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 J + 133 : La N-VA cherche le mot "EXIT" ?

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Stans
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MessageSujet: J + 133 : La N-VA cherche le mot "EXIT" ?   Lun 25 Oct 2010, 1:50 pm

Source : http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/619052/la-n-va-cherche-deja-le-mot-exit.html


La N-VA cherche (déjà) le mot "EXIT"



M.Bu.

Mis en ligne le 25/10/2010
Citation :
La N-VA de De Wever n’a pas confiance en Vande Lanotte ni en l’objectivité de la Banque nationale. Seule issue pour briser le carcan des “7”: des élections.


Pivot. Le basketteur Johan Vande Lanotte devra prendre quelques méchants rebonds s’il veut avoir une chance de marquer un panier avec son maillot de conciliateur royal sur le dos. Ce lundi, "VdL" termine son round de consultation des septs présidents de parti en recevant notamment les verts Jean-Michel Javaux et Wouter Van Besien, de même que la CDH Joëlle Milquet.

1 Ayez confiance.

C’est le job de Vande Lanotte : restaurer la confiance entre ces responsables qui s’envoient des scuds à longueur de journée. La N-VA ne place pas une once de confiance en Johan Vande Lanotte. "D’ailleurs, il est le conciliateur des six" (PS, CDH, Ecolo, CD&V, Groen !, SP.A), dit-on à la N-VA pour illustrer le fait que l’envie de collaborer avec le socialiste flamand est très limitée. Et on s’offusque de plus en plus ouvertement que Jacques van Ypersele, le chef de cabinet du Roi, n’ait pas pris la peine de prévenir les nationalistes flamands de la désignation de Vande Lanotte à ce poste de conciliateur royal. "Pas le moindre coup de téléphone, fulmine-t-on à la N-VA, c’est inconcevable." Ailleurs, on réplique que le Palais n’avait pas non plus reconsulté le président du PS avant de nommer le tandem de médiateurs Flahaut et Pieters. Mais, bref, voilà un nouveau front qui s’ouvre entre la N-VA et le Palais royal - déjà suspecté d’"ostracisme" envers la famille libérale

2 Objectiver les chiffres :

Good luck Qui va mettre les mains dans le cambouis afin d’y voir plus clair entre les différents modèles proposés pour la révision de la loi de financement ? La Banque nationale et le Bureau du Plan Bien. Sauf que les nationalistes flamands estiment que ces institutions sont noyautées par le SP.A (le Bureau du Plan) et le PS (la Banque nationale). Ainsi la N-VA n’accorde-t-elle que (très) peu de crédit à ce qu’elle désigne comme des symboles de l’establishment belgo-belge. A la N-VA, on plaide plutôt pour que "l’objectivation des chiffres" soit confiée à un panel d’académiciens issus d’universités tant flamandes que francophones. Ce serait, assure-t-on chez les nationalistes flamands, une bien meilleure garantie que les différents modèles pour la révision de la loi de financement soient étudiés de manière tout à fait impartiale. Et ceux qui devront procéder à l’objectivation auront du pain sur la planche. Outre le modèle de la N-VA et le modèle proposé par les trois partis francophones (PS, CDH, Ecolo), le SP.A dispose de son modèle. Tout comme le CD&V. Dimanche, à la RTBF, le CD&V Eric Van Rompuy a défendu avec force le modèle de la N-VA : "Penser que tout le monde va gagner de l’argent, c’est une illusion", a-t-il martelé. Le modèle Kirsch - du nom d’un Toshiba Boy issu du CVP - appauvrirait encore davantage la Wallonie que le modèle de la N-VA. "A objectiver", donc, comme on dit pour le moment.

3 BHV.

Jeudi, une séance plénière de la Chambre devra décider d’accorder ou non l’urgence à une proposition de loi déposée par la N-VA et visant à scinder l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Dimanche, trois partis flamands ont indiqué qu’ils ne voteraient pas en faveur de l’urgence au Parlement et choisiraient de s’abstenir. Le SP.A, Groen ! et l’Open VLD. "Nous n’avons pas vocation à être une N-VA bis, explique-t-on chez les libéraux flamands. C’est un peu facile de déposer une semaine une proposition de compromis et la semaine suivante voter au Parlement. Tout le monde sait très bien que ce vote n’amènera à rien : c’est du pur théâtre politique. On en a marre de ces petits jeux politiciens. Donc, poursuit-on à l’Open VLD, nous allons faire le choix de nous abstenir de voter l’urgence sur BHV, au risque d’être traités de mauvais flamands."

4 La N-VA au vestiaire ?

Cette hypothèse est inconcevable, irréaliste. Tous les partis flamands ont répété que la N-VA devait faire partie d’un futur gouvernement. Un président de parti flamand est agacé. Il dit : "Le prochain francophone qui suggère de mettre en place un gouvernement sans la N-VA, on lui répondra qu’on peut tout aussi bien faire un gouvernement sans le PS. C’est inconcevable." Au vrai, même au PS, on convient qu’il n’est pas question d’éjecter les nationalistes flamands : "Cette posture de la N-VA à la Calimero, ça commence à bien faire. Personne ne dit qu’il faut faire un gouvernement sans ce parti. D’ailleurs, la N-VA, avec ses 27 députés, se comporte comme si elle était un tout petit parti qu’on allait contourner. PS et N-VA doivent être à la table de négociation."

5 Prochaine sortie : élections ?

Ne tournons pas autour du pot, la confiance ne reviendra pas entre les sept partis, même si Johan Vande Lanotte y passe l’automne (puis l’hiver) D’ailleurs, c’est précisément l’une des stratégies élaborée par le SP.A et dévoilée par Louis Tobback : la montre joue contre la N-VA, a-t-il indiqué en faisant allusion au fait que l’opinion publique allait se lasser du non-accord actuel. A la N-VA, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Et on est persuadé qu’on joue sur du velours s’il faut retourner à la case élections. Et que c’est même l’unique opportunité d’un jour voir les libéraux intégrer des négociations. Dimanche soir, le président de la N-VA a d’ailleurs accordé une interview coup de poing à RTL. "Ce n’est pas un reproche que les Wallons votent pour le PS, s’est-il exaspéré, c’est juste un problème. Ce que nous vivons pour le moment est cauchemardesque, a-t-il indiqué, avant de confirmer qu’il n’avait aucune confiance en Johan Vande Lanotte. Je ne peux que constater que trois partis francophones restent scotchés ensemble et refusent d’envisager une autre formule." Plus tôt dans la journée, à la VRT, DeWever avait pris à partie le président du PS Elio Di Rupo : "C’est lui qui veut devenir Premier ministre, c’est moi qui rédige une note, c’est moi qui propose un compromis, c’est moi qui fait des propositions sur BHV, je vous rappelle que je ne veux pas être Premier ministre. Ce n’est pas une question de Caliméro, j’en ai assez et les citoyens flamands aussi , a-t-il fulminé. Non il n’y a pas de confiance, il y a des mensonges et des tromperies." Allez Johan, bon match.

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