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 Les responsables européens votent Sarkozy

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Serge
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MessageSujet: Les responsables européens votent Sarkozy   Mer 18 Avr 2007, 5:23 pm

http://fr.news.yahoo.com/18042007/290/les-responsables-europeens-votent-malgre-tout-nicolas-sarkozy.html

mercredi 18 avril 2007, 12h09

Les responsables européens votent, malgré tout, Nicolas Sarkozy

http://fr.news.yahoo.com/18042007/290/photo/nicolas-sarkozy-favori-malgre-tout-des-responsables-europeens.html

BRUXELLES - (Reuters)

Malgré leurs réticences grandissantes à son égard, les responsables européens estiment dans leur majorité que dispose des meilleures cartes pour relancer la construction européenne. A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle observée avec énormément d'intérêt dans l'Union Européenne, les trois principaux candidats sont classés par la plupart des analystes et diplomates dans le même ordre de préférence.
"Je placerais Sarkozy premier d'une courte tête, suivi par François Bayrou, Ségolène Royal venant en troisième", estime Giles Merritt, secrétaire général du cercle de réflexion "Les amis de l'Europe", qui a été choisi par les deux premiers pour la présentation de leur programme européen.
Certes, les lettres de noblesse européenne de François Bayrou lui valent un très large soutien, sinon dans les capitales européennes, où il reste relativement peu connu, du moins au siège bruxellois des trois institutions de l'Union.
Malgré une campagne active des militants de l'UMP en Belgique, où l'on enregistre un nombre record d'inscriptions de ressortissants français - près de 50.000 -, le candidat centriste est plébiscité par les fonctionnaires de l'Union Européenne.
Son refus de toute démagogie sur l'Europe - il est par exemple le seul candidat à estimer que l'euro fort n'est pas la raison de la faiblesse des exportations françaises - lui vaut une popularité importante dans les cercles européens.
Mais cet avantage est rogné par d'autres facteurs.
Les responsables européens ne voient pas quelle sera sa majorité et pensent que sa marge de manoeuvre sera extrêmement limitée par l'obligation de former une grande coalition.

LES VISIONS DE SARKOZY

Ses propositions européennes font également débat.
En prônant l'organisation d'un référendum sur un traité qui remplacerait la Constitution rejetée par les Français en 2005, il fait planer le spectre d'une nouveau "non" alors que toute l'Europe veut sortir rapidement de l'impasse institutionnelle.
En suggérant la création de deux Europe - l'une, plus politique, l'autre, économique -, il prend le risque de braquer les pays ainsi exclus du "noyau dur".
"Je ne comprends pas ses deux Europe", souligne ainsi le commissaire aux Transports, Jacques Barrot. "Les règles économiques, c'est de la politique. Je ne vois pas comment on peut dissocier l'Europe économique de l'Europe politique."
Nicolas Sarkozy a, quant à lui, le don de souffler le chaud et le froid sur les questions européennes.
"Sarkozy est très déterminé. Le problème, c'est qu'il a plusieurs visions et que ça dépend du jour de la semaine", ironise le député européen Alexander Stubb (libéral finlandais).
Quelle est la politique européenne du favori des sondages?
Celle qui est exposée dans le discours prononcé le 8 septembre dernier à Bruxelles, où il proposait un traité limité ratifié par l'Assemblée nationale française pour éviter un référendum et prônait un approfondissement de l'intégration?
Ou celle, décrite devant des auditoires français, dans lesquels il cogne sur l'euro fort source de tous les maux, vante l'identité nationale et attaque indirectement l'Allemagne en soulignant que la France, elle, "n'a pas commis de génocide"?
Ses principales cautions européennes, de Simone Veil au député européen Alain Lamassoure, se prennent la tête entre les mains à l'écoute des ces phrases-choc qu'ils déplorent.
Mais ils veulent croire qu'il ne s'agit là que de discours à usage interne qui vivront le temps de la campagne électorale.

L'EUROPE, UN PROBLÈME DE GAUCHE?

"Le discours de Bruxelles reste l'engagement qu'il a pris", martèle Jacques Barrot, qui met les accents les plus eurosceptiques sur le compte d'Henri Guaino, l'homme qui tient la plume pour Nicolas Sarkozy depuis plusieurs mois.
Le politologue Paul Magnette, de l'Université libre de Bruxelles (ULB), insiste sur le fait que le candidat de l'UMP est le chef d'un parti qui a été pour le "oui" à la Constitution.
"Nicolas Sarkozy et son parti ont une doctrine européenne", estime-t-il en minimisant lui aussi les propos de campagne. "Il y a un temps pour le conflit et un temps pour le compromis."
"Je pense qu'il ne faut pas se pencher sur chaque mot des politiciens dans les derniers jours d'une campagne électorale qui a été épuisante", renchérit Giles Merritt.
En outre, malgré la violence de ses attaques, le candidat gaulliste prend garde à ne pas dépasser certaines lignes.
Ainsi, s'il s'en prend à l'euro fort, il ne demande pas une révision des statuts de la Banque centrale européenne (BCE) et sa proposition pour sortir de l'impasse institutionnelle a l'avantage non négligeable de la rapidité et de la simplicité.
La candidate socialiste cumule quant à elle les handicaps aux yeux des responsables européens, qu'elle ne fréquente guère.
Chichement soutenue par un parti qui s'est déchiré sur la question européenne, Ségolène Royal est obligée de satisfaire un électorat méfiant à l'égard de cette Europe "ultralibérale".
Sa proposition de renégocier la Constitution pour en faire un traité social suscite l'opposition de nombreux pays de l'Est, son référendum en 2009 - lorsque tous les autres pays auront ratifié le nouveau texte - est jugé dangereux et il n'y a pas un seul pays - et surtout pas l'Allemagne - qui est prêt à accepter sa revendication d'un changement des statuts de la BCE.
"Le problème européen est aujourd'hui à gauche", estime Paul Magnette. "Il y a 15 ans, il était à droite."
Alexander Stubb, quant à lui, est sévère : "Je ne pense pas que Ségolène Royal ait une politique européenne."
Mais, au-delà du vainqueur des élections, le 6 mai, la véritable inquiétude des milieux européens porte sur l'état de l'opinion française, qui, disent-ils, se complait dans la démonisation du libéralisme, le nombrilisme et l'exaltation du souverainisme.
"C'est le signe d'un pays qui n'a pas confiance en lui-même", note Loukas Tsoulakis, de la Fondation grecque pour la politique étrangère et européenne.

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