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 Taïwan [topic unique]

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MessageSujet: Taïwan [topic unique]   Taïwan [topic unique] EmptyLun 10 Avr 2006, 6:17 pm

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Ta%C3%AFwan

Citation :
L'ile de Taïwan (臺灣/台湾, Táiwān) anciennement appelée Ilha Formosa (Belle île) par les portugais, elle fut et est encore parfois appelée "Formose" ou "Île de Formose" est une ile située à l'Est de la Chine, dans l'océan pacifique.
Elle est également considérée comme étant la continuité géologique de l'archipel japonais.
L'île est soumise au passage de cyclones comme le typhon Haitang, qui a fait quatre morts le 18 juillet 2005.
L'île est actuellement sous la souveraineté de la République de Chine (中華民國 ; bopomofo: ㄓㄨㄥ ㄏㄨㄚˊ ㄇㄧㄣˊ ㄍㄨㄛˊ; Pinyin: Zhōng Huá Mín Guó).
Le statut politique de l'île est assez complexe, la Chine populaire voulant en récupérer le contrôle.

Préhistoire : les premiers peuples arrivent à Taïwan.

XVIIe siècle : migration de population chinoise vers l'ile de Taiwan. Métissage de la population.

1895 : Taïwan est annexée par le Japon suite à la guerre sino-japonaise.

1945 : Défaite japonaise, fin de l'occupation. Arrivée et prise de contrôle par les nationalistes chinois du Kuomintang. Répressions afin de maîtriser parfaitement l'île.

1949 : fin de la guerre civile chinoise. Le Kuomintang ne contrôle plus que Taïwan, mais conserve le siège de la Chine à l'ONU, ayant ratifié la charte des nations unies en 1945.

1950 : proclamation de l'état d'urgence et suspension du processus démocratique jusqu'en 1987-1991.

1962 : le Japon renonce à tout droit sur Taïwan.

1971 : l'ONU vote la reconnaissance de la République populaire de Chine comme gouvernement légal de la Chine continentale.
En conséquence, la République de Chine perd le siège de celle-ci et est exclue de toute l'organisation.

1987-1991 : démocratisation de l'île.

2000 : Chen Shuibian, premier natif de Taïwan élu président.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taiwan

Taïwan ou Taiwan (caractères traditionnels :臺灣; caractères simplifiés :台湾; Hanyu Pinyin : Táiwān) est une île située au sud-est de la Chine continentale, au sud du Japon et au nord des Philippines.
Le nom de Taïwan est généralement utilisé pour désigner les territoires actuellement administrés de facto par le gouvernement de la République de Chine (ROC, caractères traditionnels : 中華民國 ; caractères simplifiés : 中华民国 ; Wade-Giles : Chung-hua Min-kuo, Tongyong Pinyin : JhongHuá MínGuó, Hanyu Pinyin : Zhōnghuá Mínguó, taïwanais : Tiong-hoâ Bîn-ko), qui comprend Taïwan et un groupe de petites îles et archipels : Penghu (ou îles Pescadores), Kinmen et Matsu.
Elles sont demeurées sous le contrôle de la République de Chine après la prise de pouvoir de la République populaire de Chine en Chine continentale à la fin de la guerre civile chinoise en 1949.
L'île principale de Taïwan, longtemps connue en France sous le nom de Formose (les marins Portugais l'appelaient Ilha Formosa et c'est sous ce nom qu'elle a été désignée pendant toute la période antérieure aux années 1960), est bordée à l'est par l'océan Pacifique, au sud par la mer de Chine du Sud, à l'est par le détroit de Taïwan et au nord par la mer de Chine de l'Est. L'île fait 394 kilomètres de long sur 144 de large et est constituée de montagnes escarpées couvertes de végétations tropicale et sub-tropicale.

De 1895 à 1945, Taïwan et les îles Pescadores étaient une colonie japonaise, une concession de la dynastie Qing après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise. Lors de la défaite japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, ces îles furent rendues à la République de Chine et placées sous gouvernement militaire.

