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 BHV : Jour J + 7 - le crash !

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Stans
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MessageSujet: BHV : Jour J + 7 - le crash !   Lun 26 Avr 2010, 4:51 pm

Source : http://www.rtbf.be/info/belgique/politique/bhv-la-volonte-daboutir-est-la-selon-didier-reynders-210867

BHV: on accorde les violons, mais il y des dissonances




26.04.10 - 14:24

La rencontre hebdomadaire entre le Roi et le Premier ministre Yves Leterme s'est achevée à 12h40. De son côté, Didier Reynders estime que les négociations peuvent reprendre en vue d'un accord jeudi. Mais il y des dissonances. Nouveau compte à rebours.

L'entretien entre le Roi et le Premier ministre n'aura finalement apporté aucun élément nouveau. Celui-ci s'est terminé à 12h40, après un peu moins d'une heure de tête-à-tête. Par contre, les traditionnels bureaux de parti ont permis d'y voir un peu plus clair.

L'Open Vld maintient l'ultimatum de jeudi

L'Open Vld est prêt à s'asseoir à nouveau à la table des négociations mais maintient les conditions déjà fixées, et rappelées par le ministre Vincent Van Quickenborne sur la RTBF lundi matin. Les libéraux flamands attendent toujours un accord pour jeudi et les négociations doivent se dérouler sur la base des propositions formulées par Jean-Luc Dehaene. Le bureau de l'Open Vld s'est rallié à l'unanimité à cette position.

Au MR, on attend le "top départ"

"Tous les élements sont rassemblés maintenant. Il faut voir si la volonté politique se confirme. Ce que j'ai entendu dans les autres formations politiques, c'est la volonté de reprendre et d'aboutir le plus vite possible", a déclaré Didier Reynders à l'entame du bureau du MR.
Didier Reynders attend désormais les résultats de la traditionnelle audience du lundi que le Roi a accordé au Premier ministre.
Dans un autre registre, le président du MR s'est montré très irrité d'avoir été comparé à Marc Dutroux par Bart De Wever, sur VTM dimanche. Le chef de file du parti nationaliste y avait en effet déclaré "Quand Olivier Maingain a qualifié le gouvernement flamand de nazi, Didier Reynders ne s'est pas distancié. Et c'est à lui que l'on demande de ramener la paix ? Autant demander à Marc Dutroux de parler de bonnes moeurs". "Quand on en est à cette extrémité-là", a réagi Didier Reynders, "je préfère ne pas faire de commentaire. Chacun doit rester avec sa conscience. Et moi je ne suis pas la conscience de Bart De Wever. Heureusement".

Pas de consensus en conférence des présidents

Les chefs de groupe des partis francophones de la majorité ont répété lundi midi, à l'entame d'une conférence des présidents de la Chambre, leur refus de voir la proposition de loi de scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde inscrite à l'ordre de jour de la séance plénière de jeudi.
En l'absence d'unanimité, condition nécessaire, il n'y aura donc pas ce lundi de mise à l'ordre du jour de cette proposition. Le chef de groupe cdH à la Chambre, Daniel Brotcorne, a réclamé de "laisser une chance à la chance".
Son homologue du PS Thierry Giet a renvoyé la décision à la traditionnelle conférence des présidents de la Chambre du mercredi.
En l'absence de consensus à la conférence des présidents, l'agenda sera fixé au début de la séance plénière. Celle-ci est convoquée pour jeudi 28 avril à 14h15. La demande d'inscription des propositions scindant BHV pourra être demandée par un seul parlementaire, et un vote interviendra sur cette demande. Il ne fait aucun doute que, s'il n'y pas d'accord jugé suffisant, l'ensemble des députés flamands demandera l'inscription des propositions à l'ordre du jour. Ce serait, déjà, un premier vote "communauté contre communauté". Le président de la Chambre, le libéral flamand Patrick Dewael, a estimé que le maintien de la séance plénière était logique, parce que la survenue d'une crise politique ne doit pas empêcher le Parlement de fonctionner.
Quant au chef de groupe N-VA Jan Jambon, il a réclamé une séance plénière dès mardi pour voter la scission de BHV.

