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 Georges BRASSENS

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MessageSujet: Georges BRASSENS   Ven 01 Jan 2010, 10:07 pm




















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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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MessageSujet: Georges BRASSENS   Ven 01 Jan 2010, 10:22 pm

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Brassens

Citation :

Georges Charles Brassens, né à Sète, Hérault, le 22 octobre 1921, mort à Saint-Gély-du-Fesc, Hérault, le 29 octobre 1981, est un poète auteur-compositeur-interprète français.

Biographie

Georges Brassens est né dans un quartier populaire du port de Cette — le nom de la ville ne sera orthographié Sète qu’en 1928. Dans la maison familiale[1] il est entouré de sa mère Elvira[2], de son père Jean-Louis, de sa demi-sœur Simone (née en 1912, du premier mariage de sa mère) et de ses grands-parents paternels, Jules et Marguerite. Sa mère, Elvira Dagrosa, dont les parents étaient originaires de Marsico Nuovo dans la région de Basilicate en Italie du sud, est une catholique d'une grande dévotion.

Son père, entrepreneur de maçonnerie, est un homme paisible, généreux, libre-penseur, anticlérical et doté d'une grande indépendance d'esprit. Deux caractères très différents, qu'une chose réunit : le goût de la chanson. D’ailleurs, tout le monde chante à la maison. Sur le phonographe : les disques de Mireille, Jean Nohain, Tino Rossi ou Ray Ventura et ses Collégiens.

Les années trente : Sète

Pour satisfaire le souhait de sa mère, Georges débute sa scolarité à quatre ans, dans l’institution catholique des sœurs de Saint-Vincent. Il en sort deux ans après pour entrer à l’école communale, selon le désir de son père. À 12 ans, il entre en sixième au collège. Georges est loin d’être un élève studieux. Il préfère les jeux, les bagarres, les bains de mer et les vacances. Afin que son carnet de notes soit de meilleure qualité, sa mère lui refuse les cours de musique. Il ignorera donc tout du solfège mais cela ne l’empêche pas d’écrire déjà des chansonnettes.

Alphonse Bonnafé

En 1936, il s'ouvre à la poésie grâce à son professeur de français, Alphonse Bonnafé, alias « le boxeur ». L’adolescent s’enhardit pour lui soumettre quelques-uns de ses bouts rimés. Loin de le décourager, l'enseignant lui conseille plus de rigueur et l'intéresse à la technique de versification et à l'approche de la rime. À la poésie et à la chanson populaire s’ajoute sa passion pour les rythmes nouveaux venus d’Amérique qu’il écoute à la TSF : le jazz. En France, Charles Trenet conjugue tout ce qu'il aime. Il sera un modèle.

« On était des brutes, on s'est mis à aimer [les] poètes. […] Et puis, grâce à ce prof, je me suis ouvert à quelque chose de grand. Alors, j’ai voulu devenir poète…[3] »
Mauvaise réputation

Son intérêt croissant pour la poésie ne lui ôte pas le goût de faire les « 400 coups ». À maintenant 17 ans il s’implique, au printemps 1938, dans une fâcheuse aventure. Dans le but de se faire de l'argent de poche, la bande de copains dont il fait partie commet quelques larcins. Par facilité, les proches en sont les principales victimes. Jo, de son côté, subtilise bague et bracelet de sa sœur. Ces cambriolages répétés mettent la ville en émoi. Lorsque la police arrête enfin les coupables, l’affaire fait scandale. Indulgent, Louis Brassens ne lui adresse aucun reproche quand il va le chercher au poste de police. Pour saluer l’attitude de son père, il en fera une chanson : Les Quatre bacheliers « Mais je sais qu'un enfant perdu […] a de la chance quand il a, sans vergogne, un père de ce tonneau-là ». Par égard, il ne la chantera qu’après sa mort.

« Je crois qu'il m'a donné là une leçon qui m'a aidé à me concevoir moi-même : j'ai alors essayé de conquérir ma propre estime. […] J'ai tenté, avec mes petits moyens, d'égaler mon père. Je dis bien tenté…[4] »
Pour sa part, cette mésaventure se solde, en 1939, par une condamnation d'emprisonnement avec sursis.[5] Il ne retournera pas au collège. Il passe l’été en reclus dans la maison (il se laisse pousser la moustache). Le 3 septembre, la guerre contre l'Allemagne est déclarée. Il pourrait devenir maçon auprès de son père mais, peine perdue, il ne se satisfait pas de cette perspective. Il persuade ses parents de le laisser tenter sa chance à Paris et fuir ainsi l’opprobre qui lui colle à la peau.

Les années quarante : Paris-Basdorf-Paris

Paris

En février 1940, Georges est hébergé, comme convenu avec ses parents, chez sa tante Antoinette Dagrosa, dans le XIVe arrondissement.[6] Chez elle, il y a un piano. Il en profitera pour maîtriser l’instrument à l’aide d’une méthode, malgré sa méconnaissance du solfège. Pour ne pas vivre à ses dépens, comme promis, il recherche du travail. Il obtient celui de manœuvre dans un atelier des usines Renault. Cela ne durera pas ; le 3 juin, Paris et sa région sont bombardés et l’usine de Billancourt est touchée. Le 14, l’armée ennemie entre dans la capitale. C’est l’exode de la population. Jo retourne dans sa ville natale. L’été passé, certain que son avenir n'est pas là, il revient chez sa tante, dans un Paris occupé par la Wehrmacht. Tout travail profitant maintenant à l'occupant nazi, il n'est plus question d'en rechercher.