En 1949, concédant la victoire de la Guerre civile chinoise au Parti Communiste Chinois, le parti Kuomintang (KMT) au pouvoir se retira du continent et installa son gouvernement à Taipei, la plus grande ville de Taïwan, tout en continuant à prétendre sa souveraineté sur toute la Chine et la Mongolie. Sur le continent, les Communistes mirent en place la République Populaire de Chine, se considérant le gouvernement souverain à la fois sur le continent et à Taïwan et décrivant le gouvernement de la République de Chine comme une institution illégitime.
Taïwan s'est transformé en une économie industrielle de premier plan et est souvent citée comme l'un des Tigres du Sud-Est Asiatique. Parallèlement, des réformes politiques depuis la fin des années 1970 jusque vers le début des années 1990 libérait Taïwan d'un gouvernement autoritaire à parti unique au profit d'une démocratie locale qui, en 1991, cessa ses prétentions territoriales sur la Chine continentale et limita officiellement sa souveraineté à l'île de Taïwan et aux Pescadores.
La consolidation d'une démocratie à plusieurs partis atteint son objectif final en 2000 lorsque s'acheva le monopole du Kuomintang sur le pouvoir au profit du Parti Démocratique Progressiste (Minjindang), membre de la coalition pan-verte, qui remporta les élections présidentielles. En parallèle, un mouvement indépendantiste taïwanais a pris de l'importance, dont l'objectif est la proclamation d'une République de Taïwan. Les désaccords sur le futur de Taïwan ont fait et continuent de faire de son status politique un sujet polémique.

Controverse territoriale

La République de Chine administre de facto l'île depuis 1949. Sa constitution précise pourtant qu'elle est le seul gouvernement légal de la Chine (Taïwan et Chine continentale). Si la capitale reste officiellement Nanjing (Nankin), la capitale administrative est Taibei (Taipei).
Dans les faits, Taïwan se comporte comme un État indépendant, sans que l'indépendance n'ai jamais été officiellement formulée. Sujet politique par excellence, les différents partis de l'ile se définissent sur cette question (vert et bleu).
La République populaire de Chine - qui administre la totalité de la Chine continentale depuis 1949 - considère Taiwan comme une province chinoise sur laquelle elle n'exerce pas son autorité.

HISTOIRE

Préhistoire

Taïwan est habitée depuis environ 30 000 ans, bien que les premiers habitants ne soient pas reliés génétiquement aux habitants actuels de l'île. Il y a 4 000 ans environ s'installèrent les ancêtres des actuels aborigènes Taïwanais, qui sont connectés génétiquement aux Malais et aux Polynésiens, et dont la langue est catégorisée comme langue austronésienne.
Des archives de la Chine ancienne indiquent que les Han auraient eu connaissance de l'existence de Taïwan depuis l'époque des Trois Royaumes de Chine (IIIe siècle) ; cependant, cette hypothèse est difficile à valider car les noms donnés aux îles au large de la Chine diffèrent d'une dynastie à l'autre, et aucun nom n'est directement raccordable à Taïwan. Il a été prétendu mais non vérifié que l'amiral Zheng He de la dynastie Ming aurait visité Taïwan entre 1403 et 1424.
Des contacts avec les Européens eurent lieu au XVe siècle lorsqu'un vaisseau Portugais repéra l'île et la surnomma "Ilha Formosa", ou "Belle Île" en portugais. Les Portugais ne firent aucune tentative pour la coloniser. En 1624, les Hollandais établirent une base à Taïwan et commencèrent à importer des ouvriers de la province chinoise du Fujian. C'est essentiellement autour de cette période que la population indigène de Taïwan se métissa avec des commerçants et ouvriers saisonniers du continent. Les Hollandais firent de Taïwan une colonie et en établirent la capitale à Tainan.

Koxinga et la loi impériale chinoise

Les Hollandais furent expulsés de l'île en 1662 par Cheng Cheng-Kung (connu sous le nom de Koxinga), un ancien pirate reconverti en chef militaire qui se décrivait comme un loyaliste Ming. Cheng établit ainsi le Royaume de Tungning (1662-1683). Faisant de Tainan sa capitale, la dynastie Cheng lança plusieurs raids sur la côte de Chine continentale.
En 1683, la dynastie Qing annexa officiellement Taïwan. Après la défaite du petit-fils de Cheng face à la flotte de l'amiral Shi Lang, tous les habitants restés fidèles à Cheng furent exilés dans les régions les plus reculées de l'empire Qing, laissant environ 7 000 Han sur Taïwan.
Le gouvernement Qing adapta sa politique taïwanaise afin de réduire piraterie et vagabondage dans la région, le menant à une série d'édits sur l'immigration et le respect des droits fonciers des aborigènes. Des immigrants clandestins continuèrent à entrer à Taïwan afin d'exploiter les terres des aborigènes sous contrats qui généralement étaient basés sur un mariage, alors que la frontière entre les terres sous contrôle fiscal et les terres "sauvages" reculait vers l'est.

