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 Le siège de Bruxelles par Agathe

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Stans
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MessageSujet: Le siège de Bruxelles par Agathe   Mer 25 Fév 2009, 11:40 am

Lien : http://forum-francophone.bbactif.com/wallonie-bruxelles-et-sa-peripherie-les-fourons-les-minorites-francophones-en-flandre-f5/le-siege-de-bruxelles-t4243.htm#28398

Citation :
A la demande de Stans, j'ouvre un nouveau post pour expliquer aux Français (et bien entendu aussi aux Belges) du forum, les enjeux plus particuliers de la réunion de Bruxelles à la France. Le RWF est présent en Wallonie et à Bruxelles, où il se présentera sous le double sigle RWF-RBF. Certains l'interprétent comme un parti distinct du RWF, mais il s'agit simplement d'éviter la susceptibilité de certains Bruxellois francophones qui ne s'identifient pas aux Wallons. Le RWF-RBF est donc bien un seul et même parti.

Les textes suivants sont repris d'un fil de discussion sur le forum de "La Voix du Nord" sur le même sujet. La discussion complète est ici : http://forums.lavoix.com/index.php?s=&showtopic=4179&view=findpost&p=13722

La Région bruxelloise est géographiquement enclavée en Flandre, sans lien territorial avec la Wallonie, mais située dans l'arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde (le fameux BHV).
L'internationalisation de la question est indispensable pour aboutir, bien qu'un soutien populaire soit nécessaire des 2 côtés de la frontière.
Pour que ce soutien aie une chance de pouvoir s'exprimer de notre côté, un référendum est nécessaire; or la Belgique l'interdit depuis la question royale de 1950 qui avait marqué la différence d'opinion entre flamands et wallons, et causé des manifestations violentes. Il y a aussi les résultats électoraux du RWF, j'y reviendrai plus tard.

Cette internationalisation, avec référendum sous contrôle européen, et recensement linguistique (lui aussi interdit, le dernier a eu lieu en 1947 !) est primordiale pour redessiner la frontière linguistique autour de Bruxelles et sa périphérie à majorité francophone, convoitées par la Flandre. Les Flamands, en majorité numérique aux assemblées fédérales, utiliseront la loi du nombre pour scinder le fameux arrondissement bilingue de BHV (Bruxelles Hal Vilvorde), dès les recours déposés par les partis francophones épuisés (durant le second semestre 2009), si rien ne les arrête avant.
La frontière linguistique a été fixée en 1962 sur base arbitraire, enclavant Bruxelles en territoire unilingue flamand, alors que de nombreuses communes de la périphérie sont à majorité francophone (jusqu'à 80% !). Un million de Bruxellois et 150 000 francophones de la périphérie ont été placés en région flamande sans leur demander leur avis; la création de la Région bruxelloise en 1989 en a fait un territoire bilingue mais les Flamands y sont scandaleusement surreprésentés (10% de néerlandophones bénéficient de 30 à 50% des emplois publics, d'un poste de direction sur 2, de 20% des députés du parlement bruxellois, et de la moitié des postes de ministres régionaux !)

La Flandre utilise ses richesses à des mesures de flamandisation artificielles:
- primes au logement pour les fonctionnaires flamands
- réductions sur le prix de l'abonnement scolaire pour les élèves des écoles néerlandophones
- incitation aux primo-arrivants d'apprendre le néerlandais plutôt que le français
- développement massif d'écoles "d'immersion" dès 6 ans càd que les enfants de famille francophones suivant cet enseignement dans le but de trouver un emploi plus tard n'apprennent aucun savoir de base en français, leur langue maternelle
- examens linguistiques dans la fonction publique, avec des exigences surdimensionnées par rapport à celles de la fonction (examen beaucoup plus difficile à réussir pour un francophone en néerlandais, que pour un flamand en français, pour le même niveau)
- employeurs privés flamands qui, à compétences égales, préfèreront toujours engager un candidat flamand qu'un francophone de Bruxelles.
- ... (Amis Bruxellois, vous êtes libres de compléter ! )