Georges passe ses journées à la bibliothèque municipale du quartier. Conscient de ses lacunes en matière de poésie, il apprend la versification et lit Villon, Baudelaire, Verlaine, Hugo et tant d’autres. Il acquiert ainsi une grande culture littéraire qui le pousse à écrire ses premiers recueils de poésies : Les Couleurs vagues, Des coups d'épée dans l'eau, annonçant le style des chansons à venir et À la venvole[7], où son anarchisme se fait jour. Ce dernier est publié en 1942, grâce à l'argent de ses proches : ses amis, sa tante et même une amie de celle-ci, une couturière nommée Jeanne Le Bonniec, qui apprécie beaucoup ses chansons (elle épousera en juin Marcel Planche, peintre en carrosserie).

Basdorf

En février 1943, avec la complicité du gouvernement de Vichy, l'Allemagne nazie instaure la mise en place d’un service du travail obligatoire (STO). Georges, 22 ans, est concerné. Convoqué à la mairie du XIVe arrondissement, il reçoit sa feuille de route. De sévères mesures de représailles sont prévues pour les réfractaires. Le 8 mars, il est en gare de l’Est pour se rendre en Allemagne, vers le camp de travailleurs de Basdorf, près de Berlin. Là-bas, il travaille dans la manufacture de moteurs d’avion BMW.

On le voit souvent plongé dans des bouquins ou écrire des chansons, qui divertissent ses compagnons, et la suite d’un roman commencé à Paris, Lalie Kakamou. Des amitiés, auxquelles il restera fidèle tout au long de sa vie, se font jour – notamment avec André Larue, René Iskin et, plus particulièrement, Pierre Onténiente, le bibliothécaire à qui il emprunte régulièrement des livres.

En mars 1944, Georges Brassens bénéficie d’une permission de 15 jours.[8] C’est une aubaine à saisir : il ne retournera pas en Allemagne.

Jeanne

À Paris, il lui faut trouver une cachette car il est impossible de passer à travers les filets de la Gestapo en restant chez la tante Antoinette. Jeanne Planche accepte d'héberger ce neveu encombrant. Avec son mari Marcel, elle habite une maison extrêmement modeste au 9, impasse Florimont. Georges s’y réfugie le 21 mars 1944, en attendant la fin de la guerre. On se lave à l’eau froide, il n’y a ni gaz, ni électricité (donc pas de radio), ni le tout-à-l’égout. Dans la petite cour, une vraie ménagerie : chiens, chats, canaris, tortues, buse… et la fameuse cane qu'il célèbrera dans une chanson. Il est loin de se douter qu’il y restera 22 ans.

Dans ce cocon — il se lève à cinq heures du matin et se couche avec le soleil (rythme qu'il gardera la majeure partie de sa vie) —, il poursuit l'écriture de son roman et compose des chansons en s’accompagnant d’un vieux banjo.

« J'y étais bien, et j'ai gardé, depuis, un sens de l'inconfort tout à fait exceptionnel.[9] »
Cinq mois plus tard, le 25 août, c’est la libération de Paris. La liberté, soudainement retrouvée, modifie peu ses habitudes. Avec leur consentement, il se fixe à demeure chez les Planche. Sa carte de bibliothèque récupérée, Brassens reprend son apprentissage de la poésie et s’adonne à nouveau à la littérature.

La fin de la guerre, signée le 8 mai 1945, marque le retour à Paris des copains de Basdorf. Avec ses amis retrouvés, Brassens projette la création d'un journal à tendance anarchiste, Le Cri des gueux. Après la sortie du premier numéro, faute de financement suffisant, le projet tourne court.

Parallèlement, il monte avec Émile Miramont (un copain Sétois) et André Larue (rencontré à Basdorf), le « Parti préhistorique » qui vise surtout à tourner en dérision les autres partis politiques et qui préconise un retour à un mode de vie plus simple. Ce parti ne verra jamais le jour, suite à l’abandon de Miramont.[10]

Avec l’aide financière de Jeanne, il achète la guitare d’un ami. Elle lui sera volée.[11]

En 1946, il hérite du piano de sa tante Antoinette, morte en juillet. Cette année-là, il ressent ses premiers maux de reins accompagnés de crises de coliques néphrétiques.

Le libertaire

En septembre 1946, il se lie avec des militants de la Fédération anarchiste pour écrire quelques chroniques dans leur journal, Le Libertaire,[12] sous les pseudonymes de Gilles Colin ou Geo Cédille. Ce sont des articles virulents, teintés d'humour noir, envers tout ce qui porte atteinte aux libertés individuelles. La violence de sa prose ne fait pas l’unanimité auprès de ses collègues.