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MessageSujet: Re: Taïwan [topic unique]   Taïwan [topic unique] EmptyLun 10 Avr 2006, 6:18 pm

Citation :
La loi coloniale japonaise

Après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895) en 1895, la Chine fut forcée de céder Taïwan au Japon à perpétuité, en laissant une période de grâce pour les sujets Han leur permettant de vendre leurs biens et retourner sur le continent.
Le 25 mai 1895, la République de Taïwan, installant sa capitale à Tainan, fut créée dans le but de résister à la loi japonaise. Cette résistance fut matée le 21 octobre 1895, lorsque les forces japonaises entrèrent à Tainan. Pendant la période coloniale, les Japonais utilisèrent le modèle Français de forces d'occupation, et contribuèrent significativement à l'industrialisation de l'île : ils mirent en place, entre autres, un réseau de voies ferrées, un système d'assainissement et un système d'éducation publique. Autour de 1935, les Japonais commencèrent une politique d'assimilation sur toute l'île pour raffermir le lien entre l'île et le l'Empire Japonais.
A la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, selon les termes de l'"instrument japonais de reddition", le Japon accepta a priori la déclaration de Potsdam qui référençait la déclaration du Caire selon laquelle l'île devait être transférée à la République de Chine.
Les troupes de la ROC furent autorisées à venir sur l'île pour accepter la reddition des forces militaires japonaises lors de l'Ordre Général numéro 1 émis par le Général Douglas Mac Arthur le 2 septembre 1945, puis furent transportées à Keelung par la marine américaine.

L'ère de la République de Chine

L'administration militaire de la République de Chine par Chen Yi qui suivit la fin de la Seconde Guerre mondiale était extrêmement corrompue. Ceci, s'ajoutant aux différences culturelles entre les natifs et les nouveaux arrivants, mena rapidement à une perte du soutien populaire de la nouvelle administration, qui culmina lors d'une série d'accrochages sérieux entre le gouvernement militaire et les Taïwanais natifs. Ceux-ci menèrent à leur tour au sanglant "incident 228" le 28 février 1947, lors duquel les troupes gouvernementales massacrèrent quelques 30 000 manifestants et sympathisants.
En 1949, le Kuomintang (KMT, parti nationaliste), qui a l'époque dirigeait le gouvernement de la République de Chine, se retira à Taïwan après avoir perdu la guerre civile chinoise au profit du Parti Communiste Chinois, apportant avec eux quelques 1,3 millions de réfugiés du continent.
Initialement, les États-Unis avaient abandonné le KMT et pensaient voir Taïwan tomber aux mains des Communistes. Cependant, en 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud, et dans le contexte de la guerre froide le président américain Harry S. Truman envoya la 7ème Flotte dans le détroit de Taïwan pour défendre Taïwan contre les communistes.
Lors du traité de paix de San Francisco, qui prit effet le 28 avril 1952, et le 'traité de Taipei' qui prit effet le 5 août 1952, le Japon renonça formellement à tout droit, prétention et titre sur Formose (Taïwan) et les îles Pescadores (PengHu). Ce traité ne fait aucune mention du nouveau propriétaire de l'île, en partie pour éviter de prendre parti dans la guerre civile chinoise. Ce point a été utilisé par les partisans de l'indépendance de Taïwan pour justifier l'auto-détermination.
Pendant les années 1960 et les années 1970, Taïwan se mit à développer une économie prospère et dynamique, devenant l'un des Tigres de l'Asie de l'Est tout en maintenant un gouvernement autoritaire à parti unique. Du fait de la guerre froide, la plupart des nations occidentales ainsi que les Nations unies considérèrent le gouvernement de la République de Chine à Taïwan comme l'unique gouvernement officiel de la Chine, jusqu'aux années 1970 où la plupart des nations changèrent pour ne plus reconnaître que la République Populaire de Chine.
Pendant la présidence de Chiang Ching-kuo (le fils de Tchang Kaï-chek) entre 1975 et 1987, le système politique de Taïwan entama une libéralisation progressive. La loi martiale, en effet depuis 1948, fut abolie en 1987. A la mort de Chiang, le vice-président Lee Teng-Hui lui succéda en tant que Président de la République de Chine et Président du Kuomintang, et la règle du parti unique fut abolie en 1991. Lee devint le premier natif de Taïwan à devenir président pendant le règne du KMT sur Taïwan. Le règne du KMT se termina avec l'élection du président Chen Shui-bian du Parti progressiste démocratique en 2000, suivi de sa ré-élection en 2004.

