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 Les coulisses de la crise

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MessageSujet: Les coulisses de la crise   Lun 10 Jan 2011, 10:12 am

LES COULISSES DE LA CRISE

Source : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/634658/breve.html

Brève

Mis en ligne le 08/01/2011

Citation :
A l’époque, Pierre Chevalier était VLD. Avant cela, il était au SP.A. Depuis 2008, il n’exerce plus de mandat politique : il travaille pour le groupe George Forrest. Mais depuis quelques mois, la N-VA a récupéré au VLD et au CD&V tout ce qui compte au niveau du business flamand.

Pierre Chevalier dit à Louis Michel:

"-Est-ce que Bart peut t’appeler?

-Oui, bien sûr."

Mais Bart n’appelle pas. Pierre Chevalier rappelle Louis Michel deux ou trois jours plus tard:

"-Tu n’as pas appelé Bart?

-C’est lui qui devait m’appeler."

Quelques instants plus tard, le GSM de Louis Michel sonne:

"-Allô Louis, c’est Bart... J’attendais ton coup de fil."

Louis Michel répond en flamand. Bart De Wever enchaîne:

"-Tu peux parler en français. Ce n’est pas parce que je suis un autonomiste flamand que je ne respecte pas la langue de l’autre...

-Geen probleem...

-Voilà, je ne suis pas très confort avec les socialistes et les gauchistes. Et puis il y a cette folle-là, qui est toujours en noir, la Milquet... Je préfèrerais travailler avec vous.

-Je ne sais pas si ce sera plus facile avec nous.

-On peut toujours essayer -Sur le plan socio-économique, sans doute, sur le plan de la sécurité aussi. Mais sur le plan communautaire, sur la défense des francophones...

-On doit se revoir. Je préfère que tu sois là. D’ailleurs, je pense que Didier Reynders préfère aussi. Il veut se couvrir.

-Je veux bien venir, mais il faut que Didier me le demande."

Didier Reynders confirme. Il choisit d’accepter la rencontre proposée par Pierre Chevalier. Et demande à Louis Michel de l’accompagner. Ainsi, en interne, le duo sera inattaquable. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Louis Michel accepte le principe. La date n’est pas encore fixée.

Pierre Chevalier propose d’abord d’organiser la rencontre chez lui à Bruges. Le rendez-vous est finalement fixé le samedi 28 août à Bruges. Choix surprenant quand on sait que ce jour-là, les négociations entre les 7 partis doivent reprendre à 14 heures 30. Il est donc matériellement impossible que Bart De Wever soit ponctuel. Ce qui en dit long sur sa volonté de poursuivre les négociations.

Mais Daniel Ducarme, l’ancien président du MR décède dans la nuit du 27 au 28 août. Didier Reynders fait savoir à Pierre Chevalier qu’il n’est plus possible d’organiser la rencontre à Bruges. Car Didier Reynders doit répondre à des demandes d’interviews concernant Daniel Ducarme. C’est Jean-Claude Fontinoy qui propose alors que le déjeuner ait lieu chez Bruneau, à Ganshoren.

Il est 11 heures du matin. A cette heure-là, Louis Michel n’est toujours pas informé de la tenue de la rencontre. Le président du MR ne le contacte que vers 11 heures 45. Louis Michel assiste ce matin-là à l’enterrement d’un employé communal de Jodoigne, foudroyé en pleine force de l’âge.

Le rendez-vous est fixé à 12 heures 30. Louis Michel n’arrivera que vers 13 heures. Il retrouve les cinq autres hommes dans le salon VIP du premier étage.

Champagne. On s’attable.

Bart De Wever confie:

"-Je vais casser le modèle à 7. Je ne sais rien faire avec les socialistes. Je ne suis pas fou. Je connais mon nouvel électorat. Je sais fort bien que la majorité des mes électeurs ne viennent pas du Vlaams Belang, mais des classes moyennes, du VLD."

Le courant passe plutôt bien. Sur le socio-économique, les hommes se découvrent de vraies convergences. Les libéraux font passer le message: si les libéraux et la N-VA travaillent ensemble, les libéraux sont prêts à définir ce qu’ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons sont encore prêts à faire au niveau fédéral. Le MR confirme qu’il est prêt à donner des symboliques très fortes. Mais, jamais, les libéraux n’évoquent l’article 35 de la Constitution.

