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 La dynastie des GRAHAM [topic unique]

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MessageSujet: La dynastie des GRAHAM [topic unique]   La dynastie des GRAHAM [topic unique] EmptySam 01 Avr 2006, 4:51 pm

Source : http://www.voltairenet.org/article15182.html

Croisade

Franklin Graham, aumônier du Pentagone

par Edgar González Ruiz*

Citation :
Les Graham sont les prédicateurs les plus connus du monde libre. Billy fut le conseiller spirituel de cinq présidents des États-Unis et convertit George W. Bush. Son fils, Franklin, dirige une association de missionnaires embarqués dans les forces déployées en Irak et prêche les retraites de carême au Pentagone. Derrière cette dynastie se cache une organisation militaro-religieuse conçue pendant la Guerre froide pour opposer le christianisme au communisme athée et utilisée aujourd’hui contre l’islam.

La dynastie des GRAHAM [topic unique] Fr-390-126


Il y avait Billy Graham, l’infatigable prêcheur itinérant qui fut le confident des présidents républicains, Eisenhower, Nixon, Ford, Reagan et Bush père. Il y a désormais Franklin Graham, le fils, aumônier du Pentagone et confident par hérédité du président Bush fils.

Le révérend Billy Graham est un familier du clan Bush et passe souvent ses vacances dans leur résidence d’été de Kennebunkport (Maine). C’est là, qu’en 1986, le saint homme aurait pris en aparté George W. qui menait alors une vie de patachon et souffrait d’alcoolisme et plus encore. Le pasteur ne pouvait s’empêcher de regarder Junior comme son fils, d’autant qu’à l’époque son fils biologique, Franklin, était lui aussi à la dérive et s’adonnait à la débauche. Billy toucha le cœur du jeune homme et lui révéla l’amour que Dieu lui porte. La parole du prêcheur grandit en George W. de sorte que, quelque temps plus tard, il put abandonner du jour au lendemain alcool et cocaïne et se tourner vers Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est tout au moins l’édifiant récit que les conseillers en communication de Junior ont ressassé tout au long de ses campagnes électorales.


La dynastie des GRAHAM [topic unique] Fr-150-billy_graham-nixon

Billy Graham aux côtés de
Richard Nixon


On comprend donc qu’une fois élu 43e président des États-Unis, George W. Bush désigna le révérend Franklin Graham pour dire la prière publique lors de la cérémonie d’investiture et recueillir sa prestation de serment sur La Bible. De même, c’est vers l’association missionnaire de Franklin, La Bourse du Samaritain (Samaritan’s Purse) que la Maison-Blanche se tourna pour remodeler l’Irak et y apporter la vrai Foi.

La Bourse du Samaritain
Créée en 1970, la Bourse du Samaritain est « une organisation chrétienne ayant pour vocation de diffuser la bonne parole de Jésus-Christ, par la prédication des Évangiles et l’aide aux démunis ».

L’organisation internationale est basée à Boone en Caroline du Nord Elle a un budget actuel de 200 millions de dollars, et dispose de filiales au Canada, en Australie, en Angleterre, aux Pays-Bas, au Kenya. Elle déclare fournir « de l’aide » dans plus de cent pays dans le monde.

Bien que les discriminations pour motifs de race, sexe, couleur, âge, été civil, invalidité, ascendance, etc., sont interdites dans un cadre professionnel, la loi états-unienne les autorise pour motifs religieux. Il est donc légal que, dans ses offres d’emploi, l’organisation stipule que tous les demandeurs doivent adhérer à sa « profession de foi ». Celle-ci inclut entre autres de croire que « La Bible est l’unique, inspirée et infaillible parole de Dieu » ; que Dieu est éternel, et unique, et que « Jésus-Christ est le seul chemin » pour « le salut des égarés et des pécheurs ». Les salariés de l’organisation samaritaine doivent aussi croire « en la résurrection des justes et des pécheurs ; les premiers pour la vie éternelle et les second pour la punition éternelle ».

En réalité, la Bourse du Samaritain se caractérise à la fois par des activités philanthropiques et par un culte faussement sentimental, le tout avec un fort souci d’engranger du profit. C’est ainsi qu’en tant que cadre de cette entreprise, le révérend Franklin Graham reçoit une « compensation » de 283.798 dollars annuels, sans compter d’autres recettes et bénéfices économiques dérivés de son labeur comme « sauveur d’âmes ».

