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 Et en Flandre ?

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MessageSujet: Et en Flandre ?   Mer 13 Oct 2010, 1:40 pm

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/616525/l-impatience-des-flamands.html

L’impatience des Flamands


Mis en ligne le 13/10/2010
Citation :
Comment Bart De Wever pourrait-il arriver à un compromis honorable quand on voit avec quel programme il a remporté les élections ?

A en juger par sa présence médiatique, Bart De Wever règne souverainement, certainement sur la Flandre, et tout autant sur l’opinion publique du Sud. Lors de sa conférence à l’Université de Gand - bien qu’il y ait tout simplement répété que la réforme de l’Etat qu’il a en tête n’est probablement pas pour demain -, son apparition a incité toutes les chaînes de télévision belges à ouvrir leur JT par l’image du leader de la N-VA face aux étudiants.


Le week-end dernier, "De Standaard" consacrait une dizaine de pages à Bart De Wever et à son parti, avec ce titre plus qu’étonnant, faisant référence aux propos du bras droit médiatique de la N-VA, Siegfried Bracke : "De N-VA is een linkse partij" (La N-VA est un parti de gauche).
L’article n’a pas vraiment apporté les arguments pour soutenir cette thèse, on avait plutôt l’impression que Siegfried Bracke voulait concilier les contraires. L’ex-rédacteur en chef de la VRT est d’ailleurs en train d’effectuer une tournée des loges maçonniques, pour y expliquer que le nationalisme devrait tout naturellement charmer les adeptes de l’équerre et du compas "puisqu’il incarne un esprit de groupe qui est proche de la fraternité maçonnique".
Ces propos surprenants confirment avant tout qu’au sein de la N-VA, on est confronté à une série de contradictions, dont la plus fondamentale est la différence entre ses aspirations et ce qui est politiquement réalisable. L’immobilité qui en résulte risque de provoquer un sentiment d’impatience. C’est ce qui a nourri le ton, assez critique ces dernières semaines, des éditorialistes flamands à l’égard de Bart De Wever.
On a pu lire à plusieurs reprises que la star de la politique flamande doit enfin arriver à un résultat. On semble avoir oublié que la N-VA a gagné les élections sur la base d’un programme qui a comme ambition de scinder la sécurité sociale, d’abolir la région bruxelloise et d’instaurer le confédéralisme. Même si on tient compte du fait que la N-VA est suffisamment réaliste pour remettre la dissolution de la Belgique à (beaucoup) plus tard, avec de tels objectifs, on voit mal comment Bart De Wever pourrait arriver à un compromis honorable.


A travers les interviews de Flamands tant à la RTBF qu’à la VRT, on découvre que les citoyens du Nord ne croient pas au scénario d’une scission du pays. Et on y note aussi une certaine sympathie flamande, assez surprenante, pour Elio Di Rupo. Mais on a beau répéter qu’à peine dix-huit pour cent de l’électorat de la N-VA se prononcent en faveur du séparatisme, cela n’empêche pas pour autant qu’un tiers des Flamands soutient les ambitions radicales à plus court terme. Comment expliquer autrement la montée permanente du parti nationaliste dans les sondages ?

Au Sud par contre, on entend fréquemment évoquer le fameux "plan B", parfois sur un ton banal, comme s’il s’agissait d’une simple opération cosmétique. En Flandre, ce plan B est perçu comme un bluff et n’est pas pris au sérieux. Autre différence : au moment où les médias du Nord ont modéré leur ton à l’égard du président du PS - les Flamands s’étaient faits à l’idée d’un premier ministre nommé Elio -, Bart De Wever continue à être diabolisé d’une façon parfois choquante dans certains médias francophones.


De plus en plus fréquemment, on reprend en Flandre cette phrase de Robert Houben, ancien président du CVP, qui avait dit que la fin de la Belgique résiderait dans l’impossibilité de former un gouvernement fédéral. Et dans ce cas, qui pourra revendiquer être "la Belgique résiduelle" ?

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MessageSujet: Re: Et en Flandre ?   Mer 13 Oct 2010, 5:06 pm

Grasse, Duodi 22 Vendémiaire, An CCXIX.