Sur les droits des francophones et sur la périphérie, des rapprochements semblent possibles. Car plus le temps passe et moins le MR est demandeur que les bourgmestres soient nommés avant les communales de 2012. Bart De Wever les rassure à son tour: il semble prêt à aller assez loin dans les garanties à accorder aux francophones de la périphérie.

Sigfried Bracke propose ensuite à Louis Michel de raconter par le menu son expérience avec Elio Di Rupo.

L’homme de Jodoigne explique l’utilité, la nécessité absolue qu’il y a d’avoir des accords écrits avec Elio Di Rupo. Or le président du PS n’a encore déposé aucune note écrite... Et cela mine De Wever. Louis Michel raconte à un Bart De Wever de plus en plus médusé qu’il avait signé un accord écrit avec Elio Di Rupo, un accord déposé chez un notaire. Et que malgré cela, le président du PS n’a pas hésité, en 2004, à bouter les libéraux hors des majorités régionales et communautaires pour s’associer avec le CDH et avec les écologistes.

La mine de Bart De Wever s’allonge de plus en plus à l’écoute du récit hauts en couleurs et en révélations de Louis Michel. A 5 reprises au moins, le nationaliste dira:

"-Pour moi, c’est fini, c’est terminé. Je ne continue pas à 7."

D’ailleurs, au milieu du repas, après le foie d’oie poêlé et les Saint-Jacques, Bart De Wever sortira du salon pour téléphoner à Wouter Beke pour lui annoncer qu’il aura du retard... et lui dire que pour lui, à 7, c’est fini. No way...

De Wever tire le bilan de la négociation à 7 : il est en train de négocier avec 5,5 partis de gauche (même au CD&V, l’aile gauche est très influente). Et en plus, même s’il a un accord écrit avec Elio Di Rupo, il n’est pas sûr de pouvoir le mettre en œuvre.

De plus, Bart De Wever se plaint des petits partis:

"-Moi, je ne veux plus me mettre à table avec les petits partis: Van Besien, Milquet, Javaux, cela ne m’intéresse pas. SPA. edt Groen !, ça ne compte pas..."

Le déjeuner se termine dans une bonne ambiance. Il est presque 16 heures. Tandis que les hommes politiques (De Wever, Bracke, Reynders, Michel) sont restés relativement sobres, touchant à peine aux délicieux crus proposés par le maître de maison, Jean-Claude Fontinoy n’a pas eu la même retenue. A la fin du repas, il est plutôt joyeux et se précipite vers Bart De Wever pour l’embrasser. Choc assuré: les deux hommes sont pratiquement de la même corpulence...

Bart De Wever fait un pas en arrière et lache:

"-Eh oh, chez les Flamands, les hommes ne se donnent pas des baises..."

Bart De Wever déteste qu’on le touche. C’est quasiment une phobie chez lui. Il en a une autre: il déteste qu’on verse trop rapidement de l’eau dans son verre.

La N-VA règle la note. Salée. Mais pleine de promesses...

Depuis le samedi 28 août, Jean-Pierre Bruneau peut ajouter quelques lignes au livre d’or de son restaurant doublement étoilé. "C’est ici que Bart De Wever a compris qu’il ne pourrait plus faire confiance à Elio Di Rupo...".

Un sentiment du reste partagé. Quand Elio Di Rupo apprend la tenue de ce déjeuner, quelques jours plus tard, il est écœuré, furieux. Depuis ce jour-là, la confiance, réelle, qu’il avait à l’égard de Bart De Wever est totalement rompue. Il confie à un proche : "Si on avait fait cela pendant la guerre, on aurait été condamné pour haute trahison...".

Et entre eux, les relations se dégradent rapidement. Le 3 septembre, ce sera le clash total.

Il faudra attendre au moins deux mois avant que les deux hommes ne se reparlent franchement.

Entre les socialistes et les libéraux, c’est désormais la guerre. Un président de parti confie qu’Elio Di Rupo lui aurait dit: "Ces libéraux, ce sont vraiment des pleutres".

