FORUM FRANCOPHONE ©

FORUM FRANCOPHONE ©

Forum généraliste et politique francophone
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 Usage des majuscules en français

Aller en bas 
AuteurMessage
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16069
Age : 66
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

Usage des majuscules en français Empty
MessageSujet: Usage des majuscules en français   Usage des majuscules en français EmptyVen 30 Mar 2007, 10:00 am

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Usage_des_majuscules_en_fran%C3%A7ais

Citation :
Usage des majuscules en français


Cette page vise à expliciter et à développer les conventions typographiques à propos des majuscules.

Accentuation des majuscules et capitales

Les majuscules et les capitales s'écrivent en principe avec les accents et autres diacritiques, au même titre que les minuscules[1]. En effet, les signes diacritiques ont un rôle important dans les langues qui les utilisent. Sauf en cas d'impossibilité technique due à des jeux typographiques incomplets dans certaines polices (les polices d'origine anglo-saxonnes contiennent rarement les accents, a fortiori sur les majuscules), on accentue les majuscules et les capitales comme les minuscules et l'on utilise des minuscules, sauf règle demandant la majuscule.
Si l'important est que l'on se comprenne le plus commodément possible, alors la majuscule se montre moins souvent déterminante pour le sens que l'accent. Pour preuve des ambiguïtés que leur absence peut provoquer (ainsi celle de la ponctuation) :

titres de journaux : L'ENFANT AFFOLE SON PERE TOMBE ou le célèbre JAURES ASSASSINE. Les majuscules servent parfois à distinguer deux mots de graphie par ailleurs identique : un état n'est pas la même chose qu'un État.
LE GOUVERNEMENT SUBVENTIONNE L'INDUSTRIE DU POISSON SALE.
LES FILS LEGITIMES DE LOUIS XIV. Ici, l'ambiguïté est grave, puisque le sens de la phrase peut s'en trouver radicalement changé : les fils légitimes sont justement le complet opposé des fils légitimés !
LES AVOCATS SERONT JUGES.
LE PALAIS DES CONGRES.
LA RETRAITE A 42 ANS.
SALLE DES INTERNES (dans un asile d'aliénés ?)
UN INTERNE TUE (quatre possibilités)

La tendance à ne pas indiquer les accents sur les majuscules et les capitales est due à l'impossibilité de les indiquer sur les anciennes machines à écrire : celles-ci étaient initialement originaires de pays anglophones, or l'anglais est une des rares langues au monde à ne pas utiliser de diacritiques pour ses mots hérités (mais il ne se prive pas de les écrire pour les mots d'emprunt). Dès lors, leurs concepteurs n'ont pas jugé nécessaire d'implanter cette fonctionnalité dans les premières machines. Néanmoins, aujourd'hui plus rien ne l'empêche (autant sur les machines à écrire modernes que sur les logiciels de traitement de texte). Il faut donc veiller à indiquer tous les diacritiques.
Une majuscule doit donc être accentuée, diacritée, comme la minuscule.

Accentuation selon l'Académie française

Selon certains, une lettre accentuée est une lettre à part entière — l'alphabet français comportant alors quarante-deux signes distincts — qui n'a aucune raison de partager la même majuscule.
Règles d'attribution des majuscules

Les majuscules s'utilisent :

- pour les noms propres (attention, la particule suit des règles particulières) ;
- là où le sens du mot diffère selon qu'il y a majuscule ou non ;
- pour les initiales de phrase après un signe de ponctuation fort (., ? et !, sauf en cas d'incise) ;
- pour les initiales de vers, en poésie classique ;
- certains noms communs peuvent, en raison du contexte particulièrement déterministe, être considérés comme des noms propres. C'est même la tendance pour les organismes ayant une certaine personnalité (la République ou la République française), sous l'influence d'une conception majestueuse de la majuscule (bien qu'elle ne soit pas une marque de distinction).
- les sigles, à la fois pour des raisons pratiques (on évite les points séparatifs) et, là encore, en raison du caractère de quasi-nom propre qu'ils ont.
La plupart du temps, un nom commun a besoin d'un article, qui va introduire les précisions utiles, le « propre » de cette chose qui n'a par ailleurs qu'un nom commun (qu'elle partage avec d'autres), et le tout n'a alors plus besoin de majuscule.

