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 Une certaine forme de guerre

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Alexis
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MessageSujet: Une certaine forme de guerre   Dim 15 Mar 2009, 12:30 am

Journée ordinaire dans la salle du Tribunal d’Instance. Une vieille femme s’approche de la barre.

Elle veut retrouver la maison qu’elle a loué pour y loger sa fille.



En face d’elle, le maghrébin qui l’occupe. L’homme ne paye plus ses loyers depuis trois ans. Il est en situation irrégulière. Il a fait l’objet de plusieurs mains courantes au commissariat pour tapage nocturne. Il a une compagne et deux enfants. La vieille dame essaye d’obtenir son expulsion depuis deux longues années.

Le magistrat président les débats est maghrébin lui aussi.



Et l’interrogatoire tourne au calvaire pour la vieille femme. Elle a de l’argent, alors pourquoi mettre dehors ce gentil couple ? Sa démarche ne serait-elle pas inspirée par d’inavouables motifs ? Et ces braves gens et leurs enfants, où va-t-on les loger ? Le couperet tombe : le président du tribunal d’instance fait application de l’article 1244-1 du Code Civil et accorde deux ans de délai au maghrébin pour régler sa dette à la vieille Dame. Sa fille ira se loger ailleurs.



Elle repart, hagarde, sous le regard méprisant du magistrat.



Un chasseur passe juste après ; Monsieur a tué un sanglier qui ravageait ses vignes. Mais voila, hors période de chasse, le code rural est très clair : on ne peut que repousser le gibier, non le tuer. "Vous voulez que je le repousse comment, en lui soufflant dessus ?" s’exclame l’homme. Colère du magistrat. Comment ce petit blanc ose t-il ce moquer de lui ? L’homme écopera de 1000 € d’amende et de 10 heures de travail d’intérêt général.



Il repart, fou de colère, sous le regard goguenard du magistrat.



Nouveau prévenu, un concessionnaire automobile. Blanc, d’origine alsacienne. Face à lui un maghrébin qui l’accuse d’escroquerie. Il a acheté une voiture chez le concessionnaire, à crédit. Un homme muni d’une procuration et de sa carte d’identité est allé la chercher à sa place, monsieur étant en vacances au bled. Il affirme aujourd’hui qu’il n’a jamais donné aucune procuration et qu’on refuse de lui donner sa voiture. Le maghrébin hurle au racisme. Il dit qu’on lui a volé quelques jours avant sa carte d’identité, excipe le récépissé du dépôt de plainte qu’on lui a remis au commissariat et prétend ne jamais avoir signé la procuration.

La partie adverse s’interroge : comment le voleur de voiture a-t-il eu accès à la carte d’identité ? Et si c’est le même voleur ayant dérobé la carte d’identité qui s’est présenté à la concession, comment pouvait-il savoir que le maghrébin a acheté une voiture ? Dans cette concession précise ? De ce modèle ? Les yeux blancs du magistrat étincellent sous sa peau bronzée. Pourquoi de telles questions ? Qu’est ce que l’on veut insinuer ? Que le prévenu est suspect parce qu’il est maghrébin ? De toute façon, les hypothèses ne le concernent pas, il ne se base que sur les faits. Et les faits sont qu’on n’a pas délivré la chose due, le véhicule, au maghrébin. Le concessionnaire sera condamné à donner une nouvelle voiture neuve, plus 3000 euros de dommages-intérêts.

Il repart, titubant, sous le regard narquois du magistrat.



Dernier prévenu. Un maghrébin. Entrepreneur prospère possédant deux restaurants et plusieurs kébabs. Tous savent parfaitement qu’il est bien connu des services fiscaux et a été condamné une dizaine de fois par la DGCCRF pour infraction aux règles d’hygiène. Et le monde étant petit, le juge le sait aussi. Le plaignant est un homme d’origine Biélorusse, la soixantaine, vivant en France depuis une vingtaine d’année ; Réfugié politique fuyant la dictature de Loukachenko, il est musicien et dirige une entreprise individuelle de spectacles pour arrondir ses fins de mois. Le maghrébin lui a demandé un spectacle de danses slaves pour animer une soirée dans un de ses établissements. Il ne l’a jamais payé et à la fin du spectacle, alors que Monsieur allait lui demander de l’argent, l’a insulté et l’a violemment jeté dehors sous l’œil ébahi de sa clientèle. Il dit que l’orchestre n’a "pas joué ce qu’il voulait qu’il joue, de la musique des pays de l’est".



Le magistrat accable le vieil homme de questions : déclare t-il bien tous ses revenus ? Pourquoi n’a-t-il pas fait signer de contrat au restaurateur ? (alors que le droit français est purement consensuel, il n’y en a pas besoin) ; A-t-il une preuve qu’il a bien exécuté sa prestation ? Le vieil homme bafouille, sort un dossier comprenant une quinzaine de témoignages, ceux des musiciens et de quelques clients scandalisés par l’attitude du restaurateur. Le magistrat les balaye d’un revers de main : en effet aucun témoignage ne dit que Monsieur a bien exécuté sa prestation, c’est-à-dire qu’il a exécuté vraiment des morceaux de musique slave. De plus le client n’est pas critique d’art, il n’y connaît rien, ce qu’il peut dire n’a de toutes façons aucune valeur. L’homme est débouté et devra payer de sa poche ses musiciens.



Je n’ai pas la force de le regarder partir.

I

l est midi. J’ai très mal.



J’ai assisté ce matin à une certaine forme de guerre dans cette espace, la plus cruelle et violente qu’il soit : celle qu’un Etat livre contre son Peuple pour le remplacer par un autre.



Pour l’écraser jusqu’à ce qu’il disparaisse, il lui retire le droit d’être protégé par le plus régalien des pouvoirs, le Droit de Justice. Un Etat qui a choisi d’ignorer le droit de son Peuple d’être jugé par ses pairs pour livrer ses justiciables à la fureur de barbares étrangers comme il y en a de plus en plus dans la magistrature et au barreau, « grâce » aux multiples brèches leur permettant de contourner les concours qu’ils sont incapables de passer : "voie réservée", "admission sur titres", "admission sur quota de nationalité"…

J’ai envie de vomir.





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MessageSujet: Re: Une certaine forme de guerre   Dim 15 Mar 2009, 11:02 am

C'est tellement vrai et nous sommes comme des veaux à regarder sans réagir ! A qui devons-nous ce laxisme ? A la gauche caviar (celle qui a les moyens de se payer de bons avocats);

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