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 Jacques MESRINE

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Jacques MESRINE Empty
MessageSujet: Jacques MESRINE   Jacques MESRINE EmptyMer 15 Oct 2008, 2:30 pm

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Mesrine

Citation :
Jacques Mesrine (né le 28 décembre 1936 à Clichy-La-Garenne abattu par la police le 2 novembre 1979 à Paris) fut un gangster français. Il a été surnommé « l'homme aux 100 visages ». Déclaré « ennemi public numéro un » au début des années 1970, il est notamment connu pour des braquages médiatisés et pour ses évasions.


Biographie

Fils de commerçants, c'est à Clichy-La-Garenne (au 5 de l'avenue Anatole-France) qu'il grandit et qu'il se met à fréquenter les quartiers populaires de la capitale.
Il fait une partie de ses études au collége-lycée de Juilly.

Pendant la guerre d'Algérie, il est amené à se comporter cruellement. C'est durant celle-ci que Mesrine prend un pistolet de .45 ACP sur l'une de ses victimes et le ramène en France. Il l'aura constamment sur lui.
Il participe à de nombreux cambriolages dès l'âge de 23 ans avec son ami de toujours, Tony Ferreira.
Après son mariage, il émigre au Canada au service d'un milliardaire qu'il enlève en 1969. Là, il tue deux garde-chasse. Arrêté, il s'évade de prison et retourne en France où il commet de nombreuses attaques à main armée. Il est arrêté par le commissaire Robert Broussard une première fois en 1973, à son appartement rue Vergniaud dans le 13e arrondissement de Paris. Cette arrestation restera célèbre puisque le truand ouvrit la porte aux policiers (après vingt minutes de négociations à travers la porte) et offrit le champagne au commissaire (Mesrine à Broussard : « Tu ne trouves pas que c'est une arrestation qui a de la gueule ? »).
Son incarcération aux quartiers de haute sécurité de la prison de la Santé est à l'origine d'un combat médiatique qu'il entend mener afin de les faire supprimer, décrivant les conditions de détention qu'il juge dégradantes. Il y rencontre Charlie Bauer, un révolutionnaire d'extrême gauche, qui devient son bras droit. Il parvient néanmoins à s'évader le 8 mai 1978, accompagné de François Besse et de Carman Rives (ce dernier est tué lors de l'évasion). Les conditions de son évasion restent à ce jour non élucidées.
Peu de temps après, il braque le casino de Deauville avec son compagnon de cavale, François Besse. Le braquage tourne mal, faisant deux blessés, mais les deux évadés parviennent à s'enfuir. Il continue les braquages (comme celui de la Société générale du Raincy le 30 juin 1978) tandis que la police poursuit ses efforts pour le localiser. Mesrine nargue les autorités en donnant des entretiens à des journalistes. Ainsi à Paris Match, le 4 aout 1978, Isabelle Peltier reçoit ses déclarations. Il se montre menaçant envers qui voudrait tenter de l'arrêter. Il veut abolir les QHS et va jusqu'à menacer Alain Peyrefitte, ministre de la Justice de l'époque. Sa notoriété entraîne une guerre des polices entre Lucien Aimé-Blanc chef de l'OCRB et Robert Broussard chef de l'antigang, pour l'arrêter. Le 10 novembre 1978, il essaie d'enlever le juge Petit, président de la cour d'assises de Paris à l'époque, qui l'avait condamné à 20 ans de prison en 1977. Il n'y parvient pas, le fils aîné du juge parvenant à prévenir les autorités. Mesrine parvient à s'enfuir. Le 21 juin 1979, il enlève le milliardaire Henri Lelièvre et obtient une rançon d'un million de francs.
En septembre 1979, Mesrine tend un guet-apens au journaliste de Minute, Jacques Tillier, le torture, le blesse grièvement par balles en lui tirant dans la joue et le laisse pour mort. Mesrine reprochait à ce journaliste de l'avoir diffamé en écrivant qu'il n'était pas une personne « réglo » avec ses associés en août 1979. C'était une idée de Lucien Aimé-Blanc