Noms d'institutions d'organismes et de lieux

On mettra de préférence une majuscule au premier nom seulement, les dénominations de ce type :

- l'École normale supérieure
- l'Académie française
- l'Académie royale de langue et de littérature françaises

Il faut toutefois noter qu'on maintiendra la majuscule aux mots qui, à l'intérieur d'un nom d'organisme, etc., requièrent en eux-mêmes la majuscule (noms propres ou cas d'antonomase inverse) :
- l'Association des agriculteurs de France
- le Conseil d'État (cf. ci-dessous)

Concernant le nom des institutions, si ces dernières ont un caractère unique, l'on mettra une majuscule au premier mot de l'entité :
On écrira la Cour de cassation car il n'en existe qu'une, alors que l'on écrira la cour d'appel de Paris puisqu'il existe plusieurs cours d'appel.
De la même manière, puisqu'ils ont un caractère unique, on écrira :
- le Conseil d'État
- le Sénat
- la Bourse (quand il s'agit de la bourse propre à un pays).
normalement, les institutions s'écriront sans majuscule :
- le conseil général du Gers
- le conseil régional de Bourgogne
- la mairie de Créteil
- toutefois, lorsque la localisation ne fait pas de doute (antonomase inverse, cf. infra), la majuscule est possible
- l'État

Il s'agit d'une convention typographique couramment utilisée dans les ouvrages scientifiques. Il est vrai néanmoins qu'elle n'est pas toujours suivie, ce qui permet de faire apparaître certains sigles et de marquer la fin du nom des institutions, sans quoi on peut se demander où se terminent « Gendarmerie nationale française » et « Société nationale des chemins de fer français » (respectivement sur nationale et français).
Mettre une majuscule sur chaque mot, sauf les mots de liaison, correspond aussi à l'usage commercial[2] et l'usage en anglais.
Qu'on suive ou non cette convention, il y a toutefois une règle explicitement définie dans les grammaires : en français, les adjectifs ne prennent pas de majuscule. Il serait donc fautif d'écrire Académie Française.
Il existe cependant trois exceptions à cette règle. L'adjectif prendra une majuscule :
1. s'il est placé devant le mot qu'il détermine et que celui-ci porte une majuscule :
le Nouveau Testament
la Seconde Guerre mondiale
2. s'il est lié au mot qu'il qualifie par un trait d'union (auquel cas ils constituent en réalité une seule unité lexicale) et que ce mot porte une majuscule
les États-Unis
le mont Blanc mais le massif du Mont-Blanc
3. s'il est le seul élément de caractérisation, le « nom propre » d'un nom de lieu unique (éléments géographiques, hydrographiques, monuments, etc.) car l'autre mot est un nom commun :
aiguille (mont) : l'aiguille Rouge, l'aiguille Verte
cap : le cap Corse
causse : le causse Noir
fleuve : le fleuve Jaune, le fleuve Rouge
golfe : le golfe Arabo-Persique, le golfe Persique
île : l'île Longue, l'île Rouge ; îles : les îles Anglo-Normandes, les îles Britanniques, les îles Ioniennes
massif : le Massif armoricain et le Massif central font exception
mer : la mer Caspienne, la mer Morte, la mer Noire, la mer Rouge
mont : le mont Blanc, le mont Chauve, le mont Rose
océan : l'océan Atlantique
péninsule : la péninsule Antarctique, la péninsule Ibérique
pont : le pont National, le pont Neuf
place : la place Ducale, la place Rouge
rue : la rue Blanche

_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
Usage des majuscules en français Maquet24
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
Stans
Fondateur
Fondateur


Masculin
Nombre de messages : 16069
Age : 66
Localisation : Bruxelles - Département de la Dyle
Langue : français
Emploi/loisirs : histoire, politique
Date d'inscription : 10/03/2006

Usage des majuscules en français Empty
MessageSujet: Usage des majuscules en français   Usage des majuscules en français EmptyVen 30 Mar 2007, 10:03 am

Citation :
Langues, gentilés, pays et nationalités

Les noms de langue et les nationalités employées comme adjectifs prennent toujours une minuscule.
La cuisine française est réputée.
Le chinois n'est pas si difficile qu'on le dit.
Toutefois, l'usage général considère que les noms de nationalité et les gentilés (noms des habitants d'une commune) constituent des noms propres, qui prennent une majuscule. Il en va de même pour les noms de peuples, mais pas pour l'ensemble des fidèles d'une religion :
Les Toulousains et les Palois d'origine gasconne sont majoritaires.
Les Anglais ne parlent pas le même anglais que les Américains.
Les Français ont perdu la bataille.
Les Juifs et les Arabes sont sémites.
Les juifs orthodoxes

