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 Informations diverses sur les sectes

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MessageSujet: Informations diverses sur les sectes   Informations diverses sur les sectes EmptyLun 10 Avr 2006, 1:23 pm

Source : [url]http://fr.wikipedia.org/wiki/Sectes [/url]

Citation :
Le mot secte dans sa définition rigoureuse désigne soit un ensemble de personnes professant une même doctrine philosophique, religieuse, etc. soit un groupe plus ou moins important de croyants qui se sont détachés de l'enseignement officiel d'une Église et qui ont leur propre doctrine, leurs propres rites.

Le mot secte est également un terme polémique, qui désigne un groupe ou une organisation le plus souvent à connotation religieuse dont les pratiques de comportement voire de gestion financière, sont jugées opaques et même dévoyées. Généralement les responsables de ces groupes sont accusés de brimer les libertés individuelles au sein du groupe et, de plus, sont réputés pour manipuler mentalement leurs disciples afin de s'approprier leurs biens, de les maintenir sous contrôle etc.

Cette dénomination prend ici une connotation négative. Différentes organisations spirituelles (et certains sociologues) trouvant la notion sujette à la méprise et à l'amalgame, refusent qu'on les désigne ainsi et préfèrent l'appellation: « nouvelle religion ».


DEFINITIO[NS

Étymologique

À l'origine, une secte (du latin secta, dérivé du verbe sequi, « suivre », ou, selon certains étymologistes, du latin sectare, « couper », par opposition à religion, qui pourrait venir du latin religare, « relier ») désignait soit une sous-branche d'une religion reconnue et bien établie, soit un groupe de personnes qui se regroupent autour d'un maître de pensée.

C'est dans ce sens que l'on peut parler de secte pour les groupements issus du bouddhisme, de l'hindouisme, du shinto ou du taoïsme. Mais autant ces religions ont toujours été plus ou moins ouvertes à la dissidence, autant le christianisme, se voulant par nature universel, l'a longtemps combattue : dans les pays catholiques, le terme de secte a donc toujours eu une connotation négative.

Certaines grandes religions actuelles furent à l'origine des sectes de religions plus anciennes et déjà bien implantées. Ainsi, le christianisme s'est d'abord développé comme une secte au sein du judaïsme, dont il a repris une partie des enseignements. Néanmoins, ces religions ont acquis au fil du temps un grand nombre d'adeptes et dès lors une reconnaissance officielle importante.

L'équivalent grec de la secta latine est hairesis (choix, préférence pour une doctrine). Une hérésie est d'abord une école de pensée. Le jardin d'Épicure était une telle hairesis. L'Antiquité n'attache pas de valeur péjorative à ces termes. Par la suite, l'association de certaines de ces doctrines au pouvoir politique (avec Constantin Ier par exemple) va faire naître la notion d'orthodoxie et, par voie de conséquence, d'hétérodoxie. La religion ne serait-elle que la secte du roi ? C'est ce qu'affirment certains auteurs.


Sociologique

Au XIXe siècle, les sociologues Max Weber et Ernst Troeltsch définissent la secte comme un groupement religieux extrémiste, intransigeant et en rupture avec la société. L'Église est alors l'alternative sociale de la religion qui prend sa place au milieu des institutions profanes.

Certains considèrent que cette définition, qui perdura jusqu'à la fin du XXe siècle, est aujourd'hui inadaptée aux changements modernes de sens qu'a pris le mot secte. Les polémiques sur le sujet ne facilitent pas l'accord sur le sens du mot et donc sa définition. Dans ces conditions, la définition sociologique est encore considérée par certains intellectuels comme la meilleure.

Dans cette définition sociologique, la rupture entre la secte et la société est fondamentale. Cette rupture est pratiquement toujours considérée comme un dommage, qui selon les points de vue sera imputée aux membres de la secte ou au contraire à la société. Qui dit dommage dit rétribution, avec là encore des interprétations variables : prévention et juste punition pour les uns, persécution pour les autres. L'affaire peut dégénérer en conflit ouvert et guerre civile.

C'est ainsi que le protestantisme a longtemps été considéré comme une hérésie par l'Église catholique et a entraîné une grande répression de ses membres à la Renaissance, qui débouchera sur de longues guerres en Europe (guerres civiles en France et Allemagne, guerre entre pays de religion différente) et des massacres, notamment lors de la nuit qui suivit la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572 ou lors de la prise de Magdebourg. Quelques siècles plus tôt, les persécutions de l'Inquisition catholique avaient été encore plus fortes contre ce qui était appelé l'hérésie cathare.

