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 La Sorbonne

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MessageSujet: La Sorbonne   La Sorbonne EmptyMer 23 Juil 2008, 2:33 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorbonne

Citation :
La Sorbonne est un bâtiment du Quartier latin de Paris. Elle tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, le fondateur du collège de Sorbonne, collège dédié à la théologie du temps de l’ancienne Université de Paris. Le terme Sorbonne est aussi utilisé dans le langage courant pour désigner l’ancienne Université de Paris (avant 1793), les facultés de Paris y siégeant au XIXe siècle, et la nouvelle Université de Paris de 1896 à 1971. La façade baroque est celle de la chapelle dédiée à sainte Ursule en 1642. Actuellement, la chapelle, privée de sa vocation originelle suite à l’impulsion de la révolution française, est utilisée pour des réceptions ou des expositions.

En 1970, l’Université de Paris a été scindée en treize universités dont plusieurs se partagent désormais le nom de Sorbonne et disposent de locaux dans le site historique de la rue des Écoles, dans le Ve arrondissement de Paris.

Appellation

Plusieurs universités parisiennes comportent actuellement le nom « Sorbonne » dans leur intitulé, ou revendiquent une filiation avec la Sorbonne :

- Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.
- Paris III (Sorbonne Nouvelle)
- Paris IV (Paris-Sorbonne)
- Paris V (Paris Descartes)
Ces quatre universités publiques possèdent des locaux dans les bâtiments historiques de la Sorbonne. Ceux-ci accueillent également le rectorat de l'académie de Paris, l'École des chartes, l'École pratique des hautes études, les Cours de Civilisation Française de la Sorbonne et la Bibliothèque de la Sorbonne.

Ces universités publiques ne sont pas à confondre avec :

- le collège de Sorbon (Ardennes).
- l'École supérieure Robert-de-Sorbon, dont le siège social est situé à La Trimouille (Vienne) et qui ne semble pas disposer de locaux pédagogiques ni dispenser de cours. Cet « établissement d'enseignement supérieur privé français enregistré» s'appuie sur le principe de la validation des acquis de l'expérience (VAE) et sur l'évaluation des diplômes étrangers pour délivrer des diplômes.

Historique

La Sorbonne tire son origine dans le collège fondé en 1253 au sein de l'Université de Paris par Robert de Sorbon, du nom d'un village des Ardennes, chapelain et confesseur du roi saint Louis. La fondation fut confirmée par le roi en 1257. On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le XIIIe siècle avec plus de 20.000 étudiants.

En 1469, c'est à la Sorbonne qu'est installée la première imprimerie de France, à l'initiative du roi Louis XI, par le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin, et son bibliothécaire, Guillaume Fichet.

Le cardinal de Richelieu, qui avait été élève de la Sorbonne en 1606-1607, en devient le proviseur en 1622 après le décès du cardinal de Harley. Il fait rénover les bâtiments, qu'il dote d'une magnifique chapelle renfermant son tombeau.

Sous la Révolution française, les bâtiments sont fermés aux étudiants en 1791 et la société sorbonnique est dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations. En 1794, la chapelle est transformée en temple de la déesse Raison. Napoléon Bonaparte transforme le site en ateliers d'artistes.

À partir de 1806, Napoléon réorganise l'ensemble du système d'enseignement français, baptisé Université impériale, et crée à Paris cinq facultés : la Faculté des sciences, la Faculté de lettres, la Faculté de théologie, la Faculté de droit et la Faculté de médecine. La Sorbonne devient les sièges des trois premières facultés, ainsi que du rectorat de l'Académie de Paris. À la Restauration, Le duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, veut honorer la mémoire du cardinal en rendant tout son lustre à la Sorbonne. Il fait construire un amphithéâtre de 1 200 places. Des professeurs prestigieux, comme François Guizot ou Victor Cousin, y dispensent leur enseignement.

