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 Le scuicide collectif

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Le scuicide collectif Empty
MessageSujet: Le scuicide collectif   Le scuicide collectif EmptyJeu 22 Nov 2007, 6:42 am

La condition humaine dans le monde actuel, c'est aussi ça...

Le suicide collectif d'une famille de libraires marseillais
Le scénario était écrit dans un petit cahier d'écolier rouge, avec cette
phrase, sur la couverture, débordante de désespoir: "Confessions d'un enfant dont la vie a basculé". Le manuscrit d'une dizaine de pages a été rédigé par Anthony Simon, 26 ans, comme un testament. Il l'a ensuite fait signer à ses parents, Richard et Olga, 51ans, scellant le pacte suicidaire d'une famille plongée dans une détresse insondable et minée par la dépression.

Conformément à ce qu'ils avaient décidé, tous ont été retrouvés morts, hier matin, dans leur petite maison de Malpassé, à Marseille. Un jour seulement après avoir envoyé les feuillets, ainsi que plusieurs lettres expliquant leur geste, à leurs proches, à La Provence, ainsi qu'au chef de l'État, auquel ils réclamaient "des obsèques religieuses, malgré le suicide".

Lorsque les destinataires ont reçu le document, il n'y avait plus rien à
faire. Même Caramel, le chat, était mort par balle, quand les marins-pompiers ont entrouvert la porte du pavillon du chemin de la Sartan,
peu après 11 heures. Ils avaient été alertés quelques minutes plus tôt par
l'un des destinataires de la terrible missive. En progressant dans la pièce,
les secours ont d'abord découvert les corps sans vie d'Olga et d'Anthony,
côte à côte sur le canapé.

Le fils présentait une blessure par balle, à la tempe. Sa mère, dont le
corps ne portait pas de trace de coups de feu, avait visiblement absorbé une surdose de médicaments. Un peu plus loin, le mari était lui aussi décédé.
Après s'être passé une corde autour du cou, pendue à l'une des poutres du salon, il s'était tiré une balle dans la tête, avec un fusil retrouvé à ses
pieds.

Les premières investigations de la police n'ont relevé aucune trace de
lutte, accréditant la thèse d'un suicide collectif. Le drame se serait
produit lundi dans la soirée, voire hier au petit matin, d'après les
constatations des médecins légistes. Une analyse de la scène de crime devra préciser si le père de famille est bien celui qui a appuyé sur la détente, avant de se donner la mort.

Tous étaient-ils vraiment consentants ? La teneur des courriers, signés de
la main des trois victimes, ne laisse que peu de place au doute. "On va
partir et s'il le faut, quelqu'un tirera, mais on ne saura jamais qui", écrivent-ils à la fin d'un des textes expédiés avant le drame. Comment
ont-ils atteint une telle extrémité ?

D'abord parce que la famille se débattait dans une situation financière très
difficile. Le couple avait racheté une librairie, voilà 25ans, avenue
Alphonse-Daudet, dans le quartier de Saint- Just et n'arrivait plus à
éponger un déficit de l'ordre de 30000€, selon l'une de leurs connaissances.

Olga, la mère, souffrait également de la maladie de Parkinson depuis
plusieurs mois et se retrouvait plongée dans une profonde dépression dans
laquelle s'étaient aussi peu à peu enfoncés le père et son fils.

Anthony, après des études de commerce, avait décidé de venir travailler avec ses parents pour donner une nouvelle impulsion. Malgré ses efforts, la petite entreprise familiale continuait de sombrer. Jusqu'à ce que la
décision soit prise d'en finir. Brutalement. "Aujourd'hui, nous avons décidé
tous les trois d'en finir avec notre putain de vie", écrivent-ils dans leur
dernière lettre, le 18 novembre. Leur ultime promesse.

Par Romain Luongo ( rluongo@laprovence-presse.fr
Hier, quartier Malpassé à Marseille, les enquêteurs sont restés de longues
heures dans la maison. Ils n'ont retrouvé vivant que leur chien, Chéva,
blessé par balle aux pattes arrière.

© SERGE ASSIER

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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