DEMOGRAPHIE

La population taïwanaise est constitué de 84% de métisses taïwanais (dont Hakka), 14% de chinois (continent), et 2% d'aborigènes devenus minoritaires.
Le peuplement de l'île s'est opéré en trois phases principales :
populations indigènes (aborigènes) dont les derniers représentants demeurent dans les montagnes ;
immigration d'habitants du Fujian, vers le XVIIe siècle.
XXe siècle : occupation japonaise ; arrivée de Chinois vers 1945-1949.

HISTOIRE RECENTE

Loi anti-secession

En 2005 l'Assemblée nationale de la République Populaire de Chine a fait voter une loi autorisant, en ultime recours, à user de «moyens non pacifiques» au cas où Taiwan se séparerait de la Chine, en d'autres termes, ferait sécession. Ce texte réaffirme avant tout la volonté chinoise de préserver l'intégrité du territoire national dans son ensemble ; il constitue également une réplique au Taiwan Relations Act (TRA) voté par le Congrès des États-Unis d'Amérique (en 1979), par suite du transfert de la reconnaissance diplomatique américaine, initialement vis-à-vis de la République de Chine, au profit de la République populaire de Chine, et par respect du principe de l'existence exclusive d'une seule Chine dont Taiwan fait partie.
En effet, chaque texte respectif, après une définition des rapports avec la population de Taiwan, définit les engagements à son profit. Parmi ceux-ci, le respect du statu-quo figure en première place. À ce propos, la Loi Anti-Sécession traduit également, de la part des législateurs de la République populaire de Chine, un souci analogue.
De même, par souci de parallélisme formel, ces législateurs ont introduit une sanction en cas d'altération unilatérale du statut quo que constituerai la sécession de Taiwan, puisque, pour sa part, le TRA prévoit la défense de l'île si celle-ci était attaquée sans en avoir provoqué une telle action. Notons toutefois que, même dans ce cas, l'engagement direct des forces armées américaines ne sera pas automatique, Washington se préservant la liberté d'en apprécier en temps voulu.
Pour faire la juste part des choses, il est vrai que la République populaire de Chine a déployé plusieurs centaines de missiles à portée intermédiaire équipés d'ogives classiques (c'est-à-dire non nucléaires) sur le territoire du Commandement militaire régional de Nanjing. Les autorités taiwanaises actuelles s'estiment menacés par ce déploiement cependant, quand la partie chinoise a proposé aux États-Unis le démantèlement de ces missiles en échanges d'une limitation des livraisons d'armes américaines à Taiwan, et ce en conformité au communiqué sino-américain de 1983, la partie américaine a refusé.
Au contraire, elle a insisté pour les maintenir, malgré une forte opposition unissant de nombreux intellectuels indépendants au camp «pan-bleu» -- la coalition majoritaire au Yuan législatif rassemblant le Parti nationaliste chinois (中國國民黨), le Parti de la primauté populaire (親民黨), et le Nouveau parti (新黨).
D'autre part, ce point de vue des autorités taiwanaises, ainsi que du camp «pan-vert», ne fait pas l'unanimité dans l'île. Au contraire, les voyages successifs du président du Parti nationaliste chinois Lien Chan et de celui du Parti de la primauté populaire James Soong sur la partie continentale, ainsi que des déclarations communes qui en ont résultées avec le Secrétaire-général du Parti communiste chinois Hu Jintao, démontrent la possibilité d'une résolution pacifique mutuellement profitable si, de part et d'autre, il existe une volonté sincère des deux côtés du détroit d'y aboutir. (Les premiers résultats concrets du «voyage de la paix» (和平之旅) sont déjà visibles, avec les perspectives favorables pour les fermiers taiwanais d'ecouler leurs fruits sur le continent.)

