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 J + 240 : éjection en vue pour les Verts ?

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MessageSujet: J + 240 : éjection en vue pour les Verts ?   Jeu 10 Fév 2011, 9:52 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/641738/comment-decrampronner-ecolo.html

Comment décrampronner Ecolo ?

Martin Buxant

Mis en ligne le 10/02/2011

Citation :
Les verts ne seront pas du gouvernement si les négociations redémarrent. On ne veut pas vraiment d'eux. Et eux ne veulent pas vraiment y aller...

Faites vos jeux. Alors que Didier Reynders entame sa seconde semaine aux manettes avec le dossard d’informateur et que les quatre partis francophones se réunissent ce jeudi matin au cabinet des Finances, les supputations fusent. Autour d’une question : quels sont les partis qui vont rejoindre une future coalition gouvernementale si le certificat de décès des négociations n’est pas délivré dans l’immédiat ? Si l’informateur Reynders parvient à relancer la machine, et à éviter des élections précipitées, ce n’est pas pour remettre sur les rails une formule avec les 7 (PS, CDH, Ecolo, N-VA, CD&V, SP.A, Groen !). Ni pour installer une "Union nationale" avec 9 formations politiques (7 + MR et Open VLD). Il va donc falloir élaguer, ladies and gentlemen

Ne tournons pas autour du pot : Ecolo ne devrait pas être de la prochaine coalition gouvernementale.
Pourquoi ? Pour deux raisons simples. D’abord, parce que certains partis ne veulent pas des verts francophones et/ou flamands dans un Exécutif fédéral. Ensuite, parce que les verts eux-mêmes ne rêvent que d’une chose : qu’on les éjecte purement et simplement de cet attelage politique brinquebalant.
Donc, "on est en plein dans un jeu de cons", résume un responsable vert. Comprenez : on est à la recherche d’un prétexte pour pouvoir exclure Ecolo. Et Ecolo, de son côté, se verrait bien seul parti sur les bancs de l’opposition "On ne va pas leur faire ce cadeau-là, ce serait tout bénéfice pour eux qui crieraient au scandale", se fâche un négociateur francophone. "Ils ne vont certainement pas nous faire ce cadeau-là", soupire un baron vert comme un écho.

Détaillons :

1 On ne veut pas d’Ecolo.

La N-VA, et Bart De Wever en particulier, nourrit une acrimonie féroce à l’égard de la famille verte. Si sur un plan personnel, le président des nationalistes flamands a appris à apprécier le Groen ! Wouter Van Besien cet été, sur le plan des idées, ces deux-là sont aux antipodes. Pour la N-VA, Groen ! est quantité négligeable et devrait être jeté hors des négociations - en compagnie d’Ecolo -, surtout à présent que les libéraux sont dans la danse. Plus nécessaire, en effet, de s’appuyer sur la famille verte pour obtenir une majorité des 2/3.
Ajoutez à cela que Groen ! n’a pas manifesté une envie démesurée de participer au gouvernement auprès de l’informateur. Si Groen ! saute, est-ce qu’Ecolo va entrer dans une coalition sans son frère d’arme flamand ?
Côté francophone, le PS a les cartes en mains. Et le jeu est clair : entre les deux "petits" partis CDH (9 députés) et Ecolo (8 députés), le choix du parti socialiste est déjà fait. D’abord parce que - sur un plan humain - le président du PS et la présidente du CDH ont une amitié indéfectible. Chez Ecolo, on appelle même ce lien "une hypothèque démocratique". C’est Joëlle Milquet qui épaule Di Rupo sur l’AIP, par exemple, alors que le PS connaît des difficultés avec les syndicats. "Milquet est une présidente plus à gauche que ne l’est son parti, c’est un fait objectif", souffle un président de parti.
Ensuite, parce que maîtriser le CDH permet au PS de chasser sur les terres du centre de l’échiquier politique alors que l’électorat d’Ecolo doublonne en partie le sien.