Chers tous,

Citation :
L’ex-rédacteur en chef de la VRT est d’ailleurs en train d’effectuer une tournée des loges maçonniques, pour y expliquer que le nationalisme devrait tout naturellement charmer les adeptes de l’équerre et du compas "puisqu’il incarne un esprit de groupe qui est proche de la fraternité maçonnique".
Les propos de Siegfried Bracke sont plutôt douteux: comment compte-t-il convaincre ses frères avec des arguments aussi tordus, prenant qui plus est le contrepied des idéaux de l'institution qui se donne davantage pour but de rassembler que de diviser? Comme quoi le nationalisme bête et méchant (pléonasme) corrompt décidément tout ce qu'il touche...
Citation :
Même si on tient compte du fait que la N-VA est suffisamment réaliste pour remettre la dissolution de la Belgique à (beaucoup) plus tard, avec de tels objectifs, on voit mal comment Bart De Wever pourrait arriver à un compromis honorable.
Le fait même que la N-VA diffère son projet séparatiste, certainement dans le but de se déclarer lorsque la Flandre aura mis tous les atouts de son côté, devrait selon moi inciter les Francophones à précipiter le divorce afin de limiter les dégâts!
Citation :
De plus en plus fréquemment, on reprend en Flandre cette phrase de Robert Houben, ancien président du CVP, qui avait dit que la fin de la Belgique résiderait dans l’impossibilité de former un gouvernement fédéral. Et dans ce cas, qui pourra revendiquer être "la Belgique résiduelle" ?
Mais est-il stratégiquement opportun de revendiquer cette "Belgique résiduelle"? Le faire amènerait à reprendre la totalité de la dette du Royaume. Ne faudrait-il pas que l'éventuel état francophone nouvellement constitué se choisisse un nom complètement nouveau?

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MessageSujet: Re: Et en Flandre ?   Mer 13 Oct 2010, 7:29 pm




cher Ardennais,

au contraire de vous et après mûre réflexion, je pense que les F de Belgique auraient intérêt ,au cas ou , à se constituer en Fédération W+B,quitte même à y rester le temps qu'il faudra(pour constater sa viabilité ou non)
En effet, il n'y a pas actuellement de volonté ou envie de passer français(on en est très loin sur le terrain...) et je doute d'une évolution rapide. Il faudra du temps,180 ans de Belgique ne s'oublie pas comme ça...
On aurait le temps d'aviser le moment ou les mentalités éventuellement evolueront.
Perso, j'estime que la France" mérite" de l'adhésion massive chez des futurs compatriotes. Seule une véritable volonté populaire forte dans les territoires concernés serait gage de succès de réunion et d'intégration réussie. Je mets de côté les statuts intérimaires style" statuts Lenain" en l'absence actuelle du sceau officiel de la la République française les concernant.
Pour dire la vérité,je suis encore sceptique sur l'eclatement proche de la Federation belge.Je continue à penser que des rabibochages temporaires suite aux pressions extrêmes de l'environnement de toute sorte (UE, Eurozone, Organisation du Traité de l'Atlantique Nord-États-Unis d'Amérique,etc etc) auront lieu,donnant encore quelques années de vie à cette Belgique.J'aimerais vraiment avoir tort mais j'en doute encore.
A suivre

Amicalement
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Ardennais
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MessageSujet: Masse critique   Mer 13 Oct 2010, 11:00 pm

Grasse, Duodi, 22 Vendémiaire, An CCXIX.

Cher Thierry,

Ma dernière remarque n'était pas une affirmation mais une question. Je me demandais si les avantages d'une Belgique résiduelle en compensaient les inconvénients. Les interventions de Paul-Henry Gendebien, puis les travaux de Jean-Sébastien Jamart, de Jacques Lenain ou Daniel Ducarme, les livres de Jules Gheude, Claude Demelenne ou Claude Javeau, et de nombreuses interventions sur les forums que nous fréquentons m'ont fait entrevoir certains inconvénients rédhibitoires faisant indubitablement pencher la balance pour une option et certains avantages la faisant pencher sans hésitation en faveur de l'option inverse... l'avenir de la Belgique est une très complexe équation à multiples inconnues, dont certaines nous échappent certainement encore. Sans parler des impondérables.

Pour les 180 ans de Belgique qui ne s'oublieraient pas si aisément, je ne suis qu'en partie d'accord: l'histoire récente des territoires formant l'actuelle Belgique nous prouve que les changements brutaux d'administration ont été amortis en des temps records par les populations... lorsqu'on raconte aux belgicains d'aujourd'hui que les touristes anglais du milieu du XIX° siècle (que l'on ne peut soupçonner de sympathies bonapartistes) attestent dans leurs mémoires qu'un nombre non négligeable de Wallons de l'époque, Belges de fraîche date, regrettaient l'administration de l'Empire, ils ont beaucoup de mal à le croire! Deux générations maximum auront suffi à convertir une majorité de ces anciens et zélés Français en bons Belges... La mentalité des Francophones de future ex-Belgique pourrait bien évoluer plus vite que ne le pensent certains, si un brusque changement survenait.

Personnellement, je ne suis plus sûr du tout que les pressions extérieures puissent encore contenir longtemps les pressions intérieures tirant la Belgique vers la scission. Nous nous acheminons peut-être vers un point de non-retour où toutes les parties trouveraient plus rentable de régler pacifiquement et définitivement le problème belge que de laisser s'éterniser un pourrissement dont le contrôle risque de leur échapper. Lorsque l'hypothèse de travail consistant à laisser couver les braises et risquer un véritable incendie en plein cœur de l'Europe apparaîtra trop risquée, le basculement sera total. Sommes-nous proches de cette "masse critique"? Tout est là.

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