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 Le premier Dauphin de Louis XVI

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MessageSujet: Le premier Dauphin de Louis XVI   Mer 08 Aoû 2007, 4:45 pm

Source : http://chrisagde.free.fr/bourb/l16vie.php3?page=4

LE DAUPHIN SE MEURT PENDANT QUE LA MONARCHIE VACILLE

Citation :
Le dauphin Louis Joseph Xavier François est si malade que Louis XVI et Marie Antoinette sont au supplice. Lucide, serein et affectueux, le petit prince est veillé par ses parents éplorés. Il va s'éteindre le 4 juin 1789, à l'âge de sept ans, alors que l'Ancien Régime s'apprête à vivre de douloureuses dernières heures.Après la naissance en décembre 1778 d'un premier enfant, Marie Thérèse, future duchesse d'Angoulême, Marie Antoinette a mis au monde le 22 octobre 1781 un fils, héritier ardemment attendu. Ce jour-là, le roi, manifestant les plus grands transports de bonheur, s'est exclamé : "Madame, vous avez comblé mes voeux et ceux de la France : vous êtes mère d'un dauphin". La nouvelle a été saluée par une explosion d'allégresse, de joyeuses embrassades dans les rues et de nombreuses réjouissances.Mais ce bonheur est de courte durée. Le dauphin est de santé fragile et son état ne tarde pas à devenir préoccupant. On espère tout d'abord, comme le note la reine, que "le travail de ses dents est la principale cause de ses souffrances". Mais en 1788, l'enfant, faible et amaigri, a de la fièvre tous les soirs et ne peut plus guère quitter son lit. Sa taille s'est "dérangée", constate sa mère, qui, dans ses lettres à son frère l'Empereur Joseph II, décrit les malformations des hanches et de la colonne vertébrale du petit malade.L'éclatante santé du duc de Normandie, le futur Louis XVII, né en mars 1785, ne console pas les souverains, qui, en juin de l'année précédente, ont déjà perdu la petite princesse Sophie âgée de onze mois. Du cadet de ses fils, Marie Antoinette, qui s'occupe elle-même de ses enfants, note avec tendresse : "C'est un vrai enfant de paysan, frais et gros". On ne peut malheureusement en dire autant de l'aîné, qui s'étiole peu à peu.L'état de faiblesse de Louis Joseph suscite de vives controverses parmi les médecins : les uns prônent "la salubrité de l'air" de la Muette, les autres "le terrain fécond" de Versailles. On opte en définitive pour Meudon, ce lieu de résidence ayant été profitable à Louis XVI, qui a lui aussi été un enfant maladif. Mais en 1789, le corps médical a perdu l'espoir de sauver le dauphin. A la veille de la réunion des états généraux, les préoccupations du couple royal ne sont pas seulement politiques : leur coeur est déchiré par l'agonie du petit prince, qui n'est plus qu'une ombre souffrante, aux articulations et au visage enflés, au corps tordu comme celui d'un vieillard. Conscient de sa fin prochaine, Louis Joseph fait preuve d'un courage et d'une patience exemplaires qui arrachent à ses parents bien des larmes.A Meudon, le malade reçoit ses dernières visites, commme celles de la princesse de Lamballe et de la comtesse de Laage. "Il est déchirant. D'une souffrance, d'une raison, d'une patience qui va au coeur! Quand nous sommes arrivées, on lui faisait la lecture. Il avait eu la fantaisie de se faire coucher sur un billard; on y avait étendu des matelas. Nous nous regardâmes, la princesse et moi, avec la même idée que cela ressemblait au triste lit de parade après la mort. Madame de Lamballe lui demanda ce qu'il lisait : -Un moment fort intéressant de notre histoire, Madame, le règne de Charles VII; il y a là bien des héros-. Je me permis de demander si Monseigneur lisait de suite ou les morceaux les plus frappants : -De suite, Madame, je n'en sais pas assez long pour choisir ce qui m'intéresse-. Ses beaux yeux mourants se tournèrent vers moi en disant cela", relate la comtesse.Plusieurs visiteurs émus témoignent du courage du petit prince et de son affection attentive pour sa mère bouleversée. Un soir, il l'invite à partager son dîner dans sa chambre et lui fait servir ses mets préférés. "Elle avala plus de larmes que de pain. Tout ce que dit ce pauvre petit est incroyable; il fend le coeur de la reine; il est d'une tendresse extrême pour elle", rapporte madame de Laage.Marie Antoinette ne quitte guère Louis Joseph, et le roi se rend presque chaque jour à Meudon. Le 3 juin, il en repart à dix heures du soir. Il ne reverra plus son fils, qui expire à une heure du matin. Tandis que la reine pleure au pied du lit, douze cierges sont allumés autour du corps du défunt. Mais déjà d'autres devoirs appellent les souverains, qui n'ont pas le temps de s'abandonner à leur douleur. Les états généraux ont commencé, il faut se rendre à Versailles. Le royaume est en proie à une vive agitation. Le dauphin, né dans la liesse, s'éteint dans une quasi-indifférence. Et sa disparition survient comme un symbole à l'heure où sonne le glas de la monarchie absolue.

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