Accords bilatéraux avec l'ancien gouvernement de Taïwan

En mai 2005, un accord commun informel (non cautionné par le gouvernement de Taïwan) a été signé entre le PCC (Parti communiste chinois) et 2 partis d'opposition à Taïwan, le Kuomintang et le Qinmindang. Ce texte soulignait la volonté des deux partis pour une l'ouverture plus large du commerce entre Taïwan et la République Populaire de Chine, la signature d'un accord de paix, le retrait des frais de douanes, les libres échanges de bien et de personnes entre les deux parties du détroit, la création de liens entre les armées et l'entrée de Taïwan dans certaines organisations internationales, telles que l'OMS. Il se fondait aussi sur le retour au "Consensus de 1992", qui veut que les deux bords du détroit de Taïwan adhèrent au principe d' "une seule Chine". Cet accord prévoit également une ligne directe Chine continentale Taïwan pour janvier 2006.
Bien que Chen Shui-bian, ai été élu démocratiquement et a ainsi battu le parti historique du kuomintang, dans ces accords, le Kuomintang et le Qinmindang s'engagent à surveiller les agissement du président taïwanais « pour le bien du peuple ».
Néanmoins, le Kuomintang, parti d'opposition, n'étant pas missionné par le gouvernement taiwanais, l'ensemble de cette déclaration n'avait qu'une valeur symbolique. Les propositions effectuées sont alors subordonnées soit à l'accord du président Chen Shui-bian, qui a très rapidement après le communiqué commun fait savoir qu'il ne reconnaissait pas le "Consensus de 1992", soit au retour au pouvoir du Kuomintang.

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MessageSujet: Re: Taïwan [topic unique]   Taïwan [topic unique] EmptyLun 10 Avr 2006, 6:19 pm

Citation :
Premiers effets des accords

Cependant, même si des Taïwanais ont déjà profité des accords pour rejoindre leur familles en Chine continentale, ce qui n'était plus possible depuis la séparation politique des deux territoires, le passeport de la République de Chine n'étant plus reconnu pendant cette période par les autorités de Pékin.
Fin mai 2005, la télévision nationale chinoise CCTV4, presentait déjà des images de vagues de Taiwanais retournant voir leur familles, ou bien retournant en pélerinage à Wudangshan, dans la province de Hubei. Ces montagnes taoïstes à l'origine des arts martiaux internes taoïstes comme le Taiji quan (parfois écrit tai chi chuan en occident), dont bon nombre d'occupants avaient fuit la terreur de la révolution culturelle et avaient trouvé refuge à Taïwan.
Des sondages effectués à Taïwan ont affiché l'avis de la population, en grande majorité pour le statut-quo actuel, bien que certains se reconnaissent comme taïwanais et d'autre comme chinois.

Elections régionales de décembre 2005

Le Kuomintang sort large vainqueur des éléctions régionales le 3 décembre 2005, face à un Parti démocratique progressiste (DPP), au pouvoir depuis 2000 et conduit par le président taïwanais Chen Shuibian. La baisse de popularité de ce dernier est principalement liée a des affaires de détournement d'argent. Si cette tendance se confirme aux élections nationales de 2006, le Kuomintang devrait reprendre le pouvoir, retrouvant la position qu'il avait occupé pendant un demi-siècle, entre la fuite de Chine continentale et l'année 2000.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Ta%C3%AFwan

Le nom européen de l'île est jusqu'au XXe siècle Formose (qui vient de Formosa, belle en portugais).
Toute son histoire se situe dans le cadre du conflit l'opposant à la Chine communiste. Ce conflit pousse ce pays modernisé (il fait partie des quatre Tigres asiatiques) à se suréquiper militairement (ce qui a provoqué l'Affaire des frégates de Taiwan lorsque l'île a souhaité s'équiper de frégates furtives).
Cette rivalité l'a entraîné également dans le conflit territorial en mer de Chine méridionale à propos des îles Paracel et des îles Spratley, pourtant situées bien loin de ses côtes en mer de Chine méridionale. En 1956, Taiwan a occupé militairement l'île d'Itu Aba, et a repoussé en 1977 un débarquement militaire philippin.