Des sociologues de religion ont travaillé sur ce thème, notamment Danièle Hervieu-Léger. Cette dernière a publié un livre (cf. Bibliographie). Après une brève présentation de l’incapacité de la justice à offrir une définition convenable et un historique des politiques gouvernementales de lutte contre les " menaces " sectaires, Hervieu-Léger résume la vision symbolique française du phénomène sectaire : celui-ci serait en fait identifié à une maladie qui attaquerait le corps social. Le rôle de l’État serait de détruire cette maladie et de venir en aide aux victimes. Hervieu-Léger note au passage le rôle des associations antisectes dans l’élaboration de cette vision, en particulier avec le " délit de manipulation mentale ".

Elle présente sous la forme d’un marché de biens symboliques un portrait de la religion (qu'elle définit comme une inscrïption dans une lignée croyante) et de la spiritualité (bricolage symbolique, au sens de Roger Bastide de manière individuelle).

Hervieu-Léger, à cause de la neutralité axiologique du sociologue, ne peut pas évaluer qui est dangereux et qui ne l’est pas. Elle propose donc simplement un cadre de discussion qui présuppose que l’État doive intervenir pour " réguler " les comportements religieux. Cependant, celui-ci doit connaître le nouveau contexte religieux contemporain (pluriel, individuel, etc.)afin d’" assurer la protection des personnes et protéger le droit à la radicalité religieuse ". Elle rappelle ainsi l'aberration conceptuelle d'un individu choisissantt d'entrer dans une secte qui n'exercerait en fait aucune volonté autonome.


Moderne

Dans les années 1980 et suite à de nombreux scandales (suicides collectifs, affaires politico-financières, infractions au code du travail, exercice illégal de la médecine, etc.), le terme secte a pris une forte connotation péjorative, devenant synonyme de groupe totalitaire et dangereux, ou en tout cas, de système aliénant et forçant ses adeptes à se placer en position de rupture avec la société et ses normes.

Les mouvements de lutte contre les sectes comme l'Association de défense des familles et de l'individu (ADFI) et le Centre de documentation, d'éducation et d'action contre les manipulations mentales, ou Centre Roger Ikor (CCMM) ont essayé avec plus ou moins de succès, de définir des critères d'organisation et des pratiques qui permettraient de ranger selon eux des groupements dans la catégorie moderne des sectes.


Critères

Voici quelques critères :
- manipulation mentale des adeptes ;
- centralisation du pouvoir aux mains d'une personne avec autorité charismatique, par exemple un gourou, ou d'un collège restreint de dirigeants ;
- organisation pyramidale ;
- extorsion de fonds ;
- doctrine se présentant comme exclusive,

En outre, certains y ajoutent d'autres critères, peut-être moins répandus :

- contrôle du milieu :
tentative de contrôle des sources d'information et des interactions sociales externes des membres, encouragements à arrêter les relations avec toute personne externe ;

- infaillibilité et doctrine sacrée :
présentation des idées du groupement comme l'unique vérité et le seul accès au salut, dissuasion de toute réflexion critique sur la doctrine ;

- mysticisme dévoyé :
rapprochements entre des événements et des causes surnaturelles ;

- pureté :
référence à un idéal inatteignable qui réglemente les actes des membres en les amenant à toujours plus d'effort ;
autoritarisme : pouvoir fort du gourou et culte de la personnalité ;

- doctrine secrète (ésotérisme) :
enseignements secrets dont la divulgation au monde extérieur est strictement interdite ;

- élitisme (ésotérisme) : mise en valeur des membres comme supérieurs ;

- brimades et/ou confession forcée en cas de violation des règles établies ;

- bannissement :
interdiction de tout contact avec des anciens adeptes (concept semblable à l'excommunication— par exemple : - L'excommunication chez les Témoins de Jéhovah).

- obligation dogmatique pour les adeptes, de maltraiter leurs propres enfants
(sévices sexuels, châtiments corporels, etc.), ou de leur imposer certains enseignements et interdits préjudiciables à leur intégration sociale, comme le refus de certaines fêtes considérées comme païennes.

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Dernière édition par le Jeu 06 Juil 2006, 9:23 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Informations diverses sur les sectes   Informations diverses sur les sectes EmptyLun 10 Avr 2006, 1:24 pm

Citation :

Cette difficulté a conduit le gouvernement français à faire cette mise au point lors de Conférence annuelle sur les Droits de l'Homme :
« La liste des mouvements sectaires comprise dans un rapport parlementaire français de 1995 [...] est un document de travail parlementaire. En d'autres termes, elle n'a aucune valeur juridique [...]. Certaines autorités locales ont pu toutefois faire référence à cette liste pour prendre des mesures administratives - toutes annulées par les tribunaux. Le gouvernement français s'emploie à sensibiliser les rouages de l'administration afin que la liste des mouvements sectaires soit reconnue pour ce qu'elle est : un document de travail parlementaire qui ne peut servir de fondement à une mesure.»
(12 septembre 2002, Conférence annuelle sur les Droits de l'Homme de l'OSCE à Varsovie, pendant la Session de travail numéro 7, concernant les Libertés fondamentales : Liberté de pensée, de conscience, de religion et de croyance).