Olivier Maingain se veut réaliste

Le président du FDF, Olivier Maingain, restait quant à lui très réservé. Il ne se disait ni optimiste, ni pessimiste, mais réaliste. "Plus que jamais, les francophones doivent garder leur cohérence et leur détermination. Quand j'entends les déclarations de M. Van Quickenborne, je ne vois pas très bien où est l'ouverture", a-t-il dit.
Olivier Maingain ne veut pas se laisser enfermer ni dans un délai, ni dans les propositions de Jean-Luc Dehaene. "Ce n'est pas raisonnable", juge-t-il.
Quant à l'avertissement adressé dimanche par le président de la N-VA, Bart De Wever, au CD&V, Olivier Maingain le qualifie de "chantage" à visée séparatiste. Et d'avertir, si la N-VA faisait monter les enchères: "Il faut être déterminé à briser le carcan qui encercle Bruxelles en Flandre".
Didier Reynders n'a pas souhaité réagir à ces déclarations.

Boycott des élections en périphérie?

Certains mandataires du CD&V ont évoqué lundi un boycott des prochaines élections législatives dans la périphérie bruxelloise si aucun accord n'est trouvé sur la scission de BHV.
"Est-ce que vous imaginez des bourgmestres de la périphérie collaborer avec des élections qui ne sont pas légales ? Est-ce que vous imaginez des partis flamands déposer des listes de candidats à des élections qui ne sont pas légales", a lancé le député flamand Eric Van Rompuy à son arrivée au bureau du parti.
Le sénateur Hugo Vandenberghe a abondé dans cette direction. "Je ne crois pas qu'il soit crédible politiquement qu'un politicien flamand du Brabant flamand se confronte à l'électeur en disant : nous nous sommes trompés, Maingain a raison", a-t-il dit.
Les jeunes CD&V, eux, veulent l'inscription de la scission de BHV à l'ordre du jour de la Chambre jeudi.
Mais pour Mark Eyskens, il ne faut pas forcer un vote au Parlement jeudi. "Si on peut trouver une soultion vendredi ou samedi, tant mieux", dit-il, estimant que si l'on ne trouve finalement pas d'accord, le pays irait vers une crise très grave.

T.N. avec Belga
Crédit photo : Archive Belga

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MessageSujet: Pas de vote sur BHV prévu pour jeudi ?   Lun 26 Avr 2010, 4:59 pm

Source : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-04-26/pas-de-vote-sur-bhv-a-l-agenda-de-la-pleniere-de-jeudi-766554.php


Pas de vote sur BHV à l’agenda de la plénière de jeudi


Rédaction en ligne


lundi 26 avril 2010, 16:44


Le président de la Chambre Patrick Dewael convoquera une séance plénière de la Chambre jeudi. En revanche, il n’y a pas de consensus sur la mise à l’ordre du jour de la proposition de loi sur la scission de BHV.


La conférence des présidents de la Chambre n’est pas parvenue à un consensus sur le principe de réunir la Chambre jeudi ni sur l’ordre du jour de cette séance, a indiqué Patrick Dewael à l’issue de cette réunion. « Certains partis ont déjà proposé de mettre la proposition de scission à l’ordre du jour pour jeudi, mais d’autres ont refusé », a brièvement indiqué M. Dewael. Comme il s’y était engagé, a-t-il dit, Patrick Dewael (Open VLD) convoquera une plénière ce jeudi à 14h15. Cela signifie qu’il est possible que les partis flamands demandent à ce moment de mettre la proposition de scission à l’agenda.
L’Open VLD maintient la date limite de jeudi


L’Open VLD est prêt à s’asseoir à nouveau à la table des négociations mais maintient les conditions qu’il a déjà fixées. Les libéraux flamands attendent toujours un accord pour jeudi et les négociations doivent se dérouler sur la base des propositions formulées par Jean-Luc Dehaene. Le Bureau de l’Open VLD s’est rallié à l’unanimité à cette position.

