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 Herman Van Rompuy, Premier ministre malgré lui

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MessageSujet: Herman Van Rompuy, Premier ministre malgré lui   Lun 29 Déc 2008, 8:47 pm

Source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=92970

Herman Van Rompuy, Premier ministre malgré lui

Citation :
Le président de la Chambre devrait être le prochain chef du gouvernement, un poste qu'il avait toujours refusé. Et si son manque d'ambition affichée était ce qu'il fallait au royaume pour sortir de la crise ?

En politique comme en amour, il ne faut jamais dire jamais ! Fin septembre 2007, devant les étudiants de Carl Devos, le politologue de l'Université de Gand qui l'avait invité à donner le cours inaugural des candidats bacheliers en sciences po, Herman Van Rompuy, alors coiffé du casque d'explorateur royal (après le premier échec du formateur Yves Leterme), avait dit, avec la sérénité très zen qui caractérise cet amateur-auteur de haïkus, qu'il n'y aurait jamais de gouvernement Van Rompuy Ier...

L'aîné des Van Rompuy, fils d'un éminent professeur d'économie de l'Université catholique de Louvain, y avait rappelé qu'il aurait très bien pu s'installer au 16, rue de la Loi [siège du Premier ministre] en 1994, lorsque Jean-Luc Dehaene avait manqué de peu la présidence européenne. L'actuel président de la Chambre avait ajouté que, somme toute, le veto britannique qui avait permis à Jacques Santer de présider la Commission avait finalement été une bonne chose. Ce week-end, dans les colonnes du quotidien flamand De Standaard, le président de la Chambre "remettait ça". "On cite de nouveau mon nom comme Premier ministre, mais c'est le cas depuis quinze ans. Je me sens tout sauf indispensable", a-t-il déclaré. Et il a ajouté : "Cette crise-ci n'est pas une crise sur la gestion, une crise entre partis ou un clash communautaire. Non, il y va de l'avenir des institutions."

S'il semblait si réticent à enfiler un costume de formateur [la personne chargée par le roi de former un gouvernement, et qui peut ne pas devenir Premier ministre] qui devrait en principe l'amener à revêtir ensuite l'habit de Premier ministre, c'est que la donne a profondément changé depuis les années 1990, lorsqu'il était un fort efficace ministre du Budget et vice-Premier ministre gardien de l'orthodoxie financière. Aujourd'hui, selon Herman Van Rompuy, toujours face aux étudiants de Gand, "la grande division des partis politiques rend indispensables de grandes coalitions et les élections à répétition amènent les hommes politiques à être en permanence en campagne".

Sans surprise, ce jeune sexagénaire – il est né le 31 octobre 1947 à Etterbeek – qui peut se targuer d'avoir été formé à la fois aux finesses de la philosophie thomiste et aux astuces de l'économie, à l'Université de Louvain – n'est pas non plus ce que l'on pourrait appeler un "accro" de la médiatisation bling-bling qui caractérise les stars de la politique actuelle. On se rappellera que cet été il a confié à La Libre Belgique qu'il "ne [se considérait] pas comme quelqu'un d'important, même [s'il assumait] des fonctions importantes". Herman Van Rompuy n'est ni un intégriste rigoriste, ni un "poisson froid" imbu de sa personne. Maniant un humour très fin, il sait faire la part des choses face à "certains de [ses] collègues qui finissent par croire qu'ils sont importants". Et cet homme qui dit chercher toujours l'équilibre et vouloir surmonter les côtés négatifs de la vie n'hésite pas à dire que "tous, un jour ou l'autre, nous échouons ou nous ne sommes pas à la hauteur de notre tâche. C'est cette certitude qui fait l'humanité des choses."

Sera-t-il à la hauteur ? Van Rompuy ne brusquera pas les décisions. Lorsqu'il a présenté le livre de son prédécesseur, Herman De Croo, contre le séparatisme, il a fait un plaidoyer pour travailler dans la longue durée. Et surtout, en bon chrétien, il a le sens du pardon. C'est ce qui l'a amené à se réconcilier avec Guy Verhofstadt comme avec Wilfried Martens [deux anciens Premiers ministres]. "The right man at the right place", enfin ?

Christian Laporte
La Libre Belgique

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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