Contestation et critique

Ces critères ne font pas l'unanimité et ne s'appliquent pas dans leur totalité à tous les mouvements considérés comme sectaires. En outre, ce ne sont pas les seuls critères permettant de qualifier une organisation de secte. Il apparaît en effet que la relative nouveauté d'un groupement religieux, sa petite taille et son décalage par rapport aux normes établies ne sont pas étrangers à la dénomination de secte d'une organisation.

On étudie aujourd'hui plus le comportement du groupe vis-à-vis de ses membres que les préceptes du groupe en lui-même. On en vient ainsi à parler de secte pour des groupes qui ne se réclament pas d'une religion.

En anglais, l'emploi indépendant de deux mots différents permet de lever une partie de l'ambiguïté du terme français. sect tend à correspondre à la définition étymologique (comme pour les sectes protestantes qui n'a alors guère de portée négative), alors que cult tend à correspondre à la définition sociologique du terme français secte (comme pour cargo cult ou cultes du cargo qui décrivent péjorativement une secte illuminée).


ATTITUDES VIS-A-VIS DES SECTES

Polémique

Deux thèses s'affrontent face au problème des sectes

Sectes ou nouveaux mouvement religieux ?

Il est indéniable que ce qu'il est convenu d'appeler les sectes pose un épineux problème d'ordre public. En France, où les relations entre l'Etat, la société civile et les cultes sont historiquement très différentes de celles qui prévalent aux Etats-Unis, de nombreuses associations ont voulu considérer les sectes ou assimilées telles non comme des cultes, mais comme un nouveau danger, tant pour les personnes que pour la société.

Elles entendent s'y opposer par l'information constante du grand public sur les méthodes de recrutement de certains groupements, par le renforcement ou la création de dispositifs législatifs spécifiques (introduction de la notion de "sujétion psychologique" dans le droit positif) et en agissant, le cas échéant, en justice (constitution de partie-civiles -Article 2-17 du code de procédure pénale).

Selon ces associations, la protection des individus passe avant la liberté absolue de culte telle qu'elle est entendue par la jurisprudence américaine. Leur point de vue est qu' « une secte est un groupe totalitaire qui se sépare de la société et s'y oppose » [1]. On redoute que la necessité ou l'obligation d'adherer sans réserve à certains rites, certaines doctrines ou certains modes de vie se résume en simple manipulation mentale, à but très prosaïquement lucratif, avec des effets parfois redoutables sur la santé psychique, voire physique des adeptes.

C'est en ce sens que le législateur français a voulu protéger les individus contre eux-même et contre ceux qui utiliseraient un état de faiblesse pour obtenir des libéralités, des donations, du travail non rémunéré voire des faveurs de nature sexuelles. Une nouvelle catégorie d'atteinte aux personnes est définie par la Loi du 12 juin 2000 modifiant l'Article 223-15 2 du Code pénal.

Les associations s'inquiètent également de la propagation, par les sectes, de quelque nouvelle forme de totalitarisme, au motif que ceux qui croient ou prétendent détenir la vérité ne renonceront à aucun moyen pour l'imposer. Il est incontestable à cet égard que certains groupement religieux ou para-religieux se sont dotés de puissants moyens financiers.

On peut ainsi légétimement s'inquièter de ce que ces fonds aient pu être en partie obtenus en faisant pression sur les adeptes, et dotent ces organisation de moyens considérables. Certains groupements ne se priveraient pas d'infiltrer les centres du pouvoir économique, politique et judiciaire.

Certains, allant plus loin, estiment que de nos jours, la sécurité mondiale elle-même est affectée, comme au temps des guerres de religion, et que le combat entre sectes et religions comprenant des groupes sectaires, a atteint le niveau planétaire.

Ils allèguent que le gouvernement américain s'est permis plusieurs fois d'intervenir dans les affaires de pays européens qui se défendent juridiquement contre l'emprise des sectes, alors que celles-ci bénéficient aux États-Unis d'un cadre législatif beaucoup plus favorable.

Enfin les associations anti-sectes font valoir que certains scientifiques et sociologues ont parfois sciemment minimisé la dangerosité de sectes telles que l'Église de Scientologie, la Famille (ex Enfants de Dieu), l'Église de l'Unification (Moon), Aum vérité suprême au moyen d'études complaisantes dont il a été démontré pour certaines d'entre elles qu'elles avaient été financées par les mouvements qu'elles prétendaient étudier. Aussi dénoncent-elles leur manque d'objectivité et présentent ces sociologues comme autant d'apologistes de la cause sectaire.