Les partis francophones, faisant valoir que le Roi consultait toujours et qu’il n’est pas de tradition que la Chambre tienne une plénière dans ces conditions, auraient voulu que l’on évoque à nouveau le sujet mercredi, jour de la traditionnelle conférence des présidents de la Chambre, qui est toutefois maintenue ce jour-là à 11h30. « Le président de la Chambre a considéré que le Roi ne consultait plus, c’est une décision réglementaire, mais cela n’est pas cohérent avec celle de jeudi dernier », a déploré le chef de groupe PS Thierry Giet. Il juge que le « deadline » que l’Open VLD a lancé pour ce jeudi, ainsi confirmé par le président de la Chambre, ouvre la voie à une dramatisation telle que celle que l’on a connue jeudi dernier. « On est lundi, il reste du temps pour négocier », a-t-il toutefois relevé. Pour le chef de groupe CDH Christian Brotcorne, le geste de ce lundi n’était « pas utile », puisqu’il reste la possibilité de « se revoir en conférence des présidents mercredi ». « Le roi est encore en train de consulter, et l’on attend toujours le communiqué du Palais sur la mission de Didier Reynders »
, a-t-il fait remarquer, jugeant que « l’on va actuellement un peu trop vite ».
Interrogé dans les couloirs du parlement, le chef de groupe SP.A Bruno Tobback (opposition) a dit être convaincu que les propositions de loi sur la scission de BHV seront mises à l’agenda jeudi. Il existe un clivage entre francophones et néerlandophones, a-t-il relevé, mais le CD&V et l’Open VLD ne sont pas non plus eux-mêmes sur la même longueur d’onde.
« L’Open VLD veut à tout prix quitter le gouvernement. Soit la majorité est encore capable de trouver un accord, soit elle met fin à trois années d’absence de prise de responsabilité et va aux élections », a-t-il déclaré.

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MessageSujet: Le Roi accepte la démission du gouvernement   Lun 26 Avr 2010, 8:56 pm

Source : http://www.rtbf.be/info/belgique/politique/yves-leterme-est-arrive-chez-le-roi-211043


Crise politique: le Roi a accepté la démission d'Yves Leterme


26.04.10 - 19:23


Le Roi a accepté lundi vers 18h30 la démission du gouvernement que le premier ministre Yves Leterme avait présentée au chef de l'Etat jeudi passé. Le blocage des négociations sur l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde a eu raison de l'équipe Leterme II.
Un peu plus tôt dans l'après-midi, Didier Reynders a demandé à être déchargé de la mission que le Roi lui avait confiée samedi. Il était chargé de "s'assurer dans un très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde". Le chef de l'Etat a accepté cette demande.
Vers 10h, le président du MR semblait toutefois relativement optimiste : les éléments pour reprendre les négociations sont rassemblés, annonçait Didier Reynders. "Tous les éléments sont rassemblés maintenant. Il faut voir si la volonté politique se confirme. Ce que j'ai entendu dans les autres formations politiques, c'est la volonté de reprendre et d'aboutir le plus vite possible", déclarait-il lors de son arrivée au bureau de son parti.
De son côté le Premier ministre s'était rendu chez le Roi pour son audience hebdomadaire. L'on s'attendait à un passage de témoin avec Yves Leterme mais le communiqué diffusé vers midi après la réunion se bornait à indiquer que le souverain avait reçu le premier ministre, sans plus.
Quant à la Conférence des présidents de la Chambre, elle ne pouvait aboutir à un consensus, les partis flamands continuant à demander l'inscription à l'ordre du jour de la proposition scindant BHV et le président Patrick Dewael prenant sur lui de convoquer jeudi la séance plénière.
Les rumeurs d'un blocage se sont amplifiées. Certains mettaient en cause l'attitude de l'Open Vld : au cours de son bureau, il n'a posé aucun geste d'apaisement en maintenant sa volonté de passer au vote la scission de BHV dès jeudi. D'autres soulignaient que Didier Reynders n'avait guère débloqué la situation et avait préféré son alliance avec le FDF à la survie du gouvernement.
Un peu avant 18h, l'on annonçait le départ d'Yves Leterme pour le Château de Laeken. Une demi-heure plus tard, est tombé le communiqué du Palais annonçant que le Roi avait accepté la démission du gouvernement et le chargeait d'expédier les affaires courantes.