La reconstruction des bâtiments du XVIIe siècle, trop exigus et incommodes, est envisagée à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle. Elle est finalement réalisée par la Troisième République, sous l'impulsion de Jules Ferry. Le chantier est confié à l'architecte Henri-Paul Nénot. La démolition des bâtiments est réalisée entre 1884 et 1894 tandis que la première pierre du nouvel édifice est posée en 1885. La première partie du bâtiment est inaugurée en 1889, pour le centenaire de la Révolution française, par le président Marie François Sadi Carnot. L'ensemble des travaux sont achevés en 1901. Parallèlement, l'enseignement de la théologie catholique est supprimé par une loi de 1885.
Le 23 juin 1894, le baron Pierre de Coubertin fonde en Sorbonne le Comité international olympique (CIO), qui donne naissance aux Jeux olympiques modernes.

L'Université de Paris est recréée en 1895 par regroupement des cinq facultés et la Sorbonne en devient le siège.

La Sorbonne occupée : un lieu symbolique

En mai 1968, la Sorbonne est le bastion des manifestations étudiantes, ayant débuté avec le mouvement du 22-Mars à la faculté de Nanterre, qui aboutirent en un ample mouvement contestataire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque d'Occident. Il y a là toutes les tendances de l'extrême gauche : trotskystes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre d'extrême gauche sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le recteur-président de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. À partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée.

L'Assemblée nationale élue en juin 1968 après la dissolution décidée par le général de Gaulle s'attaque aussitôt à la réforme universitaire. En 1971, l'Université parisienne est scindée en treize universités nouvelles dont sept à Paris (La Sorbonne, Assas, Censier, Jussieu, Vincennes, Dauphine) et six en région parisienne. Cinq demeurent attachées au site de la Sorbonne et trois partagent le nom de Sorbonne : Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris IV Sorbonne et Paris III Sorbonne-Nouvelle.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la Sorbonne est, en principe, fermée au public : seuls les étudiants et le personnel des établissements ayant des locaux dans la Sorbonne, ainsi que les lecteurs de la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, peuvent y entrer.

En 2006, plusieurs centaines de manifestants, luttant contre la loi dite « sur l'égalité de chances », ont occupé la Sorbonne pendant trois nuits (du 8 mars au 11 mars au matin : « la prise de la Sorbonne ») avant d'être évacués par les forces de l'ordre.

Le quartier a été bouclé pendant plusieurs semaines ; ce bouclage est pourtant passé inaperçu — voir un des rares documents sur le sujet, le court-métrage Sorbonne interdite[1]. Le bâtiment a été fermé aux étudiants et aux enseignants à la demande du rectorat désireux d'éviter toute nouvelle occupation et tout nouveau dégât. Elle a rouvert le 24 avril 2006. Au cours de cette période, les bâtiments du Panthéon, situé au 12 de la place du Panthéon, continuaient à recevoir étudiants et enseignants.

Les étudiants ont immédiatement voté la réoccupation de l'université avant d'être à nouveau expulsés le soir même. Les cours n'ont pu reprendre que progressivement avec le déploiement d'un important dispositif policier tout autour de l'université. Au-delà de la lutte contre le CPE, une partie des étudiants a cherché à imiter sans vrai discernement, semble-t-il, l'esprit de mai 1968. Les dégâts causés par les manifestants se sont chiffrés à 800 000 euros, ce qui a contraint l'université à développer la location de ses locaux - déjà existante vu l'histoire du lieu, pour des tournages de films ou de téléfilms, afin de payer les travaux qui ont nécessité la fermeture du bâtiment et l'annulation de nombreux cours.[2]

Architecture

Au début du XVIIe siècle, le collège de la Sorbonne se présentait comme un ensemble de bâtiments disparates édifiés le long de la rue de la Sorbonne, entre le cloître Saint-Benoît au nord et le collège de Calvi au sud. Il comportait une chapelle construite au XIVe siècle dont la façade donnait sur la rue de la Sorbonne.

En 1626, le cardinal de Richelieu entreprend de faire reconstruire cet ensemble. Après 1630, le projet initial est revu dans un sens encore plus ambitieux. La chapelle originale, qui devait au départ être simplement modernisée, est détruite et remplacée par un édifice de vastes proportions, conçu par l'architecte Jacques Lemercier, et appelé à devenir le mausolée du cardinal. Les travaux commencent en mai 1635 et le gros œuvre est presque terminé à la mort du cardinal en 1642. Les travaux sont achevés par la duchesse d'Aiguillon, héritière de Richelieu.