En juin 1947, il quitte la Fédération en gardant intacte sa sympathie pour les anarchistes (Plus tard, Brassens ira régulièrement se produire bénévolement dans les galas organisés par Le Monde libertaire).

Son roman achevé en automne est publié à compte d’auteur. Lalie Kakamou est devenu La Lune écoute aux portes. Estampillé NRF, la couverture plagie, par provocation, celles de la maison Gallimard. Brassens adresse une lettre à l’éditeur concerné pour signaler cette facétie. Contre toute attente, il n’y aura aucune réaction.

« Pupchen »

Pour ne pas attiser la jalousie de Jeanne, Georges a vécu des amourettes clandestines. Il y eut en particulier Jo, 17 ans (juin 45 – août 46). Une relation tumultueuse qui lui inspira peut-être quelques chansons : Une jolie fleur, p****n de toi et, en partie, Le Mauvais sujet repenti (modification de Souvenir de parvenue déjà écrite à Basdorf.)

En 1947, il rencontre Joha Heiman (1911-1999, enterrée avec lui, 18 ans après). Originaire d’Estonie, elle est son aînée de neuf ans – affectueusement, il l’appelle « Püppchen », petite poupée en allemand, mais ils l'orthographieront tous les deux « Pupchen » (c'est le nom gravé sur leur tombe). Désormais, on ne connaîtra pas d'autres conquêtes féminines au fidèle Brassens. Ils ne se marieront jamais ni ne cohabiteront. Il lui écrira J’ai rendez-vous avec vous, Je me suis fait tout petit (devant une poupée), La Non-demande en mariage, Saturne.

Ses talents de poète et de musicien sont arrivés à maturité. De nombreuses chansons sont déjà écrites. Pratiquement toutes celles de cette époque qu'il choisira d'enregistrer deviendront célèbres, comme Le Parapluie, La Chasse aux papillons, J'ai rendez-vous avec vous, Brave Margot, Le Gorille, Il n'y a pas d'amour heureux.

La personnalité de Brassens a déjà ses traits définitifs : la dégaine d'ours mal léché, la pipe et les moustaches, le verbe libre, imagé et frondeur et pourtant étroitement soumis au carcan d'une métrique et d'un classicisme scrupuleux, le goût des tournures anciennes, le culte des copains et le besoin de solitude, une culture littéraire et chansonnière pointue, un vieux fond libertaire, hors de toute doctrine établie, mais étayé par un individualisme aigu, un antimilitarisme viscéral, un athéisme profond et un mépris total du confort, de l'argent et de la considération. Il ne changera plus.

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MessageSujet: Georges BRASSENS   Ven 01 Jan 2010, 10:23 pm

Citation :
Les années cinquante : de Patachou à Bobino

En 1951, Brassens rencontre Jacques Grello, chansonnier et pilier du Caveau de la République qui, après avoir écouté Brassens, lui offre sa propre guitare et lui conseille, plutôt que du piano, de s’accompagner sur scène avec cet instrument.[13] Ainsi « armé », il l'introduit dans divers cabarets pour qu'il soit auditionné.

Sur scène, Brassens ne s’impose pas. Intimidé, paralysé par le trac, suant, il est profondément mal à l'aise. Il ne veut pas être chanteur, il préférerait proposer ses chansons à des chanteurs accomplis, voire à des vedettes de la chanson.

Patachou

Après plusieurs auditions infructueuses, Brassens est découragé. Roger Therond et Victor Laville, deux copains sétois, journalistes du magazine Paris Match, viennent le soutenir et tentent de l'aider dans la mesure de leurs moyens. Ils lui obtiennent une audition « Chez Patachou » le jeudi 24 janvier 1952, dans le cabaret Montmartrois de la chanteuse.[14] Le jour dit, et au bout de quelques chansons, Patachou est conquise. Enhardi, Brassens lui propose ses chansons. Elle ne dit pas non et l'invite même à se produire dans son cabaret dès que possible.[15] Les jours suivants, malgré son trac, Georges Brassens chante effectivement sur la scène du restaurant-cabaret de Patachou. Pour le soutenir, Pierre Nicolas, bassiste dans l'orchestre de la chanteuse, l’accompagne spontanément.

Jacques Canetti

Quand Patachou parle de sa découverte, elle ne manque pas de piquer la curiosité du dirigeant du théâtre des 3 Baudets, Jacques Canetti. Également directeur artistique chez Philips, c'est un éminent découvreur de talents. Le 9 mars 1952, il se rend au cabaret « Chez Patachou », écouter le protégé de la chanteuse. Emballé, il convainc le président de Philips de lui signer un contrat. Le quotidien France Soir, du 16-17 mars, titre : « Patachou a découvert un poète ! ».

Le 19 mars, l’enregistrement du Gorille et du Mauvais sujet repenti s’effectue au studio de la Salle Pleyel. Certains collaborateurs, offusqués par Le Gorille, s’opposent à ce que ces chansons sortent sous le label de Philips. Une alternative est trouvée par le biais d’une nouvelle marque qui vient d’être acquise : Polydor. D'avril à novembre, 9 chansons sortiront sur disques 78 tours. L'une d'elles, Le Parapluie, est remarquée par le réalisateur Jacques Becker qui l'utilise pour son film Rue de l'Estrapade. Éditée sur disque, en même temps que la sortie du film en salle, elle est distinguée par l’Académie Charles-Cros l’année suivante en obtenant le Grand Prix du disque 1954.[16]

Première émission télévisée à l'ORTF, le 6 avril. Brassens chante La Mauvaise réputation devant le public de l’Alhambra.