Défenseurs des sectes ?

A l'opposé de l'option répressive et préventive qui a guidé la plume du législateur français, les tenants d'une vision que l'on pourrait appeler nord-américaine ou anglo-saxonne de la liberté de conscience, négligent ou minimisent les aspects considérés comme dangereux par leurs opposants et dénoncent quelques dérapages ayant fait de certaines sectes la victime de persécutions.

Ils décrivent les campagnes menées par leurs adversaires comme des « chasses aux sorcières », une inquisition "laïcarde" contre la spiritualité, voire contre la liberté de penser. L'activisme anti-sectes dont font preuve certaines officines ne serait que la rationalisation d'une intolérance antireligieuse très traditionnelle, qui cherche à frapper l'opinion publique, par exemple en utilisant les témoignages d'ex-membres repentis.

Et l'on peut en effet objecter que certains des critères retenus pour définir un mouvement sectaire (manipulation mentale, centralisation du pouvoir, etc.) sont forts vagues, qu'ils s'appliquent à la quasi totalité des groupes organisés, y compris les religions les mieux établies ainsi qu'à des groupes autre que religieux : entreprises, clubs sportifs, etc. Dès lors la dénomination de secte est arbitraire et source de contentieux.

Selon eux, les attaques des anti-sectes reposent sur la mise à l'index des mouvements pris pour cible. Ils estiment que des campagnes diffamatoires sont souvent entreprises sans grand souci de la vérité. Une de leurs cibles est l'UNADFI, relayant d'après eux des erreurs gravissimes sur les sectes, en particulier sur la pédophilie, leurs témoignages étant jugés truqués.

En raison du caractère extrêmement péjoratif qui s'attache désormais au mot secte, les défenseurs desdites sectes ainsi que les organisations concernées (fédérées pour certaines), lui préfèrent l'appellation, selon eux plus neutre et respectueuse, de « nouveau mouvement religieux ».

Récemment les tribunaux ont eu à connaître d'un tel contentieux: Une plainte avait été déposée contre le président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, le député PS [Parti socialiste] Jacques Guyard, devant la XVIIème chambre correctionnelle du tribunal grande instance de Paris, en mars 2000.

Le journal Le Monde rapporte (jeudi 23 mars 2000) que "Les travaux de la commission d'enquête parlementaire ne constitueraient pas une « enquête sérieuse »", que "la XVIIème chambre correctionnelle du tribunal grande instance de Paris a estimé que M. Guyard n'était « pas en mesure de justifier d'une enquête sérieuse » à l'appui de ses accusations", que M. Guyard "a maintes fois fait référence au caractère « secret » du travail de la commission parlementaire", et que "le caractère contradictoire des investigations diligentées s'est résumé exclusivement à l'envoi d'un questionnaire à une soixantaine de mouvements considérés comme sectaires".

En outre, " les juges ont estimé que le préjudice des parties civiles était « important (...) dès lors que les propos diffamatoires avaient été tenus par un député, président de la commission, dont l'autorité et la compétence n'ont pu être mises en doute par le public »".

Cependant, M. Guyard a ensuite été relaxé par la Cour d'appel de Paris en septembre 2001, celle-ci relevant que, contrairement à ce qui avait été jugé en première instance, le sérieux de l'enquête ne pouvait être mis en doute puisque "la commission d'enquête a recueilli pendant six mois témoignages et documents sur le mouvement sectaire".

Fonctionnement de la polémique

La plus grande partie des polémiques autour du terme secte ont leur source dans la variabilité de ce qu'il dénomme. On peut observer, suivant les personnes qui l’utilisent :

- le sens étymologique : la nouvelle branche d’une religion installée,

- le sens négatif fort :
toute organisation, y compris les sociétés secrètes, ayant été condamnée pour préjudice sur ses adeptes manipulés mentalement,

- le sens négatif étendu :
toute organisation soupçonnée d’exercer une manipulation mentale sur ses adeptes afin de les exploiter,

- le sens de ‘’’religion qui débute’’’,
avec son système de croyances ou sa philosophie originale, et des adeptes apparemment non mentalement manipulés.

Partant du principe que ce sont majoritairement les deux sens à connotation négative qui sont adoptés par la population, les ennemis des religions ont tendance à minimiser toute différence entre le terme secte et le terme religion, en adoptant le sens religion qui débute. Par contre, les défenseurs des grandes religions ont plutôt tendance à adopter le sens négatif étendu, pour désigner par secte tout les mouvements qu’ils jugent dangereux.

