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 Le trait d'union

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MessageSujet: Le trait d'union   Le trait d'union EmptyVen 30 Mar 2007, 9:37 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait_d'union_(typographie)

Le trait d'union est un caractère typographique.

Citation :
Utilisation


Il sert, comme son nom l'indique, à unir deux mots liés formant un mot mot composé, comme dans brise-roche, e-mail, demi-sœur, belle-mère, chassé-croisé, etc.
Il est en outre utilisé pour marquer la présence d'une ancienne enclise pour les pronoms sous leur forme conjointe ; c'est le cas dans des syntagmes comme dis-tu, dis-moi, dis-le-moi, vas-y, etc. Noter que quand apparaît le phonème éphelcystique (« phonème de liaison ») /t/ après un verbe et un pronom conjoint, ce phonème est représenté par un t séparé par des traits d'union : donne-t-il, y a-t-il et non par une apostrophe comme on peut souvent le lire (* donne-t'il, y-a-t'il ; dans ce dernier syntagme, il ne peut y avoir ni apostrophe ni trait d'union entre y et a, qui sont naturellement liés dans la prononciation).
On l'utilise aussi dans les noms de fusion de genres musicaux : pop-rock, jazz-funk, etc.
Enfin, c'est la marque de la césure.

Noms de voies et d'organismes

Le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale indique à l'entrée « Rue (noms de) » (p. 156) que « dans une dénomination composée, tous les éléments, à l'exception de l'article initial, sont liés par des traits d'union. ». Les noms de voies s'écrivent donc sous la forme : l'avenue de la Grande-Armée (nommée en souvenir de la Grande Armée), l'avenue Jean-Médecin (portant le nom de Jean Médecin), l'avenue de New-York (portant le nom de New York), l'avenue Pierre-Ier-de-Serbie (portant le nom de Pierre Ier de Serbie), l'avenue Victor-Hugo (portant le nom de Victor Hugo), le boulevard de l'Amiral-Bruix (portant le nom de l'amiral Bruix), la place de l'Abbé-Jean-Lebeuf (portant le nom de l'abbé Jean Lebeuf), la place de la Bataille-de-Stalingrad (perpétuant le souvenir de la bataille de Stalingrad), la place des Cinq-Martyrs-du-Lycée-Buffon (ces cinq martyrs du lycée Buffon furent fusillés par les Allemands en 1942), la place d'Estienne-d'Orves (portant le nom d'Honoré d'Estienne d'Orves), la place du Général-de-Gaulle (portant le nom du général de Gaulle), la rue du Chat-qui-Pêche (ce chat qui pêche devait être une enseigne), la rue de l'École-Polytechnique (menant à l'École polytechnique), la rue du Faubourg-Saint-Honoré (tirant son nom du faubourg Saint-Honoré), la rue Jean-Jacques-Rousseau (portant le nom de Jean-Jacques Rousseau), la rue Patrice-de-la-Tour-du-Pin (portant le nom de Patrice de la Tour du Pin dont le nom exact est Patrice de La Tour du Pin), la rue des Petites-Écuries, la rue Pierre-et-Marie-Curie (portant le nom de Pierre Curie et de Marie Curie), la rue du Pont-Louis-Philippe (nommée d'après le pont Louis-Philippe), la rue des Trois-Portes, le square des Écrivains-Combattants-Morts-pour-la-France (honorant les écrivains combattants morts pour la France durant la Grande Guerre), etc. Et aussi la passerelle Léopold-Sédar-Senghor (portant le nom de Léopold Sédar Senghor), la passerelle Simone-de-Beauvoir (portant le nom de Simone de Beauvoir), le pont Alexandre-III (portant le nom du tsar Alexandre III de Russie), le pont Charles-de-Gaulle (portant le nom de Charles de Gaulle), etc. Prennent une capitale les substantifs, les adjectifs et les verbes.
Ceci s'applique également à tout organisme, bâtiment ou monument public portant le nom d'une personne : l'Académie Charles-Cros (portant le nom de Charles Cros), l'aéroport Charles-de-Gaulle (portant le nom de Charles de Gaulle), le Centre Georges-Pompidou ou plus exactement le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (portant le nom de Georges Pompidou), le collège Édouard-Pailleron (portant, comme la rue Édouard-Pailleron voisine, le nom d'Édouard Pailleron), l'École César-Franck (portant le nom de César Franck), la Fondation Jean-Jaurès (portant le nom de Jean Jaurès), la forteresse Pierre-et-Paul (placée sous la protection des saints apôtres Pierre et Paul), l'hôpital Édouard-Herriot (portant le nom d'Édouard Herriot), l'Institut Max-Planck d'histoire des sciences (portant le nom de Max Planck), le lycée François-Arago (portant le nom de François Arago), le lycée Henri-IV (portant le nom de Henri IV), le lycée Louis-le-Grand (portant le nom de Louis le Grand c'est-à-dire Louis XIV), le lycée Pierre-Mendès-France (portant le nom de Pierre Mendès France), le musée Jean-Jacques-Rousseau (consacré à Jean-Jacques Rousseau), le site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France (portant le nom de François Mitterrand), la piscine Joséphine-Baker (portant le nom de Joséphine Baker), le stade Louis-II (portant le nom de Louis II de Monaco), le stade Roland-Garros (portant le nom de Roland Garros), l'université de Corse Pascal-Paoli (portant le nom de Pascal Paoli), l'université Louis-Pasteur (portant le nom de Louis Pasteur), etc. Ces appellations sont parfois abrégées : Roland-Garros (le stade Roland-Garros et plus souvent encore les Internationaux de France de Roland-Garros) ne se confondant pas graphiquement avec Roland Garros (l'aviateur).