2 Ecolo cherche la sortie.

Les verts francophones sont excédés de passer pour un parti satellite du Parti socialiste depuis plusieurs mois. Après ces mois d’agonie politique où ils ont vu leurs intentions de vote dégringoler, les responsables du parti ne rêvent que d’une chose : une cassure claire et nette qui montrerait leur différence avec le PS et le CDH - les deux partenaires dans les entités fédérées. Plus pragmatiquement, Ecolo s’imagine bien comme seul porte étendard de l’opposition au Parlement. Les images d’un Jean-Marc Nollet étrillant le gouvernement Leterme en tant que seul chef de file de l’opposition contre le gouvernement Leterme en 2008 et 2009 sont imprimées dans la conscience de nombreux Ecolo.
Les verts francophones n’ont de facto pas grand-chose à gagner dans une coalition qui commencerait par effectuer des coupes sombres dans les budgets et par relancer la machine nucléaire. Mieux vaut donc occuper la position de tirailleur et faire feu de tout bois - notamment sur le CDH et le Parti socialiste. Ceci, fait-on valoir à plusieurs sources, est rendu d’autant plus facile par le fait qu’on pourrait s’acheminer sur une négociation à deux niveaux. Un premier groupe de partis négocierait le socio-économique et formerait une coalition gouvernementale. Un second groupe - avec Ecolo et Groen ! - abattrait le travail sur la réforme de l’Etat. Et là, pointe un vert, "il est clair qu’on va avoir besoin de nous pour affaiblir les positions et l’influence de la N-VA".
Enfin, Ecolo est assuré de rester en place dans les entités fédérées. "On ne craint pas grand-chose", place un vert. "D’abord, la législature est bien trop avancée. En outre, le travail que nous faisons est remarquable. Jamais PS et CDH ne prendront le risque de retourner leur veste à ce niveau-là, même si les libéraux l’exigent".

3 La succession.

Dernier paramètre à prendre en considération dans les positionnements à venir. La succession du coprésident Jean-Michel Javaux. Celle-ci doit avoir lieu en septembre prochain. C’est loin. Quoique. L’Amaytois n’est pas (encore) candidat à sa succession mais il ne fait guère de doute que Jean-Michel Javaux - après deux mandats - recevra une dérogation pour poursuivre l’aventure à la tête du parti vert s’il en exprime le désir. Plusieurs responsables du parti le soutiennent d’ores et déjà. Et Ecolo est devenu un parti (plus ou moins) discipliné. "Qui d’autre que Jean-Michel pour succéder à Jean-Michel ?" , sourit un ténor d’Ecolo.

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MessageSujet: Les Verts et le S.pa dans l'opposition ?   Lun 14 Fév 2011, 11:09 am

Source : http://www.lalibre.be/actu/elections-2010/article/642469/royal-air-reynders-sort-le-train-d-atterrissage.html

Citation :
Royal Air Reynders sort le train d’atterrissage

Martin Buxant

Mis en ligne le 14/02/2011


L’informateur suggère de travailler à six: PS, MR, CDH, N-VA, CD&V, Open VLD. Le Parti socialiste demande à Didier Reynders d’éclaircir plusieurs points cruciaux.

Air Reynders attaque en piqué. C’est samedi, alors que la journée politique s’annonçait plutôt tranquille, que l’informateur royal a choisi de placer une accélération. Didier Reynders a, en effet, annoncé qu’il verrait bien une coalition gouvernementale, composée des cinq partis de Leterme II et de la N-VA, se mettre en place. Pas de tirs ouverts de DCA contre cette proposition dégainée sans avertissement préalable, mais des boucliers ont néanmoins été déployés - notamment au Parti socialiste.

Alors, Royal Air Reynders, comment se présente l’atterrissage ?