Points cardinaux

Les règles typographiques demandent que les points cardinaux prennent une majuscule lorsqu'ils servent à identifier une région au lieu d'une direction, autrement on utilise comme d'habitude la minuscule.
le vent de l'ouest
Le soleil se lève à l'est.
l'hémisphère Nord[3] ou l'hémisphère nord[4]
Le Sud-Est asiatique est au nord de l'Australie.
"la Corée du Nord" et "la Corée du Sud".
L'armée du Nord est arrivée par le sud.
la gare du Nord
le pôle Nord
l'Amérique du Sud mais le sud de l'Amérique.
l'affrontement de l'Est et de l'Ouest pendant la Guerre froide.

Les dates

Les noms de mois, les jours de la semaine, etc. doivent s'écrire toujours avec une minuscule.
Aujourd'hui, nous sommes le samedi 31 mai 2003...

Titres et institutions français

Les publications du Journal officiel de la République française utilisent peu de majuscules, notamment pour les désignations des ministères : p. ex. « ministre/ministère des affaires étrangères » et non « Ministre/Ministère des Affaires Étrangères ».
Il en va de même pour les fonctions administratives :
le président-directeur général de la société Truc ;
le gérant du magasin ;
le secrétaire général de l'association.
En outre, les fonctions d'État s'écrivent en minuscule. Seul le portefeuille ministériel peut prendre une majuscule à l'initiale de sa fonction (puisque c'est là sa caractéristique, son nom propre) :
le ministre de la Santé ;
le ministre des Transports ;
le secrétaire d'État au Commerce.
Le règle du parallélisme implique que plusieurs éléments différents ont fusionné en un seul titre, on met alors une majuscule à tous les éléments :
le ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille ;
le ministre délégué à la Cohésion sociale et à la Parité.

Cas particuliers

le Premier ministre (« Premier » étant son caractère propre)
le Président de la République (cet usage, courant dans de nombreuses publications officielles, ne présente cependant aucun caractère absolu et n'est souvent pas suivi, n'ayant aucune autre justification que l'importance censément apportée par la majuscule)

Les titres d'œuvres

Le classement des œuvres (livres, films…), en français, est traditionnellement fait sans tenir compte de l'article défini initial (la Chartreuse de Parme est classée à C et devient Chartreuse de Parme, la). Sans cette règle, le classement aurait concentré beaucoup trop d'œuvres à la lettre L.
Cette habitude s'est transmise, et tout se passe comme si le titre commençait sans l'article. Ainsi on écrit évidemment, Johnny s'en va-t-en guerre, mais aussi le Sabotage amoureux. En plus, les spécialistes estiment que le premier substantif doit aussi porter une majuscule (par exemple les Deux Tours, deux est un adjectif et tour un substantif).
La règle des majuscules accentuées s'applique aussi : Éloge de la poussière et non Eloge de la poussière.
Les titres anglais suivent une règle différente, souvent utilisée dans les traductions.

Les saints

Quand on parle du personnage, saint est un adjectif, qui prend donc une minuscule à l'initiale. Par ailleurs, on ne met pas de trait d'union. On peut éventuellement abréger saint en St, auquel cas le s est en majuscule, mais toujours sans trait d'union.
l'apôtre saint Paul
St Paul
Par exception, on écrit "le roi Saint Louis" avec une majuscule : "Saint" est ici un surnom intégré au nom, comme "Philippe le Bel" ou "Charles le Chauve".
Par contre, dans les noms propres comme des noms de lieux, de fêtes, d'églises, d'institutions, il est intégré au nom. Il prend donc une majuscule et est lié avec un trait d'union à l'autre nom.
l'église Saint-Pierre
le col du Grand-Saint-Bernard
la Saint-Valentin
Enfin, en cas de lexicalisation par antonomase, surtout pour les vins (saint-émilion) et les fromages (saint-paulin), ainsi que quelques autres noms (saint-bernard, saint-honoré, saint-pierre, etc.), le nom obtenu est un nom commun et ne doit donc plus prendre de majuscule.