Quant à eux, les défenseurs des libertés spirituelles préfèrent le limiter au sens négatif fort à partir de critères objectifs de préjudice sur individus, afin d’éviter que la dénomination secte n'entraîne une méfiance injustifiée vis-à-vis de groupes religieux ou philosophiques où manifestement il n'y a pas de manipulation mentale dans le fonctionnement.

Ces différentes positions proviennent essentiellement de la notion de manipulation mentale, difficile à identifier et, plus particulièrement, à distinguer de l’endoctrinement "religieux".


Scandales autour des sectes

Certaines sectes ont défrayé la chronique entre 1978 et 1997. La mort massive de membres de groupes sectaires a profondément choqué l'opinion publique, d'autant plus que certaines des victimes étaient des enfants. Des thèses de suicides collectifs ont parfois été remises en cause par des enquêtes. Faits marquants :

- 18 novembre 1978 :
914 adeptes du Temple du Peuple (People's Temple), dont 260 enfants, meurent par absorption de poison lors d'un suicide collectif dans leur temple de Jonestown au Guyana ;

19 septembre 1985 :
60 adeptes de Datu Mangayanon se suicident à Mindanao aux Philippines ;

1er septembre 1986 :
7 adeptes de l'Église des amis de la vérité se suicident à Wokayama au Japon ;

28 août 1987 :
32 adeptes de Park Soon Ja se suicident à Séoul en Corée du Sud ;

1993 :
72 adeptes davidiens décèdent dans l'incendie de leur ferme de Waco au Texas alors que la police les assiégeait depuis plusieurs semaines. Bien que la version officielle explique cet événement par un suicide collectif, un certain flou persiste sur ces faits : l'incendie s'est déclaré durant l'assaut de la police, et le FBI a admis avoir utilisé des grenades explosives ;

4 octobre 1994 :
53 adeptes de l'Ordre du Temple solaire (dont 16 enfants) sont retrouvés morts, suicidés ou assassinés, en Suisse ;

1995 :
le chef spirituel des Chevaliers du Lotus d'or, Gilbert Bourdin, est mis en examen suite à des accusations de « viols et agressions sexuelles » sur une ex-adepte ;

20 mars 1995 :
l'attentat au gaz sarin perpétré par des membres de Aum Shinrikyo dans le métro de Tokyo fait 12 morts et plus de 5 000 blessés ;

23 décembre 1995 :
16 adeptes de l'Ordre du Temple solaire, parmi lesquels 3 enfants, sont retrouvés carbonisés dans le Vercors en France. L'hésitation entre suicide et assassinat persiste. Le député Jean-Pierre Brard affirme : « C'est clair, il n'y a pas eu suicide, mais assassinat. » [2] ;

24 mars 1997 :
5 adeptes de l'Ordre du Temple solaire sont trouvés morts au Québec.

26 décembre 2002,
la société Clonaid prétendait avoir abouti à la naissance du premier bébé cloné, une fille nommée Ève, créée par le Mouvement raëlien toujours au Québec. L'information n'a depuis jamais été confirmée par des preuves sérieuses.


Critique des sectes par des médias et des associations

La multiplication des scandales liés à certaines sectes, en particulier des affaires de suicides collectifs ou d'agressions sexuelles, a entraîné une importante médiatisation du phénomène, interprété par les défenseurs des sectes comme un certain sensationnalisme afin de mieux imprégner une opinion publique.

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MessageSujet: Re: Informations diverses sur les sectes   Informations diverses sur les sectes EmptyLun 10 Avr 2006, 1:26 pm

Citation :
La forte médiatisation du « phénomène sectaire » a pu conduire à amalgamer entre elles des organisations aux aspirations pourtant très différentes. Ainsi, par le même terme générique de « secte », on a désigné autant des groupes criminels, dangereux, pédophiles, totalitaires que des nouveaux groupements religieux, ésotériques ou simplement excentriques (en décalage avec la société) qui n'ont jamais été coupables de tels crimes.

Cela s'explique selon les détracteurs des sectes, par le contenu de la définition moderne. Si cette médiatisation a eu pour effet de mettre en lumière des abus au sein de certains groupements, elles ont parfois été très préjudiciables à des personnes ou des organisations. Ainsi, la liberté de culte et la liberté de conscience pourtant garantie par la Déclaration universelle des droits de l'homme, a parfois été bafouée.

Selon les défenseurs des sectes, suite à leur appartenance à des groupements considérés comme sectaires, certaines personnes ont été licenciées, se sont vues refuser la garde d'un enfant ou ont vu leurs contrats commerciaux être rompus [3]. L'exemple de la chanteuse française Sylvie Mestre, dite Nayah, est assez représentatif du poids des médias et du climat de méfiance vis-à-vis des sectes qui régnait à l'époque.