Des critiques de la famille Graham ont indiqué que ses membres n’ont pas voulu rendre public le montant de leur fortune, pas plus que leurs émoluments en tant que cadres évangéliques.

En 2002, la Bourse du Samaritain a cumulé 170 225 005 dollars de recettes, pour des dépenses de 166 338 832 de dollars, y compris presque cinq millions dépensés en campagnes publicitaires pour l’obtention de fonds. Le bénéfice pour cette année s’est élévé à 3 886 173 de dollars, dont environ dix pour cent sont allés dans les poches de Franklin.

À cette date, les gains cumulés de la Bourse du Samaritain atteignaient les 66 201 651 de dollars. Cette pratique consistant à thésauriser sous couvert d’activités philanthropiques est justifié par la nécessité de disposer d’une « réserve » d’argent sur laquelle on peut compter. Elle est avantageusement calculée en pourcentage donné des ressources totales.

En dépit de cela, le fisc états-unien considère cette organisation comme « à but non lucratif ». Elle est donc exempte du paiement de l’impôt.

L’USAID
En mai 2003, il a été révélé que l’organisation de Franklin Graham avait reçu 4.2 millions de dollars de l’USAID en financements divers depuis 1988 et qu’elle recevrait encore plus pour développer ses activités en Irak [1].

En 2001, le New York Times s’est intéresse aux activités de la Bourse du Samaritain au Salvador. L’USAID a subventionné à hauteur de 202 000 dollars la construction de refuges pour les victimes d’un séisme dévastateur. Selon le grand quotidien, les employés de la Samaritan’s Purse organisaient des réunions de prière avant d’apprendre aux gens du cru comment construire des habitations temporaires [2].

La Bourse du Samaritain a indiqué que seulement un petit pourcentage de ses recettes provenait de l’USAID. L’Agence publique n’a versé, en 2000, que 3.9 millions de dollars de subvention, couvrant ainsi 2,9% des 135 millions de dollars du budget total de l’association philanthropique.
Toujours selon la Bourse, l’USAID n’aurait jamais posé de questions quand à l’utilisation des fonds, que ce soit au Salvador, au Honduras, au Kosovo, ou dans d’autres pays dans lesquels son action a reçu un financement du gouvernement américain.
Bien qu’elle nie conditionner l’aide matérielle à l’acceptation de croyances religieuses par les bénéficiaires ou mêler philanthropie et prosélytisme, elle ajoute que « comme organisation caritative chrétienne, nous sommes autant mobilisés pour répondre aux nécessités physiques que spirituelles des gens partout dans le monde. Nous ne cesserons jamais de la dire aux gens avec lesquels nous travaillons : Dieu les aime et prend soin de leur corps, de leur âme et de leur cœur ».
Et de conclure en forme de provocation : « Si le gouvernement des États-Unis nous demanderait de modifier ou d’abandonner notre singulière identité chrétienne comme condition pour nous accorder une aide financière, nous déclinerions courtoisement tout appui ».

Des organisations comme Samaritan’s Purse sont soutenues et encouragées par l’extrême droite aux commandes du gouvernement états-unien, afin de faire du profit et du prosélytisme religieux. Ainsi, le 11 janvier 2001, à l’American Enterprise Institute, Jesse Helms, président de la Commission sénatoriale des relations affaires étrangères a annoncé : « Je compte œuvrer avec le gouvernement Bush en vue de remplacer l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) par une nouvelle Fondation du développement international dont le mandat sera d’octroyer des " crédits forfaitaires " destinés à soutenir l’action d’organismes de secours privés et de groupes confessionnels, tels " Samaritan’s Purse ", le Secours catholique et bien d’autres encore ».
Avec cette proposition, alléguait Helms, « Nous allons réduire la bureaucratie pléthorique chargée de l’aide étrangère. Tout l’argent qui aura été économisé, jusqu’au dernier centime, sera remis à ces " armées du cœur " pour qu’elles viennent en aide aux êtres les plus démunis de la planète » [3]

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MessageSujet: Re: La dynastie des GRAHAM [topic unique]   La dynastie des GRAHAM [topic unique] EmptySam 01 Avr 2006, 4:53 pm

Citation :
La nouvelle guerre sainte

En 1982, l’organisation de Franklin Graham a accompagné avec son prosélytisme de toujours l’invasion israélienne de camps de réfugiés palestiniens ; elle a prêché auprès des Kurdes ayant combattu Saddam Hussein en 1991, et auprès de jeunes filles bosniaques de religion musulmane, qui avaient été violées par des Serbes chrétiens [4]