Un certain nombre de noms propres se sont généralisés dans le langage courant au point d'être lexicalisés comme noms communs (dans un dictionnaire de noms communs). On peut alors les écrire en minuscule. Toutefois, les noms propres dont ils sont tirés peuvent coexister comme noms propres et demander la majuscule dans cet emploi.
Ainsi, les appellations génériques de certains vins et fromages par exemple sont des noms communs, alors qu'elles viennent de noms de région ou de ville. On parle d'un bordeaux pour désigner un vin de Bordeaux, de cantal pour un fromage du Cantal, de nuits-saint-georges, de rocamadour, etc.

Les marques

Les marques déposées s'écrivent généralement avec une majuscule initiale, même si elles sont lexicalisées. C'est par exemple le cas de Kleenex, Klaxon, Frigidaire, Frigo, Scotch et Rimmel, qui ne sont souvent plus perçus comme des noms propres par les locuteurs, qui d'ailleurs ne se réfèrent généralement pas à de véritables Kleenex, Klaxons, Frigidaires, etc. Ces formes typographiques se retrouvent dans les dictionnaires Larousse ou Universalis, ainsi que dans le Ramat de la typographie (québécois) et le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale. Le Ramat note de surcroît que ces mots restent invariables : des Frigidaire, des Opinel, des Coca-Cola… D'autres ouvrages tels le Petit Robert, le TLFi, et le Guide du Typographe romand écrivent ces mots tout en minuscule. Cela dit, certains recommandent de leur substituer respectivement mouchoir en papier, avertisseur, réfrigérateur, ruban adhésif et fard à cils (ou mascara).

Antonomases inverses : État, Nation, Dieu, Homme…

Le procédé d'antonomase inverse consiste à faire d'un nom commun un nom propre pour désigner une réalité ou une personne en particulier, et non plus seulement la chose générale définie par le nom commun. Le mot prend alors la valeur d'un nom propre, avec une majuscule.
C'est le cas de Nation, État, Dieu, Homme, etc.
Un état est une manière d'être (en mauvais état). En revanche l'autorité qui gouverne un territoire déterminé est l'État (d'où un coup d'État)[5].
De même, dans les religions monothéistes Dieu est un nom propre puisqu'il ne désigne qu'une entité unique, pas seulement l'un des dieux des religions polythéistes (Dieu a d'ailleurs, outre sa majuscule, perdu son article et perdu toute possibilité de mise au pluriel, signe d'une antonomase complète).
Même processus pour : la Vierge (Marie), le Créateur (Dieu), le Nouveau Monde (Amérique), l' Orateur romain (Cicéron), le Tigre (Georges Clemenceau), l'Empereur (Napoléon Ier), le Général (Charles de Gaulle)…
Particularité de la science, on met une majuscule à homme lorsque celui-ci désigne l'ensemble de la catégorie Homo (mammifère de l'ordre des Primates). On dira ainsi : les origines ou l'évolution de l'Homme, le musée de l'Homme (à Paris) ; au contraire, on dira l'homme préhistorique, l'homme de Cro-Magnon, l'homme de Neandertal, un homme des cavernes, car ils ne concernent qu'une partie de l'ensemble Homo.[6]

Références

↑ Recommandations de l'Académie française
↑ Guide du Typographe romand, 5e édition, note 236 (exemple donné : la Banque Cantonale Vaudoise)
↑ Le Guide du Typographe romand, 5e édition, note 209
↑ Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, page 144
↑ Le Nouveau Petit Robert, juin 1996
↑ http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/generic/cherche.exe?22;s=2105718345;;

Liens externes

Site de l'Académie française
Règles du classement alphabétique en langue française
Catégorie Typographie de l'annuaire dmoz.
Jacques André, Petites leçons de typographie, nouv. éd. révisée, IRISA, Rennes, 2006 [lire en ligne] [pdf]
Minuscules et majuscules - Règles typographiques françaises sur le site du Trésor de la langue française au Québec

_________________
Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
Usage des majuscules en français Maquet24
Revenir en haut Aller en bas
http://forum-francophone.bbactif.com
 
Usage des majuscules en français
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FORUM FRANCOPHONE © :: Culture :: Langues :: Grammaire de la langue française-
Sauter vers: