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 L'italien dans le monde

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MessageSujet: L'italien dans le monde   L'italien dans le monde EmptyLun 22 Déc 2008, 10:03 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Italien

Citation :
L'italien est une langue appartenant au groupe des langues romanes de la famille indo-européenne. Il existe un très grand nombre de dialectes italo-romans.

Dante a donné à l'italien le surnom de langue de si en le comparant à la langue d'oc (occitan) et à la langue d'oïl (français), selon la manière de dire « oui » dans ces trois langues.

L'italien moderne est, comme beaucoup de langues nationales, un dialecte qui a « réussi » en s'imposant comme langue propre à une région beaucoup plus vaste que sa région dialectale originelle. En l'occurrence, c'est le dialecte toscan, de Florence, Pise et Sienne, qui s'est imposé, quoique dans sa forme illustre (koinè littéraire à base florentine enrichie par des apports siciliens, latins et d'autres régions italiennes) non pas pour des raisons politiques comme c'est souvent le cas, mais en raison du prestige culturel qu'il véhiculait. Le toscan est en effet la langue dans laquelle ont écrit Dante Alighieri, Francesco Petrarca et Giovanni Boccaccio, considérés comme les trois plus grands écrivains italiens de la fin du Moyen Âge. C'est aussi la langue de la ville de Florence, réputée pour sa beauté architecturale et son histoire prospère. Les normes générales de sa grammaire ne furent pourtant fixées que dans la Renaissance, avec la réforme linguistique de Pietro Bembo, érudit vénitien collaborateur d'Alde Manuce, qui en exposa les idées fondamentales dans ses Asolani.

Influences linguistiques sur le latin et le toscan

Avant le développement de l'Empire romain, c'est l'étrusque qui était parlé en Toscane et dans le nord du Latium. Si la langue étrusque n'a pas survécu à l'immense influence qu'eut par la suite le latin, elle a peut-être influencé le toscan (en tant que substrat). Cependant trop de faits (date de dernière attestation de l'utilisation de l'étrusque contre celle d'une langue romane en Toscane, par exemple) rendent difficile la confirmation de cette hypothèse. En revanche, l'étrusque a influencé le latin en tant qu'adstrat : l'alphabet étrusque a servi de base à l'alphabet latin et de nombreux mots usuels sont d'origine étrusque (comme le mot « lettre »).

Pendant la conquête romaine, la vie de l'Italie — comme celle de la plus grande partie de l'Europe occidentale et centrale — se vécut alors en latin. Étant donné la durée de la domination romaine et probablement aussi sa qualité, il est normal que le latin ait constitué la souche de nombreuses langues européennes, les langues romanes et influencé fortement les autres. Après la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, la Toscane vit arriver les Ostrogoths et les Lombards (Ve et VIe siècles), des populations germaniques originaires de l'est et du nord de l'Europe. Ils n'influencèrent que très peu la langue (superstrats).

Présence dans le monde

L'italien est parlé essentiellement en Italie (et à Saint-Marin), où il est langue nationale, mais aussi dans le sud de la Suisse (Tessin et Grisons), où il est également reconnu comme langue officielle (il représente environ 6,5 % des locuteurs suisses). Au Vatican, il est seconde langue officielle avec le latin.

En outre, il y a nombreuses communautés italophones en Croatie (Istrie et Dalmatie), en Slovénie et en ex-Yougoslavie. En Slovénie il est langue officielle dans certains villes, notamment Capodistria/Koper, en Croatie elle est officielle en Istrie, en particulier dans les villes de Parenzo/Poreč, Pola/Pula, Umago/Umag et Rovigno/Rovinj.

Il est aussi parlé en France (Corse, le corse, langue Ausbau, étant fortement apparenté au toscan ; Nice, Menton et le royasque de la vallée de la Roya, à Monaco), à Malte (où elle a été langue officielle jusqu'à 1934), en Albanie, aux États-Unis (environ 4 millions de locuteurs, surtout dans les grandes villes), en Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Uruguay notamment, en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie et en Libye. En Libye elle est la langue commerciale avec l'anglais, et en Somalie, elle a été langue universitaire jusqu'en 1991.

L'italien semble avoir beaucoup influencé l'espagnol tel qu'il est parlé en Argentine, en Uruguay [réf. nécessaire] où la présence d'émigrants italiens a été massive (environ 40 % d'Argentins d'origine italienne).

Alphabet italien.

L'italien utilise 21 lettres de l'alphabet latin. En effet, j, k, w, x et y ne sont utilisés que dans les mots d’emprunt. On trouve toutefois le j (i lunga) ainsi que l’y (ipsilon ou i greca) et le w (doppia vu) dans certains toponymes et noms ou prénoms.

Les voyelles peuvent porter des accents aigus ou graves (le plus souvent). Les mots ne portent normalement d’accents graphiques que sur la dernière syllabe lorsque celle-ci est phonétiquement accentuée ou dans de rares cas pour éviter une homonymie.

Les voyelles ò et à portent toujours l’accent grave. La voyelle e peut avoir deux timbres et prend donc l’accent aigu lorsqu’elle indique un é fermé /e/ et l’accent grave lorsqu’il s’agit d’un è ouvert, même si cette règle n'est pas toujours respectée (perché, pourquoi, parce que, est aussi écrit et prononcé perchè) /ɛ/.

Pour i et u, l’usage semble privilégier l’accent grave ì, ù, mais on trouve encore des défenseurs de l’accent aigu í, ú, beaucoup plus adhérent à la réalité phonétique, /i/ et /u/ étant les deux voyelles les plus fermées du système vocalique italien.

La voyelle o a elle aussi deux timbres, /o/ et /ɔ/, mais à la finale elle est toujours ouverte ò. On trouve néanmoins des accents, facultatifs, à l'intérieur des mots, destinés à éviter les confusions : articolatóri, pluriel d' articolatóre (« articulateur ») vs articolatòri, pluriel d' articolatòrio (« articulatoire »).

Orthographe

Comme le serbo-croate, l'espagnol, le portugais, le slovène, le russe, le tchèque et le roumain, l'italien présente une transparence presque sans faille dans la transcription grapho-phonémique. Cette caractéristique fait remarquer à Claude Piron dans son article Linguistes : ignorance ignorée,

« Suisse, les élèves de langue italienne écrivent correctement à la fin de la première année primaire, alors que les jeunes francophones n'écrivent pas encore correctement à l'âge de 12-13 ans. Pourquoi ? Parce que l'orthographe de l'italien est simple, cohérente, alors que celle du français contient un nombre impressionnant de formes arbitraires qu'il faut mémoriser avec le mot, sans qu'on puisse se fier à la manière dont il se prononce[2]. »

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MessageSujet: Re: L'italien dans le monde   L'italien dans le monde EmptyLun 22 Déc 2008, 10:05 pm

Citation :
Phonétique et prononciation

L'alphabet phonétique international pour l'italien décrit tous les sons utilisés dans la langue italienne. Celle-ci doit sa sonorité à son vocalisme particulier (conservation des voyelles finales, même atones, et chute des consonnes finales) et à ses consonnes géminées (consonnes doubles). L'accent tonique, est le plus souvent placé sur l'avant dernière syllabe mais aussi très souvent sur l'antépénultième pour les mots de trois syllabes et plus. Dans un nombre de cas, très minoritaire, il se place sur la dernière syllabe : dans ce cas, la dernière lettre comporte obligatoirement un accent graphique grave ou aigu. Dans certaines formes verbales comme celles de la 3e personne du pluriel, l'accent tonique se place sur la syllabe située avant l'antépénultième : (abitano ['a:bitano]). Enfin, l'enclise des pronoms forme parfois des mots accentués sur la syllabe encore précédente : (evita + me + lo = evitamelo ['ɛ:vitamelo]).

Quelques règles de prononciation peuvent dérouter les francophones. Il n'y a pas de voyelles nasales ; le n et m sont prononcés en toute position. En général, les voyelles italiennes sont moins fermées qu'en français. Il y a aussi des consonnes trompeuses: le c suivi de i ou e se prononce [ʧ], alors qu'il se prononce [k] lorsqu'il est suivi par a, o ou u. Pour avoir le son [k] devant les voyelles i et e, on ajoutera un h : chiamo se prononce donc ['kja:mo]. Pour avoir le son [ʧ] devant les autres voyelles, on ajoutera un i : ciao se prononce donc ['ʧa·o] (le i n'est pas prononcé). De la même façon, devant i ou e, g se prononce [ʤ] ; il se prononce [g] (comme dans gamme) devant les autres voyelles. Il en va de même pour le groupe sc, palatisé ([ʃ]ch français de chien, cher) si suivi de i ou e (it. scimmia, scena), vélaire si suivi d'autres voyelles ou d'un h (sk: it. scarto, schiena). On utilisera aussi le i ou le h après le g pour définir sa prononciation. Ainsi, giacca se prononce ['ʤak:ka]. Le groupe gli se prononce la plupart du temps [ʎ] (l mouillé), et le groupe gn se prononce [ɲ] (n mouillé).

Dialectes


Les nombreux dialectes italo-romans peuvent être classés par leurs souches linguistiques communes. Ainsi, ils sont tous originaires du latin, mais les langues antérieures à la domination romaine, les substrats, sont différents en fonction des régions et ont souvent conditionné l'évolution des dialectes.

Nord-italien

Les dialectes septentrionaux, appelés aussi nord-italien, italien septentrional ou plus récemment padan (ou très rarement cisalpin) forment un groupe dialectal original dans l'ensemble italien.

La linguistique romane traditionnelle considère les parlers de l'Italie septentrionale comme une partie de la langue italienne. Mais la différence entre italien septentrional et italien centro-méridional est marquée par une limite linguistique très nette : c'est un faisceau d'isoglosses important, la ligne Massa-Senigallia (appelée de manière moins exacte ligne La Spezia-Rimini), qui correspond à la coupure des langues romanes en deux grands groupes: la Romania occidentale et la Romania orientale.

Cela mène certains linguistes (minoritaires) à considérer que l'italien septentrional, dit parfois nord-italien ou padan, serait une langue indépendante de l’italien proprement dit. Certains mouvements culturels revendiquent même l'étiquette de langue pour chacun de ces dialectes, mais cette opinion a beaucoup moins d'écho parmi les linguistes (sauf peut-être pour le piémontais, qui a acquis une codification et un dynanisme culturel assez avancés par rapport aux autres variétés septentrionales).

Voici la classification dialectologique des parlers de l'italien septentrional.

- Gallo-italique ou gallo-italien (substrat celte ; une erreur fréquente consiste à confondre le gallo-italique avec tout le nord-italien, alors qu'il n'en est qu'une partie):
- piémontais (Piémont, Turin)
- lombard (Lombardie, Milan; sud de la Suisse, Tessin, région du lac Majeur)
- ligure ou ligurien ou génois (dont des enclaves à Monaco, à Bonifacio et dans les îlots de San Pietro et Sant'Antioco en Sardaigne ; dont aussi l’intémélien de la région de Vintimille)
- royasque (brigasque inclus), parler de de la haute Roya, de transition vers l'occitan
- émilien-romagnol (Émilie-Romagne, Bologne, Modène, Parme, Plaisance; nord des Marches; Saint-Marin)
- Vénitien (Venise, Padoue, Vérone, Trente)
- Istriote (côte sud de l'Istrie, en Croatie), de classification difficile et controversée. On le voit soit comme un vénitien particulier, soit comme un dialecte distinct du vénitien, soit comme un idiome intermédiaire entre le vénitien et le dalmate.
- Italien centro-méridional

Dialectes centro-méridionaux ou italien centro-méridional

Dialectes toscans (substrat étrusque hypothétique)

- toscan (Florence, Pise, Sienne), dialecte servant de base à l'italien standard
- corse (classé dans le diasystème italien, mais constituant une langue par élaboration)
- cismontano (Corse : Bastia)
- oltramontano (Corse: Ajaccio et îles du nord de la Sardaigne)
- gallurais (nord-est de la Sardaigne, distinct du sarde)
- sassarais (langue de transition avec le sarde) (nord-ouest de la Sardaigne, distinct du sarde e du corse)

Dialectes méridionaux

Centre :

- romain (Latium), différent du romanesco, dialecte toscan parlé à Rome
- ombrien (Ombrie)
- marchigiano (parlers des Marches)

Sud (substrats osque et/ou messapien) :

- abruzzais (Abruzzes)
- apulien (nord et centre des Pouilles)
- campanien (Naples, napolitain) ou méridional
- lucan ou lucanien Potenza, deux variétés

Extrême-Sud (substrat grec) :

- salentin (sud des Pouilles)
- calabrais (Calabre)
- sicilien (Sicile), également substrat arabe

Notes et références

1 En vertu de l'article 13 de la Constitution brésilienne (s🇵🇹Constituição de 1988 da República Federativa do Brasil/Título II#Artigo 13), la langue officielle du pays est le portugais ; la langue des signes brésilienne est également reconnue comme « moyen légal de communication et d'expression » depuis la loi no 10.436 du 24 avril 2002 (s🇵🇹Lei do Brasil 10436 de 2002). Cependant, la langue italienne a été reconnue en 2007 comme « langue ethnique » dans deux municipalités de l'État d'Espírito Santo et son enseignement en tant que langue secondaire est obligatoire dans les écoles publiques de ces municipalités.
2 Claude Piron Linguistes : ignorance ignorée [archive]
3 Altante Linguistico d'Italia [archive]
4 Dialectes d'Italie en un etude de l'universitè de Padova University [archive]
5 Dialectes d'Italine en la charte de Pellegrini [archive]
6 AIS, Sprach-und Sachatlas Italiens und der Südschweiz, Zofingen 1928-1940

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