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 J + 213 : pression des marchés

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Stans
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MessageSujet: J + 213 : pression des marchés   Mer 12 Jan 2011, 9:36 am

Source : http://www.lecho.be/actualite/economie_-_politique_belgique/Vande_Lanotte_relance_par_la_peur_des_marches.9008413-3154.art

Vande Lanotte relancé par la peur des marchés

Le conciliateur entretiendra "un dialogue privilégié" avec les présidents du PS et de la N-VA pour sortir de "l’impasse politique". La semaine dernière, le conciliateur avait pourtant manifesté un vif dépit après le rejet de sa proposition de compromis par le CD & V et la N-VA. Cette dernière n’avait d’ailleurs pas fait mystère de son souhait de cesser les négociations avec les sept partis pour rechercher une autre formule.





Les obligations belges reste…
Former un gouvernement sans …
Un "jour décisif" de plus...

Le "Jour J" de la semaine dernière n’était toujours pas le bon. Ce mardi, le roi Albert II a relancé Johan Vande Lanotte, qui lui avait pourtant présenté sa démission, après le refus de sa proposition de compromis par deux des sept partis. Innovation toutefois: le Conciliateur est invité à avancer dans "un dialogue privilégié" avec Bart De Wever et Elio Di Rupo, les présidents de la N-VA et du PS. Les trois hommes s’étaient déjà parlé longuement ce lundi. Ce devrait être à nouveau le cas ce mercredi.


  • Pourquoi cette formule du trio?

    C’est un compromis entre la volonté de la N-VA de déblayer le terrain en tête à tête avec le PS et celle des six autres de laisser le très respecté Vande Lanotte aux commandes. Celui-ci reste bien le pilote de la négociation. Il devrait poursuivre des entretiens bilatéraux avec les présidents de parti, en parallèle à son "dialogue privilégié" avec De Wever et Di Rupo.

    Cela dit, ne nous leurrons pas: les présidents des deux plus gros partis étaient déjà plus consultés que les autres, même si cela n’était pas officialisé par une demande royale. Nous sommes donc surtout dans le symbolique, pour permettre de reprendre les choses là où on les avait laissées en claquant la porte.
  • Le trio abordera-t-il d’autres sujets que la réforme de l’État?

    Non, le programme socio-économique, ce n’est pas encore pour tout de suite. La méthode pourrait cependant évoluer: moins de chapitres (on ne scinderait pas les allocations familiales) mais un traitement plus en profondeur, notamment sur le marché du travail ou les soins de santé.

    Les "négociateurs" accueilleront toutefois de bonnes nouvelles budgétaires. Ce mercredi, le Premier ministre Yves Leterme officialisera les chiffres 2010, qui donneront une Belgique en avance sur son programme de stabilité (déficit de 4,6 au lieu de 4,8% du PIB). Assortie à la relance des négociations, cette nouvelle pourrait rassurer un peu les marchés.

    Le Fédéral dépasse son objectif d’un bon milliard (malgré une accélération de l’enrôlement de l’impôt qui lui coûte 500 millions) et la Wallonie et la Communauté française de quelques millions (voir ci-dessous). Mais la Flandre accuse un trou de 500 millions d’euros, en raison d’inscriptions comptables rejetées par l’Institut des comptes nationaux. La Région dont les finances sont gérées par un ministre N-VA serait donc la seule à ne pas respecter ses engagements budgétaires…
  • Pourquoi la N-VA et le CD&V ont-ils accepté ce qu’ils refusaient la semaine dernière?

    La pression financière internationale joue évidemment un rôle, comme nous l’expliquons en première page de ce journal. Dans ces circonstances, les partis veulent, moins que jamais, prendre le risque d’être "le" responsable de la crise. Si les PME flamandes pâtissent du blocage institutionnel, la N-VA risque de connaître un douloureux retour de flammes.

    C’est encore plus vrai au CD&V, en proie à de vifs remous après son rejet de la note du Conciliateur. Le président du puissant mouvement ouvrier chrétien flamand, Patrick Develtere, invite ainsi son parti à se ressaisir et à "travailler aussi le C et le D de son nom". Débordé sur son aile flamande par la N-VA, le parti de Wouter Beke ne peut se permettre de se couper de la gauche chrétienne qui, jusqu’ici, lui reste très fidèle.

    Ce n’est certainement pas un hasard si le CD&V fut le premier à réagir pour se réjouir de la reprise des négociations autour de Vande Lanotte et assurer de sa "collaboration active".
  • Pourquoi ne fait-on toujours pas appel aux libéraux?

    D’une part, personne n’est convaincu que leur présence faciliterait un compromis sur la réforme de l’État. La méthode du MR (au lieu de dépecer le Fédéral, voyons ce que nous voulons encore faire ensemble), c’est "une capitulation", dit Laurette Onkelinx (PS) dans "La Libre".
    D’autre part, les partis veulent des majorités miroir (MR et VLD sont dans l’opposition en Flandre et en Wallonie) et comme ils sont satisfaits des gouvernements régionaux…

    Si les libéraux devaient venir dans la danse, ce serait donc uniquement dans une optique d’unité nationale (le cas échéant sans la N-VA) pour la grande réforme de l’État.

    À moins que d’autres ne jettent l’éponge avant: Ecolo ne cache plus sa lassitude envers le manque de sens du compromis chez les nationalistes et, hier, le président de Groen, Wouter Van Besien, a confié ne plus vouloir de ces "négociations yoyo" (on fait capoter et puis on relance timidement).Il exige une réunion plénière des sept partis "rapidement" (la dernière remonte au 3… septembre), faute de quoi il menace de "rompre les pourparlers".

    L'Echo

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