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 L'affaire Michel FOURNIRET

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Alpaga
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MessageSujet: L'affaire Michel FOURNIRET   L'affaire Michel FOURNIRET EmptyVen 28 Mar 2008, 9:25 pm

L'affaire Michel FOURNIRET


1°) http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=411029

Citation :
Il veut rester "bouche cousue" et remet un "exposé"

Belga

Mis en ligne le 27/03/2008
L'audience reprendra jeudi à 14H00, vraisemblablement avec la lecture de l'ordonnance de mise en accusation. L'attitude à venir de Michel Fourniret reste l'objet de spéculations.

* Une terrible mise en accusation
* Un itinéraire infernal
* L'Ogre et sa tanière
* L'Edito
* L'agenda du procès

Michel Fourniret a refusé de s'exprimer jeudi à l'ouverture de son procès devant la cour d'assises des Ardennes. Brandissant un papier "sans huis clos, bouche cousue", le tueur en série présumé a finalement remis un "exposé" au président, lui demandant de le lire.

Alors que le président lui demandait de décliner son identité, Michel Fourniret, vêtu d'un pull bleu, les cheveux en bataille et la barbe grisonnante, a refusé d'ouvrir la bouche. Il a présenté à plusieurs reprises un papier en direction du président sur lequel on pouvait lire "Sans huis clos, bouche cousue".

Interrogé par le président qui lui demandait s'il souhaitait être défendu par ses avocats qui lui seront de toute manière commis d'office, Michel Fourniret a simplement croisé les bras, faisant un signe "non" de la tête. Les trois avocats ont précisé qu'ils resteraient car la procédure l'exige.

Il a ensuite fait remettre un texte, roulé comme un parchemin et maintenu par un ruban orange, au président. Il a finalement consenti à dire quelques mots. Il a demandé au président de lire ce texte car il refusait de le faire lui-même en l'absence de huis clos.

"C'est l'exposé que j'avais l'intention de lire. Mais je ne peux prendre la parole en absence de huis clos. Je vous demande la permission de bien vouloir lire vous-même cet exposé que j'avais destiné aux parents des victimes", a-t-il dit. Indiquant que c'était "joliment fait", tout en montrant ce texte roulé en parchemin, le président a dit qu'il en prendrait connaissance au moment voulu et qu'il serait versé au débat.

Cette sortie de Michel Fourniret n'a pas plu aux parties civiles. "Mes clients ont été choqués par les pitreries de Michel Fourniret. Il doit rendre des comptes", a expliqué à l'issue de l'audience Me Didier Seban, avocat de la famille de Jeanne Desramault.

"Pour lui c'est très sérieux. Il attache de l'importance à des détails", a dit Me Philippe Jumelin du comportement de son client, Michel Fourniret. L'avocat dit ne pas en connaître le contenu exact, avançant des critiques sur l'enquête et le refus d'un procès à huis clos. Cette audience jeudi matin a vu l'installation du jury effectif (5 femmes et 4 hommes) et de leurs six suppléants, la constitution des parties civiles et la fixation des dates pour l'audition de la centaine de témoins et experts.

Certains des proches des victimes de Michel Fourniret étaient présents. C'était notamment le cas de Marie-Noëlle Bouzet et Francis Brichet, les parents d'Elisabeth Brichet, enlevée et tuée par l'ogre des Ardennes et sa complice le 20 décembre 1989 à Saint-Servais (Namur). Mme Bouzet a regardé fixement Michel Fourniret pendant de longues secondes avant de détourner son attention. Tout comme son ex-mari, elle compte s'exprimer au procès dont l'issue est prévue fin mai.

Michel Fourniret est quasiment resté toute la matinée les bras croisés ou prenant de très nombreuses notes. Il n'a regardé quasiment personne, hormis le président. A plusieurs reprises il a remis un bout de papier à ses avocats.

Monique Olivier s'est présentée très brièvement comme le prévoit la loi. Le visage quelque peu creusé, elle porte désormais des cheveux argentés, coupés courts. Elle a paru quelque peu exaspérée à l'issue de la séance de photos préalables à l'audience. Michel Fourniret avait quant à lui refusé toute prise de vues.