Pendant l’opération « Tempête du désert », en 1990, Graham déclara : « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour tirer profit de la présence militaire des États-Unis pour partager avec les gens, la religion et la foi sur laquelle s’est édifiée notre nation ».
En décembre de cette même année, Samaritan’s Purse envoya 30.000 paquets contenant un exemplaire du Nouveau testament aux hommes et aux femmes servant sous les drapeaux. Ce prosélytisme ne manqua pas d’attirer l’attention du général Norman Schwartzkopf qui ordonna la confiscation des bibles pour éviter des conflits inter-religieux au sein de la troupe.

Après les attaques terroristes du 11 septembre à New York et Washington, dans un show radiophonique, Franklin Graham a accusé l’Islam d’inspirer les attaques contre le territoire des États-unis. Le premier jour du Ramadan, le mois sacré du jeûne musulman, Graham a déclaré : « Ceux qui se sont écrasés contre ces tours, n’étaient pas des méthodistes, ni des luthériens. Ce fut une attaque contre ce pays par des gens de confession musulmane. Si tu lis le Coran, ses versets, tu vois qu’il invite à tuer les infidèles, les non-musulmans ». Fin 2001 il se fit plus explicite encore : « Nous n’attaquons pas l’islam, c’est l’islam qui nous a attaqués. Le Dieu de l’islam n’est pas le même Dieu [que le nôtre]. Ce n’est pas le fils de Dieu de la foi chrétienne ou judéo-chrétienne. C’est un Dieu différent, et je crois que c’est une religion très mauvaise et perverse ».

« Nous allons là où se présente l’opportunité de répondre à des besoins », a déclaré en 2003 Ken Isaacs, directeur international des projets de la Samaritan Purse, situé à Boone, N.C. « Nous ne rejetons pas le nom du Christ. Nous croyons devoir le partager dans les faits et dans les mots. Nous serons ce que nous sommes », a-t-il poursuivi en annonçant le déploiement de missionnaires « embarqués » dans les unités combattantes en Irak.

Au camp militaire de Bushmaster près de Najaf, l’aumônier Josh Llano a tiré profit de la pénurie chronique d’eau nécessaire à la toilette des hommes, en conditionnant à leur conversion l’accès à 500 gallons d’eau sous son contrôle : « C’est simple, a t’il dit à un journaliste, ils [les musulmans] veulent de l’eau. J’en ai, s’ils acceptent le baptême ».

La dynastie des GRAHAM [topic unique] Fr-150-franklin_graham-pentago

Franklin Graham
Officiant comme aumônier du
Pentagone


Pour leur part, le 10 octobre 2003, des dirigeants d’églises évangéliques d’Équateur ont adressé une lettre ouverte à Franklin Graham suite à l’annonce faite par l’Association Évangélique de Billy Graham, présidée par Franklin, qu’elle organiserait un congrès en Équateur à la fin du mois. Les pasteurs équatoriens s’étonnaient que les Graham n’aient pas utilisé leur influence sur les Bush pour défendre la paix, plutôt que la guerre, comme l’exige, selon eux, la foi évangélique.
En détaillant les fausses promesses qui ont été faites pour justifier l’invasion de l’Irak, la lettre rappelait « [en 1992,] Nous avons commémoré le 500éme anniversaire de l’arrivée de Christophe Colomb sur nos terres, nous avons alors vivement critiqué le fait qu’aux côtés des armées conquérantes, se trouvait l’Église catholique pour imposer la croix au fil de l’épée, (...) Dix ans après le 500 ème anniversaire, ce sont les évangéliques - et parmi eux votre organisation - Samaritan’s Purse qui arrivent en Irak avec l’armée d’invasion ».

Au Soudan, la Bourse du Samaritain a aussi développé ses doubles activités philanthropiques et prosélytes. Conformément à une information de Franklin Graham diffusée sur son site internet, le chef de la majorité au Sénat états-unien, Bill Frist, a participé aux vols humanitaires de l’association en leur donnant un contenu politique. Il a développé la thèse de l’administration Bush selon laquelle le gouvernement de Khartoum est seul responsable de la crise qui ne peut être résolue que par une intervention du Pentagone.