Première tournée en province, en Suisse et en Belgique (28 juillet au 30 août 52) avec Patachou et Les Frères Jacques.

Engagé, à partir du 19 septembre, aux « 3 Baudets », le théâtre ne désemplit pas. Dans le public, les chansons comme Hécatombe et Le Gorille scandalisent les uns, ravissent les autres. Ces controverses contribuent à faire fonctionner le bouche à oreille. Dès lors, Georges Brassens gravit les échelons du succès et de la notoriété.

En 1953, tous les cabarets le demandent et ses disques commencent à bien se vendre chez les disquaires.

Lui qui a longtemps hésité entre une carrière de poète et celle d’auteur-compositeur, maintenant lancé dans la chanson, il s’y consacre corps et âme. Ce choix n’est pas pris par dépit. Loin de juger la chanson comme une expression poétique mineure, il considère que cet art demande un équilibre parfait entre le texte et la musique et que c’est un don qu’il possède, que de placer un mot sur une note. Extrêmement exigeant, il s’attache à écrire les meilleurs textes possibles. C’est un travail de longue haleine. Jamais satisfait, ils sont maintes fois remaniés ; il change un mot, peaufine une image, jusqu'à ce qu'il estime avoir atteint son but. En fait, son art est bien plus proche de celui des troubadours que de la "chanson" telle qu'elle est généralement pratiquée (même quand on la qualifie de "poétique").

Patachou, qui a mis avec succès plusieurs chansons de son poulain à son répertoire, enregistre 9 titres le 23 décembre 1952, au studio Chopin-Pleyel, pour l’album Patachou… chante Brassens. Pour ce disque, il lui a donné une chanson en exclusivité : Le Bricoleur (boîte à outils) et, de plus, ils chantent en duo Maman, Papa (voir Discographie / Reprises).

René Fallet

Séduit par les chansons qui passent à la radio, l’écrivain René Fallet va l’entendre un soir aux 3 Baudets. Loin d’être déçu, son enthousiasme le pousse à publier un article dithyrambique dans Le Canard enchaîné du 29 avril 1953 : « Allez, Georges Brassens ! »

« La voix de ce gars est une chose rare et qui perce les coassements de toutes ces grenouilles du disque et d’ailleurs. Une voix en forme de drapeau noir, de robe qui sèche au soleil, de coup de poing sur le képi, une voix qui va aux fraises, à la bagarre et… à la chasse aux papillons. »
Touché, Brassens lui écrit pour le remercier et lui demander de venir le voir aux « Baudets ». Leur rencontre sera le début d’une amitié qui durera le restant de leur vie.

Pierre Nicolas

Son second roman, La Tour des miracles, est publié en juin. Son premier album, Georges Brassens chante les chansons poétiques (…et souvent gaillardes) de… Georges Brassens, sort chez Polydor en octobre. Devenu vedette, il triomphe en tête d’affiche de Bobino (16 au 29 octobre 1953).

En 1954, c'est au tour de l’Olympia (23 février au 4 mars et du 23 septembre au 12 octobre). Pour cette grande scène, il fait appel à Pierre Nicolas pour l’accompagner à la contrebasse, marquant ainsi le début d’une collaboration qui durera presque 30 ans. Le bassiste sera désormais de toutes les scènes et de tous les enregistrements. Bobino (du 25 novembre au 15 décembre) achève cette année qui a vu la publication, en octobre, de La Mauvaise réputation, recueil où sont réunis des textes en prose et en vers, dont une pièce de théâtre : Les Amoureux qui écrivent sur l’eau.

« Gibraltar »

Avec le succès, l’argent commence à rentrer et il faut faire face à la gestion du métier. En 1954, Pierre Onténiente, le copain de Basdorf, a accepté de l’aider sans contrepartie pour s’occuper de ses affaires. Avant de franchir le pas plus avant, il fait son apprentissage auprès de Ray Ventura, l'éditeur de Georges.

En 1955, Brassens fait l’acquisition de la maison des Planche et de celle qui lui est mitoyenne pour l’agrandir. L’eau et l’électricité installées, il la leur offre. La vie continue comme avant. Cette même année il rencontre Paul Fort, poète qu’il admire et qu’il a chanté à ses débuts (Le Petit cheval,[17] sur son 2e disque 78 tours/2 titres). Avant sa tournée en Afrique du Nord et son passage à l’Ancienne Belgique, à Bruxelles, il compose des musiques sur deux autres de ses poèmes : Comme hier et La Marine[18] en vue de son nouveau passage à l’Olympia (du 6 au 27 octobre). La nouvelle station de radio, Europe 1, qui vient d’apparaître sur les ondes, est un évènement important dans sa carrière. C’est la seule qui diffuse ses chansons interdites sur les radios d’État.