Chronologie

En 1895

le traité de Shimonoseki est signé, la Chine cède Taïwan au Japon.
Sous l'occupation japonaise, le système éducatif, les infrastructures et l'industrie de Taïwan se développent.

En 1945, le Japon capitule.

Les nationalistes du Guomindang (KMT) prennent le contrôle de l'île avec l'accord des Alliés (conférence du Caire).
Les Taïwanais ne sont plus dominés par le Japon.
Les arrivants de Chine importent la corruption et la répression.
Le gouvernement et la population formosane sont en désaccord.

Le 28 février 1947, un incident éclate à Taipei.

La population manifeste, et les affrontements avec le gouvernement nationaliste se multiplient.
Une terrible répression s'ensuit accompagnée d'environ 20 000 à 30 000 morts.
Les leaders sont exécutés.

La loi martiale est instaurée sur toute l'île.

Sur le continent, en 1949, les communistes proclament la République populaire de Chine.
Le maréchal Tchang Kaï-chek après avoir perdu la guerre contre Mao Zedong et son armée de 30.000 combattants se réfugient à Taïwan.
Il remet alors en place la loi martiale ainsi qu'un gouvernement provisoire. La population chinoise arrivée en 1949 représente 15 % de la population totale de l'île.
Mais les immigrés prennent le contrôle de Formose et des 85 % de Taïwanais.
La République de Chine est créée à Taïwan, en 1950.
Les États-Unis et Taïwan signent l'accord de défense et d'assistance mutuelles en 1951.
Le traité de San Francisco est signé entre les Alliés et le Japon.
Avec ce traité, le Japon renonce à sa souveraineté sur Taïwan.
Ce traité ne spécifie pas la nouvelle souveraineté.
On considère alors que « le futur statut de Taïwan sera décidé en accord avec les intentions et les principes de la Charte des Nations unies ».
C'est le seul traité international du XXe siècle concernant le statut de Taïwan.

En 1958, l'armée populaire de libération (APL) chinoise continentale lance une offensive contre les îlots de Quemoy et de Matsu.
C'est la crise du détroit de Formose.
Les États-Unis interviennent et empêchent l'invasion chinoise.

En 1971, le président américain Nixon et Henry Kissinger préfèrent la république populaire de Chine.
La République de Chine est expulsée de l'ONU, et est remplacée par la République populaire de Chine.
Taïwan perd alors son rôle officiel de représentant de toute la Chine.
Tchang Kaï-chek meurt en 1975.

En 1979, Pékin appelle Taïwan à revenir « au sein de la mère patrie ».
Le gouvernement est alors appelé « autorités de Taipei », par la RPC.

En 1981, Pékin propose à Taipei les « trois liens » (commerce, poste, voyages), ainsi que les « quatre échanges » (universitaires, culturels, économiques et sportifs).
La Chine invente alors la doctrine : « Un pays, deux systèmes. »

En 1982, après avoir répondu par les « trois non » (non aux contacts, aux négociations et aux compromis), Taïwan reconnaît les dirigeants de Pékin comme les « autorités communistes chinoises ».
La loi martiale, qui dure depuis 1949, est levée à Taïwan en 1987.
La population est autorisée à visiter la RPC.

En 1991, le président taïwanais, M. Lee Teng-hui, annonce la fin de la « période de mobilisation nationale pour la suppression de la rébellion communiste ».

En novembre 1993, le ministre taïwanais de l'économie annonce la politique « provisoire » « des deux Chines », qui concerne « deux États souverains ».

En mars 1996, la RPC déclenche des manœuvres aéronavales le long de la côte du Fujian. En particuler elle tire des missiles au large de Taïwan.
La réaction des États-Unis est le déploiement de deux porte-avions nucléaires dans la zone.

Durant l'été 1999, la doctrine d'« une seule Chine » est abandonnée.
Taïwan veut négocier d'État à État avec la RPC.
La RPC profère alors des menaces de guerre en prévoyant une intervention militaire en cas d'évolution indépendantiste.

En février 2000, un Livre blanc est publié à Pékin.

En mars 2000, le KMT est battu aux élections présidentielles par le DPP.
Le nouveau président de Taïwan est Chen Shui-bian.

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