Le sida et Dieu

En début d’année 2003, la Bourse du Samaritain ainsi que d’autres organisations connues de la droite religieuse, comme Focus on the Family, La Christian Coalition et The Family Research Council, se sont unies pour demander à Bush que les 15 milliards de dollars destinés à combattre le sida en Afrique dans le cadre d’un plan quinquennal soient utilisés pour prôner l’abstinence plutôt que l’usage du préservatif.

Dans une lettre envoyée à Bush, le 27 février de cette même année, signée entre autres par Franklin Graham, elles ont recommandé que ce programme considère l’abstinence et à la fidélité dans le mariage comme solutions au sida et l’utilisation du préservatif seulement comme un « ultime recours ». Elles ont aussi demandé que cette initiative soit accompagnée de fonds gouvernementaux pour les organisations religieuses ; et que ces financements soient refusés aux groupes de « libéraux » ou féministes, ou aux pro-avortement, même si ces ressources sont pour lutter contre le SIDA ou pour diffuser une information sur cette maladie.

Le pasteur évangélique Phillip Lee, de His Wat Out Ministries, a rapporté qu’en mars 2002 il s’était réuni avec Franklin Graham et d’autres membres de Samaritan’s Purse pour dire que « Dieu a énoncé des principes bibliques pour stopper l’épidémies du sida et apporter de l’espoir à ceux dont les vies ont été dévastées par cette maladie mortelle ».

Le républicain Bill Frist a collaboré depuis des années avec la Bourse du Samaritain. C’est un des législateurs les plus opposés aux droits sexuels et relatifs à la procréation.

Maintes et maintes fois, Frist a voté non seulement contre diverses formes d’avortement, mais aussi contre la pilule du lendemain et pour l’élimination des aides gouvernementales à des projets focalisés sur la contraception des femmes dans des pays pauvres. Il a aussi voté l’allocation de fonds de plusieurs dizaines de millions de dollars aux programmes d’abstinence sexuelle, qui empiètent sur la liberté de prendre des décisions personnelles et inspirées de préjugés moralistes sur la sexualité.

Le Messie en uniforme

Né en 1952, William Franklin Graham III est le quatrième des 5 enfants de l’évangéliste Billy Graham. Dans un article consacré à l’Empire Chrétien de Franklin Graham, John Chuckman souligne les obsessions précoces de Franklin quant aux armes à feu et son habitude d’en offrir [5]
Conformément à certains témoignages, Franklin a été un adolescent rebelle, il fumait (coutume qui scandalise beaucoup d’évangéliques), il buvait et se battait. Il a été expulsé du Le Tourneau College.
Sans vouloir entrer dans le détail de sa biographie officielle, celle-ci indique qu’a 22 ans,« après une période de rébellion et avoir parcouru le monde, Franklin a remis sa vie entre les mains de Jésus-Christ » , après quoi le docteur Bob Pierce, fondateur de Samaritan’s Purse l’a envoyé en mission en Asie. « Il ressentit le besoin de travailler avec les sinistrés de la guerre, de la faim, des maladies et des catastrophes naturelles ». (
En 1978, il a été nommé membre du Conseil directeur de cette organisation et, l’année suivante après le décès de Pierce, président de l’organisation, charge qu’il détient jusqu’à présent, un quart de siècle plus tard.
À partir de 1989, Franklin Graham alterne entre ses activités de magnat de la philanthropie religieuse et des prédications et autres festivals évangéliques en collaboration avec son père.

Le 23 septembre 2003, au stade de Tulsa, Oklahoma, environ 40.000 personnes étaient présentes pour écouter son message. Au cours de l’événement son fils cadet, Edward, qui venait d’obtenir son diplôme de l’Académie militaire de West Point, a expliqué à l’audience comment « sa foi l’a aidé » pendant sa formation
Malheureusement, le révérend Franklin Graham a eu moins de chance avec son fils Ned, lui aussi pasteur, dont les frasques sexuelles ont garni les journaux à scandale.

En réalité, le constant mélange des genres auquel se livre la dynastie Graham n’est pas le fruit du hasard, c’est sa stratégie. Les Graham ne sont que les porte-parole d’une organisation militaro-religieuse secrète, créée en 1947 par Abraham Vereide, pour développer une alternative chrétienne au communisme athée dans le contexte de la Guerre froide. Par souci de discrétion, l’organisation ne porte pas de nom, mais ses membres la désignent entre eux comme « la famille ». Son siège est installé dans une luxueuse propriété dotée d’un grand jardin aux splendides arbres à proximité du Pentagone, The Cedar (Les Cèdres).