Les accès à Bruxelles sont progressivement rendus plus longs et plus pénibles, car les structures de mobilité (voies de chemin de fer, ring autoroutiers, grandes chaussées) ont toutes des tronçons en région flamande. Quelques exemples fournis par Dominique L de Mons:

1) la commune de Rhode-saint-Genèse est une des six communes à "facilités" dont la majorité de la population est francophone mais qui est reprise sur la région flamande. Le pourquoi de cette situation est dans la fixation arbitraire de la frontière linguistique sans base actualisée au moment de sa mise en place.
Sur cette commune (seule dans son cas à être contigüe à la fois avec Bruxelles et la Wallonie), passe la chaussée de Waterloo, principale voie d'accès non-autoroutier à la capitale pour les véhicules venant de Wallonie.
Non seulement la région Flamande laisse cette voie d'accès dans un état déplorable, mais encore elle refuse que la commune de Rhode-sainte-Genèse l'entretienne.

2) le ring autoroutier extérieur à Bruxelles ceinture totalement l'agglomération en passant sur les régions Wallonne et flamande. Venant de Wallonie, le ring s'aborde donc soit en le prenant vers Anderlecht, soit en le prenant vers Zaventem, via Waterloo. Lorsque l'on arrive à proximité de Bruxelles, la partie du ring venant de Waterloo est brusquement interrompue et se transforme en voie à quatre bandes avec véhicules venant de côté.
Cette situation perdure depuis (au moins) 30 ans et n'est pas prêt de changer : cette aîle du ring est, à titre largement majoritaire, utilisé par les véhicules venant ou repartant en Wallonie.
Ce point crée des embouteillages monstres chaque jour.

3) au niveau ferroviaire, tout les trains doivent "transiter" par la région flamande pour un passage plus ou moins bref.
Dans les années 70 et début des 80, existaient des trains directs. Notamment existait un train reliant directement Mons à Bruxelles en environ 25'. Voici deux ans, la SNCB annonça à grands cris qu'un train direct relierait 2x par jour Bruxelles à Mons en 25'. Rien de révolutionnaire, puisque c'était déjà possible dans les années 70, mais intéressant vu que cela n'existait plus depuis des années.
Surprise : sur l'horaire officiel, les 25' se sont transformées en 35'.
Piège à cons : environ 4 jours à 4,5 (eh oui, 4,5 car il faut tenir compte de l'aller, mais aussi du retour), ce train subit un retard "ordinaire" de 10'.
Résultat : le trajet direct se réalise dans le même temps que le trajet qui prévoit deux haltes à des gares intermédiaires.
Cause du retard : après Tubize à l'aller, avant Tubize au retour, le train se traine (pour un train, c'est normal ???) à une allure d'escargot.
Après Tubize, cela signifie concrètement : dès qu'il faut entrer en pays flamand. C'est à dire un trajet qui représente 15 à 20% de la liaison Mons-Bruxelles. Les voyageurs parlent du chek-point de Halle.
Vous me direz que même 20 minutes ne représentent pas la mort du petit cheval. D'accord, mais il faut ajouter cela au fait qu'entre Mons et Tournai, ce train est le seul en direction de Bruxelles à faire omnibus et à desservir les petites gares. Concrètement, le trajet pour les voyageurs venant d'une petite gare proche de Tournai et utilisant ce train est donc de 90' au lieu de 70' s'il descend à la gare de Bruxelles Midi et de 100 à 110' s'il descend à la gare de Bruxelles Nord. De manière quotidienne.
(pareil sur la ligne Ostende-Bruxelles-Leuven-Liège-Verviers que je prends régulièrement)

4) la Région Flamande a dans ses projets en cours : la mise à 12 voie du ring de Bruxelles pour une partie de celui-ci : 6 voies rapides à 120km/h, 6 voies "lentes" à 90 km/h.
Petit bémol : les 6 voies rapides n'existeraient que sur une partie du ring... celle utilisée uniquement par les véhicules venant ou partant vers la Flandre.
Pour la partie du ring venant ou partant vers la Wallonie, on resterait à 6 voies ....... voies qui passeraient à 90 km/h.
Notez que ces 90 km/h, c'est encore trop aux heures de pointes, vue l'engorgement de ces voies d'accès.

