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 Réflexions de François Barberis

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Stans
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MessageSujet: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 3:30 pm

Notre ami François Barberis éprouvant des difficultés de connexion me prie de publier à sa place le sujet de réflexion suivant :

@François Barberis a écrit:
Stans :

Voici un texte que je te demande de publier sur ton forum, car j'ai oublié mes mots de passe pour y pénétrer. Ça répond un peu à tes diverses questions

Chacun sent bien que nous sommes à un tournant. Sur le plan géopolitique, je n'ai en fait plus grand chose à dire. Les gens du forum sont désormais acquis à l'idée que la solution sera largement internationale et que les populations seront consultées après coup. Ce qui n'était pas acquis initialement.

On sent bien que HVR a été propulsé au poste qu'il occupe en vue de favoriser demain une évolution des mentalités chez les Fl. et non pour satisfaire l'amour propre des belgicains et des flamands.

On sent bien que l'évolution se fera en plusieurs étapes, et non une solution globale d'un seul coup, comme l'imagine Lenain : les solutions globales ne s'imposent que comme issue d'un conflit de haute intensité, ce qui n'est pas le cas en Belgique. Donc ce sera une solution graduelle.

La première étape est quasiment acquise : c'est la coïncidence entre les frontières linguistiques,judiciaires, électorales et financière. Donc une frontière d'état : ce sera la scission BHV sans compensations, sauf de pure forme, genre promesse de maintenir le plan Marshal ou la sécu, jusqu'au jour où cette promesse sera caduque, crise financière oblige.

La seconde étape, dans la foulée : la confédération bidon et l'annulation des facilités. Crispation à BXL qui va être encerclée. Montée des revendications des minorités. Provocations flamandes .

HVR intervient, poussé par Paris et La Haye pour faire comprendre aux Flamands qu'il n'y a pas d'autre issue que de reformer les Nouvelles Provinces Unies :2 ans de débat en Flandre mais nécessité fait loi. Au final les Fl et les NL s'uniront vraisemblablement les premiers

Lorsque la Flandre aura admis cette évidence, alors les choses devraient aller plus vite : négociations entre Paris et La haye dans le cadre UE sur le tracé d'une nouvelle frontière au sud. Les Flamands vont hurler, car ils vont perdre BXL, mais rien n'y fera : Paris et la Haye marchent la main dans la main. Et HVR sera là pour faire passer la pilule

Au sud, tentative de faire vivre le proto-état Wallo-Brux, pour ne pas faire peur aux Brit. et aux autres européens. 2 ans de plus. Mais la sécu ne fonctionne plus. Seule solution raisonnable pour éviter un effondrement social : le rattachement de ce proto-état à la France après détachement des cantons germanophones.

C'est le scénario le plus cynique, celui qui respecte le jeu des forces en présence, celui qui se moque de la morale, donc le plus proche de la réalité géopolitique, donc le plus vraisemblable.

Mais bien sûr, l'avenir n'est écrit nulle part et je peux complètement me planter.

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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 8:42 pm

Il est vrai que la géopolitique est synonyme de cynisme mon cher François mais je ne comprends pas vraiment ton tempo de deux fois deux ans ! Je pense que si les Flamands feront couler le "navire Belgique" les choses pourraient aller bien plus vite surtout qu'HVR ne dispose que d'un mandat de 30 mois pour réussir son "coup". D'autre part, pourquoi les Francophones de Bruxelles et de Wallonie devraient encore avoir peur de la réaction des Britanniques ? Nous ne sommes tout de même plus au lendemain de la défaite de Waterloo !

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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 8:52 pm

J'ai trouvé cette analyse politique dans "Le Monde", qui semble confirmer la théorie de la nomination d'HVR en échange de la réunion de la Flandre au Pays-Bas, et de la Wallonie + Bruxelles à la France.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/02/les-fausses-illusions-de-la-presidence-de-l-ue-par-michel-mangenot_1275160_3232.html

Les médias belchs se sont bien gardés de préciser que HVR serait secondé par un secrétaire général, lequel est un Français aguerri (voir dans wikipédia ...). La France connait la duplicité de la Flandre et s'assure par là qu'HVR ne lui plantera pas un coûteau dans le dos !
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Par contre, j'espère que la question pourra être réglée sans devoir supporter une scission de BHV sans compensation suivie de 2 ans d'occupation de Bruxelles, encore pire qu'aujourd'hui ! Brrrr
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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 9:01 pm

Bravo pour cette trouvaille Agathe ! Mais elle est trop précieuse pour la perdre au cas où le lien viendrait à se perdre, aussi vais-je le mettre en citation.