Alors que cette chanteuse connaissait une ascension qui la fit désigner en 1999 comme représentante de la France au concours de l'Eurovision, ses liens avec l'organisation raëlienne mirent un terme prématuré à sa carrière. Les pressions sur ses producteurs, exercées par des associations de lutte contre les sectes essentiellement, furent telles qu'après l'annulation de passages télévisés et de concerts, ses contrats furent finalement rompus.


LUTTE GOUVERNEMENTALE

Lutte gouvernementale contre les sectes
En fonction de leur propre définition du terme secte et des organisations classées comme sectes dans leur pays, les gouvernements ont mis en place des procédés de lutte contre certaines pratiques et certaines organisations.


En Europe

La France, la Belgique et l'Allemagne ont réuni des commissions dont le travail a entre autres permis de constituer plusieurs listes de sectes. Le gouvernement français a chargé une Commission de l'Assemblée nationale d'enquêter sur le phénomène sectaire.

Le 7 février 2000, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) publie son premier rapport et conclut qu'il faut « renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales ». Suite à ce rapport établissant une liste de sectes et malgré les protestations de celles-ci, la loi About-Picard sur les mouvements sectaires est adoptée en 2001. Entre autres, un « délit de manipulation mentale » est créé.

La France dispose d'un réseau très efficace et spécialisé dans la lutte anti-sectes, chargé de diffuser une information auprès de tous les ministères (police, justice, éducation nationale, jeunesse et sports, etc.). Des correspondants MILS sont présents dans chaque ministère, chargés de centraliser l'information, d'informer, de former et de lutter contre l'infiltration des sectes au sein des organes de commandement de la République. Leur travail consiste à apprendre à « identifier les tentatives de prosélytisme » et sanctionner toute dérive.


Cependant le gouvernement français semble avoir amorcé des changements sur la manière d'attribuer l'étiquette de secte sur des mouvements spirituels. La Mils a d'abord été dissoute et remplacée par la Miviludes. -"L'action menée par le Gouvernement est dictée par le souci de concilier la lutte contre les agissements de certains groupes, qui exploitent la sujétion, physique ou psychologique, dans laquelle se trouvent placés leurs membres, avec le respect des libertés publiques et du principe de laïcité.

L'expérience a montré qu'une démarche consistant, pour les pouvoirs publics, à qualifier de « secte » tel ou tel groupement et à fonder leur action sur cette seule qualification ne permettrait pas d'assurer efficacement cette conciliation et de fonder solidement en droit les initiatives prises." Une circulaire gouvernementale du 27 mai 2005 a remis en cause les conclusions des rapports parlementaires en affirmant que le fait d'établir des listes de sectes n'était pas pertinent, et qui plus est contraire au respect des libertés et au principe de laïcité. La surveillance des groupes potentiellement à risque est naturellement maintenue, voire renforcée, mais les amalgames hâtifs entre des groupes fondamentalement indépendants ne sont plus encouragés.

Par contre, le Conseil d'état a reconnu en juin 2005, lors d'un procès intenté par la scientologie , procès qu'elle a perdu définitivement, que cette même "Liste des Sectes" avait une "valeur informative" et il ajoutait : "En outre, eu égard aux risques que peuvent présenter les pratiques de certains organismes communément appelés « sectes », alors même que ces mouvements prétendent également poursuivre un but religieux, les circulaires ne méconnaissent pas le principe de la liberté religieuse .../..." - reconnaissant ainsi l'appelation "sectes" et le danger que certaines représentaient. Voir [4]

En Belgique, un tel essai est soumis à une violente controverse au Parlement qui doit renoncer à publier une telle liste mais qui publie un rapport détaillé [5].

En Suisse, le Conseil Fédéral se garde de tout amalgame entre des groupes « sans lien entre eux » et se prévaut que « la liberté de conscience et de croyance ainsi que le droit d'association sont des droits ancrés dans la Constitution fédérale » [6]. Au moins quatre tribunaux suisses ont confirmé que la scientologie n'était pas une religion mais une affaire commerciale. Voir par exemple: [7].


Les actions judiciaires

Le 6 septembre 2001, la statue géante du chef spirituel des Chevaliers du Lotus d'or, Gilbert Bourdin, est abattue sur ordre de la justice, le procès étant relatif au permis de construire.

Le Mouvement raëlien décide alors sa propre dissolution, parlant de « discrimination ». Avant de disparaître, il incite les Français à voter pour Jean-Marie Le Pen afin que la France ait « un régime en harmonie avec sa politique liberticide », mais aussi « parce que, en cas de succès de Le Pen, une révolution est envisageable qui pourrait amener à la Géniocratie » [8].

La justice s'est aussi attaquée à l'Église de Scientologie qui perd un procès suite à l'utilisation abusive de noms d'ex-membres dans un fichier informatique. Elle est également mise en examen en tant que personne morale pour « escroquerie en bande organisée ». En fait, cette secte a perdu des centaines de procès dans le monde, dont plusieurs procès à propos de morts suspectes.

