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 Jean de LATTRE de TASSIGNY

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MessageSujet: Jean de LATTRE de TASSIGNY   Jean de LATTRE de TASSIGNY EmptyMer 15 Oct 2008, 4:05 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Lattre_de_Tassigny

Citation :
Jean de Lattre de Tassigny, ou Jean-Joseph-Marie-Gabriel de Lattre de Tassigny, est un maréchal de France, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 11 janvier 1952 à Paris. Il est considéré par certains comme un héros de la France libre mais n'en a pourtant pas formellement fait partie.

Issu d'une vieille famille bourgeoise des Flandres françaises, et frère cadet d'Anne-Marie, il reçoit une éducation de qualité au collège Saint-Joseph de Poitiers.

Origines familiales

« De Lattre » est un nom roman très répandu en Flandre (en flamand, c’est : Van de Kerkhove ou Van der Kerkhove). Il provient du latin atrium qui signifie entrée (ou portique) d'un temple, et plus exactement dans ce contexte : le parvis de l’église ou l'enclos du monastère, servant souvent de cimetière. Ce nom est aussi un toponyme, et effectivement les de Lattre étaient installés au XVIe siècle à Lattre-Saint-Quentin.
Au XVIIIe siècle (à partir de Louis-Paul), les de Lattre, Delattre ou Delatre (l'orthographe varie d'un acte à l'autre) ajoutent parfois à leur patronyme le nom de leur terre de Tassigny, près de Guise. Sous la Révolution française, le nom de terre disparaît, et ne sera rétabli qu'en 1829 avec Laurent Delatre (un seul "T"), qui obtient du tribunal de Poitiers que son nom soit rectifié en celui de "de Lattre de Tassigny".

Branche paternelle (les Lattre)

Roger de Lattre de Tassigny, père du maréchal, est le « doyen des maires de France » (maire de 1911, jusqu'à sa mort, en 1956, à l'âge de 101 ans)
Laurent Emile de Lattre de Tassigny (1799-1852) : page de la duchesse d’Angoulême, sous-préfet de la Restauration à Châtellerault ; puis capitaine/officier des dragons de la garde royale de Charles X
Branche maternelle (Hénault, et plus loin Mosnay)
Anne-Marie Louise Hénault : née à Mouilleron-en-Pareds le 18 mars 1862, elle est la mère du maréchal.
En pleine Révolution française, Jean François Hénault, gendarme, et garde national sauve de justesse Marie Duchesne de Denant de la guillotine, en lui proposant de se marier.
Alexis Mosnay, épouse Eulalie Braud (issue de La Nouvelle-Orléans), au XVIIIe siècle

Carrière militaire

De 1898 à 1904, Jean prépare l'École navale et Saint-Cyr où il est reçu en 1908. Il effectue ses classes au 29e Dragons à Provins. Il est élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dans la promotion « Mauritanie » dont il sort 4e de promotion. Il entre en 1911 à l'école de cavalerie de Saumur.

Première Guerre mondiale

En 1912, il est affecté au 12e Dragons à Pont-à-Mousson puis sur le front. Il est blessé une première fois le 11 août 1914 par un éclat d'obus au cours d'une reconnaissance. Le 14 septembre, il est blessé d'un coup de lance d'un uhlan en chargeant à la tête de son peloton de dragons. Affaibli par sa blessure, obligé de se cacher dans Pont-à-Mousson occupée par les Allemands, il est sauvé de la capture par un officier du 5e régiment de hussards en mission de reconnaissance, le sous-lieutenant Schmeltz.
Il est ensuite capitaine du 93e Régiment d'Infanterie et termine la guerre avec 4 blessures et 8 citations.
Jeune lieutenant d'infanterie, il visita Georges Clemenceau (1841-1929) également né à Mouilleron-en-Pareds, qui le voyant s'éloigner, dit à son fidèle Albert Boulin : « Regardez-le bien, celui-là, et rappelez-vous de lui. Il ira loin, très loin[1]. »

Entre-deux-guerres

Il est ensuite affecté au 49e régiment d'infanterie de 1919 à 1921 à Bayonne. En 1921, il est envoyé au Maroc dans le 3e bureau et dans l'état-major de la région de Taza jusqu'en 1926. De 1927 à 1929, il suit les cours de l'école de guerre avec la 49e promotion. Il se marie avec Simone Calary de Lamazière en 1927, et ils ont un fils, Bernard, en 1928. En 1929, il devient chef de bataillon au 5e Régiment d'Infanterie à Coulommiers. En 1932, il est promu à l'état-major de l'armée puis à celui du général Maxime Weygand, vice-président du Conseil Supérieur de la Guerre, au grade de lieutenant-colonel. En 1935, il devient colonel, commandant le 151e Régiment d'Infanterie à Metz. Entre 1937 et 1938, il suit des cours au centre des hautes études militaires et devient en 1938 chef d'état-major du gouverneur de Strasbourg.