Citation :
Les fausses illusions de la présidence de l'UE, par Michel Mangenot

LEMONDE.FR | 02.12.09 | 15h21

Comment expliquer la nomination de deux inconnus à la tête de l'Union européenne et en particulier de M. Van Rompuy à la présidence ? Ce résultat, qui est le fruit d'un long processus entamé en 2003 lors de la rédaction du projet de traité constitutionnel, a surpris et déçu beaucoup de commentateurs. Mais les décisions de Bruxelles du jeudi 19 novembre ne sont pas très surprenantes, si l'on tente d'en comprendre les logiques internes : Il ne pouvait en être autrement.

Depuis 2004, la réflexion a progressé et le réalisme a cédé la place aux illusions constitutionnelles. Les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement ont opté pour un principe de prudence institutionnelle en nommant, en fait non pas un duo, mais un trio, pour satisfaire à de très nombreux équilibres ou contraintes : un jeune (dans la fonction) chef de gouvernement d'un pays fondateur (Herman Van Rompuy) comme président du Conseil européen, une femme travailliste britannique (Catherine Ashton) mais surtout déjà membre du collège de la Commission comme haute-représentante et, enfin, car il ne faut pas l'oublier, un redoutable et très respecté diplomate français, Pierre de Boissieu, comme secrétaire général du Conseil.

Plusieurs clarifications s'imposent. Premièrement, le président du Conseil européen n'est pas le président de l'Union, mais seulement de l'une de ses institutions : le Conseil européen, à côté donc des présidents de la Commission et du Parlement. Il ne dispose ainsi pas de service propre (excepté d'un cabinet traditionnel). Même si le Conseil européen devient, avec Lisbonne, une institution au sens plein du terme, il devra travailler avec les services du conseil des ministres de l'UE, placés sous la houlette de Pierre de Boissieu.

Deuxièmement : la présidence tournante n'est pas morte, le système de rotation semestrielle de la présidence du Conseil subsiste pour l'essentiel. La véritable inconnue sera ainsi le comportement, en janvier 2010, de M. Zapetero, puis, en juillet du futur premier ministre belge, quand ils exerceront la présidence du Conseil (de l'Union) et qu'ils siégeront au Conseil européen sans le présider. Notons ici l'ironie de la situation : du 1er juillet au 31 décembre 2010, la présidence sera exercée par deux Belges, le président stable du Conseil européen et le président du Conseil, selon toute vraisemblance, deux Flamands. Dans le cadre du groupe de présidences tournantes, Van Rompuy devra ensuite composer avec le chef du gouvernement hongrois au premier semestre 2011, puis avec les leaders polonais et danois jusqu'à la fin de son mandat, le 30 juin 2012, avant un éventuel renouvellement.

Essayons un moment d'imaginer la présidence française du Conseil de l'UE de 2008 avec un président Sarkozy étant le seul à ne rien présider : un Conseil européen qui aurait été présidé par un président stable (si Van Rompuy avait été nommé dix-huit mois plus tôt) alors que tous ses ministres auraient présidé chacun une formation sectorielle du Conseil ! Du coup, on comprend mieux la définition du poste qui a prévalu d'un président chairman et la nécessité d'un facilitateur, davantage que d'un véritable leader, d'un "Washington" !

L'origine de ces propositions est connue et elle est française : lors de la Convention, quand son président (encore un), Valéry Giscard d'Estaing proposa une présidence stable. Il ne s'agissait alors rien de moins que, par un impossible rêve gaullien (plus que gaulliste), de transposer à Bruxelles le système de la Ve République : faire du président de la Commission un simple premier ministre au sens de la Constitution de 1958 ou surtout de celle de 1962, et le faire dépendre d'un nouvel homme : à défaut d'un président de la République, d'un président stable du Conseil européen, Conseil européen créé en 1975, lui aussi, par l'ancien président français).

Sauf que ce système institutionnel est inintelligible pour la majorité de nos partenaires qui ne connaissent qu'un seul responsable de l'exécutif. Et que les Allemands ne voulaient pas de cette proposition, source selon eux de bouillage et d'incohérence. Ils ne se sont ralliés à cette invention française qu'à la condition de faire du nouveau haut-représentant un vice-président de la Commission, c'est-à-dire de l'ancrer dans la sphère communautaire. Cette nouvelle configuration hybride apparaît ainsi être le résultat de ce double compromis franco-alllemand. Certes, Nicolas Sarkozy a d'abord soutenu Tony Blair comme président du Conseil européen, restant ainsi fidèle, en quelque sorte, à l'illusion originelle des propositions françaises, mais il s'est ensuite rallié à un président de compromis : Van Rompuy.