Ce n’est qu’au début des années 50 que « la famille » a découvert le talent de Billy Graham et en a fait sa vedette. De nombreuses associations ont été créées pour christianiser les responsables politiques d’abord aux États-Unis, puis progressivement dans tous les pays de l’Alliance atlantique. Une branche française a été créée, en 1956, et Alain Poher en a longtemps assumé la présidence

Intimement liée à l’OTAN et à l’OTASE, « la famille » a installé dans les années 70 un centre de formation aux Philippines, le Collège des ambassadeurs, où quantité de hauts fonctionnaires du département d’État sont venus suivre des sessions de prière. Aujourd’hui, c’est le révérend Franklin Graham qui prêche la retraite de carême au Pentagone.

Depuis sa création, en 1947, « la famille » n’apparaît qu’une fois par an en public et se cache le reste du temps derrière le bagout de son prédicateur-star. En marge d’une conférence qui réunit des parlementaires du monde entier, elle organise un déjeuner public de prière présidé par le président en exercice des États-Unis d’Amérique. Même si les démocrates ont montré moins d’empressement que les républicains, à ce jour, aucun hôte de la Maison-Blanche n’a dérogé à cette cérémonie.

Edgar González Ruiz
Journaliste d’investigation mexicain, auteur de Los Abascal, De los cristeros a Fox, La sexualidad prohibida, Cruces y Sombras ainsi que d’autres livres sur la droite mexicaine et sud-américaine.

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MessageSujet: Re: La dynastie des GRAHAM [topic unique]   La dynastie des GRAHAM [topic unique] EmptyDim 02 Avr 2006, 9:20 pm

BILLY GRAHAM


Source : http://religioscope.info/article_161.shtml

Billy Graham et le christianisme américain - Entretien avec Sébastien Fath

Religioscope - 28 Mai 2003

Citation :
Dans le sondage Gallup 2002 sur les hommes les plus admirés aux Etats-Unis, le prédicateur Billy Graham arrive en sixième position. Depuis 1948, c’est la quarante-cinquième fois qu’il figure dans cette liste: la popularité de Billy Graham a ainsi traversé plusieurs périodes de l’histoire de l’Amérique contemporaine.

Mais c’est aussi un homme qui a parcouru le monde pour prêcher l’Evangile: son impact ne se limite donc pas aux Etats-Unis. A l’étranger aussi, il est peut-être la figure vivante la plus largement connue du protestantisme américain – même si la plupart de ceux qui ont entendu son nom ne savent pas grand chose à son sujet, ou l’associent au souvenir de quelques grands rassemblements d’évangélisation. Quoi qu’il en soit, ses voyages ont probablement contribué de façon importante à affirmer une universalité évangélique.


Une telle figure méritait un portrait à l’intention du public européen, et en particulier francophone, pour lequel l’univers du christianisme américain apparaît souvent comme déconcertant. Sébastien Fath, historien et chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique, Groupe de sociologie des religions et de la laïcité) est l’un des spécialistes français reconnus du protestantisme évangélique; les lecteurs de Religioscope ont d’ailleurs déjà eu l’occasion de lire ses réponses à nos questions sur les Eglises évangéliques en France. Sébastien Fath a publié il y a quelques mois un livre sur le célèbre prédicateur, en choisissant un titre un peu provocateur: Billy Graham, pape protestant? (Paris, Albin Michel, 2002, 308p.).

Ecrit dans une langue claire, le livre fait plus que nous révéler la vie de Billy Graham et son évolution – car Graham a su s’adapter à des contextes changeants. Il nous conduit aussi à une meilleure intelligence de certains aspects du christianisme évangélique américain. L’auteur replace en effet Graham dans la lignée de courants de réveil qui ont profondément marqué la culture américaine. Religioscope a interrogé Sébastien Fath afin d’en savoir plus.


Religioscope – Billy Graham a fait parler de lui en Europe dès les années 1950 déjà, depuis plus longtemps encore aux Etats-Unis. Il apparaît au premier plan lors des grands moments de la vie américaine, par exemple lors du service national de prière après les attentats de septembre 2001. Contrairement à d’autres figures qui ont décliné, il semble avoir toujours «surfé sur la vague», si l’on peut dire. Il manifeste une remarquable capacité d’adaptation: vous signalez par exemple qu’il fut l’un des premiers évangélistes à saisir les possibilités offertes par le développement d’Internet. Est-ce à cette capacité d’adaptation que vous attriburez sa longévité publique? Ou cela s’explique-t-il avant tout par sa forte capacité consensuelle, qui le conduisit par exemple à se tenir à l’écart de la Nouvelle Droite chrétienne américaine?