Belga
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MessageSujet: Re: BHV : Jour J + 7 - le crash !   Lun 26 Avr 2010, 10:53 pm




Source : http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/308939/joelle-milquet-denonce-l-irresponsabilite-de-l-open-vld.html
Démission de Leterme: toutes les réactions des politiques


Joëlle Milquet dénonce les "raisons particratiques", Onkelinx "évoque une possibilité de chaos", Reynders qualifie la décision de Leterme de "compréhensible", Ecolo oscille entre colère et consternation
BRUXELLES La présidente du cdH Joëlle Milquet s'est déclarée profondément fâchée lundi soir de l'attitude de l'Open Vld, responsable à ses yeux de la chute du gouvernement Leterme II désormais acceptée par le Roi. "Il n'y a eu aucune volonté de la part de l'Open Vld, sinon celle de se lancer dans un show médiatique", a-t-elle déclaré sur la RTBF.
Mme Milquet dénonce les "raisons particratiques" et "l'absence de sens de l'intérêt général" des libéraux flamands, "profondément irresponsables" selon elle.

Elle pointe aussi du doigt la décision du président de la Chambre Patrick Dewael (Open Vld) de convoquer une séance plénière pour jeudi, en l'absence de consensus, avec l'éventualité d'une mise à l'ordre du jour par les partis flamands des propositions de loi de scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

"On a alors compris quel était le sens de l'histoire pour l'Open Vld", a commenté Mme Milquet, rejetant toute responsabilité de la part des francophones.
La présidente des démocrates-humanistes attend maintenant des initiatives royales supplémentaires.

Maingain se félicite de la solidarité francophone

Le président du FDF Olivier Maingain s'est réjoui sur les antennes de la télévision de la RTBF du fait que les partis francophones aient fait preuve dans cette crise d'une solidarité exemplaire, qui ne s'était pas vue auparavant. Rien ne pouvait satisfaire les francophones dans le travail de M. Dehaene, comme je l'avais dit tout haut auparavant, a-t-il dit en substance.
Pour M. Maingain, nous ne sommes pas au bord du précipice ou d'une crise de régime et le gouvernement continue à fonctionner en affaires courantes.

Possibilité de chaos avec des élections, selon Onkelinx

La vice-première ministre PS Laurette Onkelinx a indiqué que l'organisation d'élections après la démission du gouvernement c'était engendrer la "possibilité du chaos". S'il faut des élections, "nous irons mais il faut éviter le chaos", a-t-elle dit, appelant à "trouver une solution".
Mme Onkelinx a pointé l'Open Vld comme le responsable de la crise. "Je suis en colère contre les pyromanes libéraux flamands", a dit la ministre PS. Il s'agit d'une "crise grave de l'Etat", a-t-elle ajouté, estimant qu'on était pas loin de la "crise de régime".

Laurette Onkelinx a salué l'action du président du MR Didier Reynders qui a "essayé de rassembler les conditions" pour relancer la négociation. Elle a cependant égratigné le président des FDF Olivier Maingain, lui reprochant, "aujourd'hui encore d'avoir mis de l'huile sur le feu".

Reynders: la décision de Leterme est "compréhensible"

La décision du Premier ministre de proposer la démission du gouvernement est "compréhensible" face à l'ultimatum posé par l'Open Vld et la menace d'aller vers une décision flamande unilatérale de scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a affirmé lundi soir le vice-premier ministre et président du MR Didier Reynders. Didier Reynders a estimé qu'il fallait peut-être prendre de la hauteur au cours des prochaines semaines pour définir ce que Flamands et francophones veulent encore faire ensemble.
"Est-il possible de rechercher une solution négociée avec les mêmes partenaires, je ne le pense pas", a-t-il commenté.

"On avait fait tout ce qu'il était humainement possible de faire au cours du week-end pour redémarrer les négociations, a dit le président du MR, faisant allusion à la mission qui lui avait été confiée par le Roi au cours du week-end.
"J'avais reçu des engagements y compris au sein du parti libéral flamand sur la manière de redémarrer", a-t-il ajouté, soulignant que le climat s'est dégradé au cours de la journée de lundi.

Selon Didier Reynders, il y avait toutefois un manque de confiance "essentiel" entre le CD&V et l'Open Vld qui a visiblement fait le choix "d'aller aux élections". D'après lui, la décision du Premier ministre Yves Leterme est compréhensible car il était pratiquement impossible pour lui de négocier un accord en deux jours.