Seconde Guerre mondiale

Promu général de brigade, le 23 mars 1939, il est chef d'état-major de la Ve armée le 2 septembre 1939. Le 1er janvier 1940, il prend le commandement de la 14e division d'Infanterie qu'il commande pendant les affrontements avec la Wehrmacht à Rethel, où sa division résiste héroïquement, jusqu’à la Champagne et l’Yonne, et conserve miraculeusement sa cohésion militaire au milieu du chaos de la débâcle. De juillet 1940 à septembre 1941, il est adjoint au général commandant la 13e région militaire à Clermont-Ferrand puis devient général de division commandant des troupes de Tunisie jusqu'à la fin 1941. Par la suite, il commande la 16e Division à Montpellier et est promu général de corps d'armée.
Lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, il refuse l'ordre de ne pas combattre et est arrêté. Il est condamné à 10 ans de prison par le tribunal d'État de la section de Lyon le 9 janvier 1943.
Parvenant à s'évader de la prison de Riom le 3 septembre 1943, il rejoint Londres puis Alger où il arrive le 20 décembre 1943 après avoir été promu au rang de général d'armée le 11 novembre 1943 par le général de Gaulle. En décembre 1943, il commande l’Armée B, qui devient la Première Armée française. Il débarque en Provence le 16 août 1944, prend Toulon et Marseille, remonte la vallée du Rhône en prenant Lyon et les Vosges au passage, puis le Rhin, libère l’Alsace où il remporte des victoires autour de Strasbourg et surtout à Colmar, et entre en Allemagne jusqu'au Danube. De Lattre prend Karlsruhe, la Forêt-Noire et Stuttgart où de très nombreux soldats allemands sont capturés. Il représenta la France à la signature de l'armistice du 8 mai 1945 à Berlin au quartier général du maréchal Joukov.

Après la guerre

Entre décembre 1945 et mars 1947, il est inspecteur général et chef d’État-major général de l’armée. En mars 1947, il est inspecteur général de l’armée, puis inspecteur général des forces armées. D’octobre 1948 à décembre 1950, il est commandant en chef des armées de l’Europe occidentale à Fontainebleau.
Il devient haut-commissaire et commandant en chef en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient de 1950 à sa mort et met sur pied une armée nationale vietnamienne. Après avoir remporté trois victoires contre les hommes du général Giap, de Lattre doit rentrer en France. Épuisé par le surmenage auquel il s'est astreint tout au long de sa carrière et que n'a pas arrangé sa blessure reçue en 1914, très affecté par la mort de son fils Bernard, tué au cours de la campagne d'Indochine, et atteint d'un cancer de la hanche, il meurt à Paris le 11 janvier 1952 des suites d'une opération. Il est élevé à la dignité de maréchal de France, à titre posthume, lors de ses funérailles le 15 janvier 1952.
Il est inhumé dans son village natal de Mouilleron-en-Pareds (85), où a été créée le « Musée National des Deux Victoires », et où la maison familiale a été transformée en musée par le Conseil général de la Vendée.
Le 25 novembre 1929, le couple Lattre fut parmi les rares vendéens catholiques à assister aux obsèques civiles de Georges Clemenceau au « Colombier » de Mouchamps (Vendée).

Distinctions

Croix :

Croix de guerre 1914-1918 (8 citations)
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des T.O.E. (3 citations)
Croix de Guerre Belge
Croix de Guerre (Tchécoslovaquie)

Grand-Croix :

Grand-Croix de la Légion d'honneur
Grand-Croix du Lion Blanc (Tchécoslovaquie)
Grand-Croix de l'Ordre de Léopold (Belgique)
Grand Croix de l'Ordre de Saint-Olaf (Norvège)
Grand Croix de l'Ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas)
Grand Croix de l'Ordre du Million d'Éléphants (Laos)
Grand Croix de l'Ordre du Sang (Tunisie)
Grand Croix de l'Ordre Royal du Cambodge
Grand Croix de l'Ordre Royal du Dannebrog (Danemark)
Grand Croix de l'Ordre National du Viêt Nam
Grand Croix du Mérite Militaire (Chili)
Grand Croix du Parasol Blanc (Laos)
Grand Croix Libertador San Martin (Argentine)
Grand Croix du Ouissam Alaouite (Maroc)
Grand Croix de l'Étoile Noire (Bénin)

Mérites :

Mérite Militaire avec agrafe blanche (Cuba)
Mérite Militaire (Mexique)
Mérite Chérifien (Maroc)
Commandeur de l'Ordre du Mérite Brésilien
Legion of Merit (États-Unis d'Amérique)

Médailles :

Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
Médaille militaire
Médaille des évadés
Distinguished Service Medal (États-Unis d'Amérique)
Military Cross (Royaume-Uni)
Knight Grand Cross of the Bath (Royaume-Uni)
Ordre de Souvorov (Union soviétique)
Virtuti Militari (Pologne)
Médaille d'Or de l'Éducation Physique
Médaille d'Or de la Santé Publique

Citations

« Ne pas subir. »
« Frapper l'ennemi, c'est bien. Frapper l'imagination, c'est mieux. »
« Ce n'est pas en améliorant une absurdité qu'on prouve une certaine intelligence : c'est en la supprimant. »

Bibliographie

Première Armée Française. Ordres du jours et Messages, Strasbourg, 1945
Textes du général de Lattre de Tassigny, Paris, 1947
Histoire de la 1re Armée française, Rhin et Danube, édition Plon, Paris, 1949
Général de Lattre, la victoire à Berlin 1945, Paris, 1949
Œuvres Libres, Paris, 1949
Ne pas subir - Écrits 1914-1952, Paris, 1984
Reconquérir : 1944-1945. Textes réunis et présentés par Jean-Luc Barre, édition Plon, 1985

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Bonapartiste et réunioniste

«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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