Le couple, qui est détenu à la prison de Charleville-Mézières, avait été transféré à 08H30 vers le palais de justice en convoi de voitures. Ils se trouvaient dans deux véhicules différents. Michel Fourniret est accusé de sept meurtres (dont deux avec préméditation), enlèvements et viols ou tentatives de viols d'adolescentes ou de jeunes femmes. Monique Olivier est poursuivie pour sa participation dans cinq de ces faits. Son parcours meurtrier a débuté en décembre 1987, quelques mois après sa sortie de prison où il purgeait une peine pour des viols sur mineures. Son équipée mortelle, entre la France et la Belgique où il s'est installé en 1991, s'achèvera en juin 2003 dans la région de Ciney après l'enlèvement manqué de "Marie". Les motivations de Monique Olivier seront une des questions que le procès pourra peut-être éclaircir.

2°) http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/28/01001-20080328ARTFIG00017-l-accuse-fourniret-multiplie-les-provocations.php

Citation :
L'accusé Fourniret
multiplie les provocations
De notre envoyé spécial à Charleville-Mézières (Ardennes) Stéphane Durand-Souffland
27/03/2008 | Mise à jour : 23:07 | Commentaires 9
.
Le tueur en série présumé a refusé de s'exprimer et transmis au président un «exposé» expliquant ses «raisons de boycotter les débats».

Petit, presque malingre, il porte un pull bleu roi, dont dépassent sagement les pointes claires de son col de chemise. Dans cette tenue, Michel Fourniret fait penser à un vieux Tintin, décati et barbichu, qui aurait troqué sa houppette contre la coupe de cheveux à prétention romantique d'un pianiste classique. D'ailleurs, souvent, il garde les yeux clos, comme s'il savourait, seul, quelque cantate de Bach. Parfois, il semble griffonner des notes sur une feuille posée sur ses genoux.

L'accusé, d'entrée de jeu, tente d'imprimer sa marque à l'audience. Lui, qui avait laissé planer la menace d'une désertion judiciaire, pense sans doute que sa présence au premier jour de son procès mériterait des remerciements… Le président Gilles Latapie vient de s'«incliner avec respect et émotion devant les victimes», dans un avant-propos solennel. Il demande maintenant à l'intéressé de décliner son identité. Debout, M. Fourniret place contre la vitre blindée du box une pancarte sur laquelle il a écrit, en lettres capitales : «Sans huis clos, bouche cousue». Puis, lorsque le magistrat le prie de confirmer son état civil, il opine de manière théâtrale.

Le président : «Avez-vous quelque chose à ajouter ?»

M. Fourniret, mime exaspérant, fait non de la tête.

À ses côtés, son épouse Monique Olivier, poursuivie pour complicité, fuit, elle, la provocation. Elle a coupé l'épaisse tignasse à la teinture approximative qu'on lui connaissait, et apparaît aujourd'hui avec des cheveux courts, tout blancs. Veste taupe, fin col roulé jaune défraîchi, elle offre un profil étrangement suranné nez fortement bosselé, front haut, mais presque pas de menton, bouche finement dessinée, comme au pinceau , tel qu'on en voit souvent dans les scènes paysannes chères aux peintres classiques.

Avant que ne soient tirés au sort les jurés qui vont examiner les circonstances des sept meurtres précédés de viol reprochés au couple séparé par trois policiers du GIPN en treillis noir, Michel Fourniret lève le doigt, passe à ses avocats un cylindre de papier, à destination du président. L'objet est agrémenté d'une faveur couleur saumon. M. Latapie s'en saisit et, ironique, presque narquois, provocateur, même, interroge : «C'est bien joliment présenté… Que dois-je en faire ?»

Cent pages insoutenables

Miracle : le muet retrouve la parole. La voix de l'Ardennais est plus grave que sa carrure ne le laisserait supposer, marquée par un léger accent de type flamand : «Il s'agit de l'exposé que j'avais décidé de lire pour expliquer mes raisons de boycotter ce procès. Je vous demande de le lire aux parents des victimes directes de mes actes.» Mais l'instant n'est pas le mieux choisi, et le président veut faire comprendre qu'ici, ce n'est pas le box qui fixe l'ordre du jour. Le manuscrit est versé au dossier.

En début d'après-midi, deux greffières s'attaquent à la lecture de l'ordonnance de mise en accusation. À l'écoute de ces cent pages insoutenables, Monique Olivier se réfugie dans son air morne. Son mari, bras croisés, se replonge dans son concert imaginaire. De l'autre côté de la barre, les parties civiles, blotties les unes contre les autres, encaissent sans un mot, sans un cri. L'exercice est si pénible que le président exige qu'un temps de répit soit observé entre chaque victime.

Un détail : le ruban saumon, qui maintenait fermé le parchemin remis par M. Fourniret, était en réalité un lien de sac-poubelle.

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Etre entièrement libre et en même temps dominé par la loi, c'est l'éternel paradoxe de la vie humaine.[Oscar WILDE]
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