5) Il est INTERDIT à un taxi Bruxellois qui amènerait des passagers à l'aéroport de Bruxelles National (développé jadis avec l'argent de tout le pays) de charger des passagers à ce dit aéroport de Zaventem (eh oui, il est situé en Flandre même s'il borde Bruxelles et que ses avions survolent la capitale plutôt que les zones résidentielles de Flandre). En cas d'infraction : amende.
Le même aéroport voit ses emplois trustés par des Flamands. Un Wallon ou un Bruxellois voulant y travailler, doit maitriser le Flamand même pour nettoyer les chiottes. Notez que je parle de maîtriser le Flamand et non le Néerlandais. Cela qignifie que non seulement il doit comprendre et parler le Néerlandais, mais aussi les expressions du patois local.

Le siège de Bruxelles a bel et bien commencé !

La scission de BHV que les partis politiques francophones font passer pour un symbole, voire une lubie de flamingants, fixerait de manière définitive cette frontière linguistique fixée arbitrairement. Dans un cadre belge, ils n'obtiendront jamais d'élargissement de la région bruxelloise, les flamands considérant leur sol comme sacré.

Or, la France est autant intéressée par Bruxelles, ville internationale, capitale de l'Europe, que par la Wallonie. Nous ne serons pas des mendiants, nous aurons aussi des atouts à apporter, et nos régions ne demandent qu'à se développer enfin à leur plein potentiel, hors du cadre belgo-flamand qui nous étouffe.

Les résultats électoraux du RWF aux élections régionales et européennes du 7 juin seront déterminants. Les partis dominants s'adaptent à leur opinion publique, et jusque là, ils ont prôné l'unité du pays à tout prix, même si cela signifie accepter de mauvais compromis.

Le RWF, même s'il effectue une belle percée électorale (ce que je crois, d'après un début de campagne prometteur), n'aura pas 50,1% des voix, pour devenir cette fameuse "autorité représentative" qui pourrait frapper à la porte de l'Elysée pour demander la réunion de la Belgique francophone à la France. Mais si nous prenons, ne serait-ce que quelques pourcents aux partis traditionnels, nous aurons un pouvoir d'influence, et les rattachistes à l'intérieur de ces partis sortiront du bois.

Une autre voie est probable, mais si nous ne la souhaitons pas, et ne ferons bien entendu rien pour, car nous sommes des démocrates : que la situation pourrisse à un tel point que des violences se produisent à Bruxelles et dans sa périphérie. A ce moment-là, le principe de non-ingérence ne tiendrait plus, la France aurait un devoir moral d'intervenir pour secourir une minorité francophone en danger à sa frontière nord.
Je vis dans le centre de Bruxelles, dans un quartier où "nouveaux belges" (musulmans de 2ème et de 3ème génération) côtoient les flamands : de nombreux incidents éclatent, bien plus qu'il y a un an, même si on n'en parle pas. Récemment, une manifestation pro-palestinienne a dégénéré : les manifestants s'en sont pris aux bâtiments de la Communauté flamande (150 000 euros de dégâts !) et à quelques enseignes en néerlandais, épargant tout ce qui est francophone. La tension augmente, car la communauté musulmane est encore plus discriminée par la Flandre dominant le marché du travail, que les francophones. 20% de chômage à Bruxelles, pourtant une des régions les plus riches d'Europe, mais ses habitants n'en profitent pas, et l'on veut nous faire croire que c'est uniquement dû à un manque de qualification !!

Pour conclure, je pense que les choses bougeront cette année, à l'occasion des élections, d'une manière ou d'une autre.