La chapelle de la Sorbonne appartient aux chefs d'œuvres de l'architecture classique parisienne. Elle renferme un orgue de Dallery, non entretenu depuis plus de 150 ans, et actuellement injouable, bien que conservé en grande part.

Les bâtiments de l'université, qu'on peut admirer de nos jours, datent de la fin du XIXe siècle.

Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne

Michel Aflaq
Alexandre Alekhine, champion du monde d'échecs de 1927 à 1935
Alexandre V, antipape
Jean-Jacques Ampère, physicien
Dimitrij Andrusov, géologue des carpates
Theo Angelopoulos, cinéaste
Antoine Arnauld, écrivain
Raymond Aron, philosophe
Alphonse Aulard, historien
Joaquin Balaguer
Georges Bataille, écrivain
Benoît XVI, pape
Honoré de Balzac, écrivain
Henri Bergson, philosophe
Claude Bernard, biologiste
Francine Bloch
Adeline Blondieau, actrice
Boileau, poète
Ferdinand Buisson, prix Nobel de la paix, fondateur de la LDH
Jean Calvin, théologien
Roch Carrier, romancier et dramaturge
André Chamson, écrivain et essayiste
André Chastel, historien
Adrienne Clarkson, ancienne gouverneure générale du Canada
Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques modernes
Victor Cousin, philosophe
Marie Curie, physicienne, chimiste Prix Nobel professeur
Pierre Curie physicien Prix Nobel professeur
Simone de Beauvoir, écrivain
Jean Philibert Damiron
Bénédicte Delmas, actrice
Raymond Duchamp-Villon
Érasme, théologien
Claude Charles Fauriel
Jacques Derrida, philosophe
Jean Favier, historien, ancien président de la Bibliothèque Nationale de France.
Moshe Feldenkrais
Lawrence Ferlinghetti
Gautier de Châtillon
Nicolas Eugène Géruzez
Jean-Luc Godard, cinéaste
Petar Guberina
Fernando Henrique Cardoso
François Guizot
René Gutman, Grand-Rabbin
Gabriel Hanotaux
John F. Hasey
Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus
Pierre Favre, helléniste, jésuite
François Xavier, missionnaire, jésuite
Dominique Jamet, journaliste, écrivain, ancien président de l'établissement public de la Bibliothèque de France.
Paul Janet
Frédéric Joliot, physicien Prix Nobel
Irène Joliot-Curie, physicienne Prix Nobel
Alberto Jori, philosophe
Michel Journiac, artiste
Venceslas Kruta, historien
André Leroi-Gourhan, archéologue et ethnologue
Benny Lévy, philosophe et écrivain français
Claude Lévi-Strauss, anthropologue
Camille Le Tellier de Louvois
Norman Mailer, écrivain
Roger Martin du Gard, écrivain
François Mauriac, écrivain
Marsile de Padoue, théologien
Michel Moine
André Morellet
Peter Martin Ngo-Dinh-Thuc
Paul Nizan, écrivain et philosophe
Mikhail Vasilievich Ostrogradsky
Gaston Paris
Pierre de Blois
Henri Poincaré, mathématicien et physicien
Raymond Queneau, écrivain
Elia Ravelomanantsoa, femme d'affaires
Vera Maria Rosenberg (Vera Atkins of SOE)
Gustave Roussy, neurologue, cancérologue, Recteur de l'Académie de Paris, fondateur du premier centre anticancéreux français.
Pierre Paul Royer-Collard
Maximilien Rubel
Ibrahim Rugova
Émile Saisset
Jean-Paul Sartre, philosophe et écrivain
Jorge Semprún écrivain, ancien ministre de la Culture d'Espagne
Jean-Pierre Serre
Emmanuel Joseph Sieyès
Pierre Teilhard de Chardin, géologue, philosophe et théologien
Pierre Elliott Trudeau, politicien canadien (ancien premier ministre du Canada)
Marina Tsvetaeva
Anne Robert Jacques Turgot
John Napier Turner
Jacques Vergès, avocat
Sergio Vieira de Mello
Pierre Vidal-Naquet, historien
Saint Vincent de Paul, ministre des Cultes, apôtre de la charité
Abel-François Villemain
Sam Waterston
Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, écrivain et professeur de littérature
Jean Ziegler, politicien et sociologue suisse

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Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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