Leterme regrette que le dialogue n'a pas abouti au résultat espéré

Le premier ministre Yves Leterme, dont le roi a accepté lundi la démission du gouvernement, a déploré dans un communiqué que "le nécessaire dialogue devant permettre d'aboutir à une solution négociée (sur BHV) n'a pas permis d'atteindre le résultat escompté". M. Leterme ne pointe personne comme responsable de cet échec. Il remercie Didier Reynders qui avait été chargé par le roi de réunir les conditions devant permettre de restaurer la confiance entre partenaires.

Evoquant le travail effectué par son équipe gouvernementale en matière de Justice, de Défense, et dans la préparation de la présidence européenne, M. Leterme indique que "cette tâche doit pouvoir être poursuivie".
Chargé d'expédier les affaires courantes, le premier ministre sortant dit attendre les initiatives du chef de l'Etat.

Une crise institutionnelle "scandaleuse", selon Di Rupo

Le président du PS Elio Di Rupo a jugé lundi soir scandaleux le déclenchement d'une crise institutionnelle dans le contexte socio-économique actuel, pointant du doigt la responsabilité "énorme" des libéraux flamands dans la démission du gouvernement Leterme II.

"Depuis une grosse semaine, l'Open Vld oblige à parler de délais au lieu de parler du fond", a-t-il dit, jugeant par allusion au président de l'Open Vld Alexander De Croo que "quelqu'un essaie visiblement de se faire un prénom alors que l'on parle de l'avenir du pays et que les francophones ont fait preuve de bonne volonté".

M. Di Rupo n'est pas favorable à des élections anticipées. Outre qu'elles signifieraient probablement une radicalisation de l'électorat, elles amèneraient aussi un "chaos juridique" du fait de l'exigence, posée par la Cour constitutionnelle, d'une solution au dossier BHV.
Il faut éviter de s'engager dans une aventure supplémentaire, a commenté M. Di Rupo.

Il ajoute que son parti veut se montrer constructif pour trouver une solution et attend désormais les initiatives royales.

Colère et consternation chez Ecolo

Ecolo se dit en colère et consterné après avoir pris connaissance de la chute du gouvernement, compte tenu des enjeux sociaux, économiques et environnementaux du moment.
"Depuis l'opposition, Ecolo et Groen! ont tout fait pour éviter ce scénario qui est un véritable gâchis tragique pour ce pays. Il est révoltant de constater qu'une famille qui siège dans l'opposition prenne ses responsabilités là où d'autres, pourtant au gouvernement, se complaisent dans des scénarios de crise qui mènent à l'impasse", dénoncent les co-présidents Jean-Michel Javaux et Sarah Turine dans un communiqué.

Les Verts francophones craignent également que des élections anticipées ne règlent rien. "A la lumière des ukases et des ultimatums que d'aucuns se balancent à la figure, nous craignons que les choix soient limités. Il faut désormais tout faire pour arrêter de nous ridiculiser en Belgique, en Europe et sur la scène internationale", disent les co-présidents.

Une nouvelle préoccupante pour les deux communautés et pour Bruxelles, selon Picqué

L'annonce de la démission du gouvernement fédéral est une mauvaise nouvelle, préoccupante pour Bruxelles, a affirmé lundi soir le ministre-président bruxellois Charles Picqué, interrogé par l'agence Belga.
Plus globalement, "la démission du gouvernement fédéral n'est pas une bonne nouvelle car cela démontre la grande difficulté pour les deux communautés de s'entendre sur des sujets qui divisent", a commenté Charles Picqué. Pour lui, il est évident que s'il existait une réelle volonté d'aboutir, une dizaine de jours supplémentaires auraient pu suffire pour obtenir un accord.

"Pour la Région bruxelloise, c'est une mauvaise nouvelle préoccupante car on était dans un processus de collaboration avec le fédéral sur des sujets aussi importants et urgents que la sécurité, la mobilité ou encore la formation et l'accompagnement des demandeurs d'emploi", a ajouté le ministre-président bruxellois.

Charles Picqué a enfin jugé "très important, dans un tel contexte, que le gouvernement bruxellois continue à fonctionner normalement sans importer les tensions communautaires en son sein".

