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 Robert FAURISSON : un chantre du négationniste

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MessageSujet: Robert FAURISSON : un chantre du négationniste   Robert FAURISSON : un chantre du négationniste EmptyLun 21 Mai 2007, 4:13 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson

Citation :
Robert Faurisson, né le 25 janvier 1929, est un universitaire, critique littéraire et négationniste français.

Biographie

De la littérature au négationnisme

Maître-assistant à la Sorbonne[1], puis maître de conférences en littérature contemporaine à l'université Lyon II[2], il est le plus connu des partisans français du discours négationniste[3] , niant l'existence des chambres à gaz homicides des camps d'extermination (qu'il considère comme de simples camps de concentration) et de la réalité du génocide des Juifs commis par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

En février 1962, Étiemble publie dans Le Monde, un article très critique sur l'interprétation que fait Robert Faurisson d'Arthur Rimbaud : « La rigueur dont il se pique, si je la connais ! Celle même des interprétations paranoiaques-critiques si chères à Salvador Dali, que l'anagramme d'André Breton a immortalisé en Avida Dollars. » Dix ans plus tard, il présente sa thèse de troisième cycle sur Lautréamont, où il entend démontrer que cet auteur est en réalité comique. Pierre Albouy lui réplique alors : « Vous faites du poujadisme intellectuel[4] »

Robert Faurisson se fait surtout connaître du grand public en 1979[5], lors de la publication d'une lettre tribune envoyée par lui au quotidien Le Monde. La polémique qui suit, et diverses menaces pour sa sécurité physique, l'ont conduit à quitter le poste qu'il occupait dans une université de Lyon. Il est ensuite affecté à l'enseignement à distance. Il a fait l'objet de plusieurs agressions, dont une en 1989 qui lui a valu une fracture de la mâchoire.

Robert Faurisson a rapidement eu le soutien de Pierre Guillaume. Il s'est présenté plusieurs fois comme un homme de gauche, mais ses contradicteurs, dont Pierre Vidal-Naquet, le dénoncent comme un sympathisant d'extrême droite de longue date (Certains éléments de ce milieu ayant une tradition d'antisémitisme virulent).

Il a été condamné à plusieurs reprises par la justice française, notamment pour « contestation de crime contre l'humanité » en vertu de la loi Gayssot.

Condamnations

1981-1998

La première condamnation est prononcée le 8 juillet 1981. Robert Faurisson est condamné au franc symbolique pour avoir déclaré que que « Hitler n’a jamais ordonné ni admis que quiconque fut tué en raison de sa race ou de sa religion ». La peine est confirmée en appel deux ans plus tard[6].

Robert Faurisson est condamné, le 18 avril 1991, à cent mille francs d'amende avec sursis pour « contestation de crime contre l'humanité », par la 17e chambre correctionnelle de Paris. Dans un entretien au Choc du mois (septembre 1990), il déclarait, notamment, que « le mythe des chambres à gaz est une gredinerie » et qu'il a « d'excellentes raisons de ne pas croire à cette politique d'extermination des juifs, ou à la magique chambre à gaz, et on ne me promènera pas en camion à gaz. » Patrice Boizeau, directeur de la publication du mensuel, a lui aussi été condamné, à trente mille francs d'amende et à verser vingt mille francs de dommages et intérêts à chacune des onze associations d'anciens déportés qui s'étaient constituées partie civile. Le tribunal a également ordonné la publication du jugement dans quatre quotidiens, à raison de quinze mille francs par journal[7].

Le Comité des droits de l'homme des Nations Unies a estimé, le 8 novembre 1996[8], que la France n'avait pas violé le paragraphe 3 de l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en condamnant Faurisson sur la base de la loi Gayssot (cour d'appel de Paris, 9 décembre 1992).

Il est condamné, le 27 avril 1998, à vingt mille francs d'amende pour « contestation de crime contre l'humanité », par la 17e chambre correctionnelle de Paris, pour avoir nié l'existence de la Shoah dans un courrier publié dans l'hebdomadaire Rivarol le 12 juillet 1996[9].

Condamnation du 3 octobre 2006

La dernière condamnation en date fait suite à la plainte déposée par le MRAP, la LICRA et la LDH à la suite des propos tenus en février 2005 sur la chaîne iranienne Sahar 1[10] [11]. Il contestait l'existence d'une tentative d'extermination des Juifs par le régime nazi, affirmait que les nazis cherchaient une « solution territoriale » consistant à installer les Juifs dans un autre pays (comme la Palestine) pour qu'ils ne soient plus des parasites et attribuait à des épidémies les décès des personnes dont les cadavres apparaissent sur des photographies.

Il a reconnu que les propos qui lui étaient reprochés exprimaient le fond de sa pensée, mais qu'il ne se souvenait pas s'il avait effectivement tenu ces propos et qu'il ignorait que les propos reprochés étaient destinés à être diffusés sur une chaîne de télévision par satellite qu'on peut capter en France.

Son avocat, Éric Delcroix, a demandé au tribunal de refuser l'application de la loi Gayssot, dont l'adoption constituerait une voie de fait de la part du législateur ; pour lui, reconnaître l'existence de cette voie de fait, qu'il rapproche des voies de fait commises par l'administration, ne constituerait pas un contrôle de constitutionnalité des lois, contrôle que les juridictions françaises refusent d'effectuer (il estime utile de répéter cette argumentation devant plusieurs tribunaux, jusqu'à obtenir gain de cause, car il a réussi précédemment à faire écarter l'application, par la justice française, de la législation relative aux contrôle des publications étrangères)[12].