Sébastien Fath – La longévité, qu’elle soit biologique, politique ou religieuse, ne se réduit jamais à une équation simple, où à quelques recettes. Je ne surprendrai donc personne en soulignant que la popularité exceptionnellement longue de l’évangéliste Billy Graham renvoie à un faisceau complexe de facteurs. Sans prétendre être exhaustif, j’en distinguerais particulièrement quatre.

Le premier élément d’explication, vous l’avez indiqué vous-même: Graham a «troqué les aspérités contre l’accès» (dixit Mark Noll). Rétif à la controverse, à la polémique (au contraire des fondamentalistes américains, qui détestent Graham), il a toujours cherché une via media modérée, teintée de sagesse biblique et de common sense. Cette capacité consensuelle l’a conduit à des situations parfois embarassantes, notamment durant les années Nixon où son soutien à la politique conduite en direction des middle classes par son «ami quaker» va le rendre sourd aux contestations et critiques, jusqu’à la crise du Watergate, mais on peut estimer qu’elle l’a globalement servi, lui évitant d’être trop «marqué» idéologiquement.

Un second facteur de longévité tient tout simplement dans l’alchimie biographique et charismatique du personnage. C’est le gendre idéal de la ménagère américaine. Travailleur au verbe aisé, enthousiaste, athlétique, bardé d’une éthique à toute épreuve, entreprenant et opiniâtre, monogame et père de famille sans frasques connues, il est doté d’une panoplie de vertus charismatiques plus complète que la plupart de ses concurrents évangélistes sur le marché religieux américain.

Sa capacité à bien s’entourer a par ailleurs beaucoup compté dans son parcours. Là aussi, on peut dire qu’il tranche par rapport à beaucoup de collègues télévangélistes. Graham s’est entouré d’une équipe efficace et soudée dont l’armature principale, stabilisée en 1950 dans le cadre de la BGEA (Billy Graham Evangelistic Association), n’a connu aucune mutation brutale dans le demi-siècle qui a suivi. Ce cercle de collaborateurs indéfectibles, dont certains sont entrés dans la «légende» du courant évangélique américain du XXe siècle («Bev» Shea, Cliff Barrows), a permis à l’évangéliste d’éviter bien des à-coups et dissensions néfastes à son image publique.

Enfin, je verrais une quatrième cause majeure de la longévité de Graham dans sa capacité de renouvellement, son aptitude à surprendre. Sans cette dimension, le goût grahamien pour le «centre» aurait pu générer, à la longue, une rhétorique passablement sirupeuse, ennuyeuse, rébarbative pour le public. Si l’évangéliste n’a pas toujours évité cette pente, loin s’en faut, il a cependant su conjurer le risque d’être incolore, par son attention au progrès technique (vous avez cité Internet) mais aussi aux mutations sociales. Dès 1982, en pleine Guerre Froide, il se rend ainsi en URSS à un congrès sur la paix, cassant son image d’anti-communiste primaire, parce qu’il est convaincu que des évolutions s’annoncent au-delà du rideau de fer. Trente ans auparavant, alors que la majorité des évangélistes originaires du Sud des Etats-Unis acceptent des auditoires où blancs et noirs sont séparés, il demandait déjà des auditoires mixtes. A l’entrée des années 1970, alors que les «Jesus People» (mouvement évangélique marqué par la culture hippie) effraient l’Amérique évangélique moyenne, Graham choisit, là-aussi, d’encourager le mouvement au lieu de le condamner. Ces positionnements décalés par rapport au conformisme majoritaire de son milieu d’élection ont, je crois, contribué à la longue à maintenir sa crédibilité de «prophète sage», mais «prophète» quand même.

Religioscope – Billy Graham est présenté comme figure emblématique de l’évangélisme américain. Mais la mouvance évangélique est vaste. Pouvons-nous donc qualifier Graham de figure «panévangélique»? Et dans quelle mesure sa contribution a-t-elle elle-même transformé le monde évangélique aux Etats-Unis et ailleurs? Vous soulignez en effet qu’il laissera derrière lui un héritage institutionnel important.