Parmi les motifs courants de procès et de condamnations de mouvements religieux de type sectaire, énumérons : les infractions au code du travail, l'escroquerie, la non-assistance à personne en danger, l'exercice illégal de la médecine et la maltraitance des enfants. La loi française ne connaît pas le délit de « manipulation mentale » (proposé en 2000 par la Commission nationale consultative des droits de l'homme mais non retenue) et ne se penche pas sur la perte de vie sociale forcée de personnes majeures et apparemment consentantes.

La lutte gouvernementale contre les sectes passe aussi par l'information et la publication de rapports décrivant les pratiques de certaines sectes.

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MessageSujet: Re: Informations diverses sur les sectes   Informations diverses sur les sectes EmptyLun 10 Avr 2006, 1:26 pm

Citation :
En Chine

Le gouvernement chinois dit être entré en conflit avec une organisation connue sous le nom de Falun Gong. Celle-ci a été perçue par les autorités chinoises comme une menace contre la suprématie politique du parti communiste chinois. Les autorités ont interdit cette organisation en la dénonçant comme une secte hérétique. Les autoritées chinoises affirment que le Falun Gong a répliqué sous l'impulsion de son leader, Li Hongzhi, aujourd'hui réfugié au États-Unis, par des manifestations d'opposition massives et pacifiques de désobéissance civile. Les autorités chinoises expliquent que le Falun Gong ferait courir des risques graves à la santé de ses adeptes et qu'il inciterait même ses membres à se suicider par immolation par le feu.

Le Falun Gong affirme n'avoir aucune volonté politique. Selon lui, la répression qui s'est ensuivie a conduit à l'arrestation de membres du Falun Gong, à des procès sommaires aux jugements arbitraires qui se sont soldés par l'internement dans des camps de travail, voire à des condamnations à mort pour certains d'entre eux. Le Rapporteur spécial sur la torture des Nations Unis, Amnesty international et Reporter sans Frontières dénoncent la répression du mouvement parlent d'arrestation illégale et de tortures.

Le Falun Gong a toujours nié avoir, sous quelque forme que ce soit, poussé ses adeptes au suicide et déclare condamner de telles actions. Des organisations de défense des Droits de l'homme ont observé que les « suicides » en question étaient en fait des mises en scènes meurtrières montées par les services de sécurité chinois dans le but de discréditer le Falun Gong aux yeux de l'opinion publique mondiale. Elles soulignent enfin que de nombreux cas de tortures infligés aux adeptes lors de leur incarcération ont été porté à leur connaissance. Le film Feu mensonger produit par la chaîne New Tang Dynasty Television et qui soutient leur cause, a fait le tour du monde et a été primé au Festival du film International de Columbus.

En France, la position des associations de lutte contre les sectes reste prudente et elles observent qu'elles n'ont jamais reçu de plaintes significatives relatives à cette organisation. Toutefois certaines personnalités ont pris des initiatives, contestées par les défenseurs des sectes, et qui ont été interprétées comme donnant une forme de caution à la politique de répression du gouvernement chinois contre le Falun Gong. C'est notamment le cas de visite d'Alain Vivien en Chine - sur invitation officielle du gouvernement chinois et alors qu'il était président de la MILS - rapportée dans ces termes par le Bulletin du CCMM de décembre 2000 :

« La France est souvent citée en exemple en raison de l'ampleur et de la cohérence des mesures prises pour répondre à la menace sectaire. Les représentants français, parmi lesquels Alain Vivien, invités au symposium ont reçu un accueil chaleureux et fait l'objet d'une écoute particulièrement attentive. »


Remises en question

Un débat oppose depuis longtemps ceux qui pensent que, face aux mouvements considérés comme sectaires et dangereux, l'autorité se doit d'intervenir pour protéger les citoyens et, de l'autre côté, ceux qui estiment que l'État n'a pas le droit d'enfreindre les libertés de religion et d'association des citoyens.

C'est l'opinion qu'exprime le sociologue canadien Daniel G. Hill :
« La société qui apprécie ses libertés doit accepter de ne pas pouvoir toujours protéger ceux qui renoncent volontairement à leur indépendance, consacrent leur biens à des causes vaines ou s'engagent dans des pratiques qui leur sont nuisibles. Là où les questions de foi et d'association sont en cause, l'individu qui est vraiment libre n'est pas seulement libre de jouir de ses choix mais aussi d'en souffrir. »
(Cité par J.F. Mayer dans Sectes nouvelles, un regard neuf, Cerf, Paris, 1985.)