La mort de Mesrine

Fin octobre 1979, les hommes du commissaire divisionnaire Lucien Aimé Blanc, chef de l'Office central de répression du banditisme (OCRB) repèrent l'appartement de Mesrine rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris. Maurice Bouvier, alors directeur central de la police judiciaire, saisit la Brigade de recherche et d'intervention du commissaire principal Robert Broussard, territorialement compétente sur Paris pour procéder à l'arrestation de Jacques Mesrine. Le vendredi 2 novembre 1979 à 15h15, Mesrine, au volant de sa voiture avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot, est encerclé par les hommes de la BRI, porte de Clignancourt, à Paris. Un camion bâché, qui s'est inséré devant son véhicule, dissimule des tireurs qui ouvrent le feu sur lui et sa compagne. On retrouvera dix-neuf impacts de balles sur son corps. Il est tué en possession de grenades et d'armes de poing. Sa compagne, grièvement blessée, perd un œil dans la fusillade. Sa mort est un premier cas de remise en cause de la légitime défense vis-à-vis de la police, qui aurait ouvert le feu sans sommation. On rappelle toutefois à cette occasion un avertissement de Mesrine à Broussard : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau, ce sera à celui qui tirera le premier. »
Le 6 octobre 2006, la Cour de cassation française a déclaré irrecevable le pourvoi en cassation de la famille Mesrine suite au non-lieu prononcé le 1er décembre 2005 par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris.
Il est enterré au cimetière Nord de Clichy-La-Garenne, la ville qui le vit naître.
La BMW 528i vert métallisé de Jacques Mesrine est restée avec les scellés de justice 28 ans dans une fourrière à Bonneuil-sur-Marne avant d'être broyée dans une casse d'Athis-Mons le 14 mai 2007.

Bibliographie

Jacques Mesrine

L'instinct de mort (roman autobiographique) publié en 1977 chez Jean-Claude Lattès ;
réédition en 1984 aux éditions Champ Libre
Réédition en 2006 aux éditions Le Chien rouge (du journal CQFD), avec une préface de Roger Knobelspiess[1].
Coupable d'être innocent

Autres auteurs

Faisant allusion à l'assassinat de Jacques Mesrine, Roger Langlais et Bernard Pécheur intitulent leur présentation du numéro 7 de L'Assommoir « Le poison des prochaines années » (1985).
La chasse à l'homme. La vérité sur la mort de Jacques Mesrine Lucien Aimé-Blanc et Jean-Michel Caradec'h. Editions Plon.2002.
Code TL 825 par Emmanuel Farrugia. Inspecteur divisionnaire à l'OCRB qui débusqua Mesrine. Editions DIE. 2003
Jacques Nain, Mesrine, ennemi public numéro 1 : Pour la rétablir la vérité, France Europe Editions, 2006 (ISBN 2848251263)[2]
Mathieu Delahousse, François Besse, la métamorphose d'un lieutenant de Mesrine,
Jean-Emile Néaumet, Philippe Randa, Mesrine l'indompté, Dualpha, 2008 (ISBN 978-2353740734)
Michel Laentz, Dossier Mesrine, City Editions, 2008 (ISBN 978-2352881827)

Citations

« Si tu vis dans l'ombre, tu n'approcheras jamais le soleil. », dans L'Instinct de mort.
« Seigneur, protège-moi de mes amis... Mes ennemis, je m'en charge. » (reprise d'une citation précédemment attribuée à de nombreux auteurs)
« Si les flics tirent les premiers, c'est que l'ordre a été donné. Ils prennent la responsabilité de l'exécution. » [réf. nécessaire]
« La seule chose que je sais, c'est que je suis dans une cellule dont on ne s'évade pas. » (citation extraite d'une interview audio. cet extrait audio est inclus dans la chanson de Trust Le Mitard - dont le texte est de Jacques Mesrine, extrait de L'Instinct de mort - sur l'Album Répression)
« On a armé ma main au son de la Marseillaise et cette main a pris le goût de l'arme.» extrait de L'Instinct de mort VL
Cinéma, Télévision