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Dernière édition par Stans le Mer 25 Fév 2009, 11:45 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Le siège de Bruxelles par Agathe   Mer 25 Fév 2009, 11:42 am

Citation :
L'analyse de Serge, également membre du RWF et candidat à Bruxelles:

Viendra un moment où le blocage des négociations à l'intérieur du pays sera tel (et on est déjà très loin, comme si les partis francophones ne voulaient pas, en réalité, de l'aboutissement de ces négociations) qu'il n'y aura pas d'autre solution que d'organiser une conférence internationale concernant l'avenir de la Belgique (comme il y en eut une à Vienne, en 1815, une autre à Londres en 1831). Ce ne serait donc pas une première ...

La France, au même titre que les autres voisins de la Belgique (Pays-Bas, Allemagne, éventuellement le grand-Duché de Luxembourg) aurait évidemment une place de choix à la table des négociations.

Il y a, dans la Constitution de la Vème République, plusieurs instruments permettant un éventuel agrandissement du territoire français. Le principal est le "plébiscite" (équivalent du référendum en droit international). Le plébiscite (consultation des populations intéressées) est obligatoire pour toute modification du territoire français. La France pourrait donc envisager, soit de consulter l'ensemble des Français (ce n'est pas obligatoire, selon le texte de l'article 53, mais on peut penser que la dynamique nouvelle serait telle que le gouvernment et le parlement souhaiteraient une telle consultation populaire de l'ensemble des Français, comme ce fut notamment le cas, en exécution des accords d'Evian, lors de l'indépendance de l'Algérie) ; soit de ne consulter que les Wallons et les Bruxellois (cela, c'est le minumum obligatoire suivant le texte de l'article 53 de la Constitution française, qui utilise l'expression "populations concernées" - c'est le système qui fut pratiqué en 1947 lors du rattachement de Tende et la Brigue à la France en exécution du Traité franco-italien de Paris de 1946 et de l'article 27, § 2 de la Constitution de la IVème République, dont les dispositions étaient semblables à celles de l'actuel article 53).

Bien entendu, une loi devrait encore venir entériner le rattachement (obligatoirement après le plébiscite).

Ce n'est donc que par l'internationalisation du dossier que l'on pourra sortir de l'impasse.

Et si les Flamands ne veulent pas, m'objectera-t-on ?

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire, sur d'autres forums de discussion, que la communauté internationale dispose d'une arme redoutable vis-à-vis d'un Etat souhaitant proclamer unilatéralement son indépendance sans respecter un minimum de démocratie. Cette arme, c'est la "non-reconnaissance". Chaque Etat est libre de "reconnaître" ou de "ne pas reconnaître" un nouvel Etat émergeant (le Kosovo, p. ex., n'a été rconnu que par 54 Etats de la planète).

Une question que l'on nous pose souvent est celle de nos soutiens réels en France politique:

Les hommes politiques français en vue, appartenant à des grands partis (UMP, PS) qui ne souhaitent pas s'exprimer publiquement sur la question, par peur qu'on leur reproche de violer le principe de "non-ingérence". Cela ne les empêche pas de parler en privé (un peu comme en Belgique, d'ailleurs). P.-H. Gendebien a ainsi rencontré récemment le député-maire de Versailles, le député-maire de Brive-la-Gaillarde, qui se disent "en privé" favorables à cette solution.

Ceux qui parlent plus sont souvent un peu retirés des affaires, comme Jean-Pierre Chevènement ou Jacques Legendre (qui m'a encore récemment confirmé ses positions).

Jacques Attali a aussi écrit récemment sur le sujet. Paul-Marie Coûteaux y a toujours été favorable, surtout par hostilité à l'Europe des régions (ce qui est aussi la motivation de Jean-Pierre Chevènement).
L'ancien Président du Sénat, Christian Poncelet, a invité à au moins deux reprises les réunionistes au Palais du Luxembourg.

