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 Madame Royale

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MessageSujet: Madame Royale   Mer 08 Aoû 2007, 4:23 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Th%C3%A9r%C3%A8se_de_France_(1778-1851)

Citation :
Marie Thérèse Charlotte de France, fille de France, comtesse de Marnes (Marie Thérèse Charlotte étant sa signature et Charlotte son prénom usuel), est née le 19 décembre 1778à Versailles et morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf (Autriche). Elle est la fille aînée de Louis XVI de France et de Marie-Antoinette d'Autriche.

Baptisée dans la chapelle du château de Versailles le jour de sa naissance, elle est appelée Madame fille du roi ou Madame Royale.

Sous la Révolution

La Révolution transformera à jamais l’existence de la jeune princesse. La famille royale se trouve bientôt déchue et la princesse partagera avec sa famille son emprisonnement dans la Tour du Temple après La Journée du 10 août 1792. Dans un premier temps, l'attention de tous est fixée sur le roi et la reine et les enfants restent dans l'ombre. Toutefois, à partir du moment où Marie-Antoinette disparaît, les données du problème changent : les survivants, le Dauphin, Madame Royale (elle-même) et Madame Élisabeth, ne peuvent être jugés pour des crimes politiques dont ils sont innocents. C'est ce qu'ils représentent qui devient insupportable et non plus ce qu'ils sont.

Après l'exécution de son père le 21 janvier et de sa mère le 16 octobre 1793, elle restera seule avec sa tante, Madame Élisabeth, sœur du roi, et son jeune frère Louis. Mais elle voit ce qui lui reste de famille peu à peu disparaître : le 10 mai 1794, Madame Élisabeth est à son tour guillotinée. Le 8 juin 1795, Louis meurt des suites de mauvais traitements (après avoir été alcoolisé à outrance par le cordonnier Simon, il a vécu emmuré pendant six mois dans un cachot infesté par la vermine) et de tuberculose. Marie-Thérèse passera son adolescence en prison et n'apprendra leur mort qu'en juillet 1795. En effet, à cette date, elle était probablement la seule personne de France croyant encore que sa famille était en vie..

Elle est finalement libérée le jour de ses dix-sept ans (19 décembre 1795), échangée contre les français (Pierre Riel, marquis de Beurnonville, Jean-Baptiste Drouet, Hugues-Bernard Maret et Charles-Louis Huguet de Sémonville) capturés par l'armée autrichienne. Elle vécut dès lors à Vienne (accompagnée par François Hue), à la cour de son cousin germain François II, qu'elle tient cependant pour responsable de la mort de sa mère, Marie-Antoinette : symbole vivant du martyr de ses parents, elle sert presque de monnaie d'échange et son oncle la fait vivre presque cloîtrée.

Marie-Thérèse de France restera profondément traumatisée par les scènes d'insurrections supportées dans son jeune âge, par son long emprisonnement au Temple, et par la perte d'êtres très chers, notamment de sa tante, Madame Élisabeth, qui s'était substituée à sa mère, après la mort de celle-ci, lui inculquant en prison une hygiène de vie et surtout une grande piété, propres à lui permettre de supporter son terrible enfermement. « L'orpheline du Temple » restera, sa vie durant, pénétrée des souvenirs cruels de son enfance qu'elle sublimera dans la dévotion. Pourtant, en quittant sa prison, elle ne rumine aucune vengeance et aspire à vivre tranquillement, ne prenant aucune part aux virulentes déclarations de son entourage royaliste. Son caractère changera petit à petit, devenant une royaliste de plus en plus intransigeante ; son mariage stérile et de longues années d'exil ne sont sans doute pas étrangers à ce revirement.

Dauphine de France

Elle épouse le 10 juin 1799 au château de Mitau (en Lettonie) un autre de ses cousins germains, Louis Antoine d'Artois, duc d'Angoulême, fils aîné du futur Charles X. Mais le mariage de la fille de Louis XVI, très marquée par son emprisonnement de jeunesse, restera stérile et devenue dauphine de France à la mort de Louis XVIII, elle ne saura donner de descendance aux Bourbons ( quelques biographes ont évoqué une possible non-consommation du mariage, son époux étant de nature timide ). Et si la jeune femme, rentrée en France en 1814, joue à la Restauration un rôle politique important, défendant avec ardeur la cause royale et proclamant partout union et oubli (ce qui fait dire à Napoléon qu'elle était le seul homme de la famille des Bourbons).

L'exil à nouveau

La révolution de 1830 entraîne la famille royale sur les routes de l'exil, en Écosse tout d'abord puis au Château de Prague d'octobre 1832 à mai 1836. La mort de son oncle et beau-père Charles X, le 6 novembre 1836, fait de Marie Thérèse la nouvelle reine de France et de Navarre, aux yeux des légitimistes. Son mari prend désormais pour prénom usuel Louis tout court, ainsi que le titre de comte de Marnes. Aux yeux des légitimistes il est Louis XIX.

N'ayant pas eu d'enfant, Marie Thérèse se consacre à l'éducation de son neveu Henri d'Artois, héritier présomptif du comte de Marnes.

Elle devient veuve le 3 juin 1844.

Elle meurt à Frohsdorf, près de Vienne, le 19 octobre 1851. Elle est inhumée dans un monastère franciscain à Kostanjevica (Nova Gorica, Slovénie) où reposent également son oncle, Charles X, son mari le duc d'Angoulême et son neveu, le comte de Chambord.

Légende

L'identité de Marie-Thérèse et de la duchesse d'Angoulême est parfois discutée : certains prétendent que Marie-Thérèse de France pourrait être identifiée à la mystérieuse Comtesse des Ténèbres qui vécut en Allemagne, dans le duché de Saxe-Hildburghausen, jusqu'à sa mort en 1837. Théorie fragile si l'on considère les témoignages de ses contemporains et, en premier lieu, de la famille royale elle-même qui n'a jamais douté de son identité. [1]

Testament

Madame Royale laissa un testament à n'ouvrir qu'un siècle après son décès, qui fit couler beaucoup d'encre et entretint beaucoup d'espoirs. Certains royalistes attendaient en effet des révélations sur la survivance de Louis XVII, mais le document ne contenait en réalité rien de très nouveau. Madame Royale avait en effet reçu secrètement des hommes prétendants être Louis XVII mais avait toujours refusé de recevoir Naundorff, le plus fameux d'entre eux.

Témoignages

Avant la destruction du Temple ordonnée par Bonaparte, des témoins ont relevé dans ce qui avait été la chambre de Madame Royale, les graffitis suivants (A. de Beauchesne) :

« Marie-Thérèse-Charlotte est la plus malheureuse personne du monde. Elle ne peut obtenir de savoir des nouvelles de sa mère, pas même d'être réunie à elle quoiqu'elle l'ait demandé mille fois. Vive ma bonne mère que j'aime bien et dont je ne peux savoir des nouvelles. Ô Mon dieu, pardonnez à ceux qui ont fait mourir mes parents. Ô mon père, veillez sur moi du haut du Ciel. Ô mon Dieu, pardonnez à ceux qui ont fait souffrir mes parents. »

Notes et références
↑ Prince Frédéric de Saxe-Altenbourg, L'énigme de Madame Royale, Flammarion, Paris, 1954

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