1980 : Inspecteur La Bavure de Claude Zidi, avec Coluche et Gérard Depardieu.
Morzini, le personnage interprété par Gérard Depardieu est directement inspiré de Jacques Mesrine.
1983 : Mesrine d'André Génovès, avec Nicolas Silberg.
Ce film se concentre sur les évènements ayant suivi son évasion de la prison de la Santé, jusqu’à ce qu'il soit abattu par la police, Porte de Clignancourt à Paris. Mesrine avait refusé que L'Instinct de mort' soit repris au cinéma, c'est pour ça que le film Mesrine commence après son évasion de la prison de la Santé.
2006 : Chasse à l'Homme, téléfilm d'Arnaud Sélignac, avec Serge Riaboukine, Richard Berry, Jacques Spiesser
Les principaux évènements de la fin de la cavale de Mesrine, tirés du livre du commissaire Lucien Aimé-Blanc (interprété par Richard Berry) et de Jean-Michel Caradec'h : l'enlèvement du milliardaire Henri Lelièvre, la rivalité entre services (la BRI de Robert Broussard), le guet-apens de Jacques Tillier, les filatures, la fusillade fatale.
2008 : Mesrine, Fragments d'un Mythe, film documentaire de Philippe Roizes
2008 : L'Instinct de mort de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel
2008 : L'Ennemi public n° 1 de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel

Musique

De nombreux artistes, musiciens, chanteurs et groupes de rock français, marqués par le jusqu'au-boutisme de Jacques Mesrine et par sa haine du système et de la société, lui dédient ou font référence à sa vie dans plusieurs de leurs chansons. Mesrine a également été quelque peu sacralisé par des membres des mouvements punk et hip-hop français, qui ont vu en lui l'anarchiste exemplaire, l'homme sans concessions.
Renaud : Il lui a dédié son album Marche à l'ombre.
Trust : Plusieurs chansons de ce groupe français de hard rock font référence à Jacques Mesrine, notamment Le mitard (1980), dont les paroles sont de Mesrine lui-même, et qui comporte au début comme à la fin un enregistrement de la voix du criminel. La chanson Instinct de mort (1980) fait également référence à Mesrine et au désastre humain que représente le système pénitentiaire.
Mesrine : Ce groupe de Grindcore québécois est allé jusqu'à prendre le nom de Mesrine comme nom de groupe.
IAM, Al K-Pote Fonky Family, Medine dans sa chanson "don't panik", Sinik, Sefyu, Sniper, Stomy Bugsy, Monsieur R, Seth Gueko, Zed, Mafia K'1 Fry, Les Specialistes, Kery James dans le morceau Hardcore ainsi que de nombreux groupes et artistes issus de la scène hip-hop française font également référence au célèbre gangster. Le groupe de rap du 113 reprend même le sample d'une musique du film Mesrine de 1984 sur son morceau Marginal.
Pekatralatak : dans l'album Mort au punk (2001), un morceau s'intitule L'Instinct de mort et fait référence à Mesrine.
Bolchoï : dans leur album punk/Oï! sorti en 2004 il est fait référence de Mesrine dans la chanson Silence Armé 1+2.
La Souris déglinguée : Dans l'album Mékong, sortie en 2005, une chanson s'intitule Nous sommes tous et parle entre autre de Jacques Mesrine.
Jacques Higelin : chanson Lettre à la petite amie de l'ennemi public n°1, sur l'album No man's land.
Seth Gueko : Dans son album Patate de forain, sortie en 2007, le morceau Les Fils de Jacques Mess' fait référence à Mesrine. Il y fait également référence dans les morceaux Imagine un monde et Je voulais feat. Flynt et Mokless extraits de l'album Le barillet plein sorti en 2005.
Monsieur R : Dans le morceau ennemi public n°1 sorti en 2005, des extraits d'interviews de Jacques Mesrine sont utilisés avant et après chaque couplet du rappeur.
Pierpoljak : Dans sa chanson Je descends le Bar, Pierpoljak y fait une référence.
Brigada Flores Magon : Ce groupe de Oi! dédie la chanson Héros et Martyrs a plusieurs personnes, dont Jacques Mesrine.
Dans son morceau “Ne me parle pas de rue”, Mac Tyer fait également référence à Jacques Mesrine.
Taktika dans la chanson "Qu'est-ce que tu voulais qui se passe?" mentionne Jacques Mesrine
Oeil pour Oeil Célèbre groupe de Oi! parisien dédie une chanson "Mesrine" à Jacques Mesrine

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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