Concernant le haut-représentant, il peut apparaître curieux qu'il y a dix ans était nommé à ce poste une personnalité nettement plus affirmée, à la fois au niveau politique (député, plusieurs fois ministres) et diplomatique (ancien secrétaire général de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) : Javier Solana. Mais lors de sa prise de fonction en octobre 1999 et jusqu'au terme de son mandat à la fin de ce mois, celui-ci ne bénéficiait que de peu de moyens. Ce ne sera pas le cas de Catherine Ashton, qui ne sera plus secrétaire générale du Conseil mais vice-présidente de la Commission, et surtout à la tête d'un nouveau et puissant service européen d'action extérieure. Autrement dit, quand il y a dix ans la fonction disposait de peu de moyens, on y a nommé une personnalité forte, et, quand les moyens sont au rendez-vous, on se ravise en y nommant une personnalité moins expérimentée, de peur d'avoir été trop loin… Car au niveau administratif, c'est bien une importante conjonction de moyens qui se prépare pour 2010 : le SEAE disposera à terme de pas moins de cinq mille agents. Certes, il faut savoir que la Commission, seule, reste chargée des politiques en matière de commerce (extérieur), de développement et d'aide humanitaire, avec trois commissaires qui ont reçu, vendredi 27 novembre, ces trois portefeuilles externes. La nouvelle haute-représentante sera surtout chargée des aspects politiques et, comme son nouveau titre le précise, des questions de sécurité. Du coup, une Britannique est moins surprenante quand on sait le rôle du Royaume-Uni dans la naissance de la politique européenne de défense et de sécurité, à Saint Malo en décembre 1998. Catherine Ashton sera prise entre une double loyauté : ses collègues ministres (dont elle dépendra au sein du Conseil affaires extérieures qu'elle présidera mais dont elle devra obtenir l'accord unanime) et la présidence de la Commission. Dans cette configuration, le choix du patron administratif du service sera décisif.

Derrière ces fausses illusions, ce nouveau système présidentiel de l'UE, par ses origines françaises contrariées et une série de conséquences et d'effets de négociation en cascade, apparaît bien plus complexe que le précédent. Au lieu de vouloir s'évertuer à mettre en avant sa fausse simplicité, il faudra en assumer toute sa complexité.

Michel Mangenot, politiste à l'IEP de Strasbourg, directeur adjoint du Groupe de sociologie politique européenne (GSPE)

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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 9:08 pm

Ceci dit tu as raison de souligner que nous sommes dans une partie de poker internationale qui ne connait pas de sentiments. Si Paris n'a pas misé sur les Francophones de Belgique c'est tout simplement parce qu'ils sont encore trop timorés, trop belgicains contrairement à l'immense majorité des Flamands qui votent séparatiste à 40% ! Je pense comme notre ami Barberis que la France appuie cyniquement la Flandre car elle est prête à franchir le Rubicon contrairement aux Wallons et aux Bruxellois qui ne se tourneront vers la France qu'une fois devenus orphelins de la Belgique. Le tout sera ensuite de convaincre d'une part la Flandre d'abandonner ses prétentions sur Bruxelles et de rejoindre le giron des Pays-Bas et d'autre part de faire oublier la Belgique et la monarchie aux belgicains. Vaste programme !

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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 10:37 pm

@AgatheN a écrit:
Les médias belchs se sont bien gardés de préciser que HVR serait secondé par un secrétaire général, lequel est un Français aguerri (voir dans wikipédia ...). La France connait la duplicité de la Flandre et s'assure par là qu'HVR ne lui plantera pas un coûteau dans le dos !

Les médias français aussi!
En tout cas, Pierre de Boissieu n'a pas l'air d'être un régionaliste! Very Happy
J'ai du mal à juger les poids des différentes fonctions. Ce poste de secrétaire général du Conseil de l'Union européenne semble être de grande importance. Il est vraiment étonnant qu'on en ait si peu entendu parler.

Étonnante cette façon un peu 'sarkozienne' de cacher les faits importants derrière les paillettes.
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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptySam 05 Déc 2009, 11:33 pm

@fde a écrit:
Étonnante cette façon peu 'sarkozienne' de cacher les faits importants derrière les paillettes.

Ceci prouverait que l'Élysée concocterait un plan secret à destination de l'après-Belgique !