Des déclarations ouvertement favorables au rattachisme de la part de personnalités politiques françaises importantes seraient interprétées comme une ingérence, et pourraient paradoxalement nuire à l'aboutissement de notre projet.

Cependant, Sarkozy a prononcé l'an dernier quelques phrases étonnantes, interprétées chez nous comme des signaux clairs :
A propos du conflit en Géorgie : "il est normal que la Russie défende les intérêts des minorités russophones en dehors de son territoire". Remplacez Russie par France et russophone par francophone ...
A propos de l'attitude russe en Ukraine : "Si le pacte de Varsovie existait et installait des missiles en Belgique, ne croyez-vous pas que nous soutiendrions la partie profrançaise de la Belgique", partie profrançaise étant un terme jamais utilisé pour nous désigner ...
Le fait que la BNP-Paribas soit toujours en lice pour racheter la banque Fortis malgré les péripéties judiciaires depuis tout un trimestre, qui ont fait baisser ses actions en bourse, pourrait (?) être interprétée comme une stratégie concertée pour adosser les épargnes françaises et belges avant une réunion politique. Aucune autre banque n'était candidate à la reprise ! Cette solution éviterait aussi une nationalisation suicidaire : un état belge moribond en charge d'une banque pesant 2 fois son PIB ! J'imagine que la France n'a pas envie d'hériter d'une population dont la moitié aurait tous ses comptes bloqués ...

Avant une scission réelle du pays, par l'initiative des Flamands ou tout autre évènement imprévisible (50% au RWF le 7 juin ? Brusque prise de conscience des politiques francophones ? violences ? faillite financière de l'état belge ?), il faudra se contenter d'indices tels que ceux-là et faire confiance aux dirigeants du RWF qui affirment entretenir des contacts sérieux.

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MessageSujet: Le siège de Bruxelles par Agathe   Mer 25 Fév 2009, 11:44 am

Citation :
Enfin, un résumé des propositions du RWF-RBF pour Bruxelles :


1. METTRE FIN définitivement aux impossibles réformes de l’Etat belge, dont nous sortons chaque fois perdants. La seule négociation acceptable avec la Flandre, c’est celle du divorce à l’amiable. Simultanément, il faut ouvrir la négociation avec la France pour l’organisation d’une communauté de destin « France-Wallonie-Bruxelles ».

2. RETABLIR UNE VRAIE DEMOCRATIE à Bruxelles : fin du droit de veto et de la sur-représentation flamande (un électeur = une voix).

3. FAVORISER L’EMPLOI des jeunes Bruxellois en supprimant le bilinguisme français/néerlandais obligatoire.

4. DEMENAGER EN FLANDRE la capitale flamande, abusivement installée à Bruxelles.

5. ELARGIR LA REGION BRUXELLOISE aux six communes à facilités, par des referendums municipaux sous contrôle européen.

6. ASSURER LA CONTINUITE territoriale Bruxelles Wallonie, via Rhode-Saint-Genèse.

7. CONFIRMER le statut international de Bruxelles, capitale de l’Europe.

8. MODERNISER LA GESTION URBAINE en s’inspirant du système municipal en vigueur à Paris, Lyon et Marseille (mairies d’arrondissement et grande mairie).

9. CRÉER DEUX GRANDES REGIONS SOLIDAIRES : « BRUXELLES, REGION DE FRANCE » et « WALLONIE, REGION DE FRANCE », avec, si nécessaire, des statuts particuliers et transitoires dans certains domaines.

10. OBTENIR, grâce à la puissance diplomatique, économique et culturelle de la France, une vraie ouverture sur le monde, mais aussi :

- la reprise, par la France, de notre part dans la dette publique ex-belge ;
- la solidarité financière de la France, notamment pour les fonctions internationales de Bruxelles ;
- une justice en français, inconditionnellement ;
- le paiement garanti de nos pensions, allocations, soins de santé ;
- une fiscalité beaucoup plus favorable en termes d’impôts sur les bas et moyens revenus, comme c’est le cas en France actuellement.

Bonne lecture !

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