Prêt à se consacrer à son ami, Pierre Onténiente quitte son emploi en janvier 1956. Son baptême du feu : le prochain passage à Bobino de l’artiste (27 janvier – 16 février). Entre-temps, à la demande de René Fallet, Brassens a accepté, par amitié, de faire l’acteur aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel. Le roman de son ami, La Grande Ceinture, est adapté à l’écran par René Clair. Il s’intitulera Porte des Lilas. Dans cette affaire, Onténiente y gagnera son sobriquet de « Gibraltar ». Le trouvant aussi résistant qu’un roc quand il défend les intérêts de son « protégé », le réalisateur le compare au Rocher de Gibraltar. Friand de surnoms, Brassens l’adopte pour dénommer son ami et, désormais, secrétaire-imprésario. Trois chansons arrivent à point pour illustrer le film : Au bois de mon cœur, L'Amandier et Le Vin.[19]

En 1957, Brassens et Gibraltar créent les éditions 57.

Crespières

La maison de Jeanne Impasse Florimont est toute petite. Pour vivre comme il l'entend, il jette son dévolu, en 1958, sur le moulin de La Bonde, au bord du Ru de Gally, à Crespières, dans les Yvelines. Il s'y rend souvent pour, entre autres, y honorer grandement l’amitié des copains d’enfance : Victor Laville, Émile Miramont, Henri Colpi, Roger Therond ; de ceux de Basdorf : René Iskin, André Larue ; des anars du Libertaire ; des amis du monde de la chanson et du spectacle : Marcel Amont, Guy Béart, Georges Moustaki, Jacques Brel, Pierre Louki, Jean Bertola, Boby Lapointe, Lino Ventura, Raymond Devos, Jean-Pierre Chabrol, Bourvil (en voisin) et bien d’autres. Fidèles, jusqu’à la fin. Seule Jeanne refusera de venir au moulin.

Dorénavant, il cesse de se produire dans les cabarets pour alterner les tours de chant entre Bobino et l’Olympia. Il poursuit ses tournées à l’étranger (1958 : Suisse, Rome, 1959 : Belgique, Afrique du Nord, 1961 : Québec, etc).

Les années soixante : honneurs et douleurs

Jacques Charpentreau, écrit le premier ouvrage sur le chanteur : Georges Brassens et la poésie quotidienne de la chanson, (voir Bibliographie/Les 3 premiers ouvrages consacrés à G.B.).

En 1961, il sort un disque en hommage à Paul Fort, mort l’année précédente, disque où sont réunis les 7 poèmes qu’il a mis en musique.[20]

En avril 1962, il fête ses 10 ans de carrière à Bobino. Le 15 mai, il monte un spectacle en hommage à Paul Fort, au théâtre Hébertot. Le 5 décembre, jour de la première à l’Olympia avec Nana Mouskouri, il souffre d’une crise de coliques néphrétiques. Sur l’insistance de Bruno Coquatrix, il honore les dates prévues à partir du lendemain jusqu’au 24 décembre. Chaque soir, une ambulance l’attend. Suite à cette douloureuse expérience, il ne retournera plus à l’Olympia.[21] Le 31 décembre, il apprend le décès de sa mère. Le jour même, il se rend à Sète puis regagne Marseille pour se produire à l’Alcazar. « Pour la première fois, ce soir, elle me voit chanter. » dit-il.[22]

Le prix Vincent Scotto, décerné par la SACEM, gratifie Les Trompettes de la renommée, de meilleure chanson de l'année 1963. En octobre, le n° 99 de la très sélective collection « Poètes d’aujourd’hui », qui paraît chez les libraires, est consacré à Georges Brassens. Quand l’éditeur, Pierre Seghers, lui avait fait part de ce projet, Brassens accepta à condition que son ancien professeur de français, Alphonse Bonnafé, soit l’auteur du texte.[23] Brassens est ainsi le second auteur de chansons (après Léo Ferré), à figurer dans cette collection (voir Bibliographie/ Les 3 premiers ouvrages consacrés à G.B.). Dans son journal, René Fallet écrit :

« C’est le triomphe enfin avoué et officiel de ceux qui, voilà dix ans, criaient au poète pour les sourds.[24] »
Dix ans se sont écoulés depuis la parution de son premier album — 9 ont paru, 80 chansons ont été enregistrées. Pour marquer cet anniversaire, un coffret de six 33 tours/30cm, Dix ans de Brassens, est mis en vente. Le 6 novembre, Georges Brassens se voit honoré pour cet ouvrage, par l’Académie Charles-Cros, en recevant le Grand Prix international du disque 1963, des mains de l’écrivain, Marcel Aymé.

Souffrant de calculs rénaux depuis plusieurs mois déjà, les crises de coliques néphrétiques deviennent plus aiguës. Il subit une opération des reins à la mi-janvier. Après une longue convalescence, il est à nouveau sur les planches de Bobino en septembre.

