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 Sarkozy joue la carte sociale

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MessageSujet: Sarkozy joue la carte sociale   Ven 06 Fév 2009, 8:22 am

Source : http://www.leparisien.fr/economie/sarkozy-joue-la-carte-sociale-05-02-2009-400229.php

Sarkozy joue la carte sociale

Citation :
Dans un contexte économique dégradé, marqué par une forte tension sociale, le président de la République est intervenu ce soir à 20h15 à la télévision et à la radio. Il a notammment tenté de répondre au mécontentement des Français qui sont descendus en masse dans la rue le 29 janvier dernier, en développant ce que pourrait être le volet social de son plan anti-crise, basé sur l'investissement, et en expliquant son plan de relance.

Suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu pour les contribuables les moins imposables, augmentation des allocations familiales, aide aux mères seules : le chef de l'Etat a nettement centré son intervention sur une réponse aux classes moyennes, et même, comme il l'a précisé, "au bas de la classe moyenne".
En direct de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a été interrogé par les journalistes Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Alain Duhamel (RTL) et Guy Lagache (M6). L'émission, entrecoupée de témoignages de Français, a duré près de quatre-vingt-dix minutes.
En voici les principaux points.

- "La crise du siècle". "C'est la première fois dans l'histoire du monde qu'une crise frappe tous les pays en même temps", estime Nicolas Sarkozy, qui dit "comprendre l'inquiétude des Français". "Je dois écouter ceux qui ont manifesté (le 29 janvier) mais aussi ceux qui travaillaient ce jour-là", précise-t-il.
- L'argent prêté aux banques. Les banques rembourseront cet argent à l'Etat, souligne le président. "Cela ne coûtera rien aux Français, et même leur rapportera", indique-t-il. Il estime qu'elles rembourseront, en intérêts, 1,4 milliard d'euros à la fin de l'année 2009, argent qui sera, selon lui, affecté à des dépenses sociales.
- Travailler plus pour gagner plus ? "Le partage du temps de travail a été une erreur historique", estime le président, qui entend bien garder le cap en matière de réformes, notamment de l'emploi.
- Le report de la réforme du lycée. "Moi-même j'avais du mal à en voir les tenants et les aboutissants", indique Nicolas Sarkozy. C'est pour cela qu'il aurait demandé son report, explique-t-il.
- La montée du chômage. "La question de l'emploi est cruciale. C'est un phénomène mondial. (...) Nous (en France), cela fait quatre mois que nous perdons 40 à 50.000 emplois par mois", lance le président, qui défend son plan de relance : "Tout le pari que nous faisons, c'est de faire des investissements qui vont aider les entreprises et créer de l'emploi." Et de citer la construction d'une nouvelle centrale nucléaire EPR (en Normandie), la rénovation des bâtiments publics, etc... En revanche, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas chiffrer le nombre d'emplois que cela pourrait créer.
- Un grand rendez-vous social. Le chef de l'Etat donne rendez-vous le 18 février aux partenaires sociaux pour une grande négociation, portant entre autres sur l'indemnisation des chômeurs... Mais ce n'est pas tout. Le président veut aller plus loin dans les mesures sociales, reconnaissant implicitement que le plan de relance économique ne suffit pas. "Comment aider les classes moyennes ?", se demande-t-il en donnant plusieurs pistes possibles : supprimer la plus basse tranche d'impôts sur le revenu, ou supprimer le paiement du deuxième tiers de l'impôt sur le revenu en 2009, ou encore augmenter les allocations familiales pour toutes les familles nombreuses (en introduisant - ou non - des conditions de ressources). Pour les personnes âgées seules et les mères seules avec enfants : leur donner "quelques heures de chèques emploi-service payés par l’Etat ", "pour les aider dans leur vie quotidienne". Dans ce domaine, selon lui, "rien n'est encore décidé".
Le président poursuit sur cette thématique sociale, et estime que la question de la répartition des bénéfices entre salariés et actionnaires doit être posée. "Sur 100 de bénéfices, je crois que la règle des trois tiers est bonne, un tiers des bénéfices vont aux salariés, un tiers aux actionnaires sous forme de dividendes et un tiers sont réinvestis dans l'entreprise pour financer son développement", indique-t-il.
- Suppression de la taxe professionnelle. Le chef de l'Etat annonce que, "pour garder des usines en France" en améliorant leur compétitivité, la taxe professionnelle (qui est due par les entreprises) sera supprimée en 2010. Coût de la mesure : 8 milliards de l'euros, selon Nicolas Sarkozy.
- Relocalisations. Sarkozy souhaite "qu'on arrête les délocalisations et que si possible on relocalise" dans l'industrie automobile, et réaffirme qu'il demandera "un engagement" sur "des contreparties" en échange du soutien public. "Je veux qu'on arrête les délocalisations et que si possible on relocalise (...) Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une usine va partir en Tchéquie ou ailleurs."
- Les rémunérations des patrons. "Je suis plus choqué par les rémunérations des traders que par celles des présidents de banques", explique Nicolas Sarkozy. Pour lui, il n'est pas question de plafonner les salaires des grands patrons. Aux Etats-Unis, Barack Obama a décidé de limiter leurs revenus quand ils dirigent des sociétés renflouées par le gouvernement. Mais le président français ne veut pas s'engager dans cette voie, ne souhaitant pas édicter "de règle générale" en la matière. Il annonce néanmoins qu'il va demander au président de la Cour des comptes Philippe Seguin de "conduire un certain nombre d'enquêtes" sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques pour faire face à la crise. L'Etat a lancé un plan de soutien aux banques portant potentiellement sur un total de 360 milliards d'euros