Rues et organismes : Belgique

L'usage est de ne pas lier prénom et nom par un trait d'union, par exemple la place Eugène Flagey et non la place Eugène-Flagey, l'Institut Lucien Cooremans et non l'Institut Lucien-Cooremans.
Joseph Hanse, Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, 3e édition1994 (ISBN 2-8011-1089-2), écrit précisément (page 591, s. v. Noms) : « Noms de rues, de places, etc. On ne met pas de devant les noms propres de personnes rue Victor Hugo (plutôt que rue Victor-Hugo, préféré par un certain usage français non habituel), rue du Vingt-Neuf-Juillet, rue du Bois-Le-Vent, mais rue La Boétie. » et ne semble pas évoquer les noms d'organismes.

L'exception (qui n'en est pas une selon l'usage réputé « français ») concerne les saints, on met toujours une majuscule et un trait d'union :

- dans les noms d'églises, de monastères, de temples, de cathédrales, de basiliques, etc., par exemple la cathédrale Saint-Paul ;
- quand saint figure dans le nom d'une ville, d'un lieu, d'un édifice, d'une rue, par exemple les halles Saint-Géry, les cliniques universitaires Saint-Luc.

D'après Joseph Hanse, l'incompréhension relative au trait d'union est à peine plus forte en Belgique qu'en France ce qui rend légitime qu'une encyclopédie francophone tâche d'unifier la graphie des noms de rues et d'organismes. Après tout, selon le Grevisse, le Français Albert Dauzat aurait lui aussi jugé « fautif » le trait d'union dans les noms de rues...
Et au Canada français pas de problème pour le trait d'union : il existe à Montréal une place Jacques-Cartier et un pont Jacques-Cartier portant tout deux le nom de Jacques Cartier.

Noms des entités politiques et administratives

Les mêmes règles que pour les noms de rues s'appliquent aux unités administratives et politiques françaises ou dont le nom a été, partiellement ou totalement, francisé. La règle s’applique également à nombre de noms du domaine de la géographie physique.
Notons que l’« unionisation » entraîne l’apparition d’une majuscule dans tous les noms et adjectifs unis dans l’expression. Trait d’union et majuscule sont donc les outils d’élaboration des noms composés des unités administratives et politiques.
Exemples : la Loire-Atlantique, Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, la Basse-Normandie, les Côtes-d’Armor, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la Virginie-Occidentale, Chanteloup-les-Vignes, le Cap-Vert, la Bohême-du-Sud, les États-Unis, etc.
La partie du nom qui sera « unionisée » est ce qu’on appelle le spécifique (le nom « propre »), par opposition au générique (nom « commun »).
Ainsi, dans « département du Pas-de-Calais », « département » est générique, « Pas-de-Calais » est spécifique. Dans « pas de Calais », « pas » est un générique (synonyme de détroit), « Calais » est spécifique. Le cas du « département du Puy-de-Dôme » et du « puy de Dôme » est analogue ainsi que celui du « département des Alpes-Maritimes » et des « Alpes maritimes ».