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MessageSujet: Georges BRASSENS   Ven 01 Jan 2010, 10:24 pm

Citation :
Les Copains d’abord

Le film d’Yves Robert, Les Copains, sort en 1965. Pour le générique, Brassens a composé une chanson : Les Copains d’abord.[25] Le succès qu’elle rencontre est tel qu’il rejaillit sur les ventes de son premier album 33 tours/30cm et sur son triomphe à Bobino (du 21 octobre au 10 janvier 1965) avec, en alternance, Barbara,[26] Serge Lama, Michèle Arnaud, Brigitte Fontaine ou Boby Lapointe. L'une de ses nouvelles chansons, Les Deux oncles, où il renvoie dos à dos les deux camps de la Seconde Guerre mondiale pour exprimer l’horreur que lui inspire la guerre, jette le trouble et lui vaut des inimitiés chez certains de ses admirateurs.

Louis Brassens, lui non plus, n’aura jamais vu son fils sur scène ; il meurt le 28 mars 1965. Marcel Planche, le 7 mai.

Lors d’une émission radiophonique (Musicora), diffusée en direct du théâtre de l'ABC le 12 octobre, Georges Brassens réalise un rêve : chanter avec Charles Trenet.[27] Ils renouvelleront cette expérience pour une émission télévisée (La La La), en mars 1966. L’estime qu’ils se portent est réciproque mais Trenet garde ses distances. « C’est le grand regret de Georges. S’il y en avait un qu’il aurait vraiment aimé fréquenter, c’est bien Trenet. Or il s’est trouvé que Trenet [...] n’a rien fait pour aller vers Georges. »[28]

Pour rompre sa solitude, Jeanne se remarie à 75 ans, le 26 mai 1966, avec un jeune homme de 37 ans. Contrarié par ce mariage, Brassens quitte l'impasse Florimont pour emménager dans un duplex près de la place Denfert-Rochereau.[29] Jacques Brel, qu’il a connu aux « 3 Baudets » en 1953, est son voisin ; il s’apprête à faire ses adieux sur la scène de l’Olympia. Par amitié, Brassens écrit le texte du programme de cet événement. Du 16 septembre au 22 octobre, Georges Brassens se produit sur les planches du Théâtre national populaire (TNP) avec Juliette Gréco qui en assure la première partie.[30] Chaque soir, il présente sa Supplique pour être enterré sur la plage de Sète et fait part de son Bulletin de santé — en réponse aux rumeurs distillées par une certaine presse — et pour faire bonne mesure, il exprime le peu de bien qu'il pense des mouvements politiques de toutes sortes dans Le Pluriel.

Habitué à souffrir de ses calculs rénaux, il a laissé passer le temps. Au mois de mai 1967, une nouvelle crise l’oblige à interrompre une tournée pour subir une deuxième opération des reins. Le 8 juin, parrainé par Marcel Pagnol et Joseph Kessel, l'Académie française lui décerne le Grand Prix de poésie pour l’ensemble de son œuvre. Brassens en est honoré mais pense ne pas le mériter.

« Je ne pense pas être un poète… Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi… Je ne suis pas poète. J’aurais aimé l’être comme Verlaine ou Tristan Corbière.[31] »
René Fallet sort à son tour un livre sur son ami, aux éditions Denoël (voir Bibliographie/ Les 3 premiers ouvrages consacrés à G.B.).

Après Mai 68, quand on lui demande ce qu’il faisait pendant les événements, il répond malicieusement : « des calculs ! »[32]

Le 24 octobre, avec son ami Fallet, il est au chevet de Jeanne qui meurt faute de n’avoir pu surmonter le choc de son opération de la vésicule biliaire. Elle avait 77 ans.

Le 6 janvier 1969, à l'initiative du magazine Rock & Folk et de RTL, Georges Brassens, Léo Ferré et Jacques Brel sont invités à débattre autour d'une table.

Cette année-là, il franchit les limites du quatorzième arrondissement pour emménager dans une maison du quartier Saint-Lambert.[33] Bobino l'attend à nouveau à partir du 14 octobre.

En décembre, pour satisfaire à la demande de son ami sétois, le cinéaste Henri Colpi, il enregistre la chanson écrite par ce dernier et composée par Georges Delerue pour illustrer le film dans lequel joue Fernandel : Heureux qui comme Ulysse.[34]

Les années soixante-dix : Bretagne et Grande-Bretagne

En 1971, il compose également la musique du film de Michel Audiard, Le drapeau noir flotte sur la marmite, adaptation du roman de René Fallet : Il était un petit navire.

Lézardrieux

Suite aux vacances passées à Paimpol, chez le neveu de Jeanne, depuis les années cinquante, Georges Brassens apprécie la Bretagne. Michel Le Bonniec lui a trouvé une maison sur les rives du Trieux, à Lézardrieux : « Ker Flandry ». Le moulin de Crespières est mis en vente en début 1970. À la demande de Brassens, « Gibraltar » et son épouse viennent habiter la maison de l’impasse Florimont.[35]

Brassens a 50 ans et 20 ans de carrière. Un autre tour de chant l’attend à Bobino avec Philippe Chatel, Maxime Le Forestier, Pierre Louki, en alternance (10 octobre 1972 au 7 janvier 1973). Mourir pour des idées est la nouvelle chanson qu'il met en avant pour contrer d'anciens détracteurs. Le 30 octobre 72, il participe à une soirée spéciale contre la peine de mort au Palais des sports de Paris. À partir du 14 janvier 1973, il entame ses dernières tournées françaises. Il passe au théâtre municipal de Sète, le 13 avril 1973. Cette année-là, il fait son entrée dans le Petit Larousse.

