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 Kliment Iéfremovitch VOROCHILOV

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MessageSujet: Kliment Iéfremovitch VOROCHILOV   Kliment Iéfremovitch VOROCHILOV EmptyLun 17 Déc 2007, 3:58 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kliment_Vorochilov

Citation :
Kliment Iéfremovitch Vorochilov (23 janvier 1881 - 2 décembre 1969) est un militaire et homme politique soviétique.

Un soldat de la guerre civile

Vorochilov est né à Verkhneïé (aujourd’hui Dnipropetrovsk) dans la province de Iékatérinoslav, dans l'ancien empire russe. Il adhère au POSDR en 1903, dans la tendance bolchevique. Délégué du Parti à plusieurs Congrès, comme de nombreux « vieux bolchéviques », il est arrêté plusieurs fois et continue cependant ses actions de militant. Il s'engage dans l'armée en 1914 et rejoint Petrograd lors de la révolution de Février 1917.
Après la Révolution russe, Vorochilov fait parti du gouvernement provisoire de l'Ukraine. Il assure alors le poste de Commissaire du Peuple pour les Affaires Intérieures. Il y commence une carrière militaire en 1918 contre les troupes d'occupation allemandes, devient ensuite l'ami de Staline au siège de Tsaritsine puis participe à la guerre civile, période où il a sous ses ordres Ivan Koniev qui lui devra plus tard une grande partie de son parcours dans la hiérarchie militaire soviétique. Vorochilov est membre du comité central dès 1921, poste qu'il conservera jusqu'au secrétariat de Khrouchtchev au milieu des années 60.

Le maître de l'Armée rouge

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En 1925, après le décès de Mikhaïl Frounze, Vorochilov reprend ses responsabilités de commissaire du peuple pour les affaires militaires et navales et de président du conseil militaire révolutionnaire de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, poste qu'il occupe jusqu'en 1934. Il devient membre titulaire du nouveau Bureau Politique en 1926. Longévité exceptionnelle, il conservera là encore cette responsabilité jusqu'en 1952.
Maréchal de l'Union des Républiques socialistes soviétiques en 1935, Vorochilov s'oppose à la modernisation de l'Armée rouge menée par Toukhatchevski et entérine la politique de liquidation dirigée par Staline (cf. les grandes purges). Les résultats de cette saignée – les trois cinquième des maréchaux soviétiques et un tiers des officiers de l'Armée rouge sont liquidés – pèseront très lourds pour expliquer la difficulté de l'Union des Républiques socialistes soviétiques à se défendre contre l'Allemagne nazie en juin 1941.
En 1939 après l'échec de l'attaque de la Finlande, Vorochilov doit quitter son poste l'année suivante. Pour autant, il conserve une part de ses prérogatives. Il reste ainsi jusqu'en 1953 vice-président du Conseil des Commissaires du Peuple. Le 5 mars 1940, avec les autres membres du bureau politique, il est cosignataire du décret préparé par Beria, qui donne lieu au massacre de Katyń, où sont assassinés environ 25700 polonais, dont 14700 officiers. Vorochilov devient commandant des armées du nord-ouest pendant deux mois en 1941, mais, piètre stratège, il ne réussit pas à empêcher les Allemands d'encercler Léningrad, ce qui précipite sa démission.

Un témoin ultime du stalinisme

Son rôle militaire est alors terminé. Il reste cependant la politique. Après la guerre, il supervise l'instauration du régime communiste en Hongrie. En 1952, il devint membre du Présidium du Soviet Suprême. La mort de Staline, en mars 1953, provoque des changements importants dans les instances dirigeantes. Vorochilov est élu président du Présidium, Khrouchtchev occupant le poste de Secrétaire Général. Ce sont ces trois dirigeants (s'est joint aux deux premiers Malenkov) qui organisent l'arrestation de Beria. Toutefois, des dissensions avec Khrouchtchev l'amènent à se joindre contre ce dernier avec Malenkov, Kaganovitch et Molotov. Cette tentative de mise à l'écart de Khrouchtchev se solde par un échec en juin 1957. Toujours prudent, Vorochilov avait pu se rallier à temps au vainqueur.
En mai 1960, le Soviet Suprème accepte sa démission et le remplace par Léonid Brejnev comme président du Présidium. Dans la foulée, il est évincé du Présidium en juillet suivant. Un an plus tard, en octobre 1961, lors du XXIIe congrès, son élimination politique est complète quand il est exclu du Comité Central. Après la chute de Khrouchtchev, Brejnev rappelle Vorochilov mais ce dernier de joue plus qu'un rôle de figuration. Il est réélu comme suppléant au Comité Central en 1966 avant d'être fait une seconde fois Héros de l'Union soviétique en 1968. Il meurt à Moscou à l'âge de 88 ans l'année suivante.

Une exceptionnelle longévité politique

Étonnant parcours que celui de Vorochilov si on en juge par sa longévité et son maintien dans les plus hautes sphères de l'État soviétique de 1921 à 1969, à l'exemple, mais ils sont uniques, du surprenant Anastase Mikoyan. L'exploit est encore plus grand quand on examine la relative incompétence du maréchal dans tous ses champs d'action lors de la Grande Guerre Patriotique. Échec en Finlande, catastrophe en Union des Républiques socialistes soviétiques lors de l'attaque de Allemagne. Il n'y a guère de positif dans cette période que son rôle – très indirect – pour favoriser les innovations matérielles de l'Armée Rouge à la veille du conflit, dont témoigne le nom de l'excellent KV-1, baptisé « Kliment Vorochilov » en honneur du chef de l'industrie d'armement. Sans nul doute, sa proximité avec Staline, très tôt installée, explique en grande partie l'exception que constitue le parcours de Vorochilov dans le monde très dangereux de la dictature communiste.
Le rapport Khrouchtchev dévoilé lors du XXe congrès du PCUS en février 1956, semble à l'inverse indiquer que cette faveur était en train de faiblir au début des années 1950. Selon ces révélations, Vorochilov était empêché d'assister aux réunions du Politburo par Staline qui voyait en lui un « agent anglais » à surveiller d'abord et à éliminer ensuite. Le décès du Secrétaire Général a donc peut-être offert au maréchal Vorochilov une fin de vie dont peu de ses camarades ont profité.

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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