1 Le timing.

Passez une journée tranquille, mesdames et messieurs, les responsables politiques seront pour la plupart retenus dans leur Bureau de parti respectif ce lundi matin. L’Exécutif Leterme doit, en outre, encore se réunir aujourd’hui pour lisser l’accord qui est intervenu sur l’AIP. Dans la foulée, l’informateur doit assister à l’Eurogroupe où le Belge Peter Praet doit être mis sur orbite vers Francfort. C’est lors de cette réunion, en effet, que le directeur de la Banque nationale devrait accéder au directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Ces mardi et mercredi, en revanche, l’adrénaline va monter en flèche. Mardi, l’informateur recevra quelques présidents de parti afin d’effectuer avec eux une salve d’arbitrages cruciaux. A ce stade, impossible de savoir si les neufs présidents défileront au cabinet des Finances. Mais il apparaît plus réaliste de penser que seuls quelques-uns d’entre eux - par exemple Elio Di Rupo (PS), Bart De Wever (N-VA) et Wouter Beke (CD&V)- pourraient être convoqués.
Mercredi, l’informateur remettra son rapport au Souverain. Celui-ci décidera si :
a. Reynders reçoit une nouvelle mission royale ou est prolongé comme informateur;
b. Reynders est prolongé et on lui adjoint un alter ego flamand;
c. Reynders laisse sa place à un formateur gouvernemental - le président du PS Elio Di Rupo;
d. Rien ne va plus et la Belgique prend le chemin de nouvelles élections.
A ce stade, la première hypothèse est la mieux cotée : le vice-Premier ministre libéral francophone verrait son mandat allongé d’une semaine, le temps de répondre à certains partis qui n’ont pas encore reçu toutes leurs assurances

2 Au rapport.

L’informateur et son équipe mettent la dernière main à un rapport où trois axes seront développés : BHV et le refinancement de Bruxelles, les transferts de compétences ainsi que le financement/budget de l’Etat belge. Des considérations socio-économique liées aux réformes de la justice, du marché du travail et des soins de santé seront également rédigées. Enfin, des mentions liées à l’assainissement budgétaire pour 2012, 2013, 2014 seront également faites. Ceux qui attendent des solutions toutes ficelées de la part de l’informateur en seront donc pour leurs frais. Ce n’était d’ailleurs pas le mandat, fait-on valoir dans l’entourage de l’informateur. Le mandat confié par Albert était de constater si une réelle volonté d’entamer des négociations était présente. La réponse à cette question est affirmative.

3 Minute, SVP !

Le PS veille au grain On estime-là que l’informateur va très (trop ?) vite en besogne. Et on demande des réponses sur des points précis avant de poursuivre l’aventure
Notamment :
- Peut-on s’engager à associer tous les partis démocratiques dans la négociation communautaire et donc à avancer à 9 pour négocier la réforme de l’Etat (PS, MR, Ecolo, CDH, N-VA, CD&V, Open VLD, SP.A et Groen!) ?
- Peut-on boucler un premier paquet communautaire comprenant notamment la scission de BHV et le refinancement de la Région bruxelloise ?
- Peut-on engager la négociation institutionnelle parallèlement à la négociation socio-économique ? Et quels partis va-t-on retrouver dans chacun des deux groupes ?
A l’informateur de répondre clairement à ces questions avant de s’aventurer ailleurs, explique-t-on au Boulevard de l’Empereur

4 Coalition.

Or -pour franchir un palier- l’informateur estime, lui, nécessaire de donner rapidement une perspective sur la forme de coalition gouvernementale à mettre en place. Didier Reynders pense pouvoir travailler à partir des cinq partis de Leterme II (Open VLD, CD&V, PS, MR, CDH) élargis à la N-VA. C’est ce qu’il a indiqué samedi -prenant les états-majors des partis de court. Cette démarche d’élagage de l’informateur est appuyée par la famille libérale (MR et Open VLD) mais aussi par la N-VA. Les nationalistes flamands sont pressés de se débarrasser de Groen ! et du SP.A, deux partis qu’ils décrivent comme "quantité négligeable".
Le CD&V se tâte. Wouter Beke marche sur des œufs. Mais n’a pas descendu en flammes la proposition de Didier Reynders. Or "qui ne dit mot consent", relève un négociateur flamand. Wouter Beke est tiraillé entre l’aile gauche et l’aile droite de son parti. Une réunion en compagnie de De Wever et de De Croo devrait être organisée sous peu pour sceller ce trio N-VA/CD&V/Open VLD.
Ici, aussi, le PS veille. Pas question pour les socialistes francophones de laisser tomber leur alter ego flamand. "Ce serait une aberration, siffle-t-on au PS. Comment peut-on vouloir éjecter le parti qui s’est montré le plus constructif et a toujours répondu "oui" aux différentes propositions ? Le parti qui s’est le plus mouillé en laissant Johan Vande Lanotte comme conciliateur pendant des mois ?! C’est impensable !"
Côté flamand, on réplique. "Si nous décidons de venir à trois - CD&V, N-VA, Open VLD - à la table des négociations, j’imagine mal le PS nous obliger à inviter le SP.A à nos réunions." Ajoutez encore que la N-VA est dopée par le récent sondage VA qui la crédite de près de 35 % d’intentions de vote alors que le CD&V chute encore de plusieurs points et se trouve relégué derrière le SP.A. "Chez nous, c’est la commotion", admet un chrétien-démocrate flamand.