Citant une déclaration de Faurisson, selon laquelle les peines prononcées à son encontre étaient de plus en plus légères, le parquet a estimé qu'une peine plus sévère qu'une amende était nécessaire, et il a requis une peine de prison, avec ou sans sursis. Le jugement rendu le 3 octobre 2006 l'a condamné à trois mois de prison avec sursis et 7500 euros d'amende.[13],[14],[15]

Le 11 décembre 2006, il participe à une conférence sur l'Holocauste organisée à Téhéran et qui rassemble les principaux révisionnistes du monde entier. Le président Jacques Chirac demande alors l'ouverture d'une enquête préliminaire au sujet du discours qu'il prononce à l'occasion de la conférence.[16]

Procès contre Badinter

En 2007, il attaque en justice Robert Badinter, estimant que ce dernier, en le traitant de "faussaire de l'histoire" lors d'une émission sur Arte, a tenu des propos diffamatoires. Lors de la première journée d'audience au tribunal de grande instance de Paris, le 12 mars, Robert Faurisson a réaffirmé que « les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique. »[17] À l'audience, le ministère public a estimé que le jugement de condamnation de Faurisson de 1981 « constitue un réquisitoire implacable qui [lui] a donné l'ensemble des attributs du faussaire »[18]. Le jugement, rendu le 21 mai, déboute Robert Faurisson et le condamne à verser 5000 euros de dommages et intérêt à Robert Badinter.

Références

↑ par Nadine Fresco "Les redresseurs de morts. Chambres à gaz: la bonne nouvelle. Comment on révise l'histoire" paru dans "Les Temps Modernes" n° 407, juin 1980
↑ Rapport Rousso, septembre 2004
↑ Le Monde, Le négationniste Robert Faurisson a été condamné à trois mois de prison avec sursis, 3 octobre 2006 [1]
↑ « L'obstiné négateur du génocide », Le Monde, 19 septembre 1989
↑ Robert Faurisson, Le Monde, 16 janvier 1979
↑ « Viscéralement antisémite, voilà ce que vous êtes M. Faurisson », L'Humanité, 3 avril 2007
↑ « Pour “contestation de crimes contre l'humanité” — M. Robert Faurisson est condamné à 100 000 francs d'amende avec sursis », Le Monde, 29 avril 1991
↑ Comité des droits de l'homme des Nations unies : Communication No 550/1993 : France. 16/12/96.
↑ « Robert Faurisson a été condamné pour “contestation de crime contre l'humanité” », Le Monde, 29 avril 1998
↑ « Procès correctionnel du révisionniste Robert Faurisson reporté au 11 juillet », Agence France-Presse, 20 juin 2006 ; Marie-Laure Colson, « Ces négationnistes qui votent Ahmadinejad », Libération, 30 décembre 2005 ; « Ban on TV shows "airwaves no longer free in France" », BBC Monitoring Middle East, 26 février 2005, Source: Tehran Times, Tehran, in English 26 Feb 05
↑ Agence France Presse, « La semaine judiciaire », 7 juillet 2006
↑ Cour administrative d'appel de Paris (4ème chambre A), 22 janvier 2002, N° 98PA04225, Reynouard et fondation européenne pour le libre examen historique, Lettre de la Cour administrative d'appel de Paris, n°39, février 2002
↑ « Prison requise contre Robert Faurisson pour des propos négationnistes », Agence France Presse, 11 juillet 2006
↑ « Le négationniste Robert Faurisson a été condamné à trois mois de prison avec sursis », Le Monde, 3 octobre 2006
↑ « NEGATIONNISME - Faurisson condamné à trois mois avec sursis », 3 octobre 2006, nouvelobs.com
↑ « L’Iran se pose en chef de file des révisionnistes », Isabelle Lasserre, Le Figaro du 12 décembre 2006
↑ http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070402.FAP3514/faurissonbadinter_decision_le_21_mai.html
↑ Pascale Robert-Diard, « Devant le tribunal de Paris, le procureur affirme que M. Faurisson a tous "les attributs du faussaire" de l'histoire », Le Monde du 3 avril 2007

Articles connexes

Négation de la Shoah
Anne Frank
Paul Rassinier
Serge Thion
Georges Theil
Gabriel Cohn-Bendit
La Vieille Taupe
Aaargh

Bibliographie

Pierre Bridonneau, Oui, il faut parler des négationnistes : Roques, Faurisson, Garaudy et les autres, Éditions du Cerf, coll. « L'histoire à vif », Paris, 1997, 117 p. (ISBN 2-204-05600-0) (lire en ligne)
François Brigneau, Mais qui est donc le professeur Faurisson ? : Une enquête, un portrait, une analyse, quelques révélations, Publications F.B., coll. « Mes derniers cahiers », 2e série, n° 1, Paris, 1992, 80 p.
Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Éd. du Seuil, 2000.
Pierre Vidal-Naquet, « Un Eichmann de papier » et « De Faurisson et de Chomsky », dans Les assassins de la mémoire, La Découverte, 2005 (1e ed. : 1987) (lire en ligne).

Liens externes

Sur le site Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes
Mémoire L'affaire Faurisson : le révisionnisme devant les tribunaux de François Briatte

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Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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