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 ROYAL pratique l'autosatisfaction !

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MessageSujet: ROYAL pratique l'autosatisfaction !   Mer 09 Mai 2007, 6:55 am

Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20070507/CPMONDE/705070439/6283/CPMONDE

« Ce n'est qu'un début », dit Ségolène Royal

Louis-Bernard Robitaille - La Presse - Collaboration spéciale - Paris

Citation :
Dans les coulisses, le codirecteur de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, vieux routier de l'ère mitterrandienne, ne cache pas qu'il est à la fois épaté et perplexe : la candidate socialiste battue se comporte presque comme si elle avait gagné.

« C'est vrai que nous avons clairement perdu, dit-il, mais Ségolène Royal a fait bouger les lignes, fait bouger le Parti socialiste comme on ne l'avait pas fait depuis 10 ans. C'est un acquis qu'on ne peut pas lui retirer. »
Cette campagne électorale hors norme se termine, côté Ségolène, comme elle avait commencé, vers la fin de 2005 : la modeste présidente de la région de Poitou-Charentes faisait irruption sur le devant de la scène où personne ne l'attendait. Ce serait un feu de paille, une comète. Elle allait s'effondrer à la première occasion. Elle allait se faire manger tout rond par ses rivaux Fabius et Strauss-Kahn dans la course à l'investiture socialiste. Et une fois désignée, elle allait craquer face à un adversaire aussi redoutable que Nicolas Sarkozy.
Rien de tout cela ne s'est produit. Ségolène Royal, ancienne ministre « junior », a mené une campagne pétaradante et totalement personnalisée, en mettant sur la touche ses rivaux et les barons du PS, y compris son compagnon François Hollande. Avec une énergie phénoménale, elle a imposé à son équipe resserrée un rythme infernal de 7 h du matin à tard dans la nuit. Elle est arrivée fraîche comme une rose au fameux débat du 2 mai contre Sarkozy.

Au passage, elle a commis une jolie succession de bourdes, notamment en politique étrangère. Elle a parfois avancé des propositions farfelues, opéré des zigzags tactiques incompréhensibles, notamment vis-à-vis des centristes et de François Bayrou. Elle a terminé vendredi sur une dernière charge de cavalerie insensée où elle annonçait des émeutes en cas de victoire de Sarkozy. Mais, comme elle le proclamait sur un ton quasi mystique, lors de sa dernière réunion électorale de Brest : « Je suis une femme debout! »
L'épopée ségolénienne allait quand même finalement trouver un terme le jour de l'élection : non seulement toute la classe politico-médiatique était convaincue à l'avance de sa défaite, mais ses ennemis au Parti socialiste prévoyaient, sondages à l'appui, une débâcle historique aux alentours de 45 % des voix. Auquel cas la candidate, dépourvue de vrais réseaux au sein du PS, serait aussitôt balayée, et renvoyée à sa chère région de Poitou-Charentes. Les élections législatives des 10 et 17 juin se feraient sans elle, et la vraie bataille pour le pouvoir au PS pourrait enfin commencer entre les gens d'expérience : Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et quelques autres.
Finalement, cette femme inclassable aura étonné jusqu'au bout : avec 46,94 % des suffrages, sa défaite pourtant sévère devient à peu près honorable. Mais surtout : par la seule magie de l'image, et d'un sourire éclatant de satisfaction, elle aura réussi, au moins un temps, à transformer un échec en victoire d'étape. Elle n'a pas été élue présidente, à deux millions de voix près ? Certes, mais elle a obtenu 17 millions de suffrages, un record absolu pour la gauche et, du coup, elle estime avoir toute légitimité pour « continuer la rénovation de la gauche » et, sans aucune contestation possible, assumer la direction du Parti socialiste.
« C'est une très grave défaite », déclarait DSK à la télé dès 20 h 05, estimant que la parenthèse était refermée et que Mme Royal venait d'être désavouée. « La présidentielle a été perdue dès le premier tour : jamais la gauche n'avait été aussi faible. Parce qu'elle n'a toujours pas fait sa rénovation et que depuis cinq ans elle s'est laissé bercer d'illusions... »
Presque au même moment, avec un aplomb toujours sidérant, Ségolène Royal se proclamait en quelque sorte chef de l'opposition et, loin de reconnaître son échec, entonnait le refrain bien connu : « Ce n'est qu'un début, continuons... »
Et tandis qu'elle avançait dans le boulevard Saint-Germain au milieu d'une bousculade menaçante, ses partisans massés sur les trottoirs scandaient; « Merci Ségolène! Merci Ségolène! »

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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