5 Les verts.

Côté francophone, ce sont donc les oreilles des verts qui chauffent le plus fort. Chez Ecolo, où on a bien compris que le ticket pour négocier une future coalition gouvernementale serait difficile à décrocher, on enrage. On se dit "irrité et étonné" par la sortie de Didier Reynders. "Ça n’était clairement pas dans son mandat de sortir comme cela en esquissant une coalition, peste-t-on chez les verts. Pourquoi ne laisse-t-il pas la primeur de son rapport au Roi ? Il est sorti du cadre de sa mission !" D’autre part, les verts francophones estiment que l’informateur a commis "une erreur politique" en remettant la N-VA au centre du jeu politique : "Reynders a redonné une importance capitale à la N-VA en laissant entendre qu’il voulait travailler sans les écologistes". Ecolo et Groen ! apparaissent être sur une seule et même longueur d’ondes : une réunion commune des deux formations politiques doit avoir lieu ce lundi afin de définir une ligne de conduite. "Après tant d’efforts durant des mois, ça ne serait pas sérieux de nous mettre dehors", s’est désepérée la députée Groen ! Meryem Almaci sur le plateau de la VRT dimanche. Reste que si les négociations s’engagent, ce sera plus que vraisemblablement avec les quatre partis francophones : l’élagage de la branche verte devrait être opéré en douceur. En outre, selon les voeux du PS, Ecolo pourrait être associé aux négociations pour la réforme de l’Etat.

6 Le CDH.

Les humanistes se sont eux aussi dit "surpris" par le raid de l’informateur annonçant la forme de la future coalition gouvernementale. Reste qu’au CDH, on se réjouit de pouvoir travailler sur les matières socio-économiques en même temps que sur le commaunautaire. "C’est quelque chose que nous demandons depuis longtemps", fait-on remarquer à la rue des Deux-Eglises. Le CDH dit néanmoins rester supporter d’une formule qui associerait toutes les formations politiques aux négociations à venir.

7 Et le PS.

L’une des clés que va donc devoir trouver l’informateur sur son trousseau dans les prochains jours est certainement celle du PS. Pourquoi ? Parce que l’autre parti mammouth -la N-VA -a décidé de véritablement accorder sa chance à Reynders. Or l’informateur n’a pas encore pu créer un intérêt pour les socialistes... "On nous demande de lâcher le SP.A, de lâcher Ecolo et puis quoi encore ?", fulmine-t-on au PS. Oui mais, le "16" rue de la Loi est promis à Elio Di Rupo Bof bof. Cela apparaît insuffisant pour s’assurer que le Parti socialiste travaillera pleinement à la réussite de la mission Reynders. "Nous n’avons jamais dit que nous étions candidats au "16", rappelle-t-on au PS. Nous n’avons jamais dit non plus que nous n’étions pas candidats." Comprenez : pas question qu’on fasse du chantage aux socialistes avec le poste de prochain Premier ministre.
-Tour de contrôle ? Ici l’appareil Informateur Royal Air Reynders. Arrivée prévue mercredi. Envoyez les secours sur la piste. L’atterrissage risque d’être chahuté.

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