Pourtant, envers et contre toute attente, des contacts très discrets se maintiennnent entre "des" libéraux et "des "socialistes". Ceux-ci ont un point commun: ils sont francs-maçons. Un détail. Mais c’est cela qui, dans de telles circonstances, les réunit. La première rencontre a lieu dans un établissement du Brabant wallon. Elle réunit deux poids lourds du PS et du MR: Louis Michel, toujours lui, et André Flahaut, devenu président de la Chambre entre-temps. Louis Michel arrive au rendez-vous et tombe... sur Laurette Onkelinx qui organise dans ce lieu une réunion européenne. La vice-Première ne verra pas son ami André Flahaut.

Pour les libéraux, le but de la rencontre est clair: il s’agit de mettre au point le scénario pour ramener les libéraux dans le jeu des négociations.

Une deuxième rencontre suit: s’y retrouvent, cette fois, Louis Michel, décidément très actif et, du côté socialiste, Gilles Mahieu, le secrétaire général du PS, et Jean-Claude Leys, avocat général à Mons. La loge une fois encore.

Agissent-ils sur ordre? Ont-ils la confiance d’Elio Di Rupo? Le président du PS nie avoir donné un quelconque mandat à qui que ce soit. Tandis que les libéraux affirment avoir reçu des SMS disant: ce que ces hommes diront, ce sera la parole du chef. Nouveau démenti socialiste: Di Rupo n’envoie jamais de SMS de nature politique.

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MessageSujet: Re: Les coulisses de la crise   Lun 10 Jan 2011, 10:19 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/635021/alexander-on-peut-arreter-les-conneries.html

"Alexander, on peut arrêter les conneries..."

Martin Buxant, Francis Van de Woestyne et la rédaction politique de "De Morgen"

Citation :
Voici comment le jeune président du VLD a vraiment retiré la prise. Et pourquoi les socialistes flamands ont refusé de prendre la place du VLD.

Depuis le 22 avril dernier, Alexander De Croo est connu comme “l’homme qui a retiré la prise”. La prise du gouvernement Leterme II, et même celle de toute la politique fédérale, laquelle est depuis tombée en léthargie. Les partenaires du VLD n’avaient pas vu venir cette crise, même si cela faisait longtemps que l’on allait inexorablement vers ce clash. En ce jour funeste où l’Open VLD a retiré la prise, le SP.A a, lui, refusé de la rebrancher.

La scène qui nous occupe cette fois n’est pas un restaurant étoilé. Mais un bureau. Ce jour-là, quelques visages inhabituels se faufilent dans la rue des Eperonniers – une rue étroite de l’îlot sacré de Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place. Deux hommes et deux femmes pénètrent dans un garage et, de là, montent très discrètement au premier étage du bâtiment. Les quatre personnes en question sont Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Philippe Moureaux et Anne Poutrain, respectivement le président du PS, la vice-Première fédérale, le spécialiste en matière de réforme de l’Etat et la directrice de l’Institut Emile Vandervelde, le centre d’études du PS. Le garage appartient au complexe des galeries Agora, le centre commercial qui abrite le siège du SP.A.

Quelques minutes plus tard, le petit bureau de la présidente du SP.A Caroline Gennez est archi-comble. La délégation des socialistes flamands est l’exact miroir de celle du PS : outre Caroline Gennez, il y a Bruno Tobback – chef de groupe des socialistes flamands à la Chambre– Johan Vande Lanotte – dans le rôle de l’homme d’Etat expérimenté– et Jan Cornillie, qui dirige le centre d’études du SP.A. Si cette rencontre a lieu, c’est à l’invitation de Caroline Gennez ou, oserait-on dire, suite à la contre-invitation de celle-ci. Le matin-même, à l’occasion d’une conférence de presse très courue, Alexander De Croo a mis à exécution la menace qu’il faisait planer depuis des semaines, voire des mois : l’Open VLD retire sa confiance au gouvernement Leterme. Yves Leterme a été présenter sa démission à Laeken et, depuis, l’on cherche fiévreusement une majorité alternative.