Répondant à l’invitation de Colin Evans, professeur de français à l’University College de Cardiff, en Pays de Galles, Brassens donne deux récitals au Shermann Theatre le 28 octobre 1973.[36]

Le 19 octobre 1976, il s’installe à Bobino pour cinq mois. Il présente les nouvelles chansons de son dernier album. L’une d’entre elles est intitulée : Trompe-la-mort

« C’est pas demain la veille, bon Dieu, de mes adieux. »
Le 20 mars 1977, jour de la dernière, personne ne se doute qu’il ne foulera plus les planches de son music-hall de prédilection.

Saint-Gély-du-Fesc

D'inquiétantes douleurs abdominales de plus en plus vives l’amènent à se faire examiner. Un cancer de l’intestin se généralise. Il est opéré à Montpellier, dans la clinique du Docteur Bousquet en novembre 1980. L'année suivante, une nouvelle opération à l’hôpital américain de Paris lui accorde une rémission qui lui permet de passer l'été dans la propriété des Bousquet, à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier. Retour à Paris et séjour à Lézardrieux.

Hormis les disques de ses chansons arrangées en jazz — dans lequel il est à la guitare auprès de prestigieux jazzmen —, en 1979 et celui en faveur de Perce-neige — l’association de son ami Lino Ventura —, sur lequel il chante les chansons de son enfance, en 1980 et sans oublier son rôle du hérisson dans le conte musical, Émilie jolie de Philippe Chatel, en 1979, il n’a pas enregistré d’album depuis cinq ans. Pourtant une quinzaine de chansons sont prêtes, quinze autres en gestation. Il échafaude le projet de les graver.[37] Là encore, il est resté fidèle à sa maison de disque tout au long de sa carrière.

Ultime satisfaction, la peine de mort — contre laquelle il avait écrit Le Gorille, fait des galas, manifesté, signé des pétitions —, est abolie le 9 octobre 1981.

Revenu dans la famille de son chirurgien, à Saint-Gély, il fête son soixantième anniversaire[réf. nécessaire].

Souvent brocardée dans ses chansons, la camarde l’emporte dans la nuit du jeudi 29 octobre, à 23 heures 15. Georges Brassens est inhumé à Sète, le matin du samedi 31, dans le caveau familial au cimetière du Py[38].

Joha Heiman, mourra le 19 décembre 1999 et sera enterrée à ses côtés. [39]

Lui qui avait comme modèle de réussite Paul Misraki, parce qu'il était chanté partout sans être connu du grand public, ne se doutait pas qu'un jour il accéderait à la renommée internationale. On lui a consacré aujourd'hui plus de cinquante thèses, on le chante partout : au Japon, en Russie, en Amérique du Nord, en Italie, en Espagne, etc. Au total, il est traduit dans une vingtaine de langues.

Postérité

Parc Georges Brassens, à Paris. Georges Brassens a vécu l'essentiel de sa vie parisienne à quelques centaines de mètres de là, au 9, impasse Florimont, puis au 42, rue Santos-Dumont ;
Station Georges Brassens, sur la ligne 3 du tramway parisien.