Dedecker: La solution la plus logique au chaos qui domine au gouvernement Leterme

La chute du deuxième gouvernement Leterme est la solution la plus logique au chaos qui a dominé au sein du gouvernement fédéral depuis 3 ans.
"Durant trois ans, tant le CD&V que l'Open Vld ont tenu les électeurs flamands en haleine avec des promesses de réforme de l'Etat. Mais entre-temps, ils ont laissé leurs partenaires francophones mener le pays vers la destruction", a affirmé la Lijst Dedecker.

Pour le président de la formation ultra-libérale flamande, Jean-Marie Dedecker, ni les deux cabinets Leterme , ni le cabinet intérimaire Verhofstadt n'ont engrangé "le moindre résultat positif".

"Le champion des voix de préférence Yves Leterme a maintenant vraiment fait la preuve qu'il n'était pas capable de faire ce travail", a-t-il poursuivi.
La LDD a par ailleurs épinglé "l'improvisation tant du CD&V que de l'Open Vld en matière de réforme de l'état. Les contradictions avec l'extrémisme de gauche du PS, du cdH et d'Ecolo bloquent toute réforme, qu'il s'agisse des pensions, du chômage, des soins de santé ou de l'emploi".

La Lijst Dedecker a enfin souligné qu'il fallait donner le signal aux francophones "dont la stratégie ne consiste qu'à maintenir les transferts de milliards d'euros du nord vers le sud du pays chaque année", que la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde n'était qu'une première étape à réaliser sans compensation, avant une autonomie accrue pour la Flandre".

"Laisser s'exprimer le citoyen", déclare l'Open Vld

Le président de l'Open Vld, Alexander De Croo, plaide lundi pour l'organisation d'élections anticipées afin de "laisser s'exprimer le citoyen".

Selon M. De Croo, il est apparu au cours des derniers jours que les conditions émises par son parti pour la reprise de négociations ne pouvaient être remplies. L'Open Vld voulait une solution pour jeudi. "Il était clair qu'on ne respecterait pas le timing et qu'on ne prendrait pas suffisamment en compte le travail effectué par Jean-Luc Dehaene". D'après la président de l'Open Vld la "volonté politique" n'y était pas.

Alexander De Croo refuse d'assumer la responsabilité de l'échec. "Nous avons fait tout ce qui était possible pour négocier une solution négociée", a-t-il affirmé.

Thyssen: On a pourtant tout fait pour que ça n'arrive pas

Pour la présidente du CD&V Marianne Thyssen, c'est aujourd'hui un jour noir pour la politique. Dès avant la démission du gouvernement, les libéraux flamands se sont placés dans une logique d'élections et les libéraux francophones ont miné les négociations, a-t-elle déclaré lundi soir sur les antennes de la VRT.

La présidente s'est dite très déçue par les partis parce qu'ils n'ont pas été capables de s'asseoir à la table et de trouver une solution à des problèmes d'une telle importance. "On a pourtant tout fait", a-t-elle dit.
Mme Thyssen a regretté que tous les efforts faits autour de BHV n'aient pas abouti. Elle a pointé le doigt vers les libéraux, flamands et francophones, Olivier Maingain en tête. Selon elle, c'est lui qui a miné les négociations, alors qu'Open Vld ne pensait qu'aux élections, en utilisant l'argument de l'échéance stricte.

Ceux qui ont rendu la négociation impossible portent une lourde responsabilité, selon elle. On se trouve non seulement devant des élections contraires à la Constitution mais tout le travail autour de BHV va devoir être recommencé. Elle estime qu'après les élections, la procédure autour de la proposition de loi flamande scindant BHV va devoir repartir de zéro et que les négociations n'en seront pas plus faciles pour autant.

La présidente des démocrates-chrétiens flamands espère cependant que d'ici les élections, une liste des articles de la Constitution qui pourront être soumis à révision pourra être élaborée.

Elle pense aussi que des élections ne sont pas totalement inévitables. "Nous allons voir ce qui se passe. L'initiative se trouve à présent chez le roi", a-t-elle dit, ajoutant toutefois qu'elle ne craignait pas l'épreuve des urnes.
"Nous avons tout fait pour scinder BHV. Nous ne sommes pas non plus les auteurs de la loi électorale et nous avons fait tous les efforts nécessaires pour éviter des élections anticonstitutionnelles", a encore dit Marianne Thyssen.






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