De même, on fera la différence entre :

- la province de l’Île-du-Prince-Édouard et l’île du Prince-Édouard qui donne son nom à la province ;
- la commune de L'Île-Saint-Denis et l'île Saint-Denis qui donne son nom à la commune ;
- le massif du Mont-Blanc et le mont Blanc ;
- la République du Cap-Vert et le cap Vert ;

La logique, si l’application de cette règle était et avait toujours été respectée, voudrait que l’on fasse la différence entre l’Afrique du Sud comme synonyme d’« Afrique australe » et l’Afrique-du-Sud, l’État (tout comme « Timor oriental » et « Timor-Oriental », « îles Salomon » et « Îles-Salomon »). On ne rencontre guère plus « Irlande-du-Nord ». De même, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ou Frioul-Vénétie-Julienne ne sont pas toujours les formes les plus courantes.
L’usage n’a pas non plus retenu cette règle qui aurait permis de différencier le pays Basque (ou Pays basque), région humaine et historique, et le Pays-Basque, l’unité administrative qu’est la Communauté autonome basque.
Sur la mutilation de cette règle, voir les notes de Jean-Pierre Lacroux : Pays et territoires administrativement organisés (à partir de la page 156 du PDF, à partir de la page 132 dans la numérotation des feuillets de l'auteur).
Échappent ainsi au trait d'union du fait d'un usage persistant : la Corée du Nord (la Corée-du-Nord pour le Petit Robert), la Corée du Sud (la Corée-du-Sud pour le Petit Robert), la Côte d'Ivoire (volonté politique du pays africain qui refuse également toute forme de traduction, alors que la forme Côte-d'Ivoire est la bonne pour le « Quai d'Orsay » et « Libé »), la Guinée équatoriale (la Guinée-Équatoriale pour le Petit Robert).
Jacques-Cartier (portant le nom de Jacques Cartier) et René-Lévesque (portant le nom de René Lévesque) sont des circonscriptions électorales situées au Québec.

Confusion avec le tiret

On le trouve sur un clavier à droite sur le pavé numérique (le signe moins) ou sur un clavier AZERTY (PC) sous le 6.
Le trait d'union, en raison de la facilité qu'on a à l'atteindre sur les claviers, est fautivement utilisé de plus en plus fréquemment à la place du tiret (qui n'est pas directement accessible dans les configurations courantes) ; or, autant leur œil que leur fonction diffèrent voire sont opposés : le trait d'union unit, le tiret divise. Ainsi, les énoncés suivants sont mal écrits :
- Bonjour, dit-il.
- Au revoir, répondit-elle.
Une chose - ou plutôt un machin - en forme de poire.
On attendrait en effet
– Bonjour, dit-il.
– Au revoir, répondit-elle.
Une chose – ou plutôt un machin – en forme de poire.
Le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale indique à l'entrée « Régions administratives » (p. 155) les formes Nord – Pas-de-Calais et Provence – Alpes – Côte d'Azur alors que l'Insee écrit Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Références et sources

Voir aussi

Liste des règles d'emploi du trait d'union pour les préfixes
Liste des règles d'emploi du trait d'union pour les nombres
Pour les noms propres : Côte d'Ivoire : Graphie, Jean-Paul II
Catégorie:Cacographie (trait d'union) : exemples d'erreurs relatives aux traits d'union
Comparatif des différents codes typographiques francophones
Liens externes
Académie Française, RAPPORT DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LANGUE FRANÇAISE publié dans les documents administratifs du Journal officiel du 6 décembre 1990 : Le trait d’union : quelques généralités sur le trait d'union à propos de l'une des rectifications orthographiques du français (celle de 1990, qui n'a pas abouti)
Trait d'union, césure et compagnie, par Pauline Morfouace
[1] (à partir de la page 156 du PDF, à partir de la page 132 dans la numérotation des feuillets de l'auteur)

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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