La France a établi une liste de sectes dans les rapports des commissions parlementaires sur les sectes. Cette option n'a pas été sans susciter de nombreuses critiques parfois virulentes. C'est avec prudence que certains spécialistes l'ont accueillie. Ainsi Mgr Vernette s'inquiétait que certaines organisations par ailleurs reconnues par l'Église, tel l'Opus Dei, puissent être classées comme sectes par les parlementaires.

En Belgique notamment, une tentative a été effectuée dans ce sens en 1996 par une Commission parlementaire, mais son Rapport a finalement été rejeté par le Parlement dans sa presque totalité, y compris la liste de sectes en annexe. Aussi Mgr Vernette déclarait-il au sujet de la liste établie par ce Rapport de la Commission parlementaire belge qu'elle « comportait de semblables qualifications abusives pour certains groupes épinglés faussement comme sectes avec toutes les conséquences désastreuses pour leurs membres et leurs activités, la liste étant largement publiée dans les médias. Or aucun n'avait été entendu.

Aucun n'a pu obtenir réhabilitation ou nouveau jugement, car aucune instance ne se reconnaît qualifiée pour reprendre le dossier. La chose est grave dans un état de droit et l'on s'inquiète qu'elle risque de se renouveler par un autre biais » (L'Église catholique et les sectes). Mgr Vernette est aussi l'auteur d'un dictionnaire des nouveaux mouvements religieux et des sectes qui comporte 400 entrées là où le rapport de l'Assemblée nationale n'en mentionne que 172.

L'inquiétude de certains responsables catholiques et la prudence de leur réaction sur le sujet s'expliquent en grande partie par la crainte de voir classer parmi les sectes des mouvements le plus souvent charismatiques qui présentent pourtant d'évidentes dérives sectaires en leur sein.


CAS DES GRANDES RELIGIONS

Certains pensent que les « grandes religions » présentent suffisamment de critères d'éligibilité des sectes pour être classées parmi elles. Ils évoquent notamment les affaires de pédophilies autour de prêtres catholiques et les cas de fanatisme islamique et judaïque comme éléments appuyant cette thèse. D'autres insistent sur la présence de sectes au sein des « grandes religions »; ce qui ne rend pas les « grandes religions » des sectes pour autant.

Cependant, d'autres considèrent que les « grandes religions » ne peuvent être assimilées aux sectes, en tout ou en partie, parce qu'elles sont reconnues, admises et intégrées à la société. En quelque sorte, l'estime dans laquelle les tient le gouvernement du pays qui les héberge est garant de leur qualification en secte ou non et interdit toute enquête sur les parties qui pourraient être sectaires sauf à être diligentée par l'institution religieuse elle-même.

Selon certains de leurs détracteurs, ces religions (l'Église catholique étant souvent la plus visée, selon les catholiques) profiteraient du climat de méfiance qui existe à l'encontre des sectes pour essayer de marginaliser les groupements réputés non orthodoxes et pointer du doigt les « dérives » de la foi.

Selon certains défenseurs des sectes, l'Église catholique a même largement favorisé l'essor du mouvement anti-sectes en transmettant à l'ADFI son idéologie, ses connaissances et ses techniques. Selon Joël Labruyère (président de OMNIUM, réputé proche de la scientologie) dans L'État inquisiteur, « c'est grâce à leur connaissance de l'hérésie sous toutes ses formes et parce qu'ils bénéficient d'un réseau d'informations international que des prêtres catholiques ont pu lancer l'affaire et mettre le pied à l'étrier à des laïcs, en leur livrant, clé en main, une petite machine de guerre contre les nouveaux hérétiques.

Il suffisait simplement de recycler le mécanisme des persécutions sous une forme assimilable par la culture moderne. Le CCMM a ensuite laïcisé ces concepts, leur permettant d'intégrer très naturellement les domaines politique et médiatique. Il ne reste, de l'inimaginable cruauté de la Sainte Inquisition, que les techniques « douces » qui consistent à pointer du doigt les « hérétiques » afin de les marginaliser, ce qu'on appelle bien encore communément « la chasse aux sorcières » [voir diabolisation]. Les démons ont été remplacés par les « gourous » qui sont censés laver le cerveau de leurs « adeptes », préalablement lobotomisés. »

André Comte-Sponville écrivait dans son Dictionnaire de philosophie : « La secte, c'est l'Église de l'autre. »
François Cavanna, dans un article de Charlie-Hebdo du 28 juin 2000, réplique : « Une religion est une secte qui a réussi. »

http://cftf.com/french/Les_Sectes_en_France/sectes.html

http://www.unadfi.com/action_etat/liste.htm

http://users.skynet.be/sky40115/sectes97.html

http://www.info-sectes.org/

http://www.vigi-sectes.org/

http://www.bdsr.org/index.htm

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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