Notes et références

1 , 54, rue de l’Hospice, aujourd’hui : 20, rue Georges-Brassens.
2 Née Dagrosa. Veuve de guerre, Elvira épousa Jean-Louis Brassens en 1919.
3 Cité par Martin Monestier, Pierre Barlatier, Brassens, le livre du souvenir, éd. Tchou, 2006, page 35.
4 Ibidem, page 36.
5 Certaines sources indiquent qu'il aurait écopé de 15 jours avec sursis, d'autres d'un an avec sursis.
6 173, rue d’Alésia.
7 Expression populaire pour : à la légère.
8 Du 6/3/44 au 21/3/44. Dates mentionnées sur sa fiche de contrôle de permissionnaire, visée à Paris IXe, datée du 9 mars 1944.
9 Martin Monestier et Pierre Barlatier, Brassens, le livre du souvenir, éd. Tchou, 2006, page 56.
10 Brassens a connu Émile Miramont à 9 ans, à l'école communale de Sète. Brassens l'a surnommé « Corne de roc » puis « Corne d'aurochs », pour mieux l’accorder avec le parti préhistorique. Il utilisera ce sobriquet pour le titre de la chanson vengeresse composée au sujet de son abandon.
11 Jacques Vassal, Brassens, le regard de « Gibraltar », éd. Fayard/Chorus, 2006, page 91.
12 Aujourd'hui Le Monde libertaire.
13 Témoignage de Pierre Onténiente recueilli par Jacques Vassal, Brassens, le regard de « Gibraltar », éd. Fayard/Chorus, 2006, page 91.
14 13-15 rue du Mont Cenis.
15 Témoignage de Patachou recueilli par Victor Laville et Christian Mars, Brassens, le mauvais sujet repenti, éd. L’Archipel, 2006, page 136.
16 Il s’agit du sixième 78 tours/2 titres de Georges Brassens. Sous le titre Le Parapluie, la 1re édition mentionne : du film Rue de l’Estrapade. La 2e édition ajoute : Grand prix du disque 1954 « Académie Charles CROS ». La chanson Le Fossoyeur est gravée sur l’autre face (Polydor – 560.436).
17 Titre original : Complainte du petit cheval blanc.
18 Titre original : L’Amour marin.
19 Contre toute attente, la chanson Les Lilas, composée lors de cette aventure cinématographique, n’est pas chantée dans le film. Par ailleurs, on entend, en valse musette, une musique qui sera utilisée en 1960 pour Embrasse-les tous (relevé dans l’article de Philippe Lucas paru dans le numéro spécial de la revue Les Amis de Georges consacré au film Porte des Lilas).
20 Hommage à Paul Fort, 45 tours, Philips (MEDIUM 432.556 BE). Un 33 tours, sera édité en 1972, pour le centième anniversaire de sa mort (voir discographie/Autres enregistrements.
21 Il y retournera le 7 décembre 1965, pour une soirée au profit de Serge Lama, victime d’un accident de la route.
22 Cité par Gérard Lenne, Georges Brassens, le vieil indien, éd. Albin Michel, 2001, page 62.
23 Témoignage de Pierre Onténiente in, Brassens, le regard de Gibraltar, Fayard/Chorus, 2006, pages 174-175.
24 Extrait du Journal de A à Z sur Brassens de René Fallet, in Brassens, éd. Denoël, octobre 2005, page 128.
25 45 tours de la bande originale du film Les Copains, orchestre dirigé par André Girard, Philips (437.004 BE), novembre 1964.
26 Le 23 novembre 1960, la chanteuse avait reçu le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros pour l'album, Barbara chante Brassens.
27 Ils s’étaient déjà rencontrés une première fois en 1960 ; Brassens était venu le voir au théâtre de l’Étoile à Paris.
28 Témoignage de Pierre Onténiente in, Brassens, le regard de Gibraltar, Fayard/Chorus, 2006, pages 197.
29 Immeuble « Le Méridien », 7-9 rue Émile-Dubois, XIVe.
30 Enregistré, ce spectacle sera édité 30 ans plus tard (voir Discographie/Enregistrements publics).
31 Cité par Jean-Paul Liégeois in, Georges Brassens - Œuvres complètes, coll. Voix publiques, éd. Le Cherche-Midi, mars 2007, page 633.
32 Victor Laville, Christian Mars, Brassens, le mauvais sujet repenti, éd. l’Archipel, 2006, page 188.
33 Maison située au 42, rue Santos-Dumont.
34 La chanson a été éditée sur un 45 tours/2 titres chez Philips (6009 007) 1968.
35 Jacques Vassal, Brassens, le regard de « Gibraltar », éd. Fayard/Chorus, 2006, page 264.
36 Enregistré, un disque est commercialisé sur les territoires anglais et français. Ce sera le seul enregistrement public édité du vivant du chanteur (voir Discographie/Enregistrements publics).
37 Après sa mort, Jean Bertola acceptera de les chanter. L’album sera un succès commercial et sera récompensé par l’Académie Charles-Cros.
38 Les Sétois le désignent comme « le cimetière des pauvres ». Il est surnommé « le ramassis ». À défaut de dominer la Méditerranée, il donne sur l'étang de Thau.
39 agrandir la photo de la tombe
40 Sortis sans titre à l'origine, les albums sont identifiés par celui de leur première chanson.
41 Avec un entretien entre Brassens, René Fallet et Jean Serge en 1967, diffusés à Europe 1.
42 426 pages, relié, couverture toilée, ornée de culs-de-lampe.
43 a et b Les photos sont de jacques Denimal. Elles ont été prises dans l’atelier de lutherie de Jacques Favino, à Paris.
44 Brassens chante en duo sur le titre : Maman, Papa.
45 M. Pujadó a également traduit le roman de Brassens, La Tour des miracles - La torre dels miracles, ed. Pòrtic, 1989.
46 Site du festival Intégrale Brassens [archive]
47 Lorsqu'il a francisé son nom, Moustaki a choisi le prénom de Georges par admiration pour Brassens.
48 Diffusé le 19 novembre 1977 sur TF1. Réalisation : Marion Sarraut.
49 Le fac-similé du manuscrit est paru dans le livre d’André Larue (l’ami de Basdorf), Brassens, une vie, coll. Ma vie (n° 2), éd. IGE, décembre 1982
50 La couverture imite par provocation celles de la maison Gallimard avec l’estampille NFR.
51 Maison d’édition créée par Jean-Pierre Rosnay, beau-frère du futur Georges Moustaki.
52 « Les amis de Georges », 13 avenue Pierre Brossolette 94400 Vitry-sur-Seine.
53 Photographe attitrée et amie de Georges Brassens.

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«Les Belges ? Ils ne dureront pas. Ce n’est pas une nation, deux cent protocoles n’en feront jamais une nation. Cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir… » Charles-Maurice de TALLEYRAND-PÉRIGORD
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