Sébastien Fath – Billy Graham constitue effectivement l’archétype même de la figure «panévangélique». Il est aux chrétiens américains ce que l’abbé Pierre est aux chrétiens français. On pourrait parler aussi d’une catholicité évangélique, au sens d’une dynamique transconfessionnelle, à prétention universelle, tissant un réseau planétaire de convertis.

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Dernière édition par le Dim 02 Avr 2006, 9:21 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La dynastie des GRAHAM [topic unique]   La dynastie des GRAHAM [topic unique] EmptyDim 02 Avr 2006, 9:20 pm

BILLY GRAHAM (SUITE)


Citation :
Ce rôle fédérateur de Billy Graham a profondément transformé la culture évangélique américaine. Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, ce protestantisme est marqué par une robuste culture anti-catholique. Il connaît aussi de multiples cloisonnements, une forte veine populiste, et un déficit d’institutions communes. Sous l’impulsion principale de Billy Graham (mais aussi d’une dizaine d’autres figures), le courant évangélique va connaître, jusqu’à l’entrée du XXIe siècle, une mutation considérable, marquée par un esprit œcuménique nouveau (notamment en direction des catholiques, associés à de nombreuses «croisades» grahamiennes) et des réseaux beaucoup plus denses et élargis.

L’héritage institutionnel de Billy Graham a directement stimulé ce décloisonnement, pour avoir notamment encouragé le développement du mensuel Christianity Today (1956), du Comité de Lausanne (1974), ou du Gordon Conwell Seminary (1969). Respectivement principal journal évangélique, «cœur de réseau» de l’évangélisation planétaire et premier séminaire évangélique américain de la côte Est, ces trois créations pan-évangéliques n’auraient jamais vu le jour sans Billy Graham.

Religioscope – Graham apparaît dans votre livre comme un homme qui réussit à concilier la prédication de l’Evangile, l’appel à la conversion, avec une attitude de plus en plus consensuelle, qui le conduit à être intégré dans le paysage de la religion civile américaine et à être appelé lors des grands événements dans la vie du pays. Vous évoquez l’étonnante interaction – par rapport aux critères européens – entre le prédicateur et plusieurs présidents américains, chacun trouvant dans cette relation son intérêt. Mais, par delà la figure de Graham, qu’est-ce que tout cela nous révèle par rapport au statut de la religion dans la société américaine et aux interactions entre religion et politique? Curieusement, en effet, par rapport à notre regard européen, les Etats-Unis conjoignent des principes de séparation de l’Eglise et de l’Etat avec une forte présence publique du religieux.

Sébastien Fath – Pour comprendre cette forte présence publique des religions (dont la figure de Graham n’est qu’un symptôme), il faut remonter dans le temps.

Pour les Américains, depuis, au moins, la fin du XVIIIe siècle, la religion ne se conçoit que comme plurielle, soumise à des offres variées et à une concurrence active entre les modèles, entre les Églises. Les Européens n’ont pas vraiment l’habitude d’une telle compétition religieuse. Dans le Vieux Continent, depuis la fameuse diète d’Augsbourg au XVIe siècle, c’est longtemps le principe du cujus regio, ejus religio qui a dominé. A chaque territoire, une foi donnée, une religion donnée. C’est donc la territorialisation des appartenances religieuses qui s’est imposée dans la culture européenne, et l’Europe n’est sortie de cette culture que très progressivement au XXe siècle, et encore, avec des fortunes diverses (cf. les cas irlandais ou yougoslave). Suivant cette logique de territorialisation des appartenances religieuses, la concurrence religieuse sur un même territoire était, en principe, exclue. Si bien qu’en terme de marché, on peut dire globalement que c’est une culture du monoppole qui a souvent dominé dans les pays européens.

Rien de tel outre-Atlantique. Dans l’Amérique que visite Tocqueville, c’est, au contraire, une extraordinaire pluralité concurrentielle, qui domine. Ce fossé culturel s’explique largement par le fait que l’Amérique a été peuplée par les dissidences religieuses dont l’Europe ne voulait pas. Si bien que l’identité américaine naissante, au XVIIe et au XVIIIe siècle, s’est construite sur la base d’une pluralité religieuse forte, qui a graduellement généré du pluralisme. Dès la fin du XVIIIe siècle, avec la Constitution américaine (ratifiée en 1787) et le premier amendement qui suivit (en 1791), la société américaine et son imaginaire politique se structurent autour de l’idée que l’Etat n’a aucune compétence en matière religieuse, et que les Églises, toutes les Églises, ont toute liberté de se développer et de s’exprimer, dans une pluralité concurrentielle qui est pensée comme une contribution à la démocratie. A la territorialisation des appartenances religieuses (modèle européen), les États-Unis ont opposé le choix individuel, la conversion, comme seul critère d’adhésion à une identité religieuse.

