarkozy. "Je connais bien la classe politique et je sais qu'on pense souvent à son intérêt premier avant peut-être de penser à l'intérêt général". (Déclaration sur Canal Plus, mardi 6 mars)

Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR) (soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen) : Le MNR "s'est félicité que Nicolas Sarkozy soit prêt à se battre pour que Jean-Marie Le Pen puisse être candidat à l'élection présidentielle".
"Il doit maintenant mettre en pratique cette attitude démocratique et montrer par l'exemple qu'un parrainage n'est pas un soutien politique". Nicolas Sarkozy, "en tant que conseiller général des Hauts-de-Seine", peut signer un formulaire de parrainage pour Jean-Marie Le Pen. (Communiqué, mardi 6 mars)

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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