Nouvelles règles dans le système financier international. Alors qu'une femme dans un reportage se montrait sceptique sur le poids de la France en Europe, le chef de l'Etat commente immédiatement: "Je ne suis pas d’accord avec cette dame. La France peut et l’Europe doit vouloir. Si on renonce, sous prétexte qu’on est plus petit, alors ce n’est pas la peine de se sonner du mal". Il insiste: "Il n’est pas possible, dans une situation pareille, que l’Europe ne prenne pas des inititatives". Pour le sommet du G20, le 2 avril, à Londres, qui devrait en théorie, refonder le système financier international, Nicolas Sarkozy indique: "Le premier objectif que je me suis fixé est que l’Europe ait une position commune pour le sommet du 2 avril". Le président exige que de nouvelles règles de contrôle de la finance mondiale soient édictées lors du prochain G20 (réunion des 20 premières puissances). Il vise notamment l'opacité des paradis fiscaux, les fonds spéculatifs, etc.

- Relance par la consommation des ménages? Le chef de l'Etat ne veut pas de cette option. Au passage, il tacle le Premier ministre britannique Gordon Brown : "Lorsque les Anglais ont décidé de baisser de 2 points la TVA, la consommation n’a pas monté mais elle a baissé". "Si les Anglais ont fait ça, c’est aussi parce qu’ils n’ont plus aucune industrie".
- Soutien aux produits "propres". Nicolas Sarkozy souhaite cependant un consensus européen sur des baisses de la TVA sur la restauration, mais aussi sur les «produits propres» (voitures "propres", bâtiments construits en haute qualité environnementale) et sur les "produits culturels" : "Pourquoi la TVA sur le livre est-elle à 5,5, et la TVA sur le disque à 19,6, comme la TVA sur la vidéo? Il faut mettre cette TVA à 5,5", lance-t-il.
- Moins de fonctionnaires. La règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite est maintenue, indique le président. "Il faut que la France sorte de la logique du toujours plus de dépenses". "Nous avons 150 milliards d'euros de dépenses publiques de plus que les Allemands, et nous perdons des parts de marché", dit-il.
- "L'affaire Kouchner". Le ministre des Affaires étrangères garde "totalement" la confiance du président. "Je devrais lâcher Bernard Kouchner parce qu'un livre a été écrit ?", se demande Nicolas Sarkozy, en faisant référence au dernier ouvrage de Pierre Péan "Le Monde selon K.". "M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la police ? M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la justice ? Non."
- Nomination du président de France Télévisions. "Avant, le CSA nommait le président de France Télévisions sous la pression du pouvoir", affirme Nicolas Sarkozy, qui affirme mettre fin à une "hypocrisie" en nommant lui-même, directement, le président de la télévision publique.
- Grève dans les universités. Le président soutient Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, et ne veut pas retirer le décret qui provoque le courroux des enseignants-chercheurs, estimant que l'université publique a besoin d'être réformée.
- Le scandale de l'évêque intégriste. La négation de la Shoah par Mgr Williamson est «inadmissible», «choquante», indique le chef de l'Etat.
- La "confiance" en Rachida Dati, et le "talent" de Rama Yade. "Rachida Dati a fait un boulot remarquable» au gouvernement (...) Elle va conduire avec Michel Barnier la liste d'une grande formation politique de la droite républicaine et du centre pour les élections européennes. Pour une sanction dites-moi, c'est une drôle de sanction !", s'exclame le président. Quant à Rama Yade, il trouve dommage qu'elle refuse de se présenter aux Européennes, mais "je crois qu'elle-même a bien compris qu'elle avait eu tort, mais maintenant il y a bien d'autres choses à faire et je suis sûr que je pourrai compter sur son travail et son talent", ajoute-t-il.

- Candidat en 2012 ? Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'a pris aucune décision pour la présidentielle de 2012. "Mon métier est difficile, je consacre toutes mes forces à faire du mieux que possible. Je ne prends aucun engagement (pour 2012). On ne fait pas un deuxième mandat parce qu'on n'a pas fini ce qu'on a à faire mais parce qu'on a une vision, un projet."

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