Cette opposition a eu des conséquences politiques. Tocqueville avait bien noté qu’en Amérique, démocratie et religion vont de pair, alors qu’en France, il lui semblait au contraire que la démocratie et le catholicisme constituaient deux polarités opposées. A l’inverse du schéma européen, le pouvoir politique américain, quel qu’il soit, ne s’est jamais identifié, depuis la création des Etats-Unis, avec une Église particulière. La religion n’est donc pas identifiée implicitement à un soutien du pouvoir en place. Elle revêt alors des vertus démocratiques inimaginables dans un contexte moniste où Etat et Eglise ont intérêts liés. Le marché religieux américain constitue ainsi un véritable terrain de démocratie, un lieu où toutes les visions de la société peuvent s’exprimer, y compris dans leurs implications les plus politiques. S’il y a séparation des Eglises et de l’Etat, en revanche il n’y a pas de séparation de la religion et de la polique. Le rôle public de Graham, confident de la plupart des présidents américains depuis Eisenhower jusqu’à G.W. Bush Jr., en est un exemple éclatant.

Religioscope – Dès les années 1950, Billy Graham s’engage dans des croisades d’évangélisation en Europe. Il découvre que ses pratiques sont «exportables», écrivez-vous. Quel est son auditoire européen? Et comment évaluez-vous son impact durable en Europe? Outre l’effet mobilisateur de ces croisades, son action a–t-elle contribué à modifier l’image du protestantisme évangélique sur le continent européen?

Sébastien Fath – Les premiers contacts de Graham avec l’Europe remontent même à l’immédiate après-guerre (1946). Mais il est vrai que c’est surtout depuis sa croisade géante de Londres (1954) qu’il s’est taillé une solide réputation d’évangéliste du Vieux Continent.

Son auditoire? Beaucoup plus hétérogène qu’en Amérique du Nord où la majorité se rattache au protestantisme. De fait, les conversions d’individus auparavant extérieurs aux Eglises ont été globalement peu nombreuses. Les taux de réponse à l’appel de l’évangéliste, à la fin d’une croisade européenne «type», varient de 2 à 6%, mais parmi ces individus, seule une marge réduite (autour de 10%, parfois moins) s’intègre vraiment, ensuite, dans une assemblée de type évangélique. On est loin d’un mouvement de masse, en dépit des foules considérables que Billy Graham a rassemblées dans nombre de stades européens depuis cinquante ans.

L’impact le plus significatif de Graham en Europe est ailleurs. Je le situerais à trois niveaux. Il a tout d’abord favorisé des logiques de réseau, à l’intérieur de chaque pays européen mais aussi entre différentes contrées. Les diverses sections européennes de l’Alliance Evangélique ont par exemple été directement stimulées par l’œuvre de la Billy Graham Evangelistic Association. Les simples nécessités de logistique requises pour l’organisation des croisades grahamiennes ont induit des effets de décloisonnement qui ont accéléré le glissement de divers milieux évangéliques européens d’une logique de ghetto (repli sur soi) vers une logique de réseau.

A un autre niveau, on peut attribuer à Billy Graham un rôle désinhibiteur considérable. Il a donné confiance à des évangéliques européens jusque-là frappés de multiples complexes d’infériorité. Il a montré pour la première fois qu’un leader évangélique était capable de faire jeu égal en Europe, au moins sur le terrain médiatique, avec un «poids lourd» du type Jean-Paul II, comme on s’en est rendu compte en 1986 en France, année où Billy Graham et le pape visitent l’hexagone, suscitant moult mises en parallèle dans les médias, de Libération au Monde en passant par L’Evénement du Jeudi ou TF1.

Enfin, j’ajoute que Billy Graham a également permis à divers groupes évangéliques européens de «se poser en s’opposant». Même s’il a rallié la grande majorité des Eglises évangéliques derrière sa bannière de spécialiste de la conversion, Graham n’en a pas moins fait débat, suscitant parfois des oppositions raisonnées durables. De ce point de vue, on peut estimer que son entrisme médiatique a contribué aussi, par les controverses et les réflexions qu’il a générées, à préciser les termes d’une identité évangélique spécifiquement européenne.

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