Et c’est bien là le but de cette rencontre. Elio Di Rupo aurait préféré discuter de cette question avec le SP.A au boulevard de l’Empereur – le siège du PS – mais les socialistes flamands ont flairé le danger. Ils n’ont aucune envie de discuter dans un lieu qui est assiégé par des hordes de journalistes dès qu’une crise politique se pointe à l’horizon. Et donc, il y a eu cette contre-proposition : se parler au SP.A, loin du tumulte. Les socialistes flamands sont dans l’opposition et n’ont joué aucun rôle dans la chute de ce gouvernement. Jusqu’à cette réunion. C’est une discussion exploratoire mais l’enjeu est considérable : le SP.A est-il prêt à faire son entrée dans le gouvernement Leterme et à ainsi éviter la tenue de nouvelles élections ?

L’atmosphère est tout sauf tendue. On sert le café, on échange quelques plaisanteries, c’est le PS qui pose les questions et le SP.A ne dit pas non. Mais les socialistes flamands veulent discuter sérieusement des conditions. Il s’agit à 90 % de conditions de fond, mais les motivations sous-jacentes relèvent de la communication. “Nous voulions avoir de bonnes raisons pour justifier le fait de dépanner un gouvernement auxquels nous nous étions largement opposés jusque là. Le SP.A n’avait aucune envie de jouer les “Flamands de service” : exit l’Open VLD, bienvenue au SP.A, et en avant la musique fédérale ! Nous voulions éviter cette situation-là à tout prix, le danger aurait été mortel ”, explique un socialiste flamand.

Avant tout, le SP.A veut savoir s’il y a une perspective de solution pour BHV. Dans le cas contraire, on continuera à patauger dans le bourbier qu’est devenue la rue de la Loi depuis 2007. Les socialistes flamands avancent leurs exigences de fond : la suppression des intérêts notionnels, la taxe sur les centrales nucléaires – principalement à charge de Suez – la contribution du secteur bancaire. Le PS entend ces exigences et se dit prêt à s’associer au SP.A pour défendre ces mesures. Mais il ne peut pas donner davantage de garanties. Plus la soirée avance, plus il devient évident pour le PS que Gennez et compagnie ne transigeront pas. “Sinon ce gouvernement restera bloqué et nous ne pourrons en aucun cas faire la différence, ce qui est indispensable à partir du moment où nous viendrions dépanner”, poursuit le même interlocuteur. Tout le monde comprend bien quelles sont les conséquences politiques de ces exigences de fond : la présence du MR au sein du gouvernement devient problématique. Ce qui a le don d’énerver les francophones, qui ne comprennent pas que les Flamands ne saisissent pas la chance de remonter au fédéral. Pourquoi ne profitent-ils pas de cette opportunité ? Pourquoi poser des difficultés avant de commencer plutôt que de rentrer au gouvernement et d’en redéfinir la ligne politique avec le PS ? Et larguer le MR juste après une crise communautaire n’est pas une option pour le PS, parce qu’il ne pourrait pas le justifier auprès de leur électorat.

A la fin de la réunion, l’atmosphère s’est alourdie. La concertation interne des socialistes a échoué. “Excusez-moi, murmure Elio Di Rupo, mais, pour moi, c’est aussi une question de pouvoir. ”

Le reste, c’est de l’Histoire : Leterme II ne redémarrera pas, même pas en version remaniée, il y aura les élections et une rancœur générale envers Alexander De Croo. Mais ce dernier a-t-il été victime d’une crise aiguë de “profilagite” ou y a-t-il eu autre chose ? Tous les libéraux flamands – qu’ils soient plutôt partisans ou adversaires d’Alexander De Croo – admettent qu’avant la décision de quitter le gouvernement fédéral, il y a eu beaucoup de rétroactes.

La genèse, on la retrouve en... 2007, lorsque les libéraux ont atterri dans un gouvernement où, selon eux, rien ne fonctionnait. Les relations entre les négociateurs étaient mauvaises, il n’y avait pas de programme de gouvernement et le malaise communautaire pourrissait tout. D’entrée de jeu, la base des libéraux flamands était hostile à l’idée d’un gouvernement dirigé par son ennemi juré, Yves Leterme.

Les choses empirent encore avec la débâcle Fortis en décembre 2008, qui voit la transformation de Leterme I en Van Rompuy I et puis avec la défaite électorale aux élections régionales de 2009, à la suite desquelles Bart Somers, aigri, donne sa démission et se voit remplacé à titre intérimaire par Guy Verhofstadt.