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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptyDim 06 Déc 2009, 6:22 pm

Cela pourrais bien se passer comme le suggère François Barberis mais aussi de manière tout à fait imprévisible.
Il faut bien constater que, jusqu'à présent, seuls certains partis flamands envisagent clairement une scission de la Belgique tandis que du côté francophone on ne l'évoque même pas, même s'il serait étonnant que les directions des grands partis n'y réfléchissent pas (dans un secret étonnamment bien gardé) de même, qu'il serait inimaginable que les pays voisins et l'Europe ne s'y préparent pas (mais sans en faire le moins du monde une priorité) car "gouverner c'est prévoir".

Mais personne ne prendra le risque d'enclencher le processus, d'autant plus que celui-ci parait inéluctable, car les positions vont se raidir au point de rendre toute négociation impossible sur BHV (malgré le clan autonomiste wallon).
Dans ce cas, soit on se retrouverait sans gouvernement fédéral, soit la Flandre refuserait de contribuer à son financement en se substituant à lui sur son territoire actuel, ce qu'aucune des deux autres Régions ne pourraient faire.

Dès lors, l'Europe se devrait d'intervenir financièrement tout en incitant les grands pays voisins à se porter au secours des "antités" défaillantes. (Je ne vois pas HVR y jouer un rôle particulier sinon celui d'un "facilitateur" étroitement encadré).

Reste que, pour moi, la principale inquiétude vient de ce que pourrait encore inventer le "génie institutionnel" belgicain, pour "mettre au frigo" la scission de BHV, en échange d'une mutation du système fédéral en confédéral et de faire aborder, ensuite, la question des frontières par les Etats confédérés (sous arbitrage européen ?) avant de devoir négocier une forme d'association ("d'adossement") avec leurs grands voisins.

Bref, à mon avis, n'importe quel scénario peut prendre des formes si diverses que tout s'avère possible mais, à part la volonté flamande encore minoritaire, personne ou presque, n'est demandeur de quoique ce soit tout en essayant de postposer l'inéluctable.

Enfin, quoiqu'il en soit, le désastre social qui en résultera interférera de manière tout aussi imprévisibles (rupture entre wallons et bruxellois francophones ?).

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MessageSujet: Re: Réflexions de François Barberis   Réflexions de François Barberis EmptyVen 18 Déc 2009, 9:27 am

@François Barberis a écrit:
La première étape est quasiment acquise : c'est la coïncidence entre les frontières linguistiques,judiciaires, électorales et financière. Donc une frontière d'état : ce sera la scission BHV sans compensations, sauf de pure forme, genre promesse de maintenir le plan Marshal ou la sécu, jusqu'au jour où cette promesse sera caduque, crise financière oblige.

La seconde étape, dans la foulée : la confédération bidon et l'annulation des facilités. Crispation à BXL qui va être encerclée. Montée des revendications des minorités. Provocations flamandes .

HVR intervient, poussé par Paris et La Haye pour faire comprendre aux Flamands qu'il n'y a pas d'autre issue que de reformer les Nouvelles Provinces Unies :2 ans de débat en Flandre mais nécessité fait loi. Au final les Fl et les NL s'uniront vraisemblablement les premiers.

Lorsque la Flandre aura admis cette évidence, alors les choses devraient aller plus vite : négociations entre Paris et La haye dans le cadre UE sur le tracé d'une nouvelle frontière au sud. Les Flamands vont hurler, car ils vont perdre BXL, mais rien n'y fera : Paris et la Haye marchent la main dans la main. Et HVR sera là pour faire passer la pilule.

Cher Monsieur Barberis, je suis heureux de vous retrouver dans ce forum ! J'espère que vous l'enrichirez régulièrement de vos remarquables contributions.

Il serait en effet logique que Flamands et Hollandais s'unissent d'une manière ou d'une autre : la Révolution de 1830 a surtout été faite par des Wallons. Du côté flamand, des soulèvements eurent lieu dans quelques grandes villes, certes, mais en 1828-1829, les Flamands avaient surtout organisé des pétitionnements, tout à fait légaux dans le cadre hollandais, sans songer à une rupture brutale. Dès l'origine, la Belgique fut donc fondée sur un malentendu.

Comme l'écrit Lison, tout est possible : la brusque accélération de l'Histoire, comme les effets - néfastes en ce qui nous concerne - du soi-disant génie institutionnel belge, du compromis à la belge.

Il est indispensable que les réunionistes fassent bloc pour contrecarrer l'idéologie du compromis à la belge. A l'heure actuelle, cette union sacrée de tous les réunionistes semble utopique. Qu'elle le soit n'empêche pas que nous y tendions. Pour cela, tournons la page du RWF.

Les citoyens français qui nous expriment leur soutien et nous font part de leurs réflexions nous honorent. Ils nous prouvent ainsi que le vrai patriotisme n'est pas mort en France.

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