L’Open VLD se transforme en partenaire de coalition réticent. Officiellement, l’Open VLD n’en continue pas moins à soutenir Van Rompuy dans sa “rustige vastheid”, sa fermeté tranquille. C’est aussi le mot d’ordre des journées parlementaires de l’automne 2009 : veiller au calme et à la sérénité dans le pays. Mais que valent encore les engagements mutuels lorsque les hommes politiques qui les ont signés au nom du CD&V et de l’Open VLD ne sont plus là ? Guy Verhofstadt n’est plus très concentré sur la présidence de son parti mais bien sur son nouveau mandat de chef de groupe au Parlement européen. Et, de manière impromptue, Herman Van Rompuy devient président du Conseil européen, laissant la voie libre à Yves Leterme.

Cette dernière péripétie n’est envisageable que si Yves Leterme, passablement “grillé”, est écarté des dossiers communautaires. Jean-Luc Dehaene devient donc “Commissaire royal”, chargé d’élaborer un compromis sur BHV avec les présidents de partis en toute indépendance du gouvernement. Les présidents des partis de la majorité s’engagent tous à soutenir l’exécution par le gouvernement Leterme d’un éventuel accord concocté par Dehaene. Pour des partis comme le CDH ou le MR, dont les vice-Premiers occupent également le fauteuil de président, cela va de soi.

Pour l’Open VLD, c’est autre chose. Verhofstadt ne voulait pas de cette réunion et délègue le vice-premier Guy Vanhengel. Celui-ci donne donc son accord, au nom des ministres Open VLD et au nom du parti. Or il s’avèrera plus tard qu’il le fait sans être couvert. Il ne parle pas au nom de tous les ministres. Premièrement, parce qu’avant de commencer, les relations n’étaient déjà pas au beau fixe entre lui-même – débauché du gouvernement bruxellois par Verhofstadt et bombardé vice-Premier fédéral – et le ministre fédéral et le ministre fédéral, Vincent Van Quickenborne.

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MessageSujet: La trahison de MILQUET   Mer 12 Jan 2011, 8:42 am


Voici maintenant un bel exemple de duplicité de "Madame Non" prête à sacrifier sans la moindre contrepartie une commune à facilité linguistique à la Flandre ! Édifiant !

Source : http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/767162/joelle-milquet--annexer-waterloo-a-bruxelles-et-lacher-wemmel-

Citation :
Joëlle Milquet: "Annexer Waterloo à Bruxelles et lâcher Wemmel"

La Libre révèle le plan de Joëlle Milquet pour BHV. Rattacher 5 des 6 communes à facilités à Bruxelles. Laisser Wemmel en Flandree et rattacher Waterloo à la région bruxelloise. Une proposition faite en juillet et qui a été balayée à l'époque par De Wever quand il était informateur.
12 Janvier 2011 08h28

Une solution originale au dossier de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvoorde a été proposée par Joëlle Milquet, la présidente du CDH à la mi-juillet. L'été dernier, Elio Di Rupo est préformateur, Bart De Wever, informateur et Joëlle Milquet arrive à la table des négociations avec une proposition en vue “de débloquer cet épineux dossier”.

Fusion de communes à facilités

Trois sources différentes, recoupées par la Libre, ont confirmé le contenu de ce plan. Première étape: la fusion de certaines communes à facilités de la périphérie bruxelloise. “Il faut fusionner Crainhem et Wezembeek-Oppem d’un côté. D’un autre côté, nous devons aussi fusionner les trois communes de Rhode-Saint-Genèse, de Linkebeek et de Drogenbos, explique la présidente du CDH à ses interlocuteurs lors de plusieurs réunions. Ces deux grosses communes rejoindraient la Région bruxelloise. Deux communes, ce n’est rien du tout ! Et là, nous aurions une frontière avec Bruxelles”, souligna Joëlle Milquet.

15 communes bruxelloises

Deuxième étape: une diminution du nombre total de communes bruxelloises. “A la place de 21 communes (19 communes plus les deux nouvelles “grosses” communes), plaida-t-elle, nous en reviendrons à une quinzaine de communes pour la Région bruxelloise. Et nous laissons tomber Wemmel comme commune à facilités.” Ainsi, Wemmel reviendrait entre les mains de la Région flamande.

Le refus de Bart De Wever

Dernière étape: l’annexion à la Région bruxelloise d’une partie d’une commune wallonne proche de Bruxelles: Waterloo. “Il faudra prendre cela comme une preuve de la bonne volonté des francophones. C’est dire: nous aussi nous sommes prêts à donner une partie de notre territoire.”

Mais le président de la N-VA avait alors tout simplement refusé cette proposition, non sans ironie. “Joëlle, ta proposition est peut-être bonne. Mais en d’autres circonstances et en un autre monde...” avait-il conclu.

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MessageSujet: La trahison de MILQUET - suite   Jeu 13 Jan 2011, 2:21 pm

Source : http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/767162/-plan--de-milquet-pour-bhv-le-cdh-refuse-de-commenter/

"Plan" de Milquet pour BHV: le cdH refuse de commenter

Un plan BHV attribué à Milquet: le cdH parle de "récits romancés et hors contexte".

12 Janvier 2011

Citation :
Les élus MR de Wemmel ont reçu comme "une gifle" le contenu d'une proposition attribuée mercredi par les quotidiens La Libre Belgique et De Morgen à la présidente du cdH Joëlle Milquet pour résoudre l'équation posée par la revendication flamande de scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, a affirmé mercredi le conseiller communal libéral Didier Noltincx. La proposition aurait impliqué la fin des facilités linguistiques dans cette commune à facilités de la périphérie, mais son existence a été contestée par le cdH lequel a refusé de confirmer les "récits romancés" et "tout à fait sortis de leur contexte" relatifs à des discussions institutionnelles confidentielles d'il y a 6 mois.


Wemmel remis à la Flandre

Selon la Libre Belgique, à la mi-juillet, alors qu'Elio Di Rupo était préformateur, la présidente du cdH a proposé aux présidents du PS et de N-VA "un vrai deal" sur BHV dont trois sources ont confirmé le contenu. Il consistait à fusionner certaines communes à facilités de la périphérie bruxelloise (Crainhem et Wezembeek-Oppem d'un côté; Rhode-Saint-Genèse, Linkebeek et de Drogenbos, de l'autre) et d'ensuite transférer les deux nouvelles grosses entités à la Région bruxelloise. Dans un deuxième temps, le nombre total de communes bruxelloises serait réduit de vingt et une à une quinzaine, Wemmel revenant complètement entre les mains de la Région flamande, dixit la Libre Belgique.

"Gifle"

Au nom des élus MR de Wemmel, le conseiller libéral Didier Noltincx a dénoncé mercredi "cette véritable gifle de l'une des principales négociatrices francophones pour les Wemmelois, rappelant que le nombre de francophones à Wemmel ne cesse d'augmenter, représentant actuellement 70% des 15.000 habitants de la commune et disposant d'une majorité au conseil communal et que Wemmel gérait la plus grande école francophone de Flandre que le "plan Milquet" mènerait à la fermeture immédiate.

No comment

Le cdH a quant à lui refusé de "commenter et encore moins de confirmer les récits romancés et dès lors déformés et tout à fait sortis de leur contexte relatifs à des discussions institutionnelles confidentielles d'il y a 6 mois". Il est "absurde d'imaginer une seconde que le cdH se battant à fond pour la périphérie vienne remettre en cause lui-même les facilités", a ajouté le parti présidé par Joëlle Milquet. Interrogé par Belga, l'échevin cdH de Wemmel Roger Mertens, également secrétaire d'arrondissement en charge de la périphérie, au sein du parti, a qualifié l'information de "digne d'un poisson d'avril", d'autant que les présidents de partis francophones ont signé en 2007 une charte les engageant à refuser toute demande visant à rompre les liens entre les francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la périphérie et à rappeler le caractère non provisoire des facilités linguistiques. "Ce serait donc suicidaire de la part de notre présidente d'amener ce genre de chose", a-t-il commenté, précisant qu'il participait à la réflexion interne sur le devenir des communes à facilités dans le cadre des discussions sur le dossier BHV et qu'un tel scénario n